Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions
Le contenu présenté peut contenir des termes inappropriés liés à votre recherche.

être Fanny [v]

être mis Fanny ; embrasser Fanny ; perdre une partie sans marquer de point

Origine et définition

D'abord utilisée uniquement à la fin d'une partie de boules, cette expression qui date du début du XXe siècle, s'emploie aussi plus généralement à la fin d'un jeu quelconque où on n'a marqué aucun point.
Dans les pays rhône-alpins, Fanny était un panneau de bois réprésentant une femme exhibant son 'popotin' et que les joueurs ayant perdu la partie sans rien marquer devaient embrasser.
Pourquoi le derrière et pourquoi Fanny, me direz-vous ? Eh bien c'est une très bonne question que je vous remercie d'avoir posée et à laquelle vous pourrez trouver une réponse plausible là .

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais whitewashed lessivé blanchi
Anglais out for a duck éliminé, ayant un canard
Espagnol (Espagne) dar capote donner un coup de cape
Roumain a pierde la curul gol perdre à cul nu
Roumain a pierde la scor alb perdre à score blanc
Wallon (Belgique) bâhî l' cou dè l' veie feume baiser le cul de la vieille femme
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « être Fanny » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.


Commentaires sur l'expression « être Fanny » Commentaires

  • #41
    joseta
    25/10/2016 à 09:09
    Il a toujours une boule préférée:
    le joueur est maboul de sa boule. 😐
  • #42
    joseta
    25/10/2016 à 09:28
    Prêt à affronter une partie de pétanque, Lange se dit: j'ai 'du pain sur la planche', alors en prenant 'les boules Lange rit'.
    En outre, il appartient au club: 'Boules Angers'. 🙂
  • #43
    joseta
    25/10/2016 à 09:30
    Manque de chance
    On embrasse Fanny quand on n'a pas de cul. 😐
  • #44
    Utilisateur supprimé
    25/10/2016 à 09:52
    Une partie de pétanque au pied de l'Atomium, ça fout les boules.
  • #45
    joseta
    25/10/2016 à 10:06
    - Tiens, on m'a envoyé un colis...
    - ben, ouvre-le qu'on voit ce que c'est...
    - c'est débile, je déballe des boules, des belles !
    - d'où ?
    - des Bulles...
    - y'en a qui ont des bols des fois...
  • #46
    NovHak
    25/10/2016 à 10:07
    D'aucuns diraient qu'à la fin d'une partie de boules, il y a la cigarette...
  • #47
    Chrisor
    25/10/2016 à 10:16
    Le prénom Fanny n'a pas été choisi par hasard? L'inconscient collectif langagier français l'a choisi parce que en minuscule l'un des deux sens de la lettre f à l'initiale de nos mots évoque la notion de chute: on tombe sur ses fesses, de belles chutes de reins. Tomber c'est fallen en allemand et to fall en anglais. La faute d'Eve à l'origine de la chute de l'Homme est aussi une histoire de fesses. C'est la fin du Paradis. L'homme en chute est foutu, fichu. Sa chute est fatale, il est devenu mortel. C'est pourquoi l'on devrait toujours écrire Fille et Femme avec un F majuscule du Feu de l'esprit et non du feu aux fesses.
    F = Feu dont celui de l'esprit
    F = soit chute soit manifestation
  • #48
    Paracas
    25/10/2016 à 10:52
    • En réponse à Chrisor #47 le 25/10/2016 à 10:16 :
    • « Le prénom Fanny n'a pas été choisi par hasard? L'inconscient collectif langagier français l'a choisi parce que en minuscule l'un des deux se... »
    F'est fou comme efplicafion.....
  • #49
    Paracas
    25/10/2016 à 10:54*
    • En réponse à Chrisor #47 le 25/10/2016 à 10:16 :
    • « Le prénom Fanny n'a pas été choisi par hasard? L'inconscient collectif langagier français l'a choisi parce que en minuscule l'un des deux se... »
    Tiens v'y penfe, Fion f'est pas qu'un anfien premier miniftre f'est auffi les feffes
  • #50
    mickeylange
    25/10/2016 à 11:04
    Puisqu'on est dans les boules, petite pensée réaliste ;
    C'est en voyant un moustique sur ses testicules qu'on réalise qu'on ne peut pas régler tous les problèmes par la violence...
  • #51
    mickeylange
    25/10/2016 à 11:12
    • En réponse à Paracas #32 le 25/10/2016 à 07:30* :
    • « Et ça vient d'où le nom de "pétanque" ?
      Non, non n'y voyez aucun juron Provençal. Il existe de nombreuses façons de jouer mais nous en retie... »
    .Oh je vous vois venir avec "ces fainéants de Provençaux"

    J'aimerai qu'on arrête de me réveiller à 14 h du matin.
  • #52
    Paracas
    25/10/2016 à 11:33
    • En réponse à mickeylange #51 le 25/10/2016 à 11:12 :
    • « .Oh je vous vois venir avec "ces fainéants de Provençaux"
      J'aimerai qu'on arrête de me réveiller à 14 h du matin. »
    Ah ça c'est le début de la sieste parce que si on la fait plus tard on n'a pas le temps de faire la pétanque avant d'aller se coucher....
  • #53
    joseta
    25/10/2016 à 11:55
    Fanny Ardant: - Il te faut encore de l'ambre pour tes objets ornamentaux ?
    Lui: - j'ai ambre assez Fanny...
    Elle:- quand ?
  • #54
    Chrisor
    25/10/2016 à 11:56*
    Nous sommes tous conditionnés et sommes tous persuadés que la plus petite unité de sens de notre langue est le mot (ou le morphème pour y ajouter la précision des linguistes). Et pourtant c'est une erreur et tous les joueurs de mots de ce forum le prouvent lorsqu'ils jouent avec certaines séquences des signifiants par humour.
    Comme nous sommes conditionnés dès l'enfance il nous est difficile d'entendre les mots autrement.
  • #55
    Chrisor
    25/10/2016 à 11:57*
    Pour l'origine de la lettre F de Fanny ou fanny, voici un texte un peu long (pardon) pour que quelques uns se posent des questions sur l'unité de sens de notre langage.
    Il n'existe pas de Feu sans souffle, ni de Fumée sans F !
    Le phonème /fe/ par exemple mime bien le bruit du souffle humain pour allumer ou attiser un feu, et l'homme moderne en allumant son barbecue avec un soufflet copie le souffle du vent qui attise l'incendie de forêt. F est une consonne fricative orale, produite en contractant l'air expiratoire à travers le canal étroit labio-dental, articulée avec la lèvre inférieure et les dents de la mâchoire supérieure. Ce phonème n'échappe pas à l'anglais : to have a lot of puff (avoir du souffle). Dans les pays tempérés, la nécessité de souffler sur le feu pour l'attiser, source de l'émission d'un bruit soutenu /fffffe/, explique par métonymie fonctionnelle le lien souffle-Feu. Le phonème /fe/ serait donc une métonymie fonctionnelle primitive avec lien de causalité entre le souffle et le feu, un lien antérieur au processus de création du mot. C'est un mime articulatoire d'une source corporelle, celle d'un souffle à la fois régulier et continu qui est à l'origine de cette métonymie.
    En argot actuel, par probable apocope de zéphyr, pour dire qu'il y a du vent, on dit : «il y a du zef», un f qui initie le vent suisse chaud des alpes, le foehn qui désigne par analogie un sèche-cheveux en suisse romande. Les régions helvètes exposées aux incendies de forêt concernent les vallées où souffle le foehn. Les rafales d'un typhon nous soufflent aussi le sens caché de ce phonème. Et les mots vent français, wind anglais ou Wind allemand ne pas sont initiés par convention par V ou W, autres consonnes fricatives, dites orales, car l'air ne s'échappe que par la bouche. L'onomatopée ''pff'' ou ''pfuit'' s'emloie pour reproduire le bruit du souffle d'un soupir avec une connotation de mépris lié au phonème p. Ce n'est pas non plus le hasard si ce son /f/ initie le mot phonéme car le son de notre voix prend bien son origine dans le souffle.
    Ce phonème /fe/ initial, puis diachroniquement l'un des sens de la lettre F, sont reliés à l'élément Feu dans différentes langues européennes saxones et romanes au climat tempéré (Fire, Feuer, Fueco, Fuego, Fogo, Focus latin pour le Foyer...), un Feu physique initiant Four, Fourneau, Fournaise, Flamme, Flambée, Fusion se répandant et se propageant au corps humain telle la Fièvre dont on devient brûlant, voire de manière imagée s'attaquant à une partie charnue de notre anatomie avec le Feu aux Fesses, témoin d'une chaleur poussant à la Fusion des corps ou d'un empressement à fuir. L'adage populaire confirme qu'il n'y a pas de Fumée sans F du Feu. Les Feux du Ciel allument les Flambeaux du Firmament ou zèbrent le ciel par la Foudre.
  • #56
    Chrisor
    25/10/2016 à 11:57*
    Ce Feu par métaphore devient ardeur traduisant notre Fougue, notre facilité de parole, notre Faconde, par exemple pour déclarer notre Flamme ou traduire notre incontinence verbale. Cet excès d'énergie nous fait parfois péter le Feu ou la Forme en décuplant notre Force, car il se propage au cerveau, mu en Feu de l'Esprit qui active nos Facultés : Ferveur, Foi, Félicité, Fidèle, Fabuleux, Fameux, Faramineux, Fantastique, Fou (du Roi), Fanatique, Faste... Chez Voltaire au XVIIIe siècle apparaît le ''Feu Sacré'' pour évoquer des sentiments nobles et passionnés qui se communiquent entre individus, un syntagme qui ultérieurement a pris le sens d'enthousiasme et de passion que l'on retrouve dans l'expression ''être tout Feu tout Flamme''. Cette effervescence spirituelle traduisant la Faculté de comprendre et parler toutes les langues par les Apôtres du Christ, Fils dun Père divin, lors de la Pentecôte est symbolisée par des Langues de Feu. Cette propagation aux Facultés supérieures explique sans doute la majuscule qui a été employée pour le représenter. Tel un incendie verbal inextinguible, le bruit /fe/ du souffle pour attiser le feu, imité par le phonème /fe/ puis la lettre F majuscule, s'est propagé par analogie, métonymie ou métaphore, à d'autres mots français tel un pyromane de la lexicogenèse. Ainsi il n'y a pas de Fumée sans F et si l'on anticipe la lecture de la Langue de l'Inconscient, Fumée se traduit : écoulement des éléments de la transformation subtile et volatile qui se répand du Feu ! Si le souffle ''ffffe'' est à l'origine du F de Feu, cet F assume à son tour l'origine du mot Fumée. Le mot feu est un descendant du latin classique focus, foyer où brûle un feu, un mot employé à l'époque impériale comme synonyme du mot ignis qu'il finit par supplanter. Ce dernier mot n'est pas éteint en français puiqu'il couve encore sous les mots ''igné'', ''igniscence'' et ignifuge''. Or dans la Langue de l'Inconscient Ignis se décode comme ''la transmission d'une énergie élevée'', un autre peinture symbolique du feu. Pour éteindre le scepicisme de certains qui s'étonnent que le souffle a fait naître le mot feu, d'autres caractéristiques ignées ont enflammé nos mots à notre insu.
    De la chaleur du Feu à la chaleur humaine
    La maîtrise du Feu par nos lointains ancêtres préhistoriques fut une acquisition cruciale à leur survie pour lutter contre le froid, la neige, la pluie et éloigner les animaux sauvages. Les premières traces de feu entretenu par Homo erectus remontent à – 400000 ans en Chine et en Europe. Le feu est un phénomène producteur de chaleur et de lumière par la dégradation visible d'une matière lors d'une réaction chimique exothermique d'oxydation appelée combustion. Le mot feu français issu du latin focus, le Foyer, d'abord au sens strict (endroit où brûle le feu), puis figuré, le logement familial (d'où l'expression sans feu ni lieu), et enfin la Famille elle-même. La fascination qu'il engendre explique sa divination dans de nombreuses cultures. C'est Prométhée qui dans la mythologie grecque vole le Feu aux dieux pour le transmettre aux hommes. Si le souffle qui attise ou éteint le Feu explique le phonéme /f/ pour son initiale dans de nombreux pays européens, l'inconscient linguistique collectif n'est pas resté muet sur ses propriétés.

    Ce phonéme /f/, né du mime du souffle, explique en français sa présence pour faire le Feu, pour construire sa représentation sonore et graphique avec la majuscule, mais il explique aussi la notion de chute attachée à ce phonème puis à la lettre f minuscule car le souffle plus fort et bref sert à l'extinction du feu et par suite de la lumière. La Force ou la faiblesse ignée est ainsi régulée par le souffle et le feu s'étouffe lorsque ce souffle d'air disparait. La chute biblique de l'homme est secondaire à sa faute originelle où la femme est incriminée comme tentatrice ce que la fille de joie ne saurait désavouer (!) même s'il s'agit d'une fausse culpabilité induite par une interprétation fausse du texte hébreu de la Genèse par des exégètes qui ont failli. Cette chute qui en français marque la fin de nos histoires drôles est bien symbolisée par cet f minuscule : falaise dont on peut chuter (to fall anglais, fallen allemand), comme dans une faille ou une fosse. Cette notion de chute peut concerner notre énergie dans faiblesse et fatigue. Les mots d'argot falzar ou futal indiquent qu'ils peuvent tomber comme le pantalon-fuseau. Fadaise, futilité, faribole, foutaise, fable, facétie marquent la chute du sens vrai. Fichu, foutu, fané, foiré, fâcheux font toucher le fond en manifestant la faillite de nos actions. Fatal, funeste, funèbre fusillent notre existence et... feu l'aïeul !
    Mais cette embrasement subit de la matière, ce jaillissement fascinant de la Flamme, a longtemps relevé d'une sorte de magie et explique que le troisième sens du phonéme /f/ évoque la notion de manifestation : une manifestation spirituelle pour la fée ou le fantôme voire le fantasme, des mots qui figurent des créations imaginaires; une manifestation plus réelle pour la fête et ses festins, la foire et autres festivités telle la feria, mots issus du latin festus. La forme manifeste le contour des objets comme la morphologie. Cette manifestation est devenue surtout le fruit des fonctions de nos mains qui ont fait le feu, qui ont façonné les poteries, fabriqué les outils et les armes ce que désormais la technologie effectue dans des fabriques et des firmes.
    Une autre caractéristique du référent feu est le dégagement de chaleur par combustion, un mot issu du latin calor. Or la Langue décryptée de l'Inconscient français a fixé comme l'un des trois Symboles du phonème/Lettre c, celui de chaleur. Celle du feu a permis la cuisson de nos aliments que nous avons focalisée dans nos cuisines et dans le four de nos cuisinières. La chaleur climatique intense est désignée par la canicule. Par dérision, la langue populaire use de l'antonymie dans l'expression ''ça caille'' (aïe la chaleur) pour dire qu'il fait très froid !
  • #57
    joseta
    25/10/2016 à 12:08*
    Fanny Cottençon: - T'as du vin du Rhône ?
    Lui: - ces Côtes en sont, Fanny...
  • #58
    DiwanC
    25/10/2016 à 12:08
    • En réponse à Paracas #29 le 25/10/2016 à 05:55* :
    • « Tè vé tu racontes presque aussi bien que Pagnol, mais attention hé, te monte pas le bourrichon, j'ai dit "presque"
      Ah oui, autre chose, on d... »
    Juste un petit "fada" et pis c'est tout ?
    Là, tu m'inquiètes... Tu es malade ?
    Quant à imiter M'sieur Pagnol, je n'y ai même pas pensé ! Suis pas jobastre à ce point !
    Monsieur Pagnol... Tu lis ses Souvenirs d'enfance et tu pleures tellement c'est beau ! Tu pleures quand tu t'aperçois que tu n'utilises qu'une pauvre plume mitée alors que la sienne est semblable à un panache royal !

    Un autre souvenir d'Aubagne, c'est la partie de boules sous les platanes du Cours. Mon père, parmi d'autres géants, faisait des bonds prodigieux, et lançait une masse de fer à des distances inimaginables. Parfois, il y avait de grands applaudissements, puis les géants finissaient toujours par se disputer, à cause d'une ficelle qu'ils s'arrachaient des mains, mais ils ne se battaient jamais.

    (Tome I – La Gloire de mon père)
    🙂
  • #59
    Paracas
    25/10/2016 à 12:15
    • En réponse à DiwanC #58 le 25/10/2016 à 12:08 :
    • « Juste un petit "fada" et pis c'est tout ?
      Là, tu m'inquiètes... Tu es malade ?
      Quant à imiter M'sieur Pagnol, je n'y ai même pas pensé ! Sui... »
    Faudrait savoir....si je me lâche c'est une chose et si je me retiens on se demande si je suis malade....🙂
  • #60
    Paracas
    25/10/2016 à 12:17
    • En réponse à Chrisor #56 le 25/10/2016 à 11:57* :
    • « Ce Feu par métaphore devient ardeur traduisant notre Fougue, notre facilité de parole, notre Faconde, par exemple pour déclarer notre Flamme... »
    Hé Chisor ....si je te lis tout j'aurais pas le temps de faire la sieste....🙂