Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

vive Zému ! [exp]

bienvenue Zému ; zému est là !

Origine et définition

Qui peut bien être ce Zému ?
On connait bien le zébu, celui qui zozotte et qui dit "quand zébu, zé plus soif", mais on voit généralement beaucoup moins bien qui est ce Zému.
Et pourtant ! Combien de fois avez-vous entendu quelqu'un entamer un discours par "je suis ému" (sans oublier la liaison phonétique, bien sûr) ? Ce sont autant de personnes qui, dès le début, avouent sans ambages qu'elles sont ce fameux Zému.
C'est ainsi qu'il y a eu une époque où, par plaisanterie et goût du calembour[1], il était fréquent, dans une assemblée décontractée, de saluer celui qui commençait son discours par un retentissant "vive Zému !"
[1] Au grand dam de Victor Hugo qui avait déclaré que "le calembour est la fiente de l'esprit qui vole", tout en ne s'interdisant pourtant pas d'en faire lui-même parfois.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Néerlandais wat 'n spreker is die man. Het is een man die ouwehoeren kan! comme cet homme est un orateur. C'est un homme qui sait jacter!
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « vive Zému ! » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.


Commentaires sur l'expression « vive Zému ! » Commentaires

  • #81
    mitzi50
    10/04/2012 à 09:20
    • En réponse à Paracas #74 le 10/04/2012 à 07:05 :
    • « Il déchaine les foules..........Vive Zému !!
      cette page »
    Dommage qu’ il n’ ait pas obtenu ses 500 parrainages de maires, parlementaires, conseillers généraux....
  • #82
    charmagnac
    10/04/2012 à 09:21
    le calembour est la fiente de l’esprit qui vole

    Attention ! Restez pas en dessous !
    Moi, ce n’est pas l’émeu qui m’émeut, mais le tapon.
    Le tapon ? Héron, héron, petit. Pas tapon.
  • #83
    SagesseFolie
    10/04/2012 à 10:29*
    • En réponse à Paracas #72 le 10/04/2012 à 06:04 :
    • « Au grand dam de Victor Hugo qui avait déclaré que "le calembour est la fiente de l’esprit qui vole"
      ........Hé bé il a du se désabonner d’E... »
    Pas vraiment, au contraire il aimait bien en faire, comme pour se soulager. C’est la preuve, si besoin était, qu’une citation hors de son contexte est une trahison.
    Chirstian a bien fait de mettre le texte intégral en #22.
    Dans l’œuvre de Totor il ya une floraison de calembours, dont certains d’un goût douteux. Jugez plutôt :
    --> Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu hais.
    -->J’ai vu cet incendie à brûle-pourpoint !
    Il a aussi imaginé des devinettes :
    --> Sais-tu pourquoi les sauvages vont tout nus ?
    C’est parce que Christophe Colomb les a découverts !
    --> Dans quels pays les chats se servent-ils de mouchoirs ?
    Dans les pays chauds. Parce qu’il y a des moustiques et que les chasse-mouches !
    La preuve est donc faite, et nous laisse tous Zémus : même le grand Victor Hugo fientait !
  • #84
    charmagnac
    10/04/2012 à 11:03
    • En réponse à <inconnu> #80 le 10/04/2012 à 09:10 :
    • « Conjugaison du verbe émouvoir.
      Ç æ œ ♫ explique le barbarisme "émotionner" qui me fout dans touts mes étas. »
    Et quand j’entends ou que je lis visionner pour voir, réceptionner pour recevoir, solutionner pour résoudre, imagine dans quel état j’erre.
  • #85
    charmagnac
    10/04/2012 à 11:12
    • En réponse à SagesseFolie #83 le 10/04/2012 à 10:29* :
    • « Pas vraiment, au contraire il aimait bien en faire, comme pour se soulager. C’est la preuve, si besoin était, qu’une citation hors de son co... »
    Un peu de sciences naturelles pour confirmer que Victor ne haïssait point le calembour : l’oiseau qui fiente en prenant son envol s’allège, se libère afin de voler plus aisément à plus haute altitude.
    Si le calembour est la fiente de l’esprit qui vole, on peut comprendre qu’en s’exprimant il permet à l’esprit d’atteindre plus de hauteur. Et que de ne pas exprimer un calembour limite l’esprit dans son ascension.
    La citation de Victor n’est donc pas une condamnation du calembour, mais bien la reconnaissance de son utilité. Ce qui justifie l’utilisation qu’il en a fait.
    C.Q.F.D. ?
  • #86
    chirstian
    10/04/2012 à 11:29
    • En réponse à charmagnac #85 le 10/04/2012 à 11:12 :
    • « Un peu de sciences naturelles pour confirmer que Victor ne haïssait point le calembour : l’oiseau qui fiente en prenant son envol s’allège,... »
    on peut comprendre qu’en s’exprimant il permet à l’esprit d’atteindre plus de hauteur.
    très légèrement spécieux, non ? Effectivement je me sens plus léger quand je sors des toilettes mais je n’invite pas mes amis à venir profiter de l’odeur.
    Il est vrai que pour les courtisans de Louis XIV c’était un honneur considérable de le regarder ch...
  • #87
    mickeylange
    10/04/2012 à 11:46
    Hier j’suis allé au zému, mais il était méfer. Laisse béton !
  • #88
    chirstian
    10/04/2012 à 11:52
    • En réponse à SagesseFolie #83 le 10/04/2012 à 10:29* :
    • « Pas vraiment, au contraire il aimait bien en faire, comme pour se soulager. C’est la preuve, si besoin était, qu’une citation hors de son co... »
    tes exemples sont intéressants :
    -"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu hais." est admirable, parce que derrière le calembour il y tout le pessimisme sur la nature humaine. Du coup on est là devant un raccourci lapidaire qui revisite des formules comme "l’homme est un loup pour l’homme" ou autres adages de même sens.
    -"J’ai vu cet incendie à brûle-pourpoint" est pauvre. Mais le texte original est "C’est une effroyable et admirable chose qu’un incendie vu à brûle-pourpoint." C’est une très belle phrase -qui s’inscrit superbement dans la description qu’il fait d’un incendie (voir cette page ). Ce qui est malheureux, et condamne ce calembour, c’est de le tirer de ce riche contexte, pour ne garder que le jeu de mot, dans toute sa pauvreté.
    Ce n’est pas le calembour en soi qui est bon ou mauvais : il peut avoir sa qualité, d’une part, et d’autre part il peut se placer dans un contexte qui le valorise , par exemple par un effet de surprise. Et s’il est parfaitement nul, il peut rester drôle au second degré.
  • #89
    chirstian
    10/04/2012 à 12:13
    C’est ainsi qu’il y a eu une époque où, par plaisanterie et goût du calembour[1], il était fréquent,...
    de quand date ce que nous appelons ici une "expression" ? God nous le dit , n’hésitant pas à s’engager plus loin que ses sources : c’était à une époque.
    A cette époque ci ou à celle là ? Nenni, nenni : seulement à une époque.
    Et sait-on jamais : c’était peut-être même pendant l’horreur d’une profonde nuit ! Souvenez-vous : il pleuvait fort sur la grand route, elle cheminait sans parapluie. Ma mère Jézabel devant moi s’est montrée, de la fiente de l’esprit copieusement trempée. Et l’instant d’après il neigeait. On était vaincu par sa conquête. Pour la première fois l’esprit baissait la tête...
    (les 1001 vers préférés des français, Victor H. Brassens)
  • #90
    tytoalba
    10/04/2012 à 14:22*
    • En réponse à chirstian #89 le 10/04/2012 à 12:13 :
    • « C’est ainsi qu’il y a eu une époque où, par plaisanterie et goût du calembour[1], il était fréquent,...
      de quand date ce que nous appelons... »
    les 1001 vers préférés des français, Victor H. Brassens
    Sont-ce des vers luisants comme ceux de cette page? Ou de cette page.
    Vive zému !!!!
  • #91
    Marcek
    10/04/2012 à 14:43
    Panique dans l’orchestre
    Quand Zému vit Zébu
    Longue fut sa figure
    Il en fut tout ému
    En sa déconfiture
    Zébu le dépassait
    De trois aunes au moins
    Trois zones, dites-vous ?
    Eh bien, nous voilà bien !
    Que me zozotez-vous
    Avec vos liaisons
    Choderlos de Laclos
    N’est point dans la maison !
    Z’ai bu, disait Zébu
    En zozotant un brin
    Ce qu’il faisait, hélas
    Dès qu’il buvait du vin !
    Zému pestait tout bas :
    Il heurte mon éthique
    Ce Zému aviné
    Détonne en notre clique !
    Quel dialogue de fou
    Digne du père Ubu !
    Zému vira Zébu
    Qui l’eût dit, qui l’eût cru ?
    Et si je suis Zémue
    En vous disant ces mots
    C’est que Zébu mourut
    Coincé dans le piano !
    Zému se suicida
    Avalant sa baguette
    L’orchestre fut dissous
    Sans tambour ni trompette !
  • #92
    DiwanC
    10/04/2012 à 17:40*
    Lorsque Victor H. débarqua à Guernesey, il crut avoir la berlue : la file d’attente pour passer la douane était fort longue et pas question de faire fi de cette formalité.
    - Impossible de vaincre le signe de l’Indien dans ce pays de sauvages, ronchonna-t-il. Jamais je n’aurais dû écouter Georgette ! Jamais je n’aurais dû céder au chant de cette sirène de pacotille ! Elle n’en finissait pas de me vanter les mérites de l’île : un vrai moulin à paroles. Ah, la misérable*! Si elle était devant moi, je lui claquerais le baigneur avec volupté !
    Quand je pense que j’ai eu le béguin pour elle... Quelle sal...pe** ! En plus, elle fait croire à tout le monde qu’elle n’a jamais vu le loup ! mon œil, oui .... Et même mon œil de Moscou !
    Victor sourit de son propre humour et retrouva ainsi un peu de sérénité.
    - Moi, qui ne rêvais que de détente... Mettre la clef sous la porte et partir... me mettre au vert, contempler la nature comme au ras des pâquerettes... ce qui ne m’empêcherait aucunement de m’envoyer en l’air et d’atteindre le septième ciel !
    Le temps passait... Des cloches sonnèrent...
    - Quoi ! Huit heures ! Ce n’est pas possible ! s’indigna Victor.
    - Calmez-vous, mon bon Monsieur, lui conseilla son voisin, c’est l’horloge du palais qui fait comme il lui plaît ! Comme notre bon roi qui dit toujours « Après moi, le déluge ».
    Enfin, après avoir craint de rester en rade, Victor put sortir du port et n’eut plus qu’une envie : boire un p’tit coup ! Mais quel bistrot choisir ? Celui-ci ou celui-là ?
    - Bof ! Tout ça, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, se dit-il.
    - Asseyez-vous, cher Monsieur ! J’vous sers un p’tit vin de pays ? J’ viens de le recevoir et vous savez c’qu’on dit : quand le vin est tiré, faut le boire !
    Et Victor but... beaucoup ! jusqu’au dernier caratfon de bouteille !
    Trois heures plus tard, le cabaretier s’inquiéta :
    - C’est pas l’tout, faut qu’je ferme ! V’là la note : serait temps de cracher au bassinet !
    Titubant sur le trottoir, Victor heurta un passant qui n’était autre que le fils de Georgette, en stage linguistique.
    - Ben ça alors ! Monsieur H. ! Je suis ému de vous voir !
    Vive Zému ! ***
    ...zézaya Victor qui - faut bien le dire - était rond comme une queue de pelle**** Point barre.
    *inconsciemment, Victor rangea ce mot dans un coin de sa mémoire.
    **car Victor pouvait être grossier
    *** Je l’ai eu ! :’-))
    ****celle-là c’est cadeau : elle ne figure pas dans les 28 dernières... mais parmi les 28, il y en a 4 qui sont restées dans la boîte...
  • #93
    PHILO_LOGIS
    10/04/2012 à 18:32
    • En réponse à DiwanC #92 le 10/04/2012 à 17:40* :
    • « Lorsque Victor H. débarqua à Guernesey, il crut avoir la berlue : la file d’attente pour passer la douane était fort longue et pas question... »
    A l’enseigne de Chez Totor et Germaine réunis
    pour le meilleur et pour le pire
    je suis-z-ému!
    Quelle belle ouvrage vous nous livrâtes là, chère amie!
  • #94
    <inconnu>
    10/04/2012 à 18:51
    • En réponse à DiwanC #92 le 10/04/2012 à 17:40* :
    • « Lorsque Victor H. débarqua à Guernesey, il crut avoir la berlue : la file d’attente pour passer la douane était fort longue et pas question... »
    Bravo !
    Sacré Victor... tu nous avais caché tout cela ? 🙂
  • #95
    Marcek
    10/04/2012 à 19:44
    • En réponse à DiwanC #92 le 10/04/2012 à 17:40* :
    • « Lorsque Victor H. débarqua à Guernesey, il crut avoir la berlue : la file d’attente pour passer la douane était fort longue et pas question... »
    Bravo, une description riche en expressions d’expressio qui sont parfaitement coordonnées pour ne pas venir comme un cheveu sur la soupe !
  • #96
    <inconnu>
    10/04/2012 à 20:16
    Il a fait son discours à voix vive, Zému.
  • #97
    DiwanC
    10/04/2012 à 21:00*
    • En réponse à Marcek #95 le 10/04/2012 à 19:44 :
    • « Bravo, une description riche en expressions d’expressio qui sont parfaitement coordonnées pour ne pas venir comme un cheveu sur la soupe !... »
    Grand merci à toi et à vous z’autres du dessus !
    Puisque ça vous plaît, demain je vous parlerai de l’influence des langues evenks, lamoutes et mandchous sur le parler celtique moyennâgeux.
    Qui a crié : « Vite ! brûlez son clavier ! » ?
  • #98
    SagesseFolie
    10/04/2012 à 21:02
    • En réponse à chirstian #88 le 10/04/2012 à 11:52 :
    • « tes exemples sont intéressants :
      -"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu hais." est admirable, parce que derrière le calembour il... »
    Je n’avais pas encore eu le temps de te lire. Tu as, à mon avis, tout-à-fait raison et je partage ton analyse et ton admiration pour le grand Totor.
    Ce que j’ai voulu exprimer c’est qu’il arrive à tout le monde (sur Expressio nous lançons parfois des jeux de mots à la limite du mauvais goût) de fienter.
    Pourquoi ? Tout simplement parce que ça soulage.
    Je pense à Desproges qui était un très fin gourmet et qui avouait de rares périodes où (car il en sentait le besoin) il se régalait avec des conserves (viandox ou sardines) avalées avec du gros rouge "qui tâche" !
  • #99
    ergosum
    10/04/2012 à 23:20
    • En réponse à DiwanC #92 le 10/04/2012 à 17:40* :
    • « Lorsque Victor H. débarqua à Guernesey, il crut avoir la berlue : la file d’attente pour passer la douane était fort longue et pas question... »
    Jamais je n’aurais dû écouter Georgette

    Qui donc est cette Georgette ? Serait-ce que Georgette et Juliette, c’est bonnet blanc et blanc bonnet ?
    Quoique... ce qualificatif de sal...pe, il l’attribuerait plus aisément à sa femme Hélène, qui s’était faite la belle, avec son air de sainte nitouche, avec son copain sainte-beuve. Ce qui, en fait, est logique, les seins allant par paire...
  • DiwanC
    02/08/2017 à 01:20*
    À l'Étoile où j'étais venu
    Pour ranimer la flamme
    J'entendis z’ému jusqu'aux larmes
    La voix du soldat inconnu.

    Et que disait-il l’inconnu ? Hmmmh ?
    Quand je pense à Fernande… 😄
    L’histoire – bien connue ! – est là ! Et plus loin sont les notes… Écoutez…