Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

les deux mon adjudant ! [exp]

les deux mon général ! ; les deux mon capitaine ! ; les deux sont vrais ; les deux mon lieutenant ; les deux mon commandant ; les deux mon colonel

Origine et définition

Dans l'armée, il est bien connu que, si on ne veut pas prendre de risques et bien se faire voir, il vaut mieux être du même avis que le chef.
C'est par plaisanterie ou moquerie que certains ont considéré que, lorsque le supérieur hiérarchique propose une alternative et qu'on n'est pas sûr de la réponse que lui ferait, il vaut mieux répondre "les deux, mon..." suivi du grade du supérieur.
Alain Rey indique l'origine suivante : "Allusion à une réponse comique d'un répertoire troupier", mais sans mieux préciser la source.
Toujours est-il que cette formule a donné lieu à des blagues diverses, d'un très haut niveau intellectuel, presque aussi haut que certaines de mes plaisanteries à moi, dont voici un excellent exemple :
« Dans une caserne,un officier dit à un militaire :
Demain, le grand général des généraux va venir vous poser 3 questions : tout d'abord il vous demandera "Depuis quand êtes vous ici ?" et vous lui répondrez "6 mois, mon général", après, il vous demandera "Quel âge avez-vous ?" vous lui répondrez "18 ans, mon général" et pour finir il vous demandera "Préférez-vous les petits pois ou les carottes ?" vous lui répondrez "les deux, mon général".
Le lendemain le grand général arrive et dit :
- Quel âge avez vous ?
- 6 mois, mon général.
- Depuis combien de temps êtes-vous ici ?
- 18 ans, mon général.
- Vous me prenez pour un con ou pour un imbécile ?
- Les deux, mon général... »

Exemples

« La Cipale : sportif ou bucolique ? Les deux, mon général. Sis en bordure sud du bois de Vincennes, le vélodrome municipal, plus communément dénommé Cipale, n'attire plus que quelques vétérans, se tirant la bourre chaque week-end en combinaison rose fluo. »
Le Nouvel Observateur - Article du 24 mai 2007

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Gallois brawd mygu yw tagu étouffer est le frère d'étrangler
Gallois chwaer i Mam yw Modryb la tante est la soeur de la mère
Gallois llathen o'r un brethyn yw'r ddau tous les deux sont un yard du même tissu
Gallois un baw iâr a'r llall baw aderyn l'un c'est de la merde de poulet, l'autre c'est de la merde d'oiseau
Gallois yr un peth yw Siôn a'i glocsen jean ou son sabot, c'est pareil
Roumain si una si alta toutes les deux
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Commentaires sur l'expression « les deux mon adjudant ! » Commentaires

  • Utilisateur supprimé
    13/07/2023 à 23:54
    • En réponse à deLassus #180 le 13/07/2023 à 23:51 :
    • « {https: »
    Arrête de boire ! 😄
  • deLassus
    14/07/2023 à 00:08*
    • En réponse à deLassus #140 le 31/12/2020 à 11:30 :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Impeccable : le chapitre Origine et définition et l'exemple sont à un détail près* conformes à ce qu'on tro... »
    Le détail : dans le Livre, le titre est "les deux, mon général ! , et le texte se termine par le paragraphe suivant :
    " Dans l'expression proposée, 'général' peut être remplacé par n'importe quel autre nom de grade...

    God a été bien inspiré, et nos amis de Reverso bien mal !
    En effet, d'après mes pointages, "Mon général" apparaît 15 fois dans cette blague classique, publiée dans les journaux francophones entre 1910 et 1952 (mes sources ne dépassent habituellement pas 1950...)
    Suivi par "Mon colonel" (7 apparitions).
    Quant à "Mon adjudant", c'est simple : il n'apparaît nulle part ! Pas de chance, Reversiens.

    À chaque fois, le ressort comique est celui indiqué par God : le trouffion se trompe entre son âge et la durée du service qu'il a déjà effectué.

    1. À tout seigneur tout honneur : la première parution de cette blague est le 20 mars 1910 dans le Supplément illustré du Petit Comtois :
    Cette page.
    Si besoin, zoom au bas des colonnes 4 et 5 (Titre Les trois questions). Suite et fin au haut de la colonne 1 page 3.

    2. La palme de l'originalité revient au journal Le Patriote des Pyrénées (27/11/1935). Non pas à cause du grade (commandant), mais parce que l'histoire est racontée en patois béarnais :
    Cette page.
    Zoom en colonnes 6 et 7 (rubrique caùses de nouste).
  • deLassus
    14/07/2023 à 00:20
    • En réponse à Utilisateur supprimé #181 le 13/07/2023 à 23:54 :
    • « Arrête de boire ! 😄 »
    Vien bu !