Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

coiffé au poteau [adj]

coiffé sur le poteau ; battu de justesse ; battu de peu

Origine et définition

Normalement, c'est aux ciseaux et au peigne qu'on coiffe quelqu'un, pas au poteau, très peu maniable et assez mal aiguisé.
Quant à être coiffé sur un poteau, je vous laisse en deviner la diffi-cul-té et l'inconfort.
Qui n'est pas habitué aux courses hippiques ou n'a pas été un admirateur inconditionnel de Léon Zitrone peut avoir du mal à imaginer l'origine de cette expression.
Mais pour les autres, elle est très claire.
C'est en 1906 qu'est apparu le verbe 'coiffer' avec le sens de "dépasser d'une tête à l'arrivée d'une course". Cela s'explique aisément, car on peut facilement faire l'amalgame entre la tête et la coiffe.
En 1939, "coiffer un concurrent", c'était le dépasser.
C'est à la même époque, dans le monde des courses de chevaux, que l'expression est d'abord apparue. En effet, la désignation du gagnant se fait au passage d'une ligne matérialisée par un poteau placé sur le côté intérieur de la piste.
C'est lorsqu'un cheval gagnait d'une courte tête qu'on disait qu'il avait 'coiffé' son adversaire sur le poteau.
Par extension, l'expression s'emploie dans n'importe quelle compétition, pas obligatoirement sportive, lorsque quelqu'un l'emporte de justesse, au dernier moment, sur quelqu'un d'autre.

Exemples

« Guillez, lui, se contenta de coiffer sur le poteau l'immense Jarvinen »
L'Auto - 27 août 1933

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais to beat someone by a head coiffer quelqu'un d'une tête
Anglais pipped at/to the post battu ou coiffé au poteau
Anglais to kick competitor's ass botter le cul au concurrent
Danois blive slået på målstregen être battu sur la ligne d'arrivée
Espagnol (Espagne) ganar por los pelos gagnant d'un cheveu
Espagnol (Espagne) ganarle a uno por la mano gagner quelqu'un par la main
Espagnol (Espagne) Perdido por un pelo Perdu d'un cheveu / Perdu de justesse
Français (Canada) être battu sur le nez
Gallois boddi yn ymyl y lan se noyer tout près du bord
Italien battuto sul traguardo battu sur la ligne d'arrivée
Néerlandais (Belgique) op de meet geklopt zijn être battu sur la ligne d'arrivée
Néerlandais (Belgique) winnen met een neuslengte verschil gagner avec une différence d'une longueur de nez
Néerlandais op het nippertje verliezen perdre au dernier moment
Néerlandais op het nippertje verslagen être battu tout juste
Portugais (Portugal) vencer na ultima hora gagner au dernier moment
Roumain învins la mustaţă vaincu à la moustache
Roumain învins la potou battu au poteau
Suédois vinna med en hårsmån gagner d'une largeur de cheveu
Suédois vinna med en noslängd gagner d'une longueur de nez
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Commentaires sur l'expression « coiffé au poteau » Commentaires

  • platon07
    03/05/2014 à 09:34
    Bonjour...et merci grande.
    D’abord pour l’invitation-café.
    Bien délicate attention, Cher Diwan,Cher Boubacar, que le post-it "La clé est sous le paillasson", la cafetière fougueuse d’effluves brésiliennes et la tasse à gauche qui positionne l’ébréchure juste au niveau des lèvres, même si cela demande quelques contorsions. Belle tasse au demeurant -( celle à damiers, griffée: offert par les préservatifs Grossex.)-
    J’ai connu un de ces trop rares instants d’amitié en arrivant pour la première fois à Fort-de-France. Le patron fermait le bar, mais il a rebroussé l’action pour
    m’offrir un ti’punch, vu mon air fatigué. Un peu de rhum, un poil de citron vert, un zeste de sucre et beaucoup, beaucoup de convivialité...
    Et aussi, premier contact avec l’équipage d’un caboteur. Avant de passer à table, le chef mécano me suggère: si tu veux te donner un coup de peigne, va dans ma cabine. L’éponge est sur le lavabo.
    Ces instants ont, et continuent, enchanté mon temps...Merci bis...
  • SyntaxTerror
    03/05/2014 à 10:08
    Comme cette journée est consacrée au Cours Sipique, impossible d’éviter l’Ouverture de Guillaume Tell "exécutée" par Spike Jones : cette page
  • SyntaxTerror
    03/05/2014 à 10:22
    • En réponse à Paracas #99 le 03/05/2014 à 05:36 :
    • « Bon, je vous laisse la cafetière sur le feu et faut que j’y vas........J’ai du taf.
      Bonne journée à tous....
      Momo, aujourd’hui c’est l’AG de... »
    Laisser la cafetière sur le feu, pour un membre des CCFF, ça sent l’exclusion imminente.
  • DiwanC
    03/05/2014 à 10:59*
    • En réponse à mickeylange #100 le 03/05/2014 à 06:14 :
    • « La première girafe en France a été offerte à Napoléon III, par le pacha d’Egypte, qui lui fit faire le tour de France pour la faire voir à l... »
    Alors ça, c’est du grand art ! Du tracté poilu de derrière les fagots... de la frisette de couettes de haute volée... un incomparable tirage de couettes !
    Aller chercher une girafe – celle de Napoléon III ...ou celle de Charles X – pour coiffer au poteau* tous les chevaux qui galopent ici, chapeau ! moi j’dis.
    * Yeeesss ! j’ l’ai eu !
    À propos de souvenir, as-tu relu la contrib. de Sa Divinité [@ 11, septembre 2007] ? 😉
  • deLassus
    03/05/2014 à 11:03
    • En réponse à SyntaxTerror #102 le 03/05/2014 à 10:08 :
    • « Comme cette journée est consacrée au Cours Sipique, impossible d’éviter l’Ouverture de Guillaume Tell "exécutée" par Spike Jones : cette pag... »
    l’Ouverture de Guillaume Tell "exécutée" par Spike Jones

    Effectivement, ça décoiffe...
  • DiwanC
    03/05/2014 à 11:10
    • En réponse à platon07 #101 le 03/05/2014 à 09:34 :
    • « Bonjour...et merci grande.
      D’abord pour l’invitation-café.
      Bien délicate attention, Cher Diwan,Cher Boubacar, que le post-it "La clé est so... »
    Bien délicate attention, Cher Diwan, Cher Boubacar,...

    Euh... ça ne se devine pas en première lecture du pseudo, mais je suis une fille, un peu carabossée certes !, mais fille quand même !
    😄
  • DiwanC
    03/05/2014 à 11:38
    • En réponse à Paracas #98 le 03/05/2014 à 05:15* :
    • « "Un champ de blé prenait racine
      Sous la coiffe de Bécassine".......
      Là pour le coup on peut parler de tiré par les cheveux alors je vous emb... »
    Je t’avais laissé tous les chevaux de G.B., ceux qui peuvent coiffer au poteau les meilleurs coursiers du monde. Tels le cheval de La Prière, celui qui tombe sous le chariot qu’il traîne... le cheval que montent Les Croquants, les chevaux des Funérailles d’Antan... le cheval camarguais du Modeste ; et pis le p’tit cheval qui – dans le mauvais temps – avait bien du courage tous derrière et lui devant...
    Mais tu es comme le Bon Dieu... tu n’en as pas voulu, lanturlu. Bon... ben à l’écurie les canassons !
  • charmagnac
    03/05/2014 à 11:43
    Chez Vlad l’Empaleur, le coiffeur ne coiffait que sur le poteau. A voir son portrait, Vlad n’était pas client.
  • platon07
    03/05/2014 à 12:19
    • En réponse à DiwanC #106 le 03/05/2014 à 11:10 :
    • « Bien délicate attention, Cher Diwan, Cher Boubacar,...
      Euh... ça ne se devine pas en première lecture du pseudo, mais je suis une fille, un... »
    Par la barbe du prophète...voire Jésus Marie Joseph, je viens de parcourir le jardin, faisant fi des tendinites et cœur blessé, pour t’offrir les premières roses.
    Je me trouve exactement dans la situation où toute initiative "enfonce" un peu plus le goujat.
    Mais, sur ce point, je reste dans la ligne Malraux: le mythe féminin est plus éblouissant que tout.
    Par ailleurs, puisque je suis à l’antenne, je précise que Bouba n’avait pas laissé la cafetière sur le feu. Elle était posée sur le radiateur.
    -( De même, je parle de tasse à gauche, c’est tasse à anse à gauche, of course de chevaux.)-
    Très belle journée...
  • SyntaxTerror
    03/05/2014 à 14:02
    • En réponse à platon07 #109 le 03/05/2014 à 12:19 :
    • « Par la barbe du prophète...voire Jésus Marie Joseph, je viens de parcourir le jardin, faisant fi des tendinites et cœur blessé, pour t’offri... »
    Ca me rassure de savoir que Bouba a éteint le gaz avant de partir.
    En ce qui concerne la tasse pour gaucher, je croyais qu’elle n’existait que dans le catalogue de Carelman. Est-ce qu’il y en a chez Tati ? Il y a un magasin à deux pas de chez moi.
  • DiwanC
    03/05/2014 à 14:08*
    • En réponse à platon07 #109 le 03/05/2014 à 12:19 :
    • « Par la barbe du prophète...voire Jésus Marie Joseph, je viens de parcourir le jardin, faisant fi des tendinites et cœur blessé, pour t’offri... »
    ... je viens de parcourir le jardin ...pour t’offrir les premières roses.

    Merci ! c’est trop mignon et elles sont superbes !
    Las... Jamais, je ne pourrai raconter à mes copines que platon m’a offert des fleurs : au mieux, elles vont me recommander le repos, le tilleul et la poche de glace sur la tête ; au pire, elles vont appeler le samu.
    Miseria ! 😄
  • platon07
    03/05/2014 à 15:17
    • En réponse à DiwanC #111 le 03/05/2014 à 14:08* :
    • « ... je viens de parcourir le jardin ...pour t’offrir les premières roses.
      Merci ! c’est trop mignon et elles sont superbes !
      Las... Jamais... »
    Ou s’investir dans.....ou parader dans le néant.
    Vous vous souviendez ?
    Sublime DiwanC, Immense Syntax Terror
    Vous donnez à nouveau un sens à "l’Affaire Humaine." Et le café en fait de Colombie plutôt que du Brésil, de Bouba est à mettre hors de cause.
    nb: avouez quand même que vos pseudos...tu ’t demandes ...comme disait Coluche.
    Quant à "coiffer sur le poteau", quelque part, face à la désespérance, vous ne seriez pas un peu coiffeur ?
    Je vais demander à Bouba de trancher, quand il s’apercevra que le kilogramme de sucre de canne m’a échappé des paluches, ça lui calmera l’esprit.
  • belteigneuse
    03/05/2014 à 15:18
    DE DRÔLES DE CITOYENS
    Point ne yoyotait de la touffe,
    Car lui eût fallu des cheveux,
    Or il n’en avait plus, mais - ouf ! -
    J’en avais bien pour tous les deux.
    Il avait la caf’tière en rade
    Et une araignée au plafond
    Qui marchait comme à la parade
    Lui tapissant le carafon.
    Moi, j’étais quelque peu modiste,
    Je travaillais bien du chapeau,
    Lui, du biniou, c’était pas triste
    Quand il me coiffait au poteau.
    Nous ne pétâmes pas de câble,
    Car il eût fallu, c’est ballot !,
    Que nous fussions tous deux capables
    De nous servir du ciboulot.
  • belteigneuse
    03/05/2014 à 16:36
    Et un deuxième pour le prix d’un...
    UN DRÔLE DE COIFFEUR
    Frisettes de nonnettes
    Ou frisons de nonnains,
    Que vous êtes coquettes,
    Que vous êtes coquins !
    J’ai frisé bien des têtes,
    Mais, quand j’y réfléchis,
    C’est celle de Ginette
    Qui m’a le plus séduit.
    J’ai frisé l’inconscience
    Et la témérité
    Quand j’ai frisé Hortense,
    J’en suis tout défrisé.
    Frisé la catastrophe
    Quand, de terreur saisi,
    J’ai cru friser Adolphe,
    Mais c’était son sosie.
    Quand j’ai frisé Ursule,
    - Dieux quelle riche idée !-,
    J’ai frisé l’ridicule,
    Sûr que c’était fadé.
    Friser la soixantaine,
    C’est tout ce qu’ell’ pouvait,
    Courir la prétantaine,
    C’est tout ce qu’ell’ voulait.
    Elle en chia un’ pendule
    Avec son balancier,
    Et de ses tentacules
    Ell’ voulut m’asphyxier.
    J’ai rasé les bouclettes
    À la tête à Toto,
    S’il veut me fair’ ma fête,
    Je le coiffe au poteau !
  • SyntaxTerror
    03/05/2014 à 19:00
    • En réponse à platon07 #112 le 03/05/2014 à 15:17 :
    • « Ou s’investir dans.....ou parader dans le néant.
      Vous vous souviendez ?
      Sublime DiwanC, Immense Syntax Terror
      Vous donnez à nouveau un sens... »
    Immense Syntax Terror

    Mer d’alors, comme disait l’Amiral des Rillettes.
    Je ne suis pas coiffeur, certain est sodomiseur de diptères, je serais plutôt coupeur de cheveux en quatre.
  • DiwanC
    03/05/2014 à 19:48*
    • En réponse à platon07 #112 le 03/05/2014 à 15:17 :
    • « Ou s’investir dans.....ou parader dans le néant.
      Vous vous souviendez ?
      Sublime DiwanC, Immense Syntax Terror
      Vous donnez à nouveau un sens... »
    Sublime DiwanC

    J’adooore quand on me parle comme ça ! 😆
  • SyntaxTerror
    03/05/2014 à 20:50
    • En réponse à DiwanC #116 le 03/05/2014 à 19:48* :
    • « Sublime DiwanC
      J’adooore quand on me parle comme ça ! 😆 »
    Moi aussi, mais la flatterie a toujours été inefficace avec moi !
  • DiwanC
    04/05/2014 à 05:47*
    • En réponse à SyntaxTerror #117 le 03/05/2014 à 20:50 :
    • « Moi aussi, mais la flatterie a toujours été inefficace avec moi ! »
    Oh je ne pense pas qu’il y ait la moindre flatterie dans les propos de platon07... mais sans doute beaucoup de malice !
  • SyntaxTerror
    04/05/2014 à 08:44
    • En réponse à DiwanC #118 le 04/05/2014 à 05:47* :
    • « Oh je ne pense pas qu’il y ait la moindre flatterie dans les propos de platon07... mais sans doute beaucoup de malice ! »
    Je le pense aussi, j’ai essayé de répondre sur le même ton, raté !
  • <inconnu>
    05/05/2014 à 18:10
    Chez moi on disait de ceux n’avaient eu à se donner que la peine de naître pour réussir qu’ils étaient "nés coiffés"... pas la peine dans ce cas de "coiffer" qui que ce soit" au poteau"!