Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

attendre quelqu'un comme les moines l'abbé [v]

ne pas attendre une personne

Origine et définition

Cette expression vient des couvents où les moines avaient l'autorisation de ne pas attendre leur supérieur et de se mettre à table à partir du moment où la cloche du repas avait sonné.

Compléments

Elle s'emploie par exemple lors d'un repas où les convives se mettent à table sans chercher à attendre ces fichus retardataires systématiques.
En Allemagne, une expression équivalente est : "Attendre quelqu'un de la main gauche", pendant que la droite porte les aliments à la bouche.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand warten auf niemanden ne pas attendre personne
Arabe (Algérie) el yed lisra raha testannakoum la main gauche vous attend
Grec κρεμάσαμε το κουτάλι avoir suspendu la cuillère
Hongrois várja, mint macska a fürdetést attendre comme un chat à prendre un bain
Italien non aspettare nessuno n'attendre personne
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Commentaires sur l'expression « attendre quelqu'un comme les moines l'abbé » Commentaires

  • #41
    Paracas
    09/10/2016 à 09:56
    • En réponse à LeboDan_Ubbleu #40 le 09/10/2016 à 09:43 :
    • « Ça semble en effet être de sacré boute-en-train, mais en tout cas des gens qui ont tout compris à la vie. Il n'attendent pas l'abbé pour p... »
    Absolument c'est constamment la joie et la négresse...🙂
  • #42
    le gone
    09/10/2016 à 10:09
    Jamais entendu celle-ci...
  • #43
    joseta
    09/10/2016 à 10:14
    - Où tu étais, papa ?
    - oh, je vaguais ça et là, adonné à mes rêves...
    - à tes rêves errant père ?
    - à qui ?
  • #44
    SyntaxTerror
    09/10/2016 à 10:18
    • En réponse à Paracas #26 le 09/10/2016 à 08:00 :
    • « Voulant nettoyer son église de fond en comble, le curé monte sur l'échelle pour laver l'haut.
      Il rate un barreau et choit.
      Moralité: l'abbé... »
    le curé monte sur l'échelle pour laver l'haut.
    Chez nous, on dit "lever l'haut". Tu aurais dit "laver Maria", j'aurais compris ...
    C'est pas tout ça, qu'est-ce qu'il fait l'abbé alors que les moines se mettent à table ? Est-ce qu'on choisit les abbés parmi les moines qui n'ont jamais faim ?
  • #45
    joseta
    09/10/2016 à 10:36
    - Regarde comme ce prêtre se déplace lentement...
    - on ne verra jamais un prêtre hâté, voyons !
  • #46
    le gone
    09/10/2016 à 10:51
    Ils mangent bien ! la preuve !
  • #47
    joseta
    09/10/2016 à 11:06*
    - Alors, monsieur l'abbé, on n'est pas encore monté en grade ?
    - je suis près là...
    - prélat ? Félicitations !
  • #48
    Paracas
    09/10/2016 à 11:29*
    • En réponse à SyntaxTerror #44 le 09/10/2016 à 10:18 :
    • « le curé monte sur l'échelle pour laver l'haut.
      Chez nous, on dit "lever l'haut". Tu aurais dit "laver Maria", j'aurais compris ...
      C'est pas... »
    "Laver l'haut"...."abbé Canne"
    Oué bof, je sais "peut mieux faire"..🙁
    Bon allez je vous laisse, les Lapeau-d'Esfesses m'attendent.
    @ demain et bon dimanche...🙂
  • #49
    joseta
    09/10/2016 à 11:50
    Quand Erich Hecke, un homme croyant qui ne ratait jamais une messe, eut une fille, il la prénomma Ève, pour avoir l'Ève Hecke à la maison. 😐
  • #50
    joseta
    09/10/2016 à 12:57
    On frappe chez Sa Sainteté
    - Bonjour ! Je peux voir le pape ?
    - non, pape au lit...
    - pourquoi c'est pas poli ?
  • #51
    le gone
    09/10/2016 à 14:55
    Vous n'attendez personne ? Alors lui il viendra !
  • #52
    Jacques1949b
    09/10/2016 à 16:52*
    ..et son contraire (?): son pesant de cacahouettes.. d'accord, mais si elles sont en or ? hmm... Que vaut un pesant de cacahouettes.. en or ? 🙂
    C'est limite question existentielle...
  • #53
    SyntaxTerror
    09/10/2016 à 18:02
    • En réponse à Jacques1949b #52 le 09/10/2016 à 16:52* :
    • « ..et son contraire (?): son pesant de cacahouettes.. d'accord, mais si elles sont en or ? hmm... Que vaut un pesant de cacahouettes.. en or... »
    T'as pas remarqué ?
    On a changé d'expression ce matin !
  • #54
    joseta
    09/10/2016 à 19:24
    Émile Zola assistait comme spectateur à un cross où participait son ami l'abbé... et quand le religieux passa devant lui en tête, Zola s'écria:
    L'abbé tu mènes !
  • #55
    Utilisateur supprimé
    10/10/2016 à 00:36*
    Il doit y avoir un exemple de l'utilisation de l'expression dans la rubrique Exemple sauf qu'il n'y a point de rubrique ainsi nommée. A-t-elle été supprimée cette rubrique dans les rediffusions ou...je ne sais pas...j'aurais voulu voir comment un écrivain incorporait cette expression un peu sèche dans ses écrits...et ce n'est pas la première fois que cette rubrique ne soit pas là...
  • #56
    DiwanC
    10/10/2016 à 01:58
    • En réponse à Utilisateur supprimé #55 le 10/10/2016 à 00:36* :
    • « Il doit y avoir un exemple de l'utilisation de l'expression dans la rubrique Exemple sauf qu'il n'y a point de rubrique ainsi nommée. A-t-e... »
    Peut-être parce que God n'en a pas trouvé...
    J'ai un peu cherché et n'ai trouvé que cette page :
    Attendre quelqu'un comme les moines font l'abbé, c'est-à-dire se mettre à table et dîner sans l'attendre (locution née de ce que dans les monastères l'heure de chaque chose est réglée).
    🙂
  • #57
    Utilisateur supprimé
    10/10/2016 à 02:32
    • En réponse à DiwanC #56 le 10/10/2016 à 01:58 :
    • « Peut-être parce que God n'en a pas trouvé...
      J'ai un peu cherché et n'ai trouvé que cette page :
      Attendre quelqu'un comme les moines font l'... »
    J'ai vérifié que pour les 10 dernières expressions il n'y pas (ou il n'y a plus) de rubrique Exemple. Elle a été supprimée ???
  • #58
    SyntaxTerror
    10/10/2016 à 09:19
    • En réponse à Utilisateur supprimé #57 le 10/10/2016 à 02:32 :
    • « J'ai vérifié que pour les 10 dernières expressions il n'y pas (ou il n'y a plus) de rubrique Exemple. Elle a été supprimée ??? »
    Il n'existait peut-être pas encore de rubrique "Exemple" début 2007, je ne me souviens plus ...
  • #59
    Psylocybe
    25/04/2020 à 00:40*
    ATTENDRE COMME QUELQU'UN
    LA MORT LÀ-BAS
    ֍֍֍֍

    Ode aux pauvres bougres, morts pour une certaine idée de la liberté avec une balle Minié dans le coeur.
    ֍֍֍֍

    Remontant la Yazoo, la Princesse Galeuse II, un sloop au tiers bômé, rattrape les barges de Verlorene Haufen, les Enfants Perdus, du 1st Louisiana Regiment Native Guard Infantry qui vont être sacrifiés sur les meurtrières défenses confédérées de Yazoo City. Bons enfants, ils rient et saluent les matelots, en particulier les gabières blondes et leur quartier-maitre, la ténébreuse mais altière Alli Oulli, de l’agile embarcation qui les double sans efforts. Ils ne le savent pas encore, mais ils seront accueillis par une muraille de plomb sudiste, délibérément infectée par des déjections humaines, surtout après le désastre du Molitor qui git maintenant par le fond à cause d’une fausse manœuvre des artilleurs béjaunes des premiers Ironclads.

    Pour éviter leur sort, la capitaine Iphigénie à fait hisser le drapeau suisse à son grand mât et fait jouer une rare version de I wish I was in Dixie1 à la flute et à l’épinette, par le laird O’Gognaugh, les princesses roumaines et l’arrière-grand-père de Bob Dylan à la guitare (Et les fascinantes photos d’époque), toujours captifs et rançonnés, accompagnés par le chœur des gabières, armées de rouge et en larmes. 2

    1 Origine obscure, peut-être du billet de 10 dollars émis par la Banque des citoyens de Louisiane en 1860.

    2 Évidemment les nostalgiques de DIXIE et de OH! SUSANNA n’étaient pas les esclaves Noirs qui ramassaient le coton ou les white trash rednecks qui s’escrimaient sur leur petit lopin de terre stérile, mais les opulents planteurs Blancs et leurs filles aux crinolines exubérantes comme dans Gone with the wind.
    ֍֍֍֍

    On ne peut parler de cette guerre fratricide sans évoquer la Gettysburg Address, sans doute un des plus grands discours politiques de tous les temps, dont voici le texte avec sa traduction française, discours prononcé quelques mois après la terrible bataille de Gettysburg d'où les Confédérés et les états de l'Union sortent pantelants et meurtris.

    THE GETTYSBURG ADDRESS

    Fourscore and seven years ago our fathers brought forth, on this continent, a new nation, conceived in liberty, and dedicated to the proposition that all men are created equal. Now we are engaged in a great civil war, testing whether that nation, or any nation so conceived, and so dedicated, can long endure. We are met on a great battle-field of that war. We have come to dedicate a portion of that field, as a final resting-place for those who here gave their lives, that that nation might live. It is altogether fitting and proper that we should do this. But, in a larger sense, we cannot dedicate, we cannot consecrate — we cannot hallow — this ground. The brave men, living and dead, who struggled here, have consecrated it far above our poor power to add or detract. The world will little note, nor long remember what we say here, but it can never forget what they did here. It is for us the living, rather, to be dedicated here to the unfinished work which they who fought here have thus far so nobly advanced. It is rather for us to be here dedicated to the great task remaining before us — that from these honored dead we take increased devotion to that cause for which they here gave the last full measure of devotion — that we here highly resolve that these dead shall not have died in vain — that this nation, under God, shall have a new birth of freedom, and that government of the people, by the people, for the people, shall not perish from the earth.

    ֍֍֍֍

    LE DISCOURS DE GETTYSBURG

    Il y a quatre-vingt sept ans, nos pères ont, sur ce continent, mis au monde une nouvelle nation, conçue en liberté et vouée à cette idée que tous les hommes naissent égaux. Aujourd'hui nous sommes engagés dans une grande guerre civile, pour déterminer si cette nation - ou toute autre nation ainsi conçue et dédiée - peut durer. Nous nous rencontrons pour en consacrer une parcelle, comme suprême champ de repos, à ceux qui ont donné leur vie pour que la nation puisse vivre. Il est convenable, il est juste que nous le fassions. Mais en un sens plus large, nous ne pouvons pas consacrer, nous ne pouvons pas dédier, nous ne pouvons pas sanctifier cette terre. Tous les héros, vivants et morts, qui ont lutté ici, l'ont consacrée de manière si haute que nous n'avons plus le pouvoir d'y rien ajouter, ni d'en rien enlever. Le monde remarquera peu ce que nous disons ici et il ne s'en souviendra guère, mais il n'oubliera jamais ce que des braves ont fait en ce lieu. C'est plutôt à nous, les vivants, d'être voués à la tâche encore inachevée qu'ils ont jusqu'ici si noblement accomplie. C'est plutôt à nous d'être dédiés à la grande tâche qui nous reste - afin que ces morts vénérés nous inspirent un dévouement accru pour la cause qui leur a fait combler la mesure du dévouement - afin que nous soyons fermement résolus à ce que ces morts ne soient pas morts en vain; afin que cette nation, devant Dieu, renaisse à la liberté - et afin que le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, ne soit pas effacé de cette terre.

    ABRAHAM LINCOLN le 19 novembre 1863. Source : Roy P. Basler (comp.), Lincoln's Gettysburg Address in Translation (Washington, Library of Congress, 1972)
  • #60
    Bichem
    25/04/2020 à 07:10
    • En réponse à borikito #1 le 05/05/2007 à 07:43* :
    • « Et ce site (Mâtin quel site !), ce matin à une heure déjà bien avancée, attend les commentaires comme les moines l’abbé.
      Y-a-t-il des abbés... »
    Présent é après 1 crise corronaigue me suis cool open