Les expressions françaises décortiquées
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claquer le baigneur [v]

taper sur les fesses ; donner une fessée ; mettre une fessée

Origine et définition

Très courageux ou inconscient, celui qui se place au bord d'une piscine et qui flanque des claques à tous ceux qui font des longueurs à la nage ! Mais celui qui claque ainsi les baigneurs risque fort de vite se retrouver définitivement maintenu au fond du bassin par ses victimes...
Cette expression argotique est souvent confondue avec "claquer le beignet" qui, dans le même langage, signifie 'gifler'.
Parmi quelques autres significations, le 'baigneur', en argot, désigne le postérieur, parce que, comme ne pourra pas le démentir Rika Zaraï, la prosélyte des bains de siège, c'est un des endroits du corps qui, pour de simples raisons d'hygiène, prend le plus souvent des "bains" de propreté.
C'est de là que cette signification de 'baigneur' ainsi que claquer le baigneur apparaissent au milieu du XXe siècle.

Exemples

« La victime gisait sur la bas-côté, lamentable, comme une grosse fille en minirobe à qui l'on aurait claqué le baigneur. »
Albert Spaggiari - Journal d'une truffe

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand den Hintern / den Arsch versohlen frapper le derrière / le cul
Anglais to tan someone's hide tanner la peau de quelqu'un
Anglais to warm someone's bottom chauffer le derrière de quelqu'un
Espagnol (Espagne) azotar en las nalgas fouetter les fesses
Espagnol (Espagne) dar una azotaina donner une fessée
Espagnol (Espagne) escalfar el cul chauffer le cul
Espagnol (Espagne) fotre una surra / una pallissa mettre une bonne fessée / une raclée
Français (Canada) chauffer les fesses
Italien dare una sculacciata donner une fessée
Néerlandais een pak rammel, of, een pak ransel, of, een pak slaag geven une bonne paire de claques, une bonne fessée
Néerlandais iemand behoorlijk afrossen, of, afdrogen, of, aftuigen claquer, battre, punir physiquement quelqu'un de façon relativement forte
Néerlandais iemand op z'n mieter, of, sodemieter geven donner une très belle fessée à quelqu'un
Néerlandais over de knie leggen le passer sur les genoux et frapper les fesses
Néerlandais (Belgique) poepsuiker geven donner du sucre de fesses
Néerlandais billenkoek geven donner du gâteau aux fesses
Néerlandais een pak voor de broek geven donner un paquet pour la culotte
Roumain a încinge curul chauffer le cul
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Commentaires sur l'expression « claquer le baigneur » Commentaires

  • #21
    AnimalDan
    29/07/2008 à 11:35*
    • En réponse à subbuteo #5 le 29/07/2008 à 06:26 :
    • « Expression prise au pied de la lettre par Laure Manaudou, qui non seulement le plaque, mais claque son Italien de baigneur d’un revers de m... »
    Ah ça... le "baigneur" de Laure Manaudou... Ahem. Oui. Et pas "que".
  • #22
    AnimalDan
    29/07/2008 à 11:41
    maintenant il l’a dans le baigneur.

    "Hmmmmm.... Oui-oui-oui-ouiuiiii... " (Sigmund Feud)
  • #23
    AnimalDan
    29/07/2008 à 11:46*
    • En réponse à momolala #13 le 29/07/2008 à 09:28 :
    • « Moi qui ne sais pas grand chose au fond, je cherchais le rapport avec nos baigneurs en celluloïd d’enfants. Pourquoi les claquer d’ailleurs,... »
    Malhûr..! Dis pas des choses de mêême, que c’est pas rabrouer que tu vas te faire, c’est dénoncer à la DDASS !!! Paraït mëme qu’en cas de récidive, tu te fais carrément claquer le baigneur par Carole Bouquet ..!
  • #24
    AnimalDan
    29/07/2008 à 11:52*
    • En réponse à chirstian #20 le 29/07/2008 à 11:33 :
    • « La crainte (de Dieu) est le commencement de la sagesse", disent les "Écritures
      Loué soit le Beigneur !
      Scolarité ? Il faudrait interroger... »
    Expérience et conclusions identiques...
    Encore une histoire de "balancier"... au plus loin il est allé dans un sens, (certain(e)s instits étaient, j’en témoigne, de vrai(e)s sadiques, baffant, pinçant, tirant les cheveux et humiliant par plaisir), et si tu te plaignais à tes darons tu prenais une torgnole pour t’apprendre...), plus loin il va au retour: résultat, une pichenette à un lardon et l’enseignant se retrouve devant les tribunaux. CQFD.
  • #25
    tytoalba
    29/07/2008 à 12:03
    Me faire claquer le baigneur par maman, cela m’est arrivé. La fessée, celle qui fait qu’on claque plusieurs fois, non. A l’école jamais, le coin ça oui, lorsque j’étais en maternelle. Je n’ai pas souvenir non plus d’autres enfants à qui on aurait claqué le baigneur à l’école. Nos parents, nous avaient inculqué le respect du corps professoral.
    @chirstian -20 : d’accord avec toi, cela ne grandit pas le corps professoral. C’est pour cela que s’il m’est arrivé de donner une petite tape sur les fesses de mes enfants petits (jamais de gifle), je n’ai jamais agi pareillement lorsque j’étais éducatrice.
    On parle souvent du mal que peut faire une fessée mais jamais de ce que peut engendrer une parole blessante, dévalorisante qui se répète.
  • #26
    AnimalDan
    29/07/2008 à 12:10*
    • En réponse à tytoalba #25 le 29/07/2008 à 12:03 :
    • « Me faire claquer le baigneur par maman, cela m’est arrivé. La fessée, celle qui fait qu’on claque plusieurs fois, non. A l’école jamais, le... »
    "jamais"..? Oh si, les "mémoires" des Petit-Chose et autres Charbovari devenus grands en parlent à l’envi... Ce sont certainement les blessures les plus durables, mais aussi les plus secrètes (ceci expliquant peut-être cela)...
  • #27
    tytoalba
    29/07/2008 à 12:11
    • En réponse à EcceHicEtNunc #14 le 29/07/2008 à 09:47 :
    • « Encore une explication erroné, décidément ce site c’est le royaume de lape pret. Voilà ici et maintenant la véritable histoire des expressio... »
    Encore une explication erroné, décidément ce site c’est le royaume de lape pret. Voilà ici et maintenant la véritable histoire des expressions francophone.
    Il semble en effet que tu aies raison, surtout si on se place sur le plan orthographe. Il y en a certainement d’autres que moi qui frémisssent rien qu’à lire les commentaires de certain(e)s. 😏
  • #28
    tytoalba
    29/07/2008 à 12:16
    • En réponse à AnimalDan #26 le 29/07/2008 à 12:10* :
    • « "jamais"..? Oh si, les "mémoires" des Petit-Chose et autres Charbovari devenus grands en parlent à l’envi... Ce sont certainement les blessu... »
    Lorsque je dis "jamais", je parle de moi. Non que je sois un ange mais le coin était alors plus pratiqué que la fessée ou la tape ou le coup de latte sur les doigts. J’ai peut-être eu la chance d’avoir une telle école.
    Envoi massif de douceur à tous ceux qui fréquentent ce site.
  • #29
    AnimalDan
    29/07/2008 à 12:29
    • En réponse à tytoalba #28 le 29/07/2008 à 12:16 :
    • « Lorsque je dis "jamais", je parle de moi. Non que je sois un ange mais le coin était alors plus pratiqué que la fessée ou la tape ou le coup... »
    Merci pour la douceur, bien reçu ma part..! 😉
    Je regrette de ne pas avoir une âme de Père Noël (ou de Père Fouettard...): les envois de douceur, comme les punitions, j’ai du mal à les envisager "collectifs". Non, tout le monde il est pas beau par définition... enfin c’est mon opinion et comme disait l’autre...
  • #30
    AnimalDan
    29/07/2008 à 12:30*
    Le papa d’origines maghrébines, désolé-outré de la bêtise de son fils (c’est une hypothèse..!) a-t’il le droit de quécla le niais beur..?
  • #31
    AnimalDan
    29/07/2008 à 13:15*
    Puisqu’on en est venu à parler d’enseignants névrosés (si si, ça existe...), et que le souvenir m’en revient, je vous confierai que j’ai eu pour "maîtresse" une dame assez hystérique (c’est elle qui pinçait, en tournant, boudiou ça faisait mal !) que l’on appelait "Miss Parachute". Le sobriquet lui venait (de nos aïnés sûrement) des jupes "ballon" qu’elle portait, ou qui la faisaient tenir en l’air, j’ai jamais trop su. C’était la mode dans les années 50 peut-être, j’aurai pas la muflerie de demander confirmation à nos colistières.
    Et, bref, pour nous punir, cette drôlesse souvent nous faisait passer SOUS son bureau. Oui oui. Et je puis vous dire que, de deux maux, on préférait très nettement une demi-heure de matage forcené à un pinçon perforant, même à sept ans.
  • #32
    AnimalDan
    29/07/2008 à 13:19*
    Le pire, c’est qu’ils se mariaient souvent entre eux, les tortionnaires. Faut voir les baigneurs qui résultaient de leurs accouplements. Fallait les voir, les blêmes "fils de l’instit", dans la classe du père, au premier rang, premiers baffés, premiers châtiés, c’est qu’il fallait la tenir la place, et toujours le donner, l’exemple. Ecrasés au sortir de l’oeuf, les malheureux. De ces martyrs non plus on ne parle pas souvent.
    Je me permets de dédier cette pensée à mon copain Pierre, pierrot lunaire plein de bonté, écrasé comme dit plus haut, suicidé à 30 ans sans faire de bruit surtout, et sans même oser s’en excuser. Enfant d’instituteurs, battu comme plâtre et humilié comme personne. Ca devait donner un éducateur spécialisé d’exception, et un homme magnifique brisé par ses "ratages" fantasmatiques. RIP.
  • #33
    chirstian
    29/07/2008 à 14:24
    • En réponse à AnimalDan #32 le 29/07/2008 à 13:19* :
    • « Le pire, c’est qu’ils se mariaient souvent entre eux, les tortionnaires. Faut voir les baigneurs qui résultaient de leurs accouplements. Fal... »
    Il est vrai qu’une génération d’instituteurs ,souvent issus de milieu modeste, qui en avaient bavé pour avoir leur poste, mettaient la barre très haute pour leurs propres enfants, et qu’il ne faisait pas bon être dans la classe de ses parents. Ni d’ailleurs dans la classe d’un collègue, car les infos circulaient vite entre eux !
    Quand tu parles de "ces martyrs" j’aimerais quand même nuancer et dire que le pourcentage de ceux qui en ont tiré profit , ont pu faire des études supérieures et accédé à de plus hautes fonctions est infiniment supérieur à ceux qui en ont souffert. C’est en tous cas ce que je crois, et ce que j’ai personnellement vécu. Relis la Gloire de mon père, de Pagnol.
    Quant à dire qu’il y avait des "tortionnaires" parmi les instits , je dirais qu’il y avait des cons partout. Mais, objectivement : dans toute ta scolarité, combien as-tu rencontré de "Miss Parachute" et combien d’instits ou de profs consciencieux voire admirables ?
    Qui a dit "de lapin" ? Collé samedi !
  • #34
    AnimalDan
    29/07/2008 à 14:29*
    • En réponse à chirstian #33 le 29/07/2008 à 14:24 :
    • « Il est vrai qu’une génération d’instituteurs ,souvent issus de milieu modeste, qui en avaient bavé pour avoir leur poste, mettaient la barre... »
    Très honnêtement: peut-être en raison de mon "milieu" d’origine... j’ai rencontré une majorité de salopards. De toute ma scolarité, secondaire inclus, je n’ai gardé le souvenir que de TROIS enseignants "humains". Dont l’un fut viré de l’E.N. en même temps que moi (..!) en 68, cherchez l’erreur(**). J’ai une autre explication -à défaut d’excuse- pour certains d’entre eux, qui avaient été prisonniers de guerre, voire déportés(*). Mais ils ont modelé un anar, -fallait que ça passe ou que ça casse, ça a passé comme ça.
    Pagnol, oui, Pagnol... nous parle d’une autre génération d’enseignants-pédagogues. Si tous étaient, voire avaient été comme ça... Mais déjà Giono appelait le naïf Pagnol "Cucul-Pan-pan" (variante : "Tutu-Panpan"...)..! Ce qui nous ramène à notre expressio du jour... 😉
    (*) l’un de ces malheureux nous faisait monter sur notre bureau, nous passait la ceinture de sa blouse autour du cou en noeud coulant, et ns aboyait l’ordre de sauter, avec l’assent qui devait s’imposer pour lui... je jure que je n’invente rien.
    (**) Il aura fallu que j’atteigne 36 ans -deux fois dix-huit..!-pour reprendre mes études... devait quand même y avoir un os...
  • #35
    AnimalDan
    29/07/2008 à 14:53
    • En réponse à chirstian #33 le 29/07/2008 à 14:24 :
    • « Il est vrai qu’une génération d’instituteurs ,souvent issus de milieu modeste, qui en avaient bavé pour avoir leur poste, mettaient la barre... »
    de plus hautes fonctions

    ... plus hautes que quoi..?
    Et la hauteur de la fonction, c’est ça le bonheur ..?
  • #36
    subbuteo
    29/07/2008 à 14:54*
    @ Animaldan (31,32,34), t’as fait CE1-CE2 dans l’infanterie de marine ? 😮 😢
    Juste pour rebondir sur l’expression : le mouton de Panurge, estampillé agneau pur jus, calque ses bêêêêh niais sur le baigneur de ses congénères.
  • #37
    AnimalDan
    29/07/2008 à 15:18
    • En réponse à subbuteo #36 le 29/07/2008 à 14:54* :
    • « @ Animaldan (31,32,34), t’as fait CE1-CE2 dans l’infanterie de marine ? 😮 😢
      Juste pour rebondir sur l’expression : le mouton de Panurge, es... »
    Parce que ..? Ca fait "Zola"..? Moi quand je lis ce type de réaction, je me demande où leur auteur a fait SA scolarité. Ce que je rapporte, c’est du vécu banal pour une infinité de gens de ma génération (au minimum)....
  • #38
    chirstian
    29/07/2008 à 15:25
    • En réponse à AnimalDan #35 le 29/07/2008 à 14:53 :
    • « de plus hautes fonctions
      ... plus hautes que quoi..?
      Et la hauteur de la fonction, c’est ça le bonheur ..? »
    plus hautes que quoi ? des générations de parents ont souhaité que leurs enfants "s’élèvent" : que le fils d’ouvrier devienne ingénieur, le fils d’instit : prof de fac , le fils de maire : député, le fils de pute euh... je ne sais plus, sans doute aussi :député ?
    Je ne prends pas parti : je constate que cette élévation a été le moteur fondamental de notre société et que son malaise actuel vient de la crainte qu’ont les parents de voir leurs enfants réussir moins bien qu’eux.
    Après, on peut tout dire sur le bonheur, la réussite etc... Et en mai 68 on a posé (entre autre) la question : monter... comment et jusqu’où ?
    Mais aujourd’hui nous avons la réponse : le bonheur c’est se baigner (on dit : nager dans le bonheur, non ?) avec une main aimante qui vent vous claquer le baigneur, et plus si affinité ! 🙂
  • #39
    subbuteo
    29/07/2008 à 15:32
    • En réponse à AnimalDan #37 le 29/07/2008 à 15:18 :
    • « Parce que ..? Ca fait "Zola"..? Moi quand je lis ce type de réaction, je me demande où leur auteur a fait SA scolarité. Ce que je rapporte,... »
    C’était pas une critique... seulement moi, j’’ai vécu cela au 2ème RIMa d’Auvours près du Mans... pas à l’école. Ton récit n’était pas sans me rappeler la chanson de Tachan : "j’ai pas vécu". Je ne voulais pas te froisser.
    Pour moi, la péniblité de ma scolarité, je ne peux l’imputer aux enseignants qui étaient plus dans la ligne décrite par Chirstian.
  • #40
    SyntaxTerror
    29/07/2008 à 15:40
    • En réponse à AnimalDan #30 le 29/07/2008 à 12:30* :
    • « Le papa d’origines maghrébines, désolé-outré de la bêtise de son fils (c’est une hypothèse..!) a-t’il le droit de quécla le niais beur..?... »
    Pas sur ...
    Mais il peut toujours claquer le hammameur !