Tirer le diable par la queue

Vivre avec des ressources insuffisantes.
Avoir des difficultés à subvenir à ses besoins.

Origine

Si c'est Dieu qui gouverne, le Diable est dans l'opposition. Et il le montre bien, glissant des peaux de bananes autant que faire se peut dans les tentatives infructueuses du Créateur pour ramener l'Homme dans le droit chemin.
Ce personnage existe depuis la nuit des temps dans l'imaginaire des humains, sous une forme ou une autre.
Et les histoires où un homme fait appel au Diable pour l'aider à le sortir d'un très mauvais pas sont nombreuses.

C'est pourquoi, suite au mystère qui entoure l'origine de cette expression, de nombreux lexicographes ont tenté de l'expliquer par l'image de l'homme qui, étant dans un grand besoin, passe un coup de fil au Diable pour le faire venir. Mais une fois ce dernier présent et les raisons de l'appel au secours expliquées, celui-ci décide de repartir sans accorder d'aide. Le pauvre homme, qui est pourtant prêt à vendre son âme tellement il est dans le besoin, cherche alors désespérement à le retenir par ce qui lui tombe sous la main, c'est-à-dire la queue.

Mais Duneton, grâce aux travaux récents de Pierre Enckell (écrivain, journaliste et lexicographe contemporain), signale qu'il y a longtemps, cette expression avait un autre sens.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les textes où elle apparaît montrent qu'elle signifiait "travailler humblement pour gagner raisonnablement sa vie".
Mais en aucun cas, il n'y a de notion de misère, de gêne, de difficulté à gagner sa vie.

Par contre, dès 1690, Furetière donne notre signification actuelle à l'expression.

Ces découvertes récentes ne font qu'ajouter un mystère au précédent :

  • On ne sait toujours pas ce qui a fait basculer le sens de l'expression, donc le lien qu'il peut y avoir entre la misère et le diable qu'on tire par la queue,
  • Mais on ne sait pas plus pourquoi, auparavant, un travail humble était comparé à un 'tirage' de queue du diable.

Ailleurs

Si vous souhaitez savoir comment on dit « Tirer le diable par la queue » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici

Ci-dessous vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d’utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d’erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact

PaysLangueExpression équivalenteTraduction littérale
Allemagnede Am Hungertuch nagenRonger la nappe de la faim
Angleterreen To live from hand to mouthVivre de la main à la bouche
Angleterreen To feel the pinchSentir le pincement
Argentinees Andar cortando alambres con el culo.Couper des fils de fer avec le cul.
Espagnees Estar a la cuarta preguntaEtre à la quatrième question
Espagnees Estar a dos velasÊtre avec deux bougies
Canada (Québec)fr Ne pas avoir une crisse de / un maudite cenne
Canada (Québec)fr Être dans le rouge
Canada (Québec)fr Ne pas avoir une token
Canada (Québec)fr Tirer le yâble par la queueTirer le diable par la queue
Italieit Vivere di stentiVivre de misères
Italie (Sicile)it 'Lliccàri 'a sàrdaLécher la sardine
Italieit Vivere stentatamenteVivre péniblement
Lituanielt Gyventi nuo algos iki algosVivre de salaire au salaire
Pays-Basnl De eindjes niet aan elkaar kunnen knopenNe pouvoir joindre les deux bouts
Polognepl Klepać biedęChasser (poursuivre) la pauvreté
Brésilpt Comer o pão que o diabo amassou.Manger le pain que le diable a malaxé ou a pétri.
Roumaniero A trage mâţa de coadăTirer le chat par la queue
Belgique (Wallonie)wa Sêchi l' diale po l' coweTirer le diable par la queue

Vos commentaires
Moi qui croyait que "tirer le diable par la queue" avait le même sens que "jouer avec le feu"... Merci :)
Peut-être que celui qui tire le diable par la queue réalise un effort : l’effort de retenir un personnage qui se démène, effort comparé à celui qui réussit à vivre de pas grand chose. Outre l’effort, un autre point commun réunit les deux cas : l’honnêteté, le fait de réduire les méfaits réalisés en ce bas monde. Celui qui (re-?)tient le diable par la queue empêche le diable de "lancer des peaux de banane autant que faire se peut dans les tentatives infructueuses du Créateur pour ramener l’Homme dans le droit chemin" (à condition que le diable n’ait pas fait préalablement de réserves dans ses poches). Quant à celui qui arrive à vivre honnêtement de pas grand chose, sa consommation inclut généralement peu de produits réalisés par l’exploitation de petits asiatiques, et réduit dans la plupart des cas son empreinte écologique. Ce qui serait peut-être à l’origine de notre expression (pour ma part, j’en suis quasiment persuadé).
réponse à . strasbourg le 20/02/2006 à 20h59 : Peut-être que celui qui tire le diable par la queue réalise un effo...
Bien le bonjour à toi, ô Strasbourg, qui nous lis toujoours, depuis ton intervention du 20/02/2006 et qui as modifié ton intervention ce matin!

Et bonne journée à toutesettoussent en ce début de printemps. Aujourd’hui, heureusement, il ne neige plus!
Je pense que Sophie Rospotchine, dite Comtesse de Ségur, nous a bien expliqué que c’était le Général Dourakine qui tirait le Bon Petit Diable par la queue, pour les plus grands Malheurs de Sophie, une des Petites Filles Modèles.
-Quant à celui qui arrive à vivre honnêtement de pas grand chose, sa consommation inclut généralement peu de produits réalisés par l’exploitation de petits asiatiques...- pour répondre à Strasbourg.
J’en connais qui n’ont...tellement "pas grand chose" qu’ils sont contraints de se tourner vers les produits réalisés par l’exploitation asiatique.
C’est malheureux mais c’est une réalité.Et c’est bien triste, j’en conviens pour l’écologie. Mais bon, je ne fais allusion qu’à des pantalons de ...coton.
Mon enfant, tire la chevillette, et la bobinette cherra, disait le diable au Petit Chaperon Rouge. Hé, hé, hé...
Il savait ce qu’il disait, le diable...
réponse à . <inconnu> le 07/02/2006 à 17h23 : Moi qui croyait que "tirer le diable par la queue" avait le même sens que ...
Jouer avec le feu serait plutôt "tenter le diable", il me semble.
Bonjour à toi et à Strasbourg que je ne connais pas, bien que vous soyez des anciens.

Et bonne journée à tous les expressionautes.
Message à Eureka : sêchi veut dire sécher et non tirer. Tirer se dit sachi (prononcer saki). Sache aussi qu’il y a plusieurs dialectes wallons et que celui qu’on parle à Liège ou Verviers n’est pas le même que par chez moi, même si certains mots sont communs.
Ta phrase
Sêchi l’ diale po l’ cowe
se dit ici "sachi l’diale pa’l queue".  Il ne faut pas toujours se fier aux traductions trouvées sur le net.
Tiens... à propos de diable et de queue ; sortez couvert ! et surtout n’oubliez pas le SIDACTION faite le 110.
Un heureux jour à Lamone qui fête son anniversaire. Viens nous faire un coucou. Non, je ne te demande pas de venir pondre un oeuf dans nos nids. Tout simplement de nous faire un signe. Heu, non pas un cygne non plus. Finalement fais comme tu veux, après tout c’est ton jour. Je t’offre ce gâteau, d’autres te feront peut-être un plus joli dessin. Il y a des gens doués sur ce site.

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
pourquoi le diable, se demanda-t-elle un jour ?
Et ce fut le début d’une brillante carrière pour Mm de Pompadour : toutes les histoires ne se terminent pas en queue de Poisson !
comment tirer un diable par la queue ? cette page
Happy birthday un 21 mars c’est déjà un beau cadeau...Que ta journée soit excellente ô toi qui naquit avec la saison que nous attendons tous.Je t’offre quelques branches virtuelles de forsythia...
Gnark, gnark, gnark, Bon anniversaire Lamone. Je ne te connais pas mais si tu es sur ce site, c’est que tu as de l’humour !


.’
.-’ | .’
.-’’ /._.-’ |
.’ `..’ . /
/ `..’\
| /’. .’\ \
/`..._ | O\|/ O| |
| . `. . ’. ’ | Si j’ai bien compris, le God, me tirer
\ ’. : \\ -’ . / par la queue revient à ...............
`._ _. \`----’ .’ .
_.` . `-’ .-`._ .
.-’ `---’ `-. .
/ `._. ._. \ .
| `-. .-` / .
`-...._`.)-----(.’_...-’ .
’.) (.’ | .
|--.._ / .
/.-._.::.| ’._.’\ .
\.-._.:.` \ \ `. .
_.` | `/`. .
.-’ /. ’ - | .
/ __.’ `. .’ .
`.._ -`. | / .
`--.__.’ `---’ V




.adAMMMb. .dAMMMAbn.
.adAWWWWWWWWWAuAWWWWWWWWWWAbn.
.adWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWbn.
..adMMMMMP^~".--"~^YWWWWWWWWWWHHMMMMMMMMbn..
"~^Y" / ..dMWMP".ammmmdMMMUP^~"
| Y dMAbammdAMMMMMMP^~"
| | MMMMMMMMMMMMU^"
l  : Y^YUWWWWUP^"
\ j
"-..,.^
Joyeux anniversaire à notre amionaute née avec le printemps !

Il me souvient d’un temps pas très heureux où je devais parlementer, argumenter, convaincre les représentants exacerbés (c’est dans leur rôle, comme au théâtre) de créanciers impavides et légitimes que je voulais payer des dettes qui n’étaient pas les miennes mais auxquelles la communauté bienfaitrice de la société me liait hélas ! Là on a vraiment l’impression de tirer le diable par la queue. C’est l’enfer en effet quand ils se jouent de vous comme le chat avec la souris, juste parce qu’ils le peuvent. C’est l’enfer de se retrouver at-terrée, littéralement jetée à terre, assommée, vidée et qu’ils font mine de partir quand vous n’avez que votre bonne foi, votre bonne volonté entière à proposer. Mais c’est là que l’on tient la queue du diable et qu’il s’agite au bout, impuissant : je veux payer, dites-moi comment. Et on les assomme de leurs gesticulations inutiles et méchantes, outres vides pleines de mots menaçants, gros bras sans cervelle. Alors on tient la queue de la solution et même si c’est dur, très dur, on garde la tête haute et on reprend l’initiative de sa vie. Et ensuite ? qu’est-ce qu’on va bien !
La queue symbolise le coté animal de l’homme. tirer le diable par la queue, c’est faire un travail qui est en dessous de la condition minimale de dignité humaine.
Mais je crois que je suis trop serieux par rapport aux autres commentaires...
Voici une version de l’expression que je vous laisse apprécier à votre convenance sur cette page : c’est ggle qui la référence sous "tirer le diable par la queue" !
réponse à . lusoko le 21/03/2009 à 09h48 : La queue symbolise le coté animal de l’homme. tirer le diable par l...
Non, non. Nous pouvons aussi être sérieux, et ce que tu dis, ainsi d’ailleurs Lulette en 5, a une profondeur et une vérité qui est indéniable. Chacun de nous, y compris ceux et celles qui profitent du système avec des stock options et autres avantages (en nature ou non), primes etc... quand d’autres sont à la rue devraient s’en souvenir. Mais comment le leur rappeler, quand aussi bien leurs coeurs que leurs cerveaux sont secs et remplacés par des machines à calculer les profits... personnels qu’ils/elles peuvent se faire, et tant pis si c’est sur le dos des autres... Ou peut-être tant mieux, s’ils/elles sont sadiques, en plus...
réponse à . file_au_logis le 21/03/2009 à 10h40 : Non, non. Nous pouvons aussi être sérieux, et ce que tu dis, ainsi ...
Lamone, Yvonne, c’est le Printemps!
Bonne anniversaire, ma Tante!
Que cette année, et toutes celles qui suivent te soient douces, qu’elles ne t’obligent pas à tirer le diable par la queue...
Le premier jour du printemps voit la sève nouvelle monter dans les plantes, le soleil revenir et transformer nos journées. Que ton anniversaire soit également l’opportunité pour toi de te resourcer et de vivre le renouveau.
réponse à . lusoko le 21/03/2009 à 09h48 : La queue symbolise le coté animal de l’homme. tirer le diable par l...
je crois que je suis trop serieux par rapport aux autres commentaires...
jamais trop sérieux ! Et jamais trop déconnant !!!
Dans le déconnant, tous les coups sont permis, dans les limites (subjectives) de la décence.Dans le sérieux il est souhaitable d’être précis : ou bien tu émets une hypothèse. Ou bien tu t’appuies sur une source précise et tu l’indiques pour que nous puissions y réfléchir. Je reconnais que souvent on s’y perd , mais c’est tellement bon !
Dans le cas présent, il existe le sens actuel de l’expression : "Avoir des difficultés à subvenir à ses besoins" et le sens ancien (que je découvre ici) de "travailler humblement pour gagner raisonnablement sa vie". Ton hypothèse en introduirait donc un 3°, avec un sens de "dignité humaine" qui ne semble pas avoir été relevé. Par ailleurs il n’est pas question de la queue de l’homme mais de celle du diable. Diable, diable !...
réponse à . chirstian le 21/03/2009 à 08h49 : pourquoi le diable, se demanda-t-elle un jour ? Et ce fut le début ...
Les poissons tirent le diable par l’aqueux.
mais de quel diable parle-t-on ici ?
Le premier recensement , du à Jean Wierus en 1563 conduit à 1111 légions de 6666 soldats gouvernés par une diabolarchie de 72 princes infernaux. Mais ce chiffre a été aussitôt contesté, et on lui oppose : 1 758 064 176 diables (Pannethorne) 2 665 866 746 664 (Bashaus) ou seulement 14 400 000 (Oswald).
"Le nombre de diables doit en tous cas être un multiple de 9 , car il n’y a pas de chiffre plus éloigné du 1 de l divinité. D’où les 9 mois de grossesse, la multiplication des hommes étant le fruit d’un pacte avec le démon".( Ornella Volta : guide l’Au-Delà)
Chaque diable n’a qu’une queue, mais il y a donc de quoi tirer, non ? Allez : faites la queue, y en aura pour tout le monde !  
Un "pauvre diable" qui n’est ni celui de Julio, ni celui de Johnny, à cette page
c’est la crise !
Le 3 mars : on en mettait encore à gauche
le 8 : l’argent ne se trouvait plus sous le pas d’un cheval
le 11 : on ne pouvait plus les attacher avec des saucisses
le 17 : nous dépensions notre dernier carat
le 19 c’était de mal en pis
et aujourd’hui nous tirons le diable par la queue ! Et la liste des prévisions n’est pas plus rose... God , en ce joli printemps, tu ne pourrais pas être un peu plus optimiste ? 
y’a pas que Coluche ! cette page ... 
réponse à . momolala le 21/03/2009 à 09h47 : Joyeux anniversaire à notre amionaute née avec le printemps !...
on sent le "vécu" !
Pas facile non plus de sortir de ses griffes, à ce démon-là !
Depuis ma naissance, je connais ce diable que l’on tire par la queue ... mes parents d’abord, puis moi, ensuite ... quoique ce diable ait disparu quelques mois par-ci, par-là ... j’aimerais tant qu’il parte en vacances ... ou se mette en retraite définitivement, afin de ne plus le rencontrer mensuellement ! 
Ha, mais il peut aussi - pourquoi pas, dans le fond? - s’agit de lui faire "une petite blaguounette", au diable. Comme quand on joue à Colin-Maillard... Devine qui t’a tiré par la queue, le diable!

Ou alors, il pourrait s’agir d’un geste anodin, comme de le tirer par la manche, pour attirer son attention.

Non? Vous n’aimez pas mes hypothèses? Vous m’en voyez bien marri.

Alors, allez donc relire les paroles de cette chanson géniale de notre Grand Jacques: "Ca va", à cette page. Cette chanson a quarante ans - voire même un peu plus - et elle colle toujours à l’actualité, non? C#est ca, le génie! Merci, Jacques! Où tu es à présent, tu dois bien lui chauffer les oreilles, au diable, après l’avoir tiré par la queue de longues années...
elle signifiait "travailler humblement pour gagner raisonnablement sa vie".
Mais en aucun cas, il n’y a de notion de misère, de gêne, de difficulté à gagner sa vie.
déjà la quête du "toujours plus" : le revenu jugé "humble" et "raisonnable" au XVI est devenu "insuffisant" dès le XVII !
réponse à . file_au_logis le 21/03/2009 à 14h54 : Ha, mais il peut aussi - pourquoi pas, dans le fond? - s’agit de lui faire...
Tu as raison Filolo. Merci de nous renvoyer à ce texte qui sonne toujours juste dans l’instant. A ce Jacques n’était pas grand pour rien ! Vous n’êtes pas nombreux en Belgique, mais, des caractères !
pourquoi, auparavant, un travail humble était comparé à un ’tirage’ de queue du diable.
je tente une hypothèse : on sait que le verbe "tirer" serait une altération de "martirier", c’est à dire martyriser. Le TLFI nous explique "martyriser" à partir de "mar"= malheureusement et "tyrans" nom habituel donné au bourreau au Moyen Age (de tyrannus: tyran). D’où le mot "martyre". L’écartèlement étant un supplice à la mode, on passe du martyre en général à l’étirement, et à l’un des sens actuels de tirer.
Bon, donc tirer le diable : pouvait être le soumettre à la torture, par exemple pour l’obliger à nous faire riche.
Mais compte tenu de la nature du diable, essayer de le torturer par la queue (laquelle était couverte d’écailles, de surcroît) devait être peu efficace : d’où un travail peu valorisant, à recommencer sans cesse et permettant au mieux de survivre.
Bon, votre verdict : tiré par la queue, ou tiré par les cheveux ?
réponse à . file_au_logis le 21/03/2009 à 14h54 : Ha, mais il peut aussi - pourquoi pas, dans le fond? - s’agit de lui faire...
Me parler du grand Jacques c’est me faire un cadeau!Merci Filou!
réponse à . chirstian le 21/03/2009 à 16h29 : pourquoi, auparavant, un travail humble était comparé à un...
Par les cheveux, bien sûr, mais amusant! Amusante aussi le manière dont l’article "Tirer" du DHLF Robert part dans tous les sens: on dirait un grand délire sur Expressio un jour où tous les ténors sont présents et en forme. Le cher Alain Rey avoue d’ailleurs y perdre son latin. Amusant enfin de voir combien un verbe si usuel peut avoir une étymologie si incertaine que God lui-même est un peu emprunté dans ses explications.
réponse à . <inconnu> le 21/03/2009 à 17h53 : Par les cheveux, bien sûr, mais amusant! Amusante aussi le manière ...
Normal : n’as-tu pas remarqué comme nos ustensiles, au sens large et sans qu’il soit question de mode, évoluent sans qu’on y prenne garde, s’adaptant comme naturellement à l’air du moment : chaussures, vêtements, ustensiles proprement dits de cuisine ou de ménage... Pourquoi n’en serait-il pas de même avec les mots ? Tant qu’ils sont utiles et utilisés leur sens ne peut que s’élargir et se diversifier, comme les branches sur le tronc de l’arbre jaillissant de l’etymon, la racine.
réponse à . momolala le 21/03/2009 à 18h01 : Normal : n’as-tu pas remarqué comme nos ustensiles, au sens la...
Je suis bien d’accord avec toi, mais il est souvent assez facile de remonter la filière des acceptions et évolutions orthographiques successives. Dans le cas du verbe tirer, pas d’explication convaincante, ce qui m’interpelle d’autant plus qu’il s’agit d’un verbe courant, du premier groupe de surcroît. En me penchant dessus, je n’imaginais pas que les meilleurs lexicologues s’y étaient cassés les dents, tiens une expression!
Petit poème holorime :

Satyres, les diables parlaient queues
Semblables, à l’évidence.
Ça tire, les diables, par les queues.
Sans blabla, les vits dansent.
réponse à . <inconnu> le 21/03/2009 à 18h15 : Je suis bien d’accord avec toi, mais il est souvent assez facile de remont...
Ta remarque m’ayant interpelée j’ai cherché dans les outils que nous propose le net et, effectivement et à ma grande surprise comme à la tienne, j’ai constaté que les lexicographes nous livrent une infinité d’acceptions mais pas d’étymologie. J’ai donc recherché plus loin, dans les racines connues des mots et le plus approchant que j’aie trouvé est "tyr" qui serait une racine arabe signifiant "voler" comme un oiseau (vois cette page). Ce pourrait être la bonne pioche, dans la mesure où tirer est expliqué dans je ne sais plus quel dictionnaire ancien, en sens premier, comme "tirer droit" dirait-on aujourd’hui, mais je n’affirmerai rien, n’étant ni Rey, ni Duneton mais seulement Momolala, d’Expressio quand même. 
réponse à . momolala le 21/03/2009 à 19h09 : Ta remarque m’ayant interpelée j’ai cherché dans les o...
Pour être complète ton explication doit tenir compte du fait que "tirer" a d’autres sens:

tirer un an de prison
tirer les vers du nez
tirer une bécane
tirer la couverture
tirer la gueule
tirer l’échelle
tirer un coup
tirer au cul
tirer sur la ficelle
bon ça va je me tire car c’est tirer par les cheveux. 
réponse à . momolala le 21/03/2009 à 19h09 : Ta remarque m’ayant interpelée j’ai cherché dans les o...
Ton explication n’est pas plus tirée par les cheveux que certaines avancées par Alain Rey dans son Dico historique de la langue française P 2122 et 2123. Il reconnaît d’ailleurs dès la 3ème ligne du très long article qu’il consacre à ce verbe "qu’il s’agit d’un des cas les plus obscurs de l’étymologie, (qu’il) a donné lieu à de nombreuses hypothèses dont aucune n’est satisfaisante, qu’il est commun à toutes les langues romanes sauf le roumain et le dalmate". Suivent les nombreuses hypothèses, toutes les langues romanes y passent sauf... voir ci-dessus, soit environ 11.000 signes quand même, un peu plus d’une page de ce bouquin grand format (22x30), corps 8 ... dont Chirstian a tenté un résumé (voir 31). Moi, sans illusion car si les spécialistes n’ont rien trouvé, mes chances sont infimes, je suis allé flairer mes vieux complices Gaffiot et Bailly, en vain évidemment.
pendant que nous en sommes aux explications sérieuses: A Rey (dictionnaire des expressions Robert) indique que dans plusieurs expressions du XVII, la formule "par la queue" signifie "à l’envers, par la fin". Il évoque donc l’hypothèse que : tirer le diable par la queue signifierait : attirer le diable, en s’y prenant maladroitement, en faisant les choses à l’envers...
réponse à . chirstian le 21/03/2009 à 16h29 : pourquoi, auparavant, un travail humble était comparé à un...
en bref : le verbe s’est fait cher ...
réponse à . chirstian le 21/03/2009 à 21h53 : pendant que nous en sommes aux explications sérieuses: A Rey (dictionnair...
J’aime bien cette approche, nouvelle pour moi. Mais je cherche toujours une étymologie satsfaisante pour le verbe tirer!
réponse à . chirstian le 21/03/2009 à 21h53 : pendant que nous en sommes aux explications sérieuses: A Rey (dictionnair...
Eureka, plus aucun doute sur l’origine de tirer :
Trahere (traho, traxi, tractum),
voir Gaffiot P 1589 et ci-dessous
Dictionnaires des 17ème, 18ème, 19ème et 20ème siècles
http://portail.atilf.fr/cgi-bin/dico1look.pl?strippedhw=tirer
Tirer:
Tirer, act. acut. Signifie ores mener à puissance de corps quelque chose, Trahere, Le cheval tire la charrete, Carrum trahit, Ores mettre hors. Il a tiré un escu de la bourse, E crumena aureum nummum scutatum eduxit, Il a tiré un fardeau de l’arriereboutique. Et ores jetter, comme, Il tire de grosses pierres, Torquet immania saxa, Duquel verbe en ceste signification vient ce mot Traict, comme quand on dit un traict d’arbaleste, un traict d’arquebouse, l’Espagnol, dit Tiro, Pour ce mesme.
Etc, voir le site dont syntaxe ci-dessus.
réponse à . momolala le 21/03/2009 à 19h09 : Ta remarque m’ayant interpelée j’ai cherché dans les o...
Voir 43 ci-dessus, Et tant pis pour les pro de la lexicographie, en toute modestie, bien-sûr.
réponse à . <inconnu> le 22/03/2009 à 00h09 : Eureka, plus aucun doute sur l’origine de tirer : Trahere (traho, tra...
Je suis toujours tès impressionné par la drôlerie de vos propos, c’est pourquoi j’ai quelques scrupule à vous livrer un extrait, pas drôle du tout, du très long contenu de l’article "tirer" trouvé dans le dictionnaire éthymologique de Dauzat, Dubois & Mitterand (Larousse, 1964) :
> ouf...
Je reconnaîs que ce n’est pas particulièrement clair ni rigolo, mais c’est ainsi et je n’y peux rien.
A noter qu’en patois charolais on ne trait pas les vaches, mais on les tire. En Basse Bourgogne on est donc allé jusqu’au bout du processus d’élimination de l’héritier du trahere latin.
Après ce gros effort, je m’empresse d’aller consulter, pour la bonne humeur, la prochaine rubrique que ce cher GOD nous a préparée.
réponse à . slCacou le 27/03/2009 à 16h26 : Je suis toujours tès impressionné par la drôlerie de vos pro...
Je suis toujours tès impressionné par la drôlerie de vos propos, c’est pourquoi j’ai quelques scrupule à vous livrer un extrait, pas drôle du tout, du très long contenu de l’article "tirer" trouvé dans le dictionnaire éthymologique de Dauzat, Dubois & Mitterand (Larousse, 1964) :
> ouf

Je reconnaîs que ce n’est pas particulièrement clair ni rigolo, mais c’est ainsi et je n’y peux rien.
A noter qu’en patois charolais on ne trait pas les vaches, mais on les tire. En Basse Bourgogne on est donc allé jusqu’au bout du processus d’élimination de l’héritier du trahere latin.
Après ce gros effort, je m’empresse d’aller consulter, pour la bonne humeur, la prochaine rubrique que ce cher GOD nous a préparée.
Par suite sans doute d’une double fausse manoeuvre le texte en cause n’est pas passé, et je nai pu corriger. Prière de le trouver ci-après. Il est à insérer entre la référence du larousse et le ouf ! Mille excuses, j’essaierai de faire mieux la prochaine fois ...

> ouf !
réponse à . slCacou le 27/03/2009 à 17h12 : Par suite sans doute d’une double fausse manoeuvre le texte en cause n&rsq...
Décidément il n’y a rien à faire, tant pis. Mes petits enfants sauront peut-être m’expliquer lors de leur prochaine visite.
réponse à . slCacou le 27/03/2009 à 17h14 : Décidément il n’y a rien à faire, tant pis. Mes petit...
Toi, tu n’as pas trouvé la rubrique "mode d’emploi" de ce merrrveilleux site. Alors, tu remontes en haut de la page ; tu cherches "vos commentaires" joliment écrit en bleu et dans le petit paragraphe qui suit tu trouves "mode d’emploi" en gras et en gris. Tu cliques dessus : dans une nouvelle page, car God n’est pas God pour rien, tu accèdes à toutes les petites manipulations qui te permettront d’insérer des liens, des citations, des binettes rigolotes ou pas... Tu peux donc garder cette page ouverte et y retourner aussi souvent que tu en as besoin pour rédiger ton intervention. Prends ton temps !
réponse à . momolala le 28/03/2009 à 07h40 : Toi, tu n’as pas trouvé la rubrique "mode d’emploi" de ce mer...
Merci Momolada pour autant d’aimable sollicitude. J’avais déjà vu ce mode "d’emploi ", sans chercher à en utliser toutes les ressources. Après réflexion, je pense que mon échec provient d’un copié-collé à partir du site: j’ai voulu recomposer ma rédaction; par fainéantise j’ai sauvegardé la partie de mon texte copiée du le Larousse; Le montage a marché au moment de la réécriture, mais le copié-collé a disparu après la validation.
Ci-après, le texte du Larousse.

>

Cela vaut bien un " ouf ! ".
réponse à . slCacou le 28/03/2009 à 16h15 : Merci Momolada pour autant d’aimable sollicitude. J’avais déj...
Eh bien non! la cause en est probablement les 2 guillemets encadrant la citation. Je les retier pour voir !

TIRER 1080 Roland , au pr.; 1534, Rab.; faire usage d’une arme à feu; a remplacé "traire" (latin trahere) dans ses emplois généraux; probabl. altér. de l’anc.fr. "martirier" (martyriser): le part.prés. "martirant" a été interprété comme composé de l’anc.adv. "mar",pour le malheur ( du lat.mala hora, à la male heure), et d’un part."tirant", sous l’influence de "tiranz", nom du bourreau au Moyen Age, lui-même issu du lat."tyrannus"; une torture fréquente était, en effet, la dislocation des membres par étirement ...
réponse à . slCacou le 28/03/2009 à 16h19 : Eh bien non! la cause en est probablement les 2 guillemets encadrant la citation...
Eh ben, voilà !
Dieu et Diable sont omniprésents chez Georges.
Je ne retiendrais que le "bon petit diable" de la chasse aux papillons......

Nul n’étant à l’abri d’un revers de fortune, si un jour je dois tirer le diable par la queue je me priverais de beaucoup de choses..........mais pas de café....
réponse à . tytoalba le 21/03/2009 à 11h39 : Un "pauvre diable" qui n’est ni celui de Julio, ni celui de Johnny, &agrav...
Oh mais ! que voilà un petit air qui m’en rappelle un autre, Belge et récent... ! Le Maestro se serait-il acoquiné avec le diable ?
Pour en revenir à "faire humblement un travail modeste", il me semble qu’on peut se résigner dans les faits mais que la situation puisse semble insupportable à celui qui courbe ainsi l’échine sous le faix. Donc en apparence  mais à l’intérieur  et finalement  ! Ah vous l’avez reconnu ? Il ne reste là que parce que l’intéressé le retient par la queue...
réponse à . chirstian le 21/03/2009 à 11h01 : mais de quel diable parle-t-on ici ? Le premier recensement , du à J...
Par les temps qui courent, tous ces diables doivent être attelés par la queue et par les oreilles, tenus en laisse qu’ils sont par l’Austérité. 

Bouba, tu me prépares une petite tasse ?

Belle journée à tous !
réponse à . momolala le 22/04/2014 à 07h16 : Par les temps qui courent, tous ces diables doivent être attelés pa...
Avec un petit diablotin au chocolat ?..........Gourmande, va !......
Les coiffeurs attirent les diablesses par laques eux...
réponse à . joseta le 22/04/2014 à 09h15 : Les coiffeurs attirent les diablesses par laques eux......
Et notre Johnny national ne tire pas le diable par l’Ah Que...

Bof.
Si " tirer le diable par la queue " a pour équivalent argotique " être fauché " il se venge bien le diable en nous envoyant " la faucheuse "  
réponse à . deLassus le 22/04/2014 à 09h21 : Et notre Johnny national ne tire pas le diable par l’Ah Que... Bof....
Pourquoi "Bof".......C’est pas mal .......
Avoir des difficultés à subvenir à ses besoins.
Dans son étable, ses bovins crevaient de faim...
elle ne parvenait pas à subvenir à ses boeufs Zouin !
Comment font Aquilino Morelle et Roland Dumas pour avoir l’un trente paires de chaussures sur mesure et l’autre des bottines à trente mille francs. Sans parler des montres à cent mille euros de Julien Dray ?
Notre président a déclaré qu’au delà de quatre mille euros on était des riches. Comment fait-on avec quatre mille euros pour faire des achats comme eux. Sans doute il y a-t-il des magasins, comme au temps du parti communiste où ces messieurs, seuls, peuvent acheter pour trois francs six sous ce qui coûte très cher pour nous.
C’est la meilleur façon de ne pas tirer le diable par la queue.
Vivre avec des ressources insuffisantes.
C’est peut-être insuffisant, mais je vis d’heureux ours !
Le montreur d’ours
réponse à . mickeylange le 22/04/2014 à 10h46 : Comment font Aquilino Morelle et Roland Dumas pour avoir l’un trente paire...
au temps du parti communiste

Loin de moi l’idée de lancer un débat politique, il y a des forums spécialisés pour cela, mais je vais me faire l’avocat du .
Pourquoi préciser "au temps du parti communiste"?
Les choses ont elles changé maintenant que l’ex URSS se complait dans les joies de l’économie de marché?
le Sieur Poutine et sa nomenclatura vont t ils faire leurs emplettes dans les magasins à trois balles du Ruskof moyen ?
Que nenni......

Comme quoi la vieille blague est toujours d’actualité:
-Quelle est la différence entre le communiste et le capitalisme ?
-Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme et le communisme c’est exactement le contraire....
réponse à . saharaa le 22/04/2014 à 09h42 : Si " tirer le diable par la queue " a pour équivalent argotique " ê...
Il y a plus argotique:

-Etre raide comme un passe lacets
-Etre dans la mouise
-Danser devant le placard
-Etre dans le rouge
-Manger de la vache enragée

..........
Retrouvailles à Grenoble
- Gérard ? c’est pas vrai ! ça en faisait du temps...ça va la vie ? tu bosses ?
- oh, je suis concierge dans une fabrique de lames pour couteaux et j’habite à l’usine même ...
- mais tu gagnes bien ta vie ?
- penses-tu.............................
À vous de compléter la phrase !
réponse à . joseta le 22/04/2014 à 12h40 : Retrouvailles à Grenoble - Gérard ? c’est pas vrai ...
Réponse
- penses-tu ! la preuve: je vis dans ’Lames Isère’ !!!
Mais enfin les gars Tirer le diable par la queue?, vous ne savez pas d’ou vient cette expression ...
Cétait au moyen age ,de ce temps la il y avait beaucoup d’exorcistes Et quand un possédé était identifié on le menait chez cet homme de religion ,qui faisait tout un tas de simagrées pour débarrasser le possédé du démon
Et le bon peuple rigolard riait de cette activité "il tire le diable par la queue "(pour le faire quitter le possédé bien sur)cette activité était très mal payée ,et d’un pauvre qui avait du mal à gagner son pain on disait "il ne gane pas plus que celui qui tire le diable par la queue"
...bon cette explication est peut être ...tirée par les cheveux..


non je ne modifie rien c’était juste pour savoir à quoi servait le bouton
réponse à . <inconnu> le 22/04/2014 à 16h27 : Mais enfin les gars Tirer le diable par la queue?, vous ne savez pas d’ou ...
Pas mal ton histoire.
Capillotractée en effet mais ici ça ne choquera personne........On est des pros et si tu nous lis tu as du t’en rendre compte......
Surtout reviens nous voir plus souvent......
@+
Simple intuition, mais sait-on jamais : si le passage du sens initial de travail humble à celui de misère s’expliquait par l’acception dans un premier temps du "diable" comme un miséreux (pauvre diable), indiquant donc le service des pauvres, tâche humble s’il en est, à une compréhension littérale du diable dans un deuxième temps, avec donc le côté désespéré de la démarche faustienne ?

Si vous souhaitez savoir comment on dit « Tirer le diable par la queue » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici

publicité
Expressio - le livre

Le contenu de ce site est si riche qu’un livre en a été tiré. Ce livre, devenu un best-seller est maintenant disponible en poche.

Ce commentaire ainsi que les réponses qui y sont liées, seront définitivement supprimés. Etes-vous sûr?