Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

faire la tournée des grands-ducs [v]

faire une sortie luxueuse ; faire le tour des cabarets ; faire tous les spectacles ; sortir et dépenser sans compter ; faire une virée nocturne ; faire la fête en dépensant sans compter

Origine et définition

Ne faut-il pas impérativement être un ornithologue pour trouver chouette, la nuit, de faire la tournée des grands-ducs () ?
Eh bien pas uniquement !
Si, aujourd'hui, on entend beaucoup parler de star system, à la fin du XIXe siècle, en Russie, ils en étaient encore au système des tsars.
A cette époque, attirés par l'attrait de la ville lumière qui venait d'être 'refigurée' par le baron Haussmann () et rendue propre grâce à l'arrêté du préfet Eugène Poubelle (), les princes de la famille impériale (ils avaient tous le titre de grand-duc), désoeuvrés et voyageurs, venaient régulièrement en goguette dans la capitale où ils allaient de cabaret en cabaret, de spectacle en spectable, de lieu de plaisir en lieu de plaisir, en dépensant sans compter.
C'est tout simplement de ces longues virées nocturnes et coûteuses qu'est née notre expression.

Exemples

"On va faire la tournée des grands-ducs !"

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand ganz groß ausgehen sortir de manière grandiose
Anglais to paint the town red peindre la ville en rouge
Anglais (USA) to go out on the town sortir sur la ville
Danois male byen rød peindre la ville en rouge
Espagnol (Espagne) irse de copas s'en aller de verres
Espagnol (Espagne) irse de juerga s'en aller faire la bringue
Espagnol (Espagne) irse de parranda aller faire la bringue
Espagnol (Espagne) irse de picos pardos s'en aller de becs bruns
Français (Canada) faire Québec à l'envers
Néerlandais (Belgique) de bloemetjes buiten zetten mettre les petites fleurs dehors
Néerlandais (Belgique) de grote Jan uithangen étendre le grand Jean
Néerlandais de bloemetjes buiten zettten -het er eens lekker van nemen mettre les petits fleurs dehors -en prendre à sa guise
Slovaque vymetat bary balayer des bars
Tchèque vymetat bary balayer des bars
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Commentaires sur l'expression « faire la tournée des grands-ducs » Commentaires

  • #21
    chirstian
    31/10/2006 à 11:42*
    • En réponse à <inconnu> #10 le 31/10/2006 à 09:24 :
    • « Deiz mad d’an oll 🙂
      Il serait intéressant de savoir à quelle époque Bubo bubo a reçu le nom vernaculaire de grand-duc d’Europe.(Cette appell... »
    Il serait intéressant de savoir à quelle époque Bubo bubo a reçu le nom vernaculaire de grand-duc d’Europe
    le mot "duc" désignait déjà l’oiseau nocturne dans le dico de l’Ac Fr de 1694 en raison de l’articulation de sa tête. C’est cette particularité qui a valu aux hiboux et autres chouettes d’être persécutés (cloués aux portes etc...). Depuis quand parlet-on du "grand-duc" ? ça par contre, c’est une colle : au moins depuis LAMARCK, Philos. zool., t. 1, 1809, p. 338 citée par le TLFI.
    Qu’il y ait eu en même temps : des ducs (nobles et oiseaux) et des grands-ducs (nobles et oiseaux) ne fait aucun doute.
    @11 GOD :
    Que l’expression ait été appliquée aux virées nocturnes des riches russes , et qu’elle ait le sens de "sortie dispendieuse" ne fait naturellement aucun doute.
    A-t-on choisi cette dénomination de "grands-ducs" en pensant aux oiseaux nocturnes, ou non ? Je suis certain d’avoir d’autres sources ... mais z’où ? Je partage effectivement tes réserves quant à Wikipédia (encore que ...!)
    Mais plus généralement je pense que quand une expression repose ainsi sur un jeu de mots (ou pour le moins : le permet facilement), il est rare qu’il n’ait pas été conscient ou volontaire. Si l’un d’entre nous avait été le premier chroniqueur, chargé de parler de la virée nocturne de riches aristocrates , dont beaucoup étaient russes, et parmi eux la plupart princes et grands ducs , il aurait naturellement choisi grand-duc plutôt que prince, et c’est ce choix qui aurait ensuite assuré le succès d’une telle expression qui, sinon, n’aurait aucun intérêt : imagine "la tournée des princes" ou "la tournée des milliardaires" : un bide !
    Mais si j’ai le temps , je vais creuser !
    ajout : source antérieure à celle de Lamarck : 1704 « oiseau de nuit » (Trév., s.v. duc). Composé de grand et de duc (cité par le TLFI)
  • #22
    Elpepe
    31/10/2006 à 11:54
    • En réponse à chirstian #21 le 31/10/2006 à 11:42* :
    • « Il serait intéressant de savoir à quelle époque Bubo bubo a reçu le nom vernaculaire de grand-duc d’Europe
      le mot "duc" désignait déjà l’oi... »
    Allez, creuse, Chirstian. Tu es notre garimpero héros des mots.
    Aux grands maux les grands-ducs, on attend ta tournée ! 😄
  • #23
    God
    31/10/2006 à 12:07
    • En réponse à chirstian #21 le 31/10/2006 à 11:42* :
    • « Il serait intéressant de savoir à quelle époque Bubo bubo a reçu le nom vernaculaire de grand-duc d’Europe
      le mot "duc" désignait déjà l’oi... »
    Creuse ! comme ils disent à Guéret, il en sortira sûrement quelque chose.
    Mais une question que je me pose : au moment où cette expression est sortie, à la fin du XIXe, avait-on connaissance des moeurs du grand-duc (le volatile) ?
    Dans ce cas, cela aurait pu effectivement pousser à utiliser ce terme pour l’expression, par jeu de mot. Mais dans le cas contraire...
  • #24
    Rikske
    31/10/2006 à 12:19
    • En réponse à <inconnu> #18 le 31/10/2006 à 11:32 :
    • « Et pour les femmes, comment pourrait-on dire ?
      faire la tournée des grandes duchesses ? ça veut plus rien dire...
      ? »
    C’est en faisant la tournée des grandes duchesses qu’elles ont mouillé leurs chemises...
  • #25
    borikito
    31/10/2006 à 12:42*
    • En réponse à <inconnu> #18 le 31/10/2006 à 11:32 :
    • « Et pour les femmes, comment pourrait-on dire ?
      faire la tournée des grandes duchesses ? ça veut plus rien dire...
      ? »
    Pour les femmes nous verrions plutôt la tournée des grands... lucs (anagramme)
  • #26
    cotentine
    31/10/2006 à 12:49
    leurs chemises ou leurs chaussettes ?
    A l’origine, faire le tour des cabarets, spectacles et boîtes de nuit luxueux.
    Il y eut peut-être (?) aussi une autre forme de "tournée des grands ducs"
    "De septembre à octobre, des centaines de Russes s’installent à Biarritz, là où «le murmure de la mer et la brise embaumée leur donnent force et vitalité pour supporter ensuite dix mois dans leur chère, très chère, mais froide et sombre patrie»." Alexandre de La Cerda raconte l’engouement de l’aristocratie russe pour la station balnéaire lancée par Napoléon III et Eugénie.( Plus de 1 200 en 1894)
  • #27
    chirstian
    31/10/2006 à 12:50*
    • En réponse à God #23 le 31/10/2006 à 12:07 :
    • « Creuse ! comme ils disent à Guéret, il en sortira sûrement quelque chose.
      Mais une question que je me pose : au moment où cette expression e... »
    "avait-on connaissance des moeurs du grand-duc" ? j’ai relevé des citations de 1704 et 1809. Mais pour moi la comparaison repose clairement sur la similitude de nom et la similitude de vie nocturne. (éventuellement similitude de "noblesse" de comportement : le grand-duc a un port impressionnant , ce n’est pas un pigeon (même si...)!
    Je ne cherche pas la similitude dans les "tournées" des uns et des autres : le grand-duc fait peut être "la tournée de son territoire" ,mais là on passe dans des comparaisons plus que douteuses ....
  • #28
    Elpepe
    31/10/2006 à 13:20
    • En réponse à chirstian #27 le 31/10/2006 à 12:50* :
    • « "avait-on connaissance des moeurs du grand-duc" ? j’ai relevé des citations de 1704 et 1809. Mais pour moi la comparaison repose clairement... »
    - Jeanson (Marcel, 1885-1942). Industriel, s’est passionné pour les livres à planches et sa bibliothèque rassemblée sur une vingtaine d’années était l’une des plus belles du monde. Elle contenait, principalement, des livres de chasse et d’ornithologie. La dispersion de sa bibliothèque a été effectuée en plusieurs temps : Une première vente chez Sotheby’ à Monaco, les 28 et 1 mars 1987, la deuxième, à Monaco le 16 juin 1988, et la troisième le 10 octobre 2001, chez Maître Claude Aguttes, à Neuilly. Un beau catalogue de la vente du 10 octobre 2001, fut édité.
    - Milon (Colonel). Conservateur de la Réserve des Sept Iles. Voyageur impénitent et amoureux de la nature. Ayant servi en Extrême-orient, en Chine et Indochine française, puis en Afrique et à Madagascar, il a toujours cherché à rassembler dans ses deux bibliothèque (Paris et Bretagne) des livres évoquant et illustrant ces pays qu’il a beaucoup aimés. Aucun des livres de sa bibliothèque, n’est insignignifiant et certains sont fort rares. Sa belle collection de voyages anciens, Ornithologie, sciences naturelles ( faune et flore), et livres anciens du XVe au XXe siècle (histoire et littérature) fut dispersée en deux temps : Paris (de son vivant), le 12 décembre 1991, et Brest. (après sa mort), le 16 avril 1993. Son ex-libris, gravé par A. Decaris indique les trois thèmes de sa bibliothèque : les voyages, les oiseaux et la Bretagne, avec l’inscription d’une citation de l’humaniste Juste Lipse "Ubicunque est, peregrinatur" (où qu’il soit, il voyage).
    (voir cette page
    Il me semble que l’ornithologie, vers la fin du XIXe siècle, ne souffrait d’aucune carence en matière de connaissances concernant le grand-duc... Ce qui ne constitue pas pour autant une preuve irréfutable de la préexistence d’un lien quelconque entre l’emplumé par nature et l’emplumé du chapeau, dans notre expression du jour.
  • #29
    chirstian
    31/10/2006 à 14:14
    le grand-duc est-il ou non cet emplumé que je décris ? Nul doute, en tous cas qu’il ne se faisait plumer durant toute la tournée !
  • #30
    PHILO_LOGIS
    31/10/2006 à 14:41
    • En réponse à momolala #7 le 31/10/2006 à 08:47 :
    • « Je complète la définition de Framboise : "De Bois-le-Duc, ville des Pays-Bas". Ce sont les jolis rubans frisottés par la vendeuse armée de c... »
    Pour autant que je m’en souvienne, de mes cours de géographie quand j’étais à l’Institut Sainte Marie - oui, mois aussi! - Bois-le-Duc, encore dit ’s Hertogenbosch (ancienne orthographe) ou ’s Hertogenbos (orthographe actuelle), est un territoire belge entouré de Pays Bas, en d’autres mots, une enclave. Mais ces cours remonte à, ... ou`là là, vous m’en direz tant. Entretemps, le cours de l’Histoire a peut-être changé, et il a donc fallu revoir les cours de géographie.
    Je demande confirmation... vu d’ici, à Vienne, c’est un peu trop loin, et donc trop petit sur la carte.
  • #31
    PHILO_LOGIS
    31/10/2006 à 14:43
    • En réponse à Jonayla #13 le 31/10/2006 à 10:27 :
    • « @ tous les québecquois zet québecquoises : comment faire pour se procurer de cette excellente bière ?? »
    qui a dit qu’elle est excellente, cette bière?
    Nous devrons d’abord la tester, lors de notre prochaine convention de expressio_une_fois.be.
    Quelles sont / Quels sont les Canadiennes / les Canadiens qui nous en apporteront? Les volontaires peuvent s’inscrire. On leur fera une place. UNE GRANDE !!!
  • #32
    Elpepe
    31/10/2006 à 15:13
    • En réponse à chirstian #29 le 31/10/2006 à 14:14 :
    • « le grand-duc est-il ou non cet emplumé que je décris ? Nul doute, en tous cas qu’il ne se faisait plumer durant toute la tournée ! »
    Note pour les San-Antoniophiles : "Le gala des emplumés" démarre par une mission assignée par le Vieux à San-Antonio : devenir l’amant d’une dame d’une quarantaine d’années, en lui tendant sa photo, vieille de quatre lustres (ce que le Tondu s’était bien gardé de lui signaler).
    Pour connaître la suite, lisez "le gala des emplumés", et vous saurez tout, tout, tout sur la tournée des grands-ducs, façon Béru.
    nota bene : l’oiseau n’étant aucunement de moeurs grégaires, s’il s’était le moins du monde agi de lui, on aurait parlé de la tournée DU grand-duc, kif-kif celle DU facteur. L’emploi du pluriel dans l’expression désigne LES coupables, emplumés du chapeau allant au cabaret mater des emplumées du ... tutu ! CQFD
  • #33
    lorangoutan
    31/10/2006 à 15:58*
    • En réponse à framboise #5 le 31/10/2006 à 08:37* :
    • « Bonjour à tous, et particulièrement à Rikske pour qui j’ai trouvé dans le Petit Larousse la définition suivante: Bolduc: ruban étroit de lin... »
    "Avoir du bol", c’est aussi "avoir du c..." Et avoir du bolduc, c’est idéal pour emballer les poils du c... dans un bol, non ?
  • #34
    chirstian
    31/10/2006 à 16:48
    • En réponse à Elpepe #32 le 31/10/2006 à 15:13 :
    • « Note pour les San-Antoniophiles : "Le gala des emplumés" démarre par une mission assignée par le Vieux à San-Antonio : devenir l’amant d’une... »
    L’emploi du pluriel dans l’expression désigne LES coupables, emplumés du chapeau allant au cabaret mater des emplumées du ... tutu ! CQFD
    qui pourrait imaginer que l’expression vise qui que ce soit d’autres que la tournée de cabaret en cabaret des riches fêtards ? Je dis seulement et avec insistance que le terme de grands- ducs a été retenu de préférence à tout autre , par analogie avec le grand duc qui comme eux sort la nuit !
    Quant aux moeurs grégaires ou non du facteur, est-ce à prendre au pied de la lettre ? Là je ne suis pas bien informé, mais je vais creuser aussi...
  • #35
    Elpepe
    31/10/2006 à 17:19
    • En réponse à chirstian #34 le 31/10/2006 à 16:48 :
    • « L’emploi du pluriel dans l’expression désigne LES coupables, emplumés du chapeau allant au cabaret mater des emplumées du ... tutu ! CQFD... »
    Mon facteur est une solitaire. Maintenant, peut-être qu’ailleurs, on les envoie par deux ? Quant à affirmer avec insistance "de préférence à tout autre", désolé, la démo n’est pas du tout étayée, et donc branlante... simple supposition qu’on a le droit de faire, ou pas. 🙂
    Qu’en dit le père ?
  • #36
    chirstian
    31/10/2006 à 17:51*
    à la fin du XIXe siècle
    tiens, je trouve une indication de temps : d’après Alain Rey (dictionnaire culturel) l’expression serait de Morand, 1933 : "allusion aux goûts des princes russes en visite à Paris"
    Donc créée postérieurement à l’époque où ces princes russes profitaient des joies du gai Paris. Cela me conforte dans l’idée d’une invention verbale intéressante, jouant sur le double sens.
    @35 Elpepe :
    pourquoi "de préférence à tout autre" ? Simplement parce qu’il n’y avait probablement pas une tournée spécifique pour les grands-ducs russes, une autre pour les princes italiens et une troisième pour les magnats américains. Alain Rey, parle du reste des "princes" russes et tous les romans de l’époque parlent d’une classe sociale internationale (on ne disait pas people!) . Or je ne connais que cette unique expression , dans laquelle se reconnaissent tous les fêtards, y compris nos amis belges d’Expressio (mâtin, quel site!)
  • #37
    momolala
    31/10/2006 à 18:03*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #30 le 31/10/2006 à 14:41 :
    • « Pour autant que je m’en souvienne, de mes cours de géographie quand j’étais à l’Institut Sainte Marie - oui, mois aussi! - Bois-le-Duc, enco... »
    Je ne peux que t’indiquer ce que dit le Petit Larrousse Illustré imprimé en Belgique en mai 1992 : "Bois-le-Duc : en néerl. ’s-Hertogenbosch, ville des Pays-Bas,chef-lieu du Brabant-Septentrionnal, 89 000 habitants (quand même en 1992). Cathédrale reconstruite au XVème siècle".
    Si ton enclave s’était appelée "Monaco", sûr que les Belges ne l’auraient pas laissée aux Néerlandais !
  • #38
    PHILO_LOGIS
    31/10/2006 à 18:06
    • En réponse à chirstian #36 le 31/10/2006 à 17:51* :
    • « à la fin du XIXe siècle
      tiens, je trouve une indication de temps : d’après Alain Rey (dictionnaire culturel) l’expression serait de Morand... »
    Nous, les belges fêtards, on fête tôt, dis!
  • #39
    PHILO_LOGIS
    31/10/2006 à 18:10*
    • En réponse à momolala #37 le 31/10/2006 à 18:03* :
    • « Je ne peux que t’indiquer ce que dit le Petit Larrousse Illustré imprimé en Belgique en mai 1992 : "Bois-le-Duc : en néerl. ’s-Hertogenbosch... »
    Voilà, je le savais! C’est la cathédrale qui m’a induit en erreur...
    Ou alors, la petite rousse imprimée en Belgique en 1992 n’a pas été à la même école que moi... ou en même temps... Je m’en souviendrais d’ailleurs.
    Etant encore au bureau maintenant, je n’ai ni mes dicos ni mes atlas d’époque sous la main. Je devrai donc vérifier ce soir en rentrant, si j’y arrive encore, ou alors demain, pendant mon congé. Vous vous imaginez, j’vais devoir travailler...
    Eh, mon Godemichou adoré, n’en profite pas pour nous fourguer un de tes vieux machins, hein, n’épuise pas ta réserve inconsidérément...
    Même si tes vieux machins provoquent des réactions parfois ... pour le moins tardives... (voir "enculer les mouches")
  • #40
    chirstian
    31/10/2006 à 18:21
    bon, et moi je continue à bosser ! Une source non recoupée attribuerait l’expression à "France la Doulce " pièce de Morand (1934) dont voici un résumé :"une dénonciation sans détours du mal qui ronge la France : la juiverie, la franc-maçonnerie, le cosmopolitisme, et qui exige un sursaut moral urgent..."
    Sais pas si quelqu’un peut confirmer : Morand ne fait pas partie de mes auteurs de prédilection , et le résumé ne me donne pas envie de m’y mettre !
    Mais si c’est vrai, l’origine de l’expression serait alors critique (ce qui n’est plus du tout le cas. Amusant !