Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

famille tuyau de poêle [exp]

famille qui pratique des relations sexuelles entre ses membres ; famille nombreuse peu instruite issue de milieu défavorisé ; famille dans laquelle se commet l’inceste

Origine et définition

Nous entrons aujourd'hui dans un monde plein de de finesse et de délicatesse (comme certains jours auparavant et d'autres à venir, les expressions françaises étant ainsi faites).
Cette expression est très familière, pour ne pas dire vulgaire.
Mais l'image qu'elle véhicule est parfaitement compréhensible pour qui a eu l'occasion, au moins une fois dans sa vie, d'installer un poêle à bois ou à charbon avec toute sa tuyauterie d'évacuation. Il a en effet pu constater que celle-ci est composée de tronçons qui s'emmanchent les uns dans les autres.
Est-il vraiment nécessaire d'en expliquer plus ?
Cette expression est le titre d'une pièce de théâtre écrite par Jacques Prévert en 1933, dans laquelle des bourgeois, respectables en apparence, pratiquent en réalité adultère, inceste, homosexualité et amours avec le personnel, alors qu’ils se prétendent hypocritement très vertueux.

Exemples

On est de la famille tuyau de poêle?

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand inzestuöse Familie famille incestueuse
Catalan família incestuosa famille incestueuse
Italien famiglia di invertiti famille d'invertis
Latin familia tibia caminis famille d'emmanchés
Néerlandais bloedschande / bloedschennis inceste
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Commentaires sur l'expression « famille tuyau de poêle » Commentaires

  • Tricholome
    11/02/2019 à 21:53
    • En réponse à Kyrikou #260 le 11/02/2019 à 20:42 :
    • « Fais gaffe aux nanas, aux gabières, aux sulfureuses, aux voluptueuses, aux merveilleuses .....Fais gaffe Tricho.....
      C'est un chemin dangere... »
    Périr dans les bras d'une nana qu'on kiffe, pour parler comme chez vous, c'est le pied, les oreilles et la queue. C'est la grâce que je me souhaite. C'est un tuyau gratuit!
  • Kyrikou
    11/02/2019 à 21:59
    • En réponse à Tricholome #261 le 11/02/2019 à 21:53 :
    • « Périr dans les bras d'une nana qu'on kiffe, pour parler comme chez vous, c'est le pied, les oreilles et la queue. C'est la grâce que je me s... »
    Sans doute.....et j'en doute pas un seul instant....voulais juste dire que parfois y avait des pièges....
    Mais boffffff....on s'en fout, c'pas 😛
  • aristide
    17/02/2019 à 20:14
    Une jeune fille, après une séance d'activités récréatives avec son frère, dit à celui ci : - "tu sais que tu fais mieux l'amour que papa"
    - "je sais, maman me l'a dit !"
  • deLassus
    31/01/2021 à 11:31
    Respect de la Parole de God ?

    Impeccable : le chapitre Origine et définition est en tous points conforme à ce qu'on trouve dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français (2011).

    Mais dans le Livre figure un "vrai" exemple, que voici :
    " Et puis, dans mon milieu, c'est la famille tuyau-de-poêle ; tout le monde baise avec tout le monde. Et ça se mord la queue."
    Ania FRANCOS - Sauve-toi, Lola - 1983
  • deLassus
    28/06/2022 à 12:34*
    Bonjour. Il me semble que notre God bien aimé a fait un léger contre-sens, par omission d'un élément important.
    Il a bien vu "les tronçons qui s'emmanchent les uns dans les autres".
    Mais Il a omis de signaler qu'en argot français Tuyau de poële = chapeau haut de forme, d'où une dimension "critique d'une classe" de la pièce de Prévert.

    Ci-dessous les éléments de mon modeste dossier.

    1. Notice Wikipédia sur la pièce de Prévert :
    Cette page.

    2. Consultation du Site Argoji (Argot français classique) :
    Entrée Tuyau de poêle
    (Rigaud, 1881) : Chapeau haute forme. — Pantalon des soldats d’infanterie de ligne, — dans le jargon des troupiers.
    (Merlin, 1888) : Dans le langage familier, on désigne ainsi un chapeau de haute forme ; dans l’argot militaire, c’est une botte.
    (La Rue, 1894) : Chapeau haut de forme. Soulier dont l’extrémité est béante.
    (Virmaître, 1894) : Chapeau haut de forme. Allusion juste, car il a la forme et la couleur d’un tuyau (Argot du peuple).

    3. Présentation de la pièce dans le journal Combat (30/06/1954) :
    Cette page. Zoom en haut des colonnes 4 à 6.

    4. Pour conclure, un peu de détente

    a) Chanson de Pierre Vassiliu (1965) :
    Cette vidéo.

    b) Apparition du jeu de mots Comment vas-tu… dans la "littérature" disponible en ligne (source : P. Enckell) :
    Cette page
  • deLassus
    17/06/2023 à 11:05
    • En réponse à deLassus #264 le 31/01/2021 à 11:31 :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Impeccable : le chapitre Origine et définition est en tous points conforme à ce qu'on trouve dans le livre... »
    J'ajoute, pour être complet, que dans le Livre le sous-titre de la page (signification) est seulement :
    "Une famille qui pratique des relations sexuelles entre ses membres."
  • lalibellule
    14/04/2024 à 00:41*
    • En réponse à aristide #263 le 17/02/2019 à 20:14 :
    • « Une jeune fille, après une séance d'activités récréatives avec son frère, dit à celui ci : - "tu sais que tu fais mieux l'amour que papa"... »
    Une belle illustration ! Qui a le mérite d’être concise 😺
  • joseta
    14/04/2024 à 08:25
    QUI SUIS-JE ? nº245

    Je suis un écrivain argentin, naturalisé français
    - vers la fin de ma vie, j’acquiers aussi la nationalité française comme acte de protestation contre la dictature militaire argentine de l’époque
    - mouvement: surréalisme, réalisme magique
    - genre: roman, nouvelle, poésie, micronouvelle
    - mon père est fonctionnaire de l’embassade d’Argentine en Belgique. Ma famille s’installe en Suisse jusqu’à la fin de la première guerre mondiale, puis un an et demi à Barcelone, avant de rentrer, en 1918 en Argentine
    - de santé fragile, je reste souvent au lit, ce qui me fait me familiariser avec la lecture, qui devient vite une passion; à 9 ans, j’ai déjà lu Jules Verne, Victor Hugo et Edgar Allan Poe entre autres
    - je suis un écrivain précoce car, entre 9 et 10 ans, j’écris une nouvelle (que je perdrai malheureusement plus tard, incluant quelques contes et sonnets)
    - après avoir terminé mes études primaires, je suis formé comme enseignant en 1932 puis professeur de lettres en 1935
    - j’ai à peine 19 ans quand je découvre à Buenos Aires, «Opium: journal d’une désintoxication» de Jean Cocteau. Ce livre m’éblouit et m’accompagnera toute ma vie
    - entre 1939 et 1944, j’enseigne la littérature à l’école normale; en 1944, j’enseigne la littérature française à Mendoza, à l’Université nationale de Cuyo et je publie mon premier récit dans la revue Correo Literario. En 1946, lorsque Juan Domingo Perón remporte les élections présidentielles, je démissionne. Je publie un premier volume d’histoires
    - de retour à Buenos Aires, je commence à travailler à la Chambre des livres argentine, et la même année sort un de mes récits dans le magazine Los anales de Buenos Aires, dirigé par Jorge Luis Borges, ainsi qu’un ouvrage sur le poète anglais John Keats dans le journal de Estudios clásicos de l’Université de Cuyo
    - en 1947, je collabore avec plusieurs magazines, dont Realidad, et je rédige un essai théorique
    - de la fin des années 1940 à 1953 je collabore avec le magazine Sur, et mon premier travail est un article sur la mort d’Antonin Artaud
    - en 1948, j’obtiens le titre de traducteur public anglais et français
    - en 1949, je publie un poème dramatic, le premier signé de mon vrai nom, et au cours de l’été, mon premier roman
    - en 1950, j’écris mon 2ème roman et en 1951 un recueil de 8 histoires qui me vaut une certaine reconnaissance locale
    - en 1951, insatisfait du gouvernement de Perón, j’émigre à Paris (pour le reste de ma vie)
    - à partir de 1952, je travaille ponctuellement pour l’UNESCO comme traducteur
    - j’écris mes oeuvres principales à Paris ou à Saignon, village du Vaucluse où j’achète une maison
    - je m’intéresse aux droits de l’homme et à la gauche politique en Amérique latine. Je déclare mon soutien à la révolution cubaine
    - je suis naturalisé français en 1981 par François Mitterrand (en même temps que Milan Kundera)
    - mon oeuvre se caractérise entre autres par l’expérimentation formelle, la grande proportion de nouvelles et la récurrence du fantastique et du surréalisme
    - ci-dessous je vous donne le titre de 5 de mes oeuvres:

    - Ma fille, laisse-nous te mettre en garde, nous avons dans ce quartier les rois des dragueurs, et surtout un certain Lucas, connu comme l’homme à l’affût...Nous t’aimons tant Glenda, que papa et moi avons pensé à te faire ce commentaire...
    - Merci maman, mais il y a longtemps que je ne joue plus à la poupée, ni à la marelle et j’ai déjà réfléchi à tout ça...
  • Ratanak
    14/04/2024 à 09:34*
    • En réponse à joseta #268 le 14/04/2024 à 08:25 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº245

      Je suis un écrivain argentin, naturalisé français
      - vers la fin de ma vie, j’acquiers aussi la nationalité français... »
    Trouvé grâce à Mr Google. Je ne connais que son nom, je n'ai rien lu de lui.
  • joseta
    14/04/2024 à 15:51*
    JE SUIS
    Image externe
    Julio CORTÁZAR
    Ixelles (Belgique),1914/Paris,1984

    Mes oeuvres:
    1) Les rois
    2) Un certain Lucas
    3) L’homme à l’affût
    4) Nous t’aimons tant, Glenda
    5) Marelle
    Voilà !
  • joseta
    14/04/2024 à 17:14*
    Une femme était maire du village...
    - Tu sais Julie, je couche avec 'ma maire'...
    - ben moi, au salon de massage, je couche avec 'masseurs'...
  • Ratanak
    14/04/2024 à 20:01
    • En réponse à joseta #271 le 14/04/2024 à 17:14* :
    • « Une femme était maire du village...
      - Tu sais Julie, je couche avec 'ma maire'...
      - ben moi, au salon de massage, je couche avec 'masseurs... »
    Et ta sœur ! 🤪
  • joseta
    14/04/2024 à 21:53
    • En réponse à Ratanak #272 le 14/04/2024 à 20:01 :
    • « Et ta sœur ! 🤪 »
    Elle bat le beur, qui est maso...
  • Mintaka
    24/04 à 00:20*
    Trouvez la profession

    Elle extirpe les bouchons de cire humaine avec une poire.
  • Mintaka
    24/04 à 00:21
    Mercredi soir j'ai fait la grande dictée sur FR5 et j'ai découvert le mot kouign-amann, une pâtisserie emblématique de la cuisine bretonne.

    C'est certainement délicieux, mais ça ne rivalise sans doute pas avec les crêpes de Bichem !
  • atheofv
    24/04 à 08:45
    • En réponse à Mintaka #274 le 24/04 à 00:20* :
    • « Trouvez la profession

      Elle extirpe les bouchons de cire humaine avec une poire. »
    Pirobouchoceraextractrice
  • Ratanak
    24/04 à 10:38
    • En réponse à Mintaka #274 le 24/04 à 00:20* :
    • « Trouvez la profession

      Elle extirpe les bouchons de cire humaine avec une poire. »
    Ça irait plus vite avec un Karcher !
  • Ratanak
    24/04 à 10:40
    • En réponse à Mintaka #275 le 24/04 à 00:21 :
    • « Mercredi soir j'ai fait la grande dictée sur FR5 et j'ai découvert le mot kouign-amann, une pâtisserie emblématique de la cuisine bretonne.... »
    ... ça ne rivalise sans doute pas avec les crêpes de Bichem !

    Tout dépend du dosage du tungstène et des algues. 😁
  • Mintaka
    24/04 à 10:57
    • En réponse à atheofv #276 le 24/04 à 08:45 :
    • « Pirobouchoceraextractrice »
    Je reste sourd à ta proposition.
  • Mintaka
    24/04 à 10:58
    • En réponse à Ratanak #277 le 24/04 à 10:38 :
    • « Ça irait plus vite avec un Karcher ! »
    Décidément, tu n'y entends rien... C'est inouï !