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à la mode de Bretagne [adj]

des parents éloignés à qui on donne des noms de proches parents ; une relation lointaine entre deux choses ; un parent éloigné ; un cousin très éloigné ; parent éloigné ; de parenté douteuse

Origine et définition

Nous ne parlerons pas aujourd'hui du plantage des choux à la mode de Bretagne (). Ni de la mode vestimentaire bretonne, bien plus orientée vers l'imperméable que vers le débardeur[1].
Mais revenons à nos moutons qu'on plante pourtant moins facilement que des choux, mais bien plus que des Bretons.
Cette appellation viendrait de l'habitude des étranges habitants de cette contrée reculée de l'ouest de la France d'affubler un parent éloigné ou même un très bon ami d'un nom de parent proche, à commencer par celui de cousin, le plus répandu.
Elle serait due aux relations étroites que maintenaient les membres des familles en Bretagne, y compris entre parents éloignés.
Certaines sources indiquent que cette appellation se limiterait aux cousins germains. Ainsi, un oncle à la mode de Bretagne serait un cousin germain du père ou de la mère, tandis qu'une nièce à la mode de Bretagne serait la fille d'un cousin germain ou d'une cousine germaine.
[1] Message réservé aux Bretons (les autres, lisez les yeux fermés) : ne frappez pas, je plaisante ! Pour avoir été complètement épargné, je sais très bien que, chez vous, il ne pleut que sur les cons ; et, aussi incroyable que cela puisse paraître, il m'est arrivé (fugacement, certes) d'y entrapercevoir un rayon de soleil, preuve que seuls les médisants prétendent qu'il ne fait qu'y pleuvoir...

Exemples

« Je ne sais pourquoi ma chanson de bataille se faisait d'un murmure par quoi, pour moi seul, je désignais la chose à exterminer, c'est-à-dire cette plantation isolée des pavés voisins sur trois côtés, d'un mot russe qui n'a aucun rapport avec le sens du mot trèfle, et sonorement une parenté vraiment à la mode de Bretagne par son premier phonème qui n'est pas trèf mais traf. »
Louis Aragon - Blanche ou l'oubli

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais a Kentish cousin un cousin du Kent
Anglais six times removed éloigné six fois
Anglais (USA) kissing cousin / kin cousin / parent avec qui on peut s'embrasser
Arabe (Algérie) ريحة الشحم في الشاقور (Rihète ech'ham fi echakour) Une odeur de gras sur la hache
Catalan cosins prims cousins premiers
Espagnol (Espagne) cosins prims cousins de peu de consistance
Espagnol (Espagne) Parientes lejanos Des parents éloignés
Français (Canada) un p'tit, p'tit cousin
Latin in femur latus du côté de la cuisse
Néerlandais dat is familie van Adams wege c'est de la famille remontant vers Adam
Polonais siódma woda po kisielu sptième l'eau après le gelée
Portugais (Brésil) parente do interior parent de la campagne
Portugais (Portugal) por parte de Adão e Eva par Adam et Ève
Roumain a se ține rudă cu cineva se tenir de la famille avec qqn.
Roumain mama ei/lui și mama mea, patru buci la cur aveau sa mère et ma mère, quatre fesses au cul avaient
Roumain ne tragem împreună din Adam și Eva on remonte ensemble à Adam et Eve
Roumain veri dulci cousins doux
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Commentaires sur l'expression « à la mode de Bretagne » Commentaires

  • #21
    momolala
    21/04/2008 à 10:07
    • En réponse à Emeu29 #20 le 21/04/2008 à 09:59 :
    • « Les Celtes sont de grand voyageurs ! Ils sont partout dans le monde ! Venez à Lorient au début d’août au festival interceltique ! Vous y ver... »
    Et tous les Celtes sont Bretons ? Je comprends que la parentèle soit vaste !
  • #22
    momolala
    21/04/2008 à 10:12
    • En réponse à chirstian #16 le 21/04/2008 à 09:38* :
    • « mes cousins sont à la mode de Bretagne, mais les tripes à la mode de Caen. Quand mes cousins sont à Caen leurs tripes sont à la mode du Calv... »
    No problemo ! En parlant de rate et de tripes, ma mère faisait une succulente, sublissime rate farcie qui n’avait rien de Bretonne mais que tous les cousiiins de l’autre côté de la Meerrr reconnaîtront. Malheureusement elle est partie en emportant sa recette et son tour de main unique.
  • #23
    mickeylange
    21/04/2008 à 10:12
    • En réponse à Emeu29 #20 le 21/04/2008 à 09:59 :
    • « Les Celtes sont de grand voyageurs ! Ils sont partout dans le monde ! Venez à Lorient au début d’août au festival interceltique ! Vous y ver... »
    Lorient début août non, mais Quimper début juin c’est programmé, maintenant que je sais que la pluie ne mouille pas ! 🙂
  • #24
    ThanhBach
    21/04/2008 à 10:26*
    « A la mode de Bretagne »

    Mon premier contact en vrai et personnel - pas par l’histoire ni par les livres - avec la Bretagne fut une boîte de crêpes dentelle "Les Gavottes" avec jeunes bretons et bretonnes dansant en costumes, boîte déjà lustrée depuis des lustres et qui servait de petite boîte à couture, à une jeune pensionnaire etc. ... Sniff !
    Cela étant planté (à la mode de ...), en Asie Extrême, extrêmement vieille, vieillotte et pourtant dulce griotte - pour la rime et la frime, ach ! - le "cousinage tous azimuths" fait partie de la culture, sans doute issue des racines agraires 😄 et muliti-millénaires (cf. ibid).
    Avec une "institutionnalisation" très carrée de la respectitude (à la Royal, of course) entre concitoyens. En voici quelques règles simplifiées (les termes sont de l’invention de votre serviteur, expressio en a la primeur, l’honneur, voire, l’horreur ?).
    Règle n° 1. Latéralisation
    - Distinguer ce qui est du côté du père de ce qui est de celui de la mère. Par la suite, cette règle induit une différenciation des termes ad-hoc. Voir exemples plus loin.
    Règle n° 2. Stratification
    - Distinguer les couches "générationnelles", ce qui est de la génération n, n+1, n+2 etc. n-1, n-2 etc. Par exemple: si n est la génération du père, alors n+1 sera la génération des enfants, et n-1 celle des grand-parents etc.
    Règle n° 3. "Chronologisation" (j’adore les horreurs, forme de beauté amère ... )
    - Sur une branche donnée (par exemple, entre frères et soeurs), faire entrer le critère d’antériorité-postérité. Le postérieur étant toujours une image (poster) rigolotte pour celui qui s’attache au derrière - là, ja fais carrément une digression, car je vous sens saturé et prêt à vous déconnecter 😄
    Règle n° 4. Localisation
    - Croiser les règles n° 1, n° 2 et n° 3 pour avoir le bon terme, le terme "inventé pour", pour désigner le lien de parenté.
    Règle subsidiaire. Simplification
    - Simplifier. La règle est un outil et doit le rester. Donc, on s’arrêtera de fait à n+/- m, m=1, 2 etc.
    Règle culturelle - "Affectionitude" (toujours à la Royal) ... "à la mode de Bretagne" 😄 vu d’ici en dulce France ...
    - Considérer a priori TOUT le monde comme quelqu’un de la famille proche ou lointaine et lui appliquer, dès que possible, le vocabulaire issu des règles présentées ci-dessus. Attention : cela se mérite et doit être comprise des deux côtés, sinon on en revient à la règle naturelle ("barbare ?" 😄 😄 ) de "neutralité" - dans le doute abstiens-toi, au mieux; "qui c’est cet étranger, ce malotru a priori", au pire ? ...
    Voilà, j’ai pris un peu de temps et essayé de faire simple, autant que possible, car c’est très compliqué de faire simple ! J’espère que, nonobstant votre flemme olypienne, cela vous aura donné quelques clés pour comprendre un peu plus fraternellement (eh oui, à la mode de Bretagne) les Asiens (Asiates, Asiatiques et pourquoi pas Asiais, hein) Extrêmes, ces gens un peu trop beaucoup mystérieux - voir (si on peut au dedans de) leurs yeux bridés qui ne laissent rien filtrer ... Ach ! Eyes wide shut !
    Exemples - En Français : "tante" (vous êtes invités à faire plein d’esprit sur ce terme, hein) désigne la soeur soit du père, soit de la mère, peu importe et peu importe si elle est la grande ou la petite soeur de etc.
    En Chinois : "a yi" désigne la soeur de la mère (apparemment la règle du chronos ne s’applique pas; alors qu’en Vietnamien elle s’applique et nous conduit à dédoubler en deux termes, évidemment); "ta ta" - importation du Français ? - désigne la soeur du père. Ouf ! Ils sont encore plus ouf ces fils du Ciel, que les Gaulois !
    Ach ! Je retourne au boulot ! Hein ! Vous me direz quoi, hein, promis !?
    (A Janine, diva divine)
    .
  • #25
    chirstian
    21/04/2008 à 11:03
    • En réponse à ThanhBach #24 le 21/04/2008 à 10:26* :
    • « « A la mode de Bretagne »
      Mon premier contact en vrai et personnel - pas par l’histoire ni par les livres - avec la Bretagne fut une boîte... »
    voici une page qui montre que tous les cousins ne sont pas à la mode de Bretagne : cette page
  • #26
    <inconnu>
    21/04/2008 à 12:21
    • En réponse à momolala #21 le 21/04/2008 à 10:07 :
    • « Et tous les Celtes sont Bretons ? Je comprends que la parentèle soit vaste ! »
    Territoires Celtes, ce qu’il en reste aujourd’hui : Asturies, Bretagne, l’Ecosse, Galice, l’Irlande et Pays de Galles. Les jumelages, la musique, les traditions renforcent cette union vivace par ses démonstrations folkloriques notamment.
  • #27
    <inconnu>
    21/04/2008 à 12:32
    • En réponse à God #1 le 21/04/2008 à 00:00 :
    • « Ça fait très beaucoup vachement plaisir !
      Par manque de temps (j’ai une semaine de planning très chargé à rattraper), je ne répondrai pas in... »
    Le fautif s’est d’abord auto-détruit

    Reconnaissons-lui une vertu écologique à la mode.
    A-t’il fait cela à l’explosif ?
  • #28
    Elpepe
    21/04/2008 à 12:33
    • En réponse à <inconnu> #10 le 21/04/2008 à 09:08 :
    • « " A la mode de Bretagne " : cette expression vient de la marine, surtout là-bas. »
    Tu la veux, la trirème du jour, dis ? Tu la veux ?
    Bonjour bonjour, les gosses ! Heureux du retour de God. Le temps est un grand Maître, qui estompe aussi les blessures et les douleurs de notre pauvre condition humaine. Allons, poursuivons ensemble notre but : nous enrichir en nous amusant. Et lycée de Versailles.
  • #29
    Elpepe
    21/04/2008 à 12:37
    • En réponse à Emeu29 #20 le 21/04/2008 à 09:59 :
    • « Les Celtes sont de grand voyageurs ! Ils sont partout dans le monde ! Venez à Lorient au début d’août au festival interceltique ! Vous y ver... »
    " En Bretagne, la pluie ne mouille que les cons" dixit l’amiral (pas LPP, l’autre...)

    Y’en a un autre ? 😄 Ah, oui... et je l’adore !
  • #30
    <inconnu>
    21/04/2008 à 12:47
    • En réponse à chirstian #8 le 21/04/2008 à 08:49 :
    • « le domestique traduisant immédiatemeant et néanoins ironiquement "nièce à la mode de Bretagne"?
      une telle ironie induirait un jugement de... »
    Et pourtant, la bretonne est décrite, à tort ou à raison, xénophile au logis… comme en tous autres endroits de la ville comme de la campagne.
  • #31
    Elpepe
    21/04/2008 à 12:55
    • En réponse à <inconnu> #30 le 21/04/2008 à 12:47 :
    • « Et pourtant, la bretonne est décrite, à tort ou à raison, xénophile au logis… comme en tous autres endroits de la ville comme de la campagne... »
    la bretonne est décrite, à tort ou à raison, xénophile au logis

    Il faut dire qu’elle a, statistiquement, des prédispositions naturelles dans l’ouverture : cette page :’-))
  • #32
    <inconnu>
    21/04/2008 à 13:09
    • En réponse à Elpepe #31 le 21/04/2008 à 12:55 :
    • « la bretonne est décrite, à tort ou à raison, xénophile au logis
      Il faut dire qu’elle a, statistiquement, des prédispositions naturelles dan... »
    C’est ce qui m’est arrivé petit (4 ans et demi). Tu comptes 1an et demi d’immobilisation complète, une rééducation lourde et longue dans le temps et tu comprends cette fatalité paraît-il conjugué à l’hérédité, voire au sous-sol granitique… (débat). Mais, ça ne m’a pas empêché de devenir plus tard un excellent sportif. cette page
  • #33
    Elpepe
    21/04/2008 à 13:16
    • En réponse à <inconnu> #32 le 21/04/2008 à 13:09 :
    • « C’est ce qui m’est arrivé petit (4 ans et demi). Tu comptes 1an et demi d’immobilisation complète, une rééducation lourde et longue dans le... »
    Pathologie différente : la luxation congénitale de la hanche, on naît avec, et en Bretagne plus qu’ailleurs. D’où ma saillie sur l’ouverture... Quel cuistre !
  • #34
    <inconnu>
    21/04/2008 à 13:16
    • En réponse à <inconnu> #5 le 21/04/2008 à 07:39 :
    • « N’y a-t-il pas une idée d’identité dissimulée dans cette expression? Par exemple si un gentilhomme conduisait une jouvancelle dans sa voitur... »
    Oui, certainement pour souligner une identité réelle vague ou une vague identité réelle... Une façon de noyer le poisson ou la poissonnière...
    Bonjour à Mr ! 😉
  • #35
    <inconnu>
    21/04/2008 à 13:18
    • En réponse à Elpepe #33 le 21/04/2008 à 13:16 :
    • « Pathologie différente : la luxation congénitale de la hanche, on naît avec, et en Bretagne plus qu’ailleurs. D’où ma saillie sur l’ouverture... »
    D’où ma saillie sur l’ouverture...

    C’est à la mode... présidentielle aussi !
  • #36
    <inconnu>
    21/04/2008 à 13:30
    • En réponse à chirstian #12 le 21/04/2008 à 09:22 :
    • « en fait, en milieu rural , tous les habitants d’un village finissaient rapidement par être cousins. Cela posait entre autres problèmes ceux... »
    il n’était pas question d’épouser en dehors du village (on était étranger dès le village voisin!)

    Exact ! Nez en moins, après la guerre 14-18, cela s’est furieusement décanté au vu du nombre de Bretons morts au combat. Je crois même que le plus lourd tribut de cette guerre est à rechercher dans les effectifs de l’ouest de la France... Moins d’hommes, les femmes allaient en rechercher plus loin… Question d’ouverture et de nécessité alimentaire. Il fallait des hommes pour s’occuper des terres, des fermes et des femmes ; dans l’ordre qu’on veut.
  • #37
    Elpepe
    21/04/2008 à 13:43*
    • En réponse à <inconnu> #36 le 21/04/2008 à 13:30 :
    • « il n’était pas question d’épouser en dehors du village (on était étranger dès le village voisin!)
      Exact ! Nez en moins, après la guerre 14-... »
    Sans oublier les chevaux... Santé !
  • #38
    <inconnu>
    21/04/2008 à 14:17
    • En réponse à Elpepe #37 le 21/04/2008 à 13:43* :
    • « Sans oublier les chevaux... Santé ! »
    Et les pouliches...
  • #39
    <inconnu>
    21/04/2008 à 14:21*
    • En réponse à Elpepe #37 le 21/04/2008 à 13:43* :
    • « Sans oublier les chevaux... Santé ! »
    Tiens, ton alt*r ego : cette page 😄
    (Le E de alt*r ne passe pas... sans oeuf, pas de début d’omelette !)
  • #40
    <inconnu>
    21/04/2008 à 14:34*
    Désolé God
    De t’avoir importuné avec mon courriel du 06 avril, comme tu peux le constater, les cookies se sont installés dans ma chaumière !
    Le proverbe dit " on choisit ses amis mais pas sa famille", alors pourquoi les Bretons veulent-ils affubler du titre de cousin une personne avec qui ils n’ont finalement aucun lien de sang ? Mais surement un quelque chose de plus précieux... l’amitié ! Il y a cinq ans je ne l’aurais pas compris mais aujourd’hui... émigrée outre-Rhin, bien intégrée socialement et professionnellement..... lorsque sur la route j’appercois une voiture immatriculée en France, j’ai un accès passager de "tachycardie". Oh ! bindiou, voilà un de chez nous.
    Et comme nous le fait si bien comprendre Cotentine en 2. ... Les kilomètres deviennent virtuels".
    ... C’est un plaisir de vous lire chaque jour mes cousins germains... euh ! non francais d’expressio...