Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

Avoir vu le loup

Avoir eu des relations sexuelles, en parlant d'une jeune fille.

Origine

Avant le début du XVIIIe siècle, date d'apparition de son sens actuel, cette expression était simplement liée à la chasse au loup, activité considérée comme dangereuse. Elle désignait une personne aguerrie, expérimentée.
Mais au XVIe siècle, "la danse du loup" désignait l'acte sexuel et au XVIIe, "danser le branle du loup" voulait dire "faire l'amour" (exercice pour ce soir : dire à son conjoint « dis-moi chéri(e), et si on dansait le branle du loup ? »).
Avec le temps, la perte des valeurs liées à la chasse au loup, a transformé la signification de l'expression en la mêlant à celle des deux autres locutions, tout en y gardant le sens de 'expérimenté' : la jeune fille qui a "dansé le branle du loup" a maintenant de l'expérience dans ce domaine, même si elle n'est que balbutiante.
L'expression aurait pu simplement être : "avoir dansé le branle du loup". Mais, avec le mot 'branle', elle aurait été trop explicite et comme il ne fallait parler de ces choses-là qu'à mots couverts...

Compléments

Pour signifier la même chose autrefois, on a aussi dit, entre autres : "laisser le chat aller au fromage" ou "recevoir quelque passager dans sa barque".

Ailleurs

Si vous souhaitez savoir comment on dit « Avoir vu le loup » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

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Pays Langue Expression équivalente Traduction littérale
Grèce Grec πνιγει το κουνελι Étrangler le lièvre
Grèce Grec το σπασαμε το πιατο Casser l'assiette
Angleterre Anglais To have lost one's virginity Avoir perdu sa virginité
Angleterre Anglais To lose it with someone Le perdre avec quelqu'un
Canada Anglais To lose one's cherry Perdre sa cerise
Argentine Espagnol Verle la cara a Dios Avoir vu le visage de Dieu
Espagne Espagnol Haber sido desvirgada Avoir été dépucelée
Espagne Espagnol Ser desvirgada Ëtre dépucelée
Canada Français Avoir perdu sa cerise
Belgique Néerlandais Van de kapittelstok gelikt hebben Avoir léché / sucé la canne en sucre
Pays-Bas Néerlandais Haar bloempje is geplukt Sa petite fleur a été cueillie
Slovaquie Slovaque Stratiť veniec Perdre sa couronne (sa virginité)
Belgique Wallon Aller dans l'armoire avant quatre heure
Belgique Wallon Épronté on pan sol cûse Emprunter un pain sur la cuisson
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Commentaires sur l'expression « Avoir vu le loup » Commentaires

  • #1
    • Rikske
    • 17/05/2006 à 07:16*
    Je me rappelle avoir entendu la grand’mère d’un copain ardennais employer l’expression "avoir vu le loup pèter sur la pierre de bois", dans le même sens, et dans les annés 70. Cela dit-il quelque chose à quelqu’un ?
    PS: Ô God, ne nous laisse pas tomber ! Ce site est trop génial, et son forum est parfois tellement délirant !
  • #2
    • <inconnu>
    • 17/05/2006 à 07:28
    Je viens d’aller sur le site de l’Internaute. Les expressions sont simplement recopiées d’un livre d’expressions (avec des fautes d’orthographe). Ce n’est pas ce genre de choses que j’ai envie de lire le matin devant mon café.
    Je préfère, et de loin, la dose d’humour que vous placez dans vos définitions et qui nous procure un petit moment de plaisir incomparable en plus d’une lecture "utile".
    Non ! ne nous laissez pas tomber !
  • #3
    • God
    • 17/05/2006 à 07:52*
    • En réponse à Rikske #1 le 17/05/2006 à 07:16* :
    • « Je me rappelle avoir entendu la grand’mère d’un copain ardennais employer l’expression "avoir vu le loup pèter sur la pierre de bois", dans... »
    Non, personnellement je n’ai jamais entendu ou lu cette variante.
    Elle est assez probablement régionale et son origine ne doit pas être facile à expliquer. Pourquoi le loup pète-t-il ? Pourquoi sur une pierre ? Et en bois, de surcroît (à moins qu’il ne s’agisse d’une pierre dans un bois) ?
    C’est peut-être une expression issue d’un délire et qui a suffisamment marqué les esprits qui l’ont entendue la première fois pour qu’elle se répande ensuite (comme "aller se faire tâter les yeux par les petits canards" pour "aller se faire voir", par exemple).
  • #4
    • God
    • 17/05/2006 à 08:16
    • En réponse à <inconnu> #2 le 17/05/2006 à 07:28 :
    • « Je viens d’aller sur le site de l’Internaute. Les expressions sont simplement recopiées d’un livre d’expressions (avec des fautes d’orthogr... »
    Alors là, pour ce qui est des fautes, ce n’est pas moi qui risque de leur jeter la pierre, vu celles que je sème régulièrement (et que quelques lecteurs assidus me font corriger aussi sec).
    Et je dois bien reconnaître que leurs explications sont plates.
    Si elles sont effectivement purement et simplement tirées d’un livre, je trouve étrange qu’ils ne citent absolument pas leur source...
  • #5
    • Jonayla
    • 17/05/2006 à 08:24
    Siouplaît, ne nous laissez pas tomber maintenant ! J’apprécie grandement cette dose de culture quotidienne à côté de toutes les bêtises (mal orthographiées, en plus) qu’on lit partout ailleurs. De plus, votre site fait l’objet d’un article élogieux dans le journal belge Le Ligueur.
  • #6
    • francisbeaujean
    • 17/05/2006 à 08:38
    Quelle époque tout de même! Eprouver de la gêne à parler des relations, alors qu’il était de bon ton d’avoir un amant ou une maîtresse, et que les époux se disaient "au revoir" par les mots "Mes amitiés à votre maîtresse!" "Vous de même à votre amant!"
    En parlant de maîtresse, comme les mots évoluent dans leur prononciation et leur orthographe, essayez de faire croire à une amie prénommée Marie-Thérèse que son prénom a donné naissance au mot "maîtresse", en lui racontant cette histoire (en y mettant évidemment un accent de sincérité et de certitude de vos propos): les rois de France étaient réputés pour entretenir de nombreuses amies hors mariage. L’un d’eux en avait une qu’il allait souvent voir, prénommée Marie-Thérèse. Et lorsqu’un mari rendait visite à son amie extra conjugale, son épouse lui demandait "Vous allez voir votre Marie-Thérèse? (référence à l’amie intime du roi). La prononciation a fort évolué et est devenue "maîtresse".
    Pourquoi pas, tout compte fait. En tous les cas, les gens le croient, surtout si vous avez la réputation d’avoir une certaine culture.
  • #7
    • <inconnu>
    • 17/05/2006 à 09:05
    Ah non ! Pas la fin de mon petit mail du matin sur des expressions bien de chez nous et fournies avec une bonne dose d’humour. Rien de tel pour démarrer la journée.
    Qui plus est, les explications sont fournies et diverses !
    Continuez ainsi !
  • #8
    • <inconnu>
    • 17/05/2006 à 09:06
    faudrait pas arreter expressio, g été voir sur linternaute et leurs explications semblent tout droit sortir d’un dictionnaire. je préfère largement lire une interprétation où se glissent humour mais aussi différentes sources d’explication et enfin un poil de subjectivité et de réflexion sur la langue. la Langue et ses expressions ne sont pas réductibles à une et une seule interprétation comme linternaute le laisse penser...
  • #9
    • God
    • 17/05/2006 à 09:15
    • En réponse à francisbeaujean #6 le 17/05/2006 à 08:38 :
    • « Quelle époque tout de même! Eprouver de la gêne à parler des relations, alors qu’il était de bon ton d’avoir un amant ou une maîtresse, et q... »
    Ah mais nous ne parlons pas de la même chose, mon bon monsieur !
    Car si on évoquait librement les relations variées et multiples des adultes, la virginité d’une demoiselle restait quelque chose d’important. Et admettre au vu et au su de chacun qu’elle avait fauté hors mariage était quasiment impensable, d’où la discrétion verbale de mise, mais dont personne n’était dupe pour autant.
  • #10
    • framboise
    • 17/05/2006 à 09:44
    Non, non, mille fois non, je ne quitterais expressio pour l’internaute pour rien au monde! Moi aussi j’ai été voir ce site et eu la curiosité de rechercher "donner de la confiture aux cochons" commentée il y a 2 jours ici-même... Il ne connaît pas!!! Donc, très cher et vénéré God, ledébut de la fin d’espressio n’est absolument pas envisageable et vous devrez encore faire la preuve longtemps de votre humour tant apprécié dans toute la Francophonie.
    A ce propos nous disons aussi en Belgique "jeter des perles aux pourceaux" plutôt qu’aux cochons. je trouve que ça a un certain cachet.
  • #11
    • chirstian
    • 17/05/2006 à 09:45
    • En réponse à Rikske #1 le 17/05/2006 à 07:16* :
    • « Je me rappelle avoir entendu la grand’mère d’un copain ardennais employer l’expression "avoir vu le loup pèter sur la pierre de bois", dans... »
    une remarque adjacente et introductive : si les réponses pouvaient venir directement en dessous de la question , bref une arborescence, nous nous y retouverions mieux que dans cette disposition linéaire.
    Ce qui introduit la question subsidiaire : est-il important que nous nous y retrouvions ?
    Ceci posé : une réponses à RISKE2 . Je ne connaissais pas l’expression "avoir vu le loup pèter sur la pierre de bois" , mais n’est-elle pas tout simplement la variante belge de " avoir vu le bois pèter sur le loup de pierre" ? (dont il est prouvé qu’elle n’a pas la même origine que "avoir vu la pierre pèter sur le loup de bois", tellement moins précise, et aux relents de racisme homophobe).
    Je dois souligner ici, que c’est souvent que les expressions se transforment : par exemple "avoir dansé le branle du loup" ou "laisser le chat aller au fromage" sont probablement à l’origine de l’expression Savoyarde : "laisser le chat branler le fromage", à moins que ce ne soit le contraire.
    Il me semble que c’est la hardiesse de telles supputations, et la profondeur vertigineuse de nos pensées, qui interdit toute comparaison entre ce site et le site ici cité. (essayer de le dire très vite 10 fois !)
    christian
  • #12
    • Francis
    • 17/05/2006 à 09:58
    Celle-ci...et les autres ! Je ne suis sûrement pas le seul à penser qu’un bon artisan travaille souvent mieux qu’un industriel, dans la même branche ! Aussi, continuez, nous sommes nombreux à le souhaiter car l’humour nous est indispensable !!!
  • #13
    • God
    • 17/05/2006 à 09:58
    • En réponse à chirstian #11 le 17/05/2006 à 09:45 :
    • « une remarque adjacente et introductive : si les réponses pouvaient venir directement en dessous de la question , bref une arborescence, nous... »
    ...si les réponses pouvaient venir directement en dessous de la question, bref une arborescence, nous nous y retouverions mieux que dans cette disposition linéaire.
    Certes ! Sans aucun doute. J’y avais même pensé dès le début (si !), mais :
    1. C’est plus difficile à développer et je n’ai pas le temps
    2. La plupart des forums (fora ?) prêts-à-utiliser ont le même type d’affichage (et encore, souvent sans rappel de la contribution à laquelle on répond, sauf en la citant explicitement)
    3. Ils imposent un look standard que je n’ai pas envie d’intégrer ici.
    Donc, on dira pour l’instant qu’il n’est pas important que nous nous y retrouvions. 😉
  • #14
    • God
    • 17/05/2006 à 10:13
    • En réponse à framboise #10 le 17/05/2006 à 09:44 :
    • « Non, non, mille fois non, je ne quitterais expressio pour l’internaute pour rien au monde! Moi aussi j’ai été voir ce site et eu la curiosi... »
    Avec plusieurs milliers d’expressions françaises circulant dans la nature, il est normal qu’avec plus de 350 expressions (pour moi) ou plus de 500 (pour l’internaute), les absences soient extrêmement nombreuses.
    Alors que telle ou telle expression ne se trouve pas ici ou là-bas est on ne peut plus normal, et ce n’est pas sur cette présence qu’on peut juger.
    Moi j’ai calculé que, à supposer que je tienne le rythme et la durée, j’en ai encore pour plus de cinq ans avant de commencer à manquer de matière (parce toutes n’ont pas d’origine connue ou supposée).
  • #15
    • HoubaHOBBES
    • 17/05/2006 à 10:15
    • En réponse à God #4 le 17/05/2006 à 08:16 :
    • « Alors là, pour ce qui est des fautes, ce n’est pas moi qui risque de leur jeter la pierre, vu celles que je sème régulièrement (et que quelq... »
    Des fautes, et alors ? En commettre, c’est la preuve qu’on est humain ( mais perseverare diabolicum, bien entendu). Non, non et non, arrêtons de vouloir être parfaits et acceptons-nous tels que nous sommes.
    J’aime bien l’artisanat, et le contact qu’il nous permet d’avoir. Je ne suis pas allé voir "l’autre" et je n’en ai pas envie à la lecture des quelques commentaires ci-dessus.
    Et puis, pouvoir s’adresser à God aussi facilement, cela en vaut le coup.
    Allez God, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, un peu de déprime, mais nous on y tient, à notre expressio !
    Courage et à demain !
  • #16
    • Japo38
    • 17/05/2006 à 10:27
    Cré nom de nom (orthographe ?) V’la t’il pas que l’God il envisagerions d’nous lâcher ? Fais pas ça, gars ! On est complètement accros maint’nant ! Dépendance complète ! Et si on était en manque... où qu’c’est-y qu’ça pourrait nous m’ner, hein ! A quelles extrémités ?
    Non, la culture, l’humour, la convivialité et j’en passe, de ce site sont 100 pieds au dessus de celui précité, rien de comparable.
    Alors, on continue, hein ? Pas de blagues.
    Avec tous mes encouragements zamicaux.
  • #17
    • <inconnu>
    • 17/05/2006 à 11:36
    La langue est amusante quand elle est gratuite, comme ici ce site pour nécessiteux pas atteints par la cécité. Par exemple, j’ai pu associer grâce à ça qu’est écrit l’expression :" mon petit loup" valable pour tous les sexes à tous les stades de l’amour. Et me souvenir que les parties de campagne dansantes ou non (celles à douze ont donné par contraction vaginale partouzes mais on l’admet aussi pour onze si il y a du flouze ) se faisaient avec des masques que l’on appelle loups, si je ne me loupe pas. C’est amusant le détournement par l’association de mots. On peut tout imaginer, le sens ne tombe pas à l’évidence s’il n’y a pas le ton de celui qui le pense: "perles jetées à cochons", "petite perle jetée à gros cochon" , "grosse perle jetée à petite cochonne"... Au fait et pourquoi Mon God ne feriez vous pas comme les télés: des rediffusions pour les vacances, les vôtres, si le besoin s’en fait très fortement sentir? On veut pas votre peau: je suis sûr que je ne serai pas seul à attendre la rentrée qui serait très cons viviale.
  • #18
    • <inconnu>
    • 17/05/2006 à 11:38
    • En réponse à <inconnu> #2 le 17/05/2006 à 07:28 :
    • « Je viens d’aller sur le site de l’Internaute. Les expressions sont simplement recopiées d’un livre d’expressions (avec des fautes d’orthogr... »
    Comment ça, plus de mail quotidien me permettant d’avoir une culture sur nos chères expressions françaises. Ca change des livres sans personnalité, sans humour !!!
    S’il vous plait, c’est vraiment pas pareil : la petite dose de culture présentée de manière ludique et pleine d’humour, ne peut vraiment pas être remplacée par un discours totalement impersonnel !!!
    Encore Encore Encore !!!!
  • #19
    • <inconnu>
    • 17/05/2006 à 12:13
    Ce que vous dites m’évoque et je ne sais pourquoi : « Pierre et le Loup »…
    Voir un loup (un vrai) procure des frissons, alors, avoir vu le loup doit en avoir procuré également. C’est à souhaiter. Cela dépend du loup, de sa faim et de sa vista… mais comme chacun le sait, il s’attaque aussi aux grands-mères… (Voir le petit Chaperon rouge).
    Mr God, vous avez une petite épreuve mais sachez que l’Internaute, (personne ici n’y va) noie ses informations dans la masse. Ils feront pareil avec les recettes de grand-maman… bref, nous mangeons où nous le voulons.
    Votre spécialisation vous ressort donc du lot et puis votre travail est unanimement (mondialement) reconnu pour ce qu’il est : excellentissime !
    Voyez, je vous caresse dans le sens du poil mais je m’arrêterai là quand même.
    Yannn
    Ps : J’ai une faim de loup. 🙂
  • #20
    • Rikske
    • 17/05/2006 à 12:48
    • En réponse à chirstian #11 le 17/05/2006 à 09:45 :
    • « une remarque adjacente et introductive : si les réponses pouvaient venir directement en dessous de la question , bref une arborescence, nous... »
    Etant belge, et bruxellois de surcroît, je pourrais aussi bien prononcer "avoir vu le loup pèter sur la pierre, une fois"...