Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

mettre les écureuils à pied [v]

couper les arbres

Origine et définition

À première vue, lorsqu'on sait que l'expression "mettre à pied" veut dire congédier, licencier quelqu'un (), on est en droit de se demander où on aurait déjà vu un écureuil subir un tel affront.
Certes, dans certains pays où on trouve des vaches mauves, les marmottes travaillent à la chaîne (). Mais comment pourrait-on confondre une marmotte et un écureuil ?
Toutefois, lorsqu'on connaît le sens exact de l'expression, tout s'éclaire.
On sait bien que les écureuils sont de petits animaux qui batifolent principalement dans les arbres. Alors pour les obliger à se mouvoir au sol "à pied", ne suffit-il pas d'abattre les arbres où ils nichent et vivent ?
Voilà comment cette expression maintenant désuète est née au cours du XIXe siècle.

Exemples

« Dans l'inspection éphémère de Jussey, administrée il y a quelques années par M. Colomb, resté là juste le temps de s'y faire regretter, il en est de plus jeunes, mais également belles d'avenir, en des bois communaux où vingt-cinq ans auparavant on mettait les écureuils à pied »
Bulletin trimestriel de la société forestière de Franche-Comté & Belfort - 1891

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Français (Canada) stresser les castors
Latin sciuri posuit in pede Couper l'écureuil sur pied
Néerlandais het gras voor de voeten wegmaaien tondre l'herbe sous les pieds de quelqu'un
Néerlandais iemand iets "afsnoepen" avoir l'occasion de faire quelque chose avant que l'autre puisse le faire (couper l'herbe sous le pied de quelqu'un).
Zoulou beka ama squirrel ngezinyawo couper les écureuils sur pied
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Commentaires sur l'expression « mettre les écureuils à pied » Commentaires

  • SyntaxTerror
    03/12/2022 à 19:38
    • En réponse à Ratanak #240 le 03/12/2022 à 18:54* :
    • « Meuh non ! Mon © est un "©opyright" *, pas un "©ontrepet" !


      * En l'occurrence, © Germaine, qui nous manque... »
    Ouf !
    Nous sommes plus habitué-e-s au deuxième qu'au premier, d'où ma méprise.
    J'avais déjà fait la réflexion au sujet de DiwanC il y a quelque temps ... sans que la situation n'évolue ...
  • Bichem
    03/12/2022 à 20:35*
    Norman! 🌲
    Les écureuils aujourd'hui traversent sur des ponts
  • atheofv
    03/12/2022 à 20:41
    • En réponse à Bichem #242 le 03/12/2022 à 20:35* :
    • « Norman! 🌲
      Les écureuils aujourd'hui traversent sur des ponts »
    Biche Michel Sapin ?
  • Bichem
    03/12/2022 à 20:52
    • En réponse à atheofv #243 le 03/12/2022 à 20:41 :
    • « Biche Michel Sapin ? »
    Bon non toujours pas😁🐿️
  • lalibellule
    03/12/2022 à 21:06*
    • En réponse à SyntaxTerror #233 le 03/12/2022 à 18:05* :
    • « Hélas, tous les films, projetés sur grand écran (ou sur petit écran à partir d'un support magnétique), sont appelés des "copies" ... »
    Les cinémas de Québec recevront sous peu les copies du nouveau film de Spielberg.

    C’était un des exemples de l’emploi de copie.
  • lalibellule
    03/12/2022 à 22:05*
    L’hiver au Canada ...

    Image externe
  • Utilisateur supprimé
    04/12/2022 à 00:30
    • En réponse à lalibellule #246 le 03/12/2022 à 22:05* :
    • « L’hiver au Canada ...

      https://zupimages.net/up/22/48/uufi.jpeg »
    Ils sont complètement givrés...
  • Pierre Lincourt
    09/12/2022 à 01:41
    L’expression ‘stresser les castors’ introduite par un contributeur inconnu est elle-même inconnue au Québec!
  • deLassus
    13/06/2023 à 21:26
    • En réponse à deLassus #212 le 27/12/2020 à 16:46 :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Impeccable : le chapitre Origine et définition et l'exemple sont en tous points conformes à ce qu'on trouve... »
    J'ajoute, pour être complet, que dans le Livre le sous-titre de la page (signification) est :
    "Couper les arbres."
  • joseta
    19/04/2025 à 08:03
    QUI SUIS-JE nº545

    Je suis un compositeur wallon, puis français
    - style: musique classique, opéra-comique
    - mon père est violoniste, mais moi, au départ, je manifeste peu de dons pour la musique. Ma vocation naît à l’écoute des opéras-bouffes italiens
    - après des études de chant, de basse continue et de composition, j’obtiens une bourse pour étudier à Rome à la fondation Lambert-Darchis (1761-1766)
    - ma connaissance du chant, de la musique italienne et son inventivité mélodique me poussent à écrire des opéras
    - mon premier opéra-comique est créé à Genève en 1766. J’y rencontre Voltaire qui devient mon ami. Les deux voltèrent dans Genève, et connurent la jeune Ève
    - en 1771, j’épouse la fille d’un peintre lyonnais et peintre elle-même
    - à la suite du succès qu’obtient un de mes opéras en 1768 à Paris, je compose une quinzaine d’opéras et plus de 40 opéras-comiques jusqu’en 1803
    - durant la seconde moitié du XVIIIème siècle, je suis le maître du genre en France
    - après avoir été directeur de la musique de Marie-Antoinette, je deviens, après la Révolution, protégé de Napoléon, qui me fait Chevalier de la Légion d’honneur fin 1803
    - un air tiré d’une de mes oeuvres (1783), deviendra (après avoir été adapté par David Buhl), un des chants militaires les plus populaires au sein de la Grande Armée durant les champs de bataille, notamment lors de l’entrée de la Grande Armée à Moscou, en 1812
    - je suis, avec François-Joseph Gossec, Étienne-Nicolas Méhul, Jean-François Lesueur et Luigi Cherubini, l’un des inspecteurs de l’enseignement et des exécutions publiques du Conservatoire de musique
    - couvert de gloire, je suis nommé à l’Académie, en 1795, et je me retire dans une ancienne propriété de Jean-Jacques Rousseau
    - une statue commémorative de ma personne, se trouve aujourd’hui au Metropolitan Museum of Art de New York
    - hommages (Belgique): entre 1980 et 1996, le recto d’un billet belge affiche mon éfigie; une rue, un musée, une académie de musique, 2 salles de réunions portent mon nom, une statue, un buste, et une peinture de ma personne se trouvent à Liège; et j’ai une rue à Bruxelles
    - hommages (France): une rue à Paris, une rue à Nantes, une place à Perpignan et une avenue à Maisons-Laffitte et Montmorency portent mon nom, j’ai un portrait au Château de Versailles; un buste à Montmorency, etc.
    - un astéroïde de la ceinture principale est nommé en mon honneur.
  • atheofv
    19/04/2025 à 08:37
    • En réponse à joseta #250 le 19/04/2025 à 08:03 :
    • « QUI SUIS-JE nº545

      Je suis un compositeur wallon, puis français
      - style: musique classique, opéra-comique »
    Connaissais pas... Mais il faut dire qu'en matière cinématographique, je suis nul.

    Trouvé grâce à : "Les deux voltèrent dans Genève, et connurent la jeune Ève…"
    On croirait du Joseta !
  • joseta
    19/04/2025 à 09:21
    • En réponse à atheofv #251 le 19/04/2025 à 08:37 :
    • « Connaissais pas... Mais il faut dire qu'en matière cinématographique, je suis nul.

      Trouvé grâce à : "Les deux voltèrent dans Genève, et c... »
    😄
    Je n'ai pas pu m'en empêcher...désolé.
  • atheofv
    19/04/2025 à 09:48
    • En réponse à joseta #252 le 19/04/2025 à 09:21 :
    • « 😄
      Je n'ai pas pu m'en empêcher...désolé. »
    Je t'en prie. Ne t'empêche pas !
  • Ratanak
    19/04/2025 à 12:52
    • En réponse à joseta #250 le 19/04/2025 à 08:03 :
    • « QUI SUIS-JE nº545

      Je suis un compositeur wallon, puis français
      - style: musique classique, opéra-comique »
    Trouvé.
  • joseta
    19/04/2025 à 17:11
    • En réponse à joseta #250 le 19/04/2025 à 08:03 :
    • « QUI SUIS-JE nº545

      Je suis un compositeur wallon, puis français
      - style: musique classique, opéra-comique »
    JE SUIS
    Image externe
    André-Ernest-Modeste GRÉTRY
    Liège,1741/Montmorency,1813
  • joseta
    19/04/2025 à 18:51
    • En réponse à joseta #255 le 19/04/2025 à 17:11 :
    • « JE SUIS
      https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/da/Andr%C3%A9_Ernest_Modeste_Gr%C3%A9try_%28cropped%29.jpg/500px-Andr%C3%A9_... »
    Ami de Voltaire: André de bon gré trie...(ses amis)
  • Ratanak
    19/04/2025 à 20:09*
    • En réponse à joseta #256 le 19/04/2025 à 18:51 :
    • « Ami de Voltaire: André de bon gré trie...(ses amis) »
    Trie-t-il aussi les pieds de l'inconnu du 40e étage ? Sont-ce des pieds d'écureuils ?
  • lalibellule
    15/05/2025 à 02:07*
    Aïe, encore des écureuils à mettre à pied … mais il n’y aura pas de remboursements sans factures déjà payées… non mais soyons raisonnables 🐿️🐿️🐿️🐿️
    On pourrait dire (en argot américain) quand même que le tirage au sort des expressions est un chouïa squirrely, c’est-à-dire bizarre … louche … un peu pas net …
  • atheofv
    15/05/2025 à 06:02
    Remboursez !
  • joseta
    15/05/2025 à 08:10
    QUI SUIS-JE ? nº556

    Je suis un artiste russe, à la fois peintre, sculpteur, photographe et designer
    - je suis l’un des fondateurs du ‘constructivisme russe’ et j’ai beaucoup influencé le design russe et la photographie par mes travaux
    - inscrit à l’ecole paroissiale, je poursuis des études de prothésiste dentaire jusqu’en 1909
    - entre 1910 et 1914, je suis élève de Nicolaï Fechin et Georgi Medvedev à l’École d’art de Kazan
    - j’expose mes premières oeuvres en 1913
    - à la fin de mes études, je m’installe à Moscou où je m’inscris à l’École d’arts appliqués Stroganoff, que je quitte rapidement. Je travaille seul et je réalise en 1915 mes premières compositions géométriques en noir et blanc, dessinées au compas et à la règle
    - par l’intermédiaire de l’architecte Viktor Vesnine, je rencontre Tatline et j’expose mes oeuvres dans l’exposition collective “Magasin” en 1916, aux côtés, notamment des peintres Lioubov Popova, Alexandra Exter et Ivan Klioune
    - je pousuis mes recherches autour de la peinture abstraite et je me rapproche des peintres les plus novateurs de l’époque
    - démobilisé en 1917,, je dessine, pour le ‘Café pittoresque’ des projets de lampes, l’occasion pour moi d’appliquer mes recherches à des objets du quotidien
    - je commence à créer des constructions spatiales et des projets d’architecture (kiosques à journaux, édifices, etc.)
    - à partir de cette époque, je fonde avec d’autres le Syndicat des artistes peintres dans la fédération la plus avant-gardiste, dite “de gauche”
    - je fais partie de nombreux instituts officiels, et j’enseignerai dans les nouvelles écoles d’art créés à la Réolution jusqu’à leur suppression par le pouvoir politique, inquiet de l’innovation de l’enseignement en 1930
    - je présente, en 1919, mes toiles Noir sur noir pour répondre à la série des Blanc sur banc de Malevitch. Je commence à réaliser des collages puis des photo-montages
    - en 1921 je participe à plusieurs expositions. Lors de l’une d’elles, je présente un triptyque de toiles monichromes comportant chacune une couleur primaire
    - à la suite de cette manifestation, je signe le manifeste productiviste dans lequel je m’engage à abandonner la peinture de chavalet au profit de la production d’objets usuels. En mars de 1921, le constructivisme naît formellement comme nouveau courant artistique
    - en 1922, je réalise de nombreuses affiches politiques, affiches de films, affiches et objets publicitaires influencés par le constructivisme
    - en 1923, je commence à collaborer avec de nombreuses maisons d’édition pour des travaux de mise en page; je réalise aussi les couvertures de la revue futuriste et constructiviste LEF jusqu’en 1925 puis, plus tard celles de Novy LEF, dirigées par le poète futuriste Vladimir Maïakovski. Je collabore avec le poète, pour lequel j’illustrerai l’une de ses oeuvres les plus connues
    - à partir de 1924, je me consacre à la photographie où je poursuis mes expériences picturales. Je fais également de nombreux portraits
    - en 1925, je monte le pavillon soviétique à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris et je présente mon projet de Club ouvrier
    - je travaille ensuite pour le cinéma et le théâtre en dessinant des meubles, des décors et des costumes
    - pendant la Seconde Guerre mondiale, je quitte Moscou avec d’autres artistes pour me réfugier dans la région de Perm (Oural). Je travaille à des affiches sur le thème de la grande guerre patriotique
    - après guerre, je continue à publier des albums à la gloire de l’Union soviétique
    - ma collection privée est exposée au musée Pouchkine de Moscou.