Payer en monnaie de singe

Payer en grimaces ou en fausse monnaie, au lieu de payer réellement.

Origine

Au XIIIe siècle, Saint-Louis décida qu'il faudrait payer une taxe pour emprunter le pont qui, à Paris, reliait l'île de la Cité à la rue Saint-Jacques.
Il y avait toutefois une exception à cette règle : les forains, bateleurs ou jongleurs qui possédaient un singe pouvaient, en guise de paiement, faire faire son numéro à leur animal.

C'est cette forme de paiement particulier qui a donné naissance à notre monnaie de singe.

Ailleurs

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PaysLangueExpression équivalenteTraduction littérale
Angleterreen To let someone whistle for his moneyLaisser quelqu'un siffler pour son argent
Angleterreen To pay in monkey's moneyPayer en monnaie de singe
Espagnees Papel mojadoPapier mouillé
Grècegr Θα πάρεις τα τέτοια μου (Thapàris ta tétiamou)Payer en nature (dans le sens vulgaire)

Vos commentaires
Pour le plaisir, à savoir que , sur le même pont à la même époque , les prostituées pouvaient être dispensées du péage si elles lâchaient un pet...
Il faut savoir que certaines personnes possedant un singe tentaient de passer le pont sans payer la "taxe". C’est pourquoi les gardes demandaient toujours que les proprietaires fassent faire quelques "tours" a leur animal et ainsi prouver qu’ils etaient bien des gens du spectacle exoneres du paiement.
Message initialement tapé entièrement en majuscules et passé en lettres minuscules par le maître des lieux, sans rien y changer d’autre
Saint Louis au 12ème siècle ?
Il me semblait indispensable de signaler la faute de frappe qui a fait disparaître le 3ème I du XIIIe siècle.
Basile.
réponse à . <inconnu> le 27/11/2005 à 15h56 : Pour le plaisir, à savoir que , sur le même pont à la m&ecir...
Ah bon ?
Elles mangeaient des fayots ?
Si tu travailles pour le roi de Prusse, ne t’étonnes pas d’être payé en monnaie de singe...
le pont qui, à Paris, reliait l’île de la Cité à la rue Saint-Jacques.
autrement dit : le Petit Pont. Je vous conseille la lecture de cette page que je trouve fort intéressante. Sa lecture est gratuite pour ceux qui feront un tour de singe.
réponse à . donitel le 14/11/2009 à 01h06 : Saint Louis au 12ème siècle ? Il me semblait indispensable de...
C’est parce que God utilise la méthode italienne. Les Italiens considèrent, et c’est plus simple, bien que problématique pour la période 1 à 99, qu’en 1200 c’est le XIIe, et en 1800 le XVIIIe et non le XIXe comme nous. Cette différence a posé problème dans le monde des objets d’art quand un Français achetait en Italie. Il avait parfois des surprises au retour. Une commode du XVIIIe ne vaut pas la même monnaie de singe qu’une du XIXe.
ce bateleur était si laid que lorsqu’il traversait le pont avec son singe, les gardes, s’adressant au singe, exigeaient que son maître fît quelque tour pour payer leur passage.
C’est çà qu’on appellait le Primat-e des Gaules ?
De joyeux drilles qui crevaient la dalle, proposaient un spectacle qui ne valait pas un clou. En dehors de quelques fayots, les spectateurs en disaient pis que pendre. Quand on se pare des plumes du paon, on risque d’être payé en monnaie de singe!
réponse à . file_au_logis le 14/11/2009 à 07h54 : Si tu travailles pour le roi de Prusse, ne t’étonnes pas d’&e...
Elles monnayaient en pets de singe. Sans doute appréciaient-elles quand les verres sentent l’amande.  

PS : erreur c’est une réponse à #4 deLassus.
Le singe en argot c’est soit le patron, soit de la viande de bœuf en boite, soit le passager d’un side-car.
Dans la marine c’est le pacha, le vieux enfin le commandant. Payer en monnaie de singe c’est donc dans la marine d’expressio payer en rillettes.
Comme Jeanne j’entend une petite voix lointaine, celle d’un berger qui garde les moutons de sa mer,(la pauvrrre sa mer, la pauvrrre) venant de Trébeurden, qui murmure " Mickey collé samedi, collé samedi, collé samedi" (il y a de l’écho l’eau en mer)
réponse à . SagesseFolie le 14/11/2009 à 09h41 : Elles monnayaient en pets de singe. Sans doute appréciaient-elles quand l...
Je l’avais bien prise pour moi, merci.
Je ne crois pas à cette histoire de péripatéticiennes. Je crois que c’est du vent.
De toute façon, ma maman m’a appris à ne pas trop faire confiance aux inconnus.
Quand on était gamins( vous alors! vous faites remonter les souvenirs...!)
On jouait à la marchande et on se payait en monnaie du pape, ces rondelles transparentes,argentées et dures comme du celluloïd et qui s’effritent et qui ressemblaient à de gros sous.
Maintenant que j’y pense...c’était quoi comme plante ??? Vais chercher et si ça vaut le coup je reviendrai! 
Ouala !!!:

Le jardin de Sophie: Monnaie du Pape

Comment faire avec la monnaie du Pape séchée pour faire apparaître les disques argentés ? Très simple, commencer par cueillir les branches séchées. ...

sophie.typepad.com/le...de.../monnaie_du_pape/
Google fait de drôles de raccourcis publicitaires ! Je me demande quel lien il fait entre l’expression réchauffée du jour (mais, comme les fayots, c’est parfois meilleur réchauffé) et la photo de Sarkozy avec un seul commentaire : "mon QI est de 161" !
réponse à . <inconnu> le 14/11/2009 à 10h02 : Quand on était gamins( vous alors! vous faites remonter les souvenirs...!...
Si Cotcot était là elle te dirait qu’il s’agit de la lunaire dite aussi herbe aux écus.
réponse à . mickeylange le 14/11/2009 à 09h53 : Le singe en argot c’est soit le patron, soit de la viande de bœuf en...
Ne te crois pas à l’abri : quand on cherche cybercafé à Trébeurden, on ne trouve rien , mais aux alentours il y a L’Entracte à Lannion. Ce n’est pas loin du tout.
J’aime bien l’origine de cette expression. Je la trouve poétique. D’autre part elle témoigne de l’admiration qu’on portait aux bateleurs et autres jongleurs quand l’art était dans la rue, au parvis des églises, aux portails des cathédrales, sur les tréteaux en plein air. Le public ne se contentait pas d’être spectateur.
réponse à . <inconnu> le 14/11/2009 à 10h02 : Quand on était gamins( vous alors! vous faites remonter les souvenirs...!...
J’ai trouvé ça. Je ne sais pas si ça répond à ta question.

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Pardon, j’ai été doublé par momolala. Mais moi il y a des images !
réponse à . momolala le 14/11/2009 à 10h04 : Google fait de drôles de raccourcis publicitaires ! Je me demande que...
la photo de Sarkozy avec un seul commentaire : "mon QI est de 161" !
Ne t’y trompes pas, belle Momo, là, là c’est écrit en langage SMS, ou tout au moins, il a essayé. Il s’est d’ailleurs planté, comme d’hab’.
Cela veut dire, traduit dans la langue que nous affectionnons toutes et tous:
"mon c*l, il est du 161" - tout simplement, il ne sait pas combien il y a de départments en France hexagonale et d’d’outre-tombe d’outre-mer. Il aurait du dire "du 61". A moins qu’il ne considère la Hongrie... mais là, il aurait des problèmes avec les Habsbourg...
Et les montreurs d’ours, ils payaient en monnaie d’ours ?
Voir pour le début du XXème :

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Au Canada, c’est ce qu’il font depuis 1996 :

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réponse à . file_au_logis le 14/11/2009 à 10h18 : la photo de Sarkozy avec un seul commentaire : "mon QI est de 161" !Ne...
Et toi, qu’est-ce que tu veux dire avec "mon c*l" ? J’ai un peu de mal à faire le lien avec les départements. Mais je suis malade, c’est sans doute pour ça. 
réponse à . chirstian le 14/11/2009 à 09h09 : le pont qui, à Paris, reliait l’île de la Cité &agrav...
le Petit Pont. Je vous conseille la lecture...


Ha oui ! le petit pont  !! entre le c et le c !!!!

bon je sort !!!
réponse à . momolala le 14/11/2009 à 10h14 : J’aime bien l’origine de cette expression. Je la trouve poéti...
Le public ne se contentait pas d’être spectateur.
qu’autrefois les spectacles de rue aient été appréciés, j’en suis tout à fait certain, mais qu’est ce qui te fais penser que le public y jouait un rôle plus actif qu’aujourd’hui  ? (à moins que tu ne fasses allusion à sa participation financière ?)
réponse à . chirstian le 14/11/2009 à 12h12 : Le public ne se contentait pas d’être spectateur. qu’autrefo...
Il me semble que la distance entre les artistes et le public n’était pas la même que dans dans les lieux-clos que sont nos théâtres : les artistes étaient en prise directe avec leur public, sans éclairages ni artifices, souvent au même niveau du sol ou sur quelque marche facile à escalader. Je pense que la présence physique proche changeait les rapports entre eux. Il n’y avait pas non plus de "vedettariat" ni de "star system". Le ventre plein ou non de l’artiste, la sortie sous les saluts et les piécettes ou sous les coups et les quolibets dépendait du ressenti immédiat d’un peuple prompt à s’émerveiller mais fondamentalement méfiant.
la monnaie de singe, ça vaut des cacahuètes. Mais elle n’a pas cours partout. Il y a les pays de la zone noix et ceux de la zone banane. Et les parités ne sont pas fixes. Quand le cerneau augmente et que la coquille diminue : c’est l’inflation. L’inverse c’est la déflation. Mais seulement dans la zone noix, parce que le cerneau de banane, de toutes façons !...
Moi mon cerveau diminue, quand ma coquille enfle : dans ce cas là, je ne paye pas de mine.
Pas même en monnaie de singe.
réponse à . momolala le 14/11/2009 à 14h22 : Il me semble que la distance entre les artistes et le public n’étai...
je vois ce que tu veux dire. Mais il ne me semble pas que ce soit une différence passé/présent. Chez les grecs ou les romains il y avait déjà des vedettes, chanteurs, artistes, ou... gladiateurs dont la gloire était immense. Les pièces du Moyen-Age, ou les mystères, étaient jouées sur les parvis, donc sur des scènes.
Ce que la monnaie de singe évoque c’est le petit monde des bateleurs : le spectacle de rue. A-t-il disparu ? A Avignon, le "off" co-existe à côté de l’officiel et fait preuve de plus de créativité. Epicure pourrait nous en parler. Mais en tous cas, il prend des formes sans cesse renouvelées. As-tu déjà vu un "spectacle" du Royal de Luxe ? Les vedettes ne sont pas les acteurs humains, mais l’émerveillement est au rendez-vous, chez les petits comme les grands. C’est toute la ville qui réagit de façon prodigieuse !
réponse à . chirstian le 14/11/2009 à 14h46 : je vois ce que tu veux dire. Mais il ne me semble pas que ce soit une diff&eacut...
J’avais oublié l’Antiquité. Tu as raison, ce fut un temps où l’art des spectacles avait toute sa place, à l’identique, média en moins, d’aujourd’hui. La localisation de l’expression dans le temps sur le "Petit Pont" menant à l’île de la Cité m’avait ramenée à la fin du Moyen Âge. C’était précisément aux mystères qui se jouaient pendant les lendits que je pensais : les acteurs étaient de simples gens du cru qui tenaient un rôle. On ne peut rendre plus proches des acteurs et spectateurs. Ces fabliaux à vocation initialement religieuse ont fini par être interdits par l’Eglise elle-même. Les "théâtreux" étaient mal vus puisque condamnés à n’être pas enterrés en terre consacrée. Avant Molière, la comédie Italienne se jouait dans la rue sur des tréteaux improvisés entre les chariots de la troupe. Restaient en effet les bateleurs (de la Cour des Miracles ?), cracheurs de feu, montreurs d’ours, de singe ou de chèvre savants, comme celle qui revenait d’Espagne et parlait l’allemand et Esméralda ...

J’en rêve de voir un "spectacle" du Royal de Luxe ! Mais maintenant qu’il s’exporte je ne suis pas près de le voir passer entre Menton et Toulon !
réponse à . momolala le 14/11/2009 à 17h41 : J’avais oublié l’Antiquité. Tu as raison, ce fut un te...
Je crois quand même que tu circonscris encore de trop. Il n’y avait pas que la France. Il y a aussi eu l’Angleterre, où, bien sûr, la majorité des pièces étaient également souvent jouées par des jambons crus gens du cru, mais il y a eu également - et tu n’en parles pas - des troupes et itinérantes, ainsi - encore mieux! - des troupes attachées à des théâtres fixes! Et Shakespeare (1564-1616) est quand même né à peu près 60 ans avant Molière (1622). Quand le bon William - le vrai, celui de l’époque - écrivait ses pièces, les théâtres existaient déjà... (voir Strattford upon Avon, par exemple)
réponse à . file_au_logis le 14/11/2009 à 07h54 : Si tu travailles pour le roi de Prusse, ne t’étonnes pas d’&e...
«Ne t’étonnes pas.» Est-ce impératif ?? Si oui, sans s.
Bonne soirée.
P.
réponse à . chirstian le 14/11/2009 à 09h09 : le pont qui, à Paris, reliait l’île de la Cité &agrav...
Merci pour cette page, vraiment très interessante !
réponse à . chirstian le 14/11/2009 à 14h26 : la monnaie de singe, ça vaut des cacahuètes. Mais elle n’a p...
Et une république bananière, elle paye en monnaie de singe ? gaffe à l’emprunt national (lancé, pas lancé ? je ne suis pas toujours l’actualité), souscrit en euros, il sera peut-être remboursé en zlotys chers à Elpp ou alors en grimaces !
Payer en monnaie de singe? la bonobo-le!
oui désolée, ce sont les dernières vapeurs de mon anniversaire!
Un tout grand merci pour tous vos bons voeux les amis!
Et quelques mots mis à la date d’hier,( en "prime-ate"z vous!!!) pour ,entre autres, Horizondelle, Momolala,Claudine, Le bob dan ubbleu, sagessefolie,Chirstian...
réponse à . deLassus le 14/11/2009 à 10h47 : Et les montreurs d’ours, ils payaient en monnaie d’ours ? Voir ...
Le castor circule bien plus que l’ours, et ce depuis 1937. Peut-être parce que les canayiens ont les dents longues...

Mon nez de singe : cette page
réponse à . file_au_logis le 14/11/2009 à 18h58 : Je crois quand même que tu circonscris encore de trop. Il n’y avait ...
Impossible d’être exhaustive Filo ! De plus ma culture franco-française ne m’a fait approcher Shakespeare que par le petit bout de la lorgnette.
réponse à . momolala le 14/11/2009 à 10h14 : J’aime bien l’origine de cette expression. Je la trouve poéti...
Et pour nos (sic...) "modernes péages", est-ce que faire le singe permettrait de passer gratos ?
Surtout valable pour ceux qui ont de jeunes enfants: faire le sing, ça ils le font très, très bien !
bonjour...
et dire que je pensais que "payer en monnaie de singe" voulait dire  : payer en fausse monnaie (monnaie imitée, monnaie singée.....)
j’ai dû m’inventer l’étymologie qui me convenait !
peut-être aussi qu’une expression n’a de succès, et de durée dans la langue française, que quand elle résonne bien dans tous les sens du terme.....
merci, je me coucherai moins bête !
Et les gorilles qui bossent dans les services de sécurité ? Sont-ils aussi payés en monnaie de singe ? Je pense qu’ils feraient la grimace, même s’ils ne sont pas forcément jeunes ! Je vous salue bien !
Pour en revenir au singe qui se bouffe, dont l’appelation officielle des services de l’intendance (à oui, maintenant, c’est le commissariat, ça a bougé chez les Riz-Pain-Sel), l’appellation officielle, écrivais-je est "boeuf assaisoné", son équivalent dans l’armée américaine n’est pas forcément du boeuf mais aussi du porc. Spice pork and meat, appellent-ils cette gâterie. Ca ne vous rappelle rien ?

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