Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

ca lui pend au nez [exp]

ça risque de lui arriver

Origine et définition

Lorsgu'un gabin enrhubé de se bouche bas[1], il lui pend généralement au nez des choses peu ragoûtantes. Certes, mais faire le rapprochement avec le sens de notre expression semble quelque peu difficile, non ?
C'est donc grâce à la machine à remonter le temps qu'est Expressio que nous allons pouvoir comprendre ce sens étrange, à condition d'admettre, ce qui est fréquent, que la forme d'une expression peut évoluer au fil des siècles.
Nous allons donc nous promener au XIIe ou XIIIe siècle (la date varie selon les sources), période où, avec un sens très proche, on trouve pendre devant le nez.
Pour rappel, la première signification de ce verbe, à la même époque, était déjà « être fixé par le haut ». Et, lorsque vous avancez sans penser à appuyer sur la pédale de freins vers quelque chose qui est fixé par le haut devant votre nez, vous finissez par vous cogner dedans. Autrement dit, vous avez là une image de l'inexorable[2] : ce qui doit arriver (par votre faute) arrive.
Alors lorsque ce quelque chose dans lequel vous allez probablement vous cogner n'est que devant votre nez, et pas encore contre, c'est qu'il vous reste un espoir, même ténu, de l'éviter. C'est de là que vient le sens métaphorique d'un problème qui pourrait assez probablement vous arriver.
La nuance « s'il continue à tout faire pour » s'applique à celui qu'on a prévenu des choses fâcheuses qu'il va devoir affronter s'il insiste dans ses actes.
Ensuite, le temps a fait son œuvre et, sans que le sens change, mais en faisant perdre l'évidence de la métaphore, le devant a été remplacé par au éventuellement complété par le bout du (qui n'a pas été sauvé des eaux).
On a même trouvé plus récemment, depuis le XIXe siècle, des renforcements n'améliorant pas la facilité de compréhension de l'origine comme « comme une citrouille », par exemple.
Alain Rey évoque aussi une expression du XIIIe siècle autant lui en pend sur le nez signifiant « il risque de lui arriver la même chose ».
Et comme la morve s'appelait aussi la roupie (la même que celle de sansonnet), on a également vu la forme la roupie lui pend au nez où, cette fois le mot désigne le danger ou la menace (on trouve cette expression chez Rabelais dans Gargantua).
[1] Pour les mal-comprenants, vous avez là la transcription de « lorsqu'un gamin enrhumé ne se mouche pas » dit par un gamin au nez bouché. Rien à voir avec le regretté Jean Gabin. Et je profite subrepticement de l'occasion qui m'est donnée par l'auteur de ces lignes pour rappeler que l'appellation de « morveux » pour désigner un enfant jeune et peu capable vient aussi bien de ces choses qui pendouillent au nez du gamin que ses parents n'ont pas pris le temps de moucher alors qu'il ne sait pas encore le faire lui-même ou de l'enfant négligé qui se moque de se moucher lorsqu'il en a besoin.
[2] Et je ne rajouterai pas de lapin parce que je sais me tenir, moi, et que d'autres, spécialistes du développement du râble, s'en chargeront à ma place.

Exemples

« Ou bien je sais ce qui l'attend : il se fera muter dans les services de renseignements. Avec sa connaissance du russe et son expérience du deuxième bureau, ça lui pend au nez. »
Vladimir Volkoff - Les humeurs de la mer : la leçon d'anatomie - 1980

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais he's got it coming cela va lui arriver
Anglais it's staring him in the face ça le regarde fixement dans le visage
Anglais (UK) He/She is likely to... Il/Elle va probablement...
Espagnol (Argentine) se cae de maduro ça tombe par maturité
Espagnol (Espagne) li penja al nas ça lui pend au nez
Espagnol (Espagne) lo que le espera ce qui vous attend
Espagnol (Espagne) Tiene todas las papeletas para... Il a tous les tickets pour...
Espéranto tio baldaù trafos lin/sxin ça le/la touchera bientôt
Grec πάει φιρί-φιρί aller / insister vers l'inévitable
Italien la spada di Damocle l'épée de Damoclès
Néerlandais dat hangt hem boven het hoofd ça lui pend au-dessus de la tête
Néerlandais dat staat hem (haar) te wachten ça va lui arriver / ce qui l'attend
Néerlandais het zwaard van Damocles hangt hem/haar boven het hoofd l'épée de Damoclès plane au-dessus de sa tête
Portugais (Brésil) está pedindo que aconteça ! il est demandant que ça survienne
Portugais (Brésil) está querendo ! il est voulant !
Portugais (Brésil) está subindo no telhado il est montant sur le toit
Portugais (Portugal) arranjar lenha para se queimar chercher du bois pour se brûler
Roumain a o cauta cu lumânarea la chercher avec la bougie
Roumain sabia lui Damocle l'épée de Damoclès
Roumain stă să i se-ntâmple ça attend de lui arriver
Serbe na vrhu nosa mu je ça lui pend au nez
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « ca lui pend au nez » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.


Commentaires sur l'expression « ca lui pend au nez » Commentaires

  • atheofv
    31/05/2021 à 08:32
    • En réponse à lalibellule #200 le 30/05/2021 à 22:24 :
    • « Ah oui, sans doute dès l’âge de trois ans Federer se disait moi, ma mission dans la vie c’est d’être milliardaire en étant joueur profession... »
    Décidément tu as du mal à me comprendre...

    Je n'ai pas dit que les charlots ne foutaient rien ou qu'ils ne s'entrainaient pas.

    Je dis simplement que le sport-pognon j'en ai ma claque.
    Et que ça m'emmerde en allumant la tv, la radio, ou le journal de ne voir que cela.

    Et entendre les jérémiades du genre : ""jai joué mon meilleur tennis, mais l'autre con voulait gagner aussi, alors j'ai perdu...".
    C'est affligeant.
  • Clitocybe
    15/06/2025 à 02:19*
    Bon, en gros l'occident est capitaliste, la Russie et la Chine font semblant d'etre communistes. Les sports, c'est comme le vin, combien consent-on pour voir un athlète de pointe performer, pour boire le meilleur vin, pour ajouter à nos trophées la plus belle femme (j'avais été considéré comme le plus bel jeune homme dans une communauté d'homosexuels (masculins), j'étais un peu comme leur vierge noire de Czestochowa?), courtiser mais pas toucher, encor que les plus hardis n'hésitaient pas à tâter la musculature de mes cuisses, entièrement dédiées au sprint et savaient que jamais je ne leur permettrais d'enfourner leur organe dans un de mes orifices. J'étais totalement aux femmes et sportif.
    Et le sport mérite d'être rémunéré. Les athtlètes de haut niveau sont rares et quelques millions à un ou à l'autre ne changeront rien à la précession des équinoxes.
  • Clitocybe
    15/06/2025 à 05:10
    Un de ces cuisiniers du restaurant où j'étais un gâte-sauce, à Vancouver, un jeune autrichien avec qui je travaillais, m'avait proposé d'aller avec lui à San Francisco, et peut-etre, Los Angeles, la cité des Anges et ouvrir un restaurant ensemble. Je regrette encor aujourd'hui d'avoir fait prévaloir ma famille et mes amis, plutôt que l'aventure américaine. J'ai préféré ma soeur et ma mère à toutes ces jeunes femmes nues qui baignaient leur corps dans les eaux du Pacifique (Kitsilano beach) et mon jeune cuisinier suisse forgé à la tradtion autrichienne de la bonne chère disciplinée, un jeune mec bien de sa personne et brave qui m'avait accompagné en canot pneumatique au milieu des vagues des bateaux de fer qui nous regardaient comme des intrus.
    Ais-je opté pour la sécurité et l'aisance d'un pays que je connaissais après ce déni amoureux, désemparé de cette femme de ma vie. Sans doute. Et, croyez moi, je la pleure encor !
    On peut avoir plusieurs amours, mais seulement un amour de sa vie.

    Cela me pendait-il au bout bout du nez comme une sorte de message du Destin. La question est posée: Sommes-nous libres de nos actions ou encarcanés dans les rets de la destinée?
  • deLassus
    15/06/2025 à 07:01
    • En réponse à deLassus #173 le 03/02/2021 à 12:52 :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Cette expression n'a pas été reprise dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français" (2011).... »
    Cette expression n'a pas été reprise dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français" (2011).

    Comme aurait dit Syntax* : Sans doute en raison de sa date d'apparition (19/12/2011) !!!

    * Ça me pendait au nez, si je n'étais pas tombé du lit...
  • Clitocybe
    15/06/2025 à 07:20
    Hrmmm, la question du libre-arbitre est importante. Sommes-nous vraiment libres de nos choix de vie. Les catholiques pensent que oui. Ils pensent aussi que le petit Jésus a été conçu par une vierge inséminée (imprégnée comme disent mes voisins Américains) par une opération spéciale du St-Esprit qui lui a introduit du sperme (divin) dans son utérus sans l'aide d'un pénis (la fameuse opération du St-Esprit). Et on nous a fait croire et prier pour toutes ces fariboles.
    Bon, vaut mieut-il croire que d'être athée? C'est la question essentielle. Le fait de croire nous empêche de confronter la ligne dure du libre-arbitre, sommes-nous vraiment libres? Sommes-nous vraiment prêts, chairs perrissables, et sommes-nous prêts à accepter de vivre dans un monde dur et froid qui n'a rien à faire de nous? Ce monde qui nous pend au nez...
    L'athéisme nous met devant cette confrontation entre le réel et une vie de rêve avec des dieux et des anges. Cette constatation de notre humanité perissable, le corps se délite, les ventres se gonflent, les yeux et la bouche perdent de leur acuité. On devient minime. C'est un fait de l'existence, exister nous coute la vie.
  • gonalzako
    15/06/2025 à 07:47
    Mon prof d'anglais utilisait une variante de cette expression : "ça vous pend au nez comme un sifflet à deux sous". Je n'ai jamais osé lui demandé ce qu'était ce sifflet. ^_ ^
  • joseta
    15/06/2025 à 08:02*
    QUI SUIS-JE ? nº584

    Je suis un écrivain, poète et journaliste français
    - mouvement: dadaïsme, surréalisme
    - genre artistique: roman, poésie, essai
    - en 1917, je suis sous les drapeaux...je publie alors mes premiers poèmes grâce à Guillaume Apollinaire, et l’été de la même année, ce dernier me fait rencontrer André Breton, lui aussi militaire. Breton rencontre Louis Aragon en octobre 1917. Étant tous les 3 sous l’uniforme, nous devenons très amis et nous partageons le même dégoût de la guerre et de la société bourgeoise
    - avec mes 2 amis, je participe à l’aventure Dada, pour ensuite me tourner vers le surréalisme, dont je suis un des principaux fondateurs
    - avec André Breton, j’ai écrit un recueil de poésie, selon le principe novateur de ‘l’écriture automatique’. Ce recueil de poésie peut être considéré comme une des premières oeuvres surréalistes, alors que le mouvement ne sera lancé effectivement qu’en 1924
    - je suis exclu du mouvement surréaliste en 1926, avec le motif “trop de littérature”, alors que le mouvement surréaliste s’engage dans la cause communiste
    - en 1937, j’épouse une allemande qui fait déjà partie du cercle d’artistes parisiens qui évolue autour de Man Ray, Fernand Lèger, Elsa Triolet, Max Ernst et bien d’autres. Cette ancienne élève du Bauhaus et amie des dadaïstes berlinois, leur fait découvrir l’avant-garde allemande, jusque-là peu connue en France. Le couple qu’elle forme avec moi concrétise ce fructueux partage artistique
    - depuis la fin des années 1920, je suis devenu un journaliste français célèbre. Je travaille notamment pour VU, Excelsior ou L’Intransigeant, Je convainc ma femme, qui a étudié art, d’illustrer mes reportages
    - dès 1934, mon épouse et moi sillonnons le monde; on voyage en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Angleterre puis aux États-Unis. Moi en écrivant, elle en photographiant
    - en 1935, nous faisons ensemble une série de reportages en Norvège, de nouveau en Allemagne, en Tchécoslovaquie, en Angleterre, en Espagne (1936) et enfin en Tunisie
    - en 1941, nous voyageons à travers tout le pays à vélo. Nous voulons rencontrer la population, voir de nos propres yeux la réalité, et en faire part
    - pourchassés tant par la police de Vichy que par la dictature nazie, je suis emprisonné pendant 6 mois. Par un heureux concours de circonstances, nous parvenons à fuir clandestinement hors de Tunisie en novembre 1942, un jour avant que les troupes allemandes de Rommel n’envahissent Tunis. Nous passons par l’Algérie et nous allons nous réfugier sur le continent américain
    - durant l’année 1943, je suis chargé de nombreuses missions en Amérique du Nord, centrale et du Sud, où je travaille à reconstruire le réseau des agences de presse françaises pour le gouvernement de Charles de Gaulle.
    - nous retrouvons à New York notre groupe d’amis parisiens
    - nous faisons de nombreux voyages en Amérique du Sud durant l’année 1944: Mexique, Bolivie, Colombie, Guatemala, Chili, Argentine, Brésil. Nous rentrons aux États-Unis en passant par Haïti, Cuba et un bref séjour en Pennsylvanie, où j’enseigne à l’université
    - ma poésie est, depuis le début très cosmopolite et ouverte aux mouvements d’avant-garde. Je fus aussi journaliste, critique, essayiste, producteur à la radio et auteur de nombreux romans
    - distinctions: Grand prix de littérature de la SGDL Grand prix de poésie de l’Académie française, Grand prix national des Lettres, Prix Saint-Simon.
  • deLassus
    15/06/2025 à 09:23
    • En réponse à joseta #207 le 15/06/2025 à 08:02* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº584

      Je suis un écrivain, poète et journaliste français
      - mouvement: dadaïsme, surréalisme »
    Trouvé grâce à Gougeule.
    Son nom aurait dû me revenir : tous ceux qui me connaissent un peu savent pourquoi !
  • joseta
    15/06/2025 à 12:10*
    • En réponse à deLassus #208 le 15/06/2025 à 09:23 :
    • « Trouvé grâce à Gougeule.
      Son nom aurait dû me revenir : tous ceux qui me connaissent un peu savent pourquoi ! »
    😄
    Quand je l'ai découvert, je me suis dit: je lui posterai 'sous peu'...
    Et aujourd'hui, ça te pendait au nez !
  • Ratanak
    15/06/2025 à 13:15
    • En réponse à joseta #207 le 15/06/2025 à 08:02* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº584

      Je suis un écrivain, poète et journaliste français
      - mouvement: dadaïsme, surréalisme »
    Trouvé sans Google mais avec De Lassus. 🙂
  • deLassus
    15/06/2025 à 14:19
    • En réponse à Ratanak #210 le 15/06/2025 à 13:15 :
    • « Trouvé sans Google mais avec De Lassus. 🙂 »
    C'était un clitocybage pour public averti...
  • Clitocybe
    15/06/2025 à 14:23*
    Ce Français m'est totalement inconnu.
    Image externe

    Et sa poésie aussi.

    Quelques prétentieux beaux vers.
    Allons, c'est pas sérieux !

    Sous les arbres mauves
    une nuit mauvaise

    j’allais contre le froid
    tous ceux que la faim faisait doucement gémir
    tous ceux qui laissaient tomber les bras
    guettaient dans l’ombre
    Ils étaient là près de moi
    Leurs yeux trop grands étaient des menaces
    J’avais honte de savoir marcher
    et une lumière plus douce que la neige
    me tirait

    ֍֍֍֍

    Cette poésie sans règle, je peux en faire 24 heures par jour.
    Un poète factice, désolé pour sa maman.
  • joseta
    15/06/2025 à 16:36
    • En réponse à joseta #207 le 15/06/2025 à 08:02* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº584

      Je suis un écrivain, poète et journaliste français
      - mouvement: dadaïsme, surréalisme »
    JE SUIS
    Image externe
    Philippe SOUPAULT
    Portrait de Robert Delauney,1922
    Chaville (Hauts-de-Seine) 1897/ Paris,1990
  • SyntaxTerror
    15/06/2025 à 18:03
    • En réponse à gonalzako #206 le 15/06/2025 à 07:47 :
    • « Mon prof d'anglais utilisait une variante de cette expression : "ça vous pend au nez comme un sifflet à deux sous". Je n'ai jamais osé lui d... »
    En argot, le sifflet est une sécrétion nasale qui n'a pas encore été nettoyée. La question est : pourquoi deux sous ?
  • Ratanak
    15/06/2025 à 18:34*
    • En réponse à Clitocybe #212 le 15/06/2025 à 14:23* :
    • « Ce Français m'est totalement inconnu.
      https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Robert_Delaunay_-_le_po%C3%A8te_Philippe_Soupault.jpg?uselang... »
    Il est suprêmement ridicule de prétendre juger un poème, et plus encore le poète lui-même, à partir de deux vers balancés au hasard.

    Sous les arbres mauves
    une nuit mauvaise
    j’allais contre le froid
    tous ceux que la faim faisait doucement gémir
    tous ceux qui laissaient tomber les bras
    guettaient dans l’ombre
    Ils étaient là près de moi
    Leurs yeux trop grands étaient des menaces
    J’avais honte de savoir marcher
    et une lumière plus douce que la neige
    me tirait
    Tu ne me quittais pas
    tu dormais
    et ta vie était cette nuit
    que je respirais
    Je savais par mes yeux mes mains mes pas
    que tout s’effaçait
    qu’il n’ y avait plus que la terre
    que la terre
    et toi.

    Extrait de: "Il y a un océan", 1936 (Guy Lévis Mano Editeur)


    Texte intégral du poème.
  • Clitocybe
    15/06/2025 à 18:40
    Bon, je fais un peu d'ironie, à la française. Je ne connais pas ce mec, Soupault. La poésie des dadaïstes, se débarrassant de la versication a permis à plusieurs écrivailleurs sans talent à se faire passer pour des poètes et emballer des nanas en prétendant synonymes la verge et le vers.

    Ça lui pendait au nez Soupault
    De se faire pendre les vers au mot
    Croyant que l'outrage lui donnerait la gloire

    Au moins aurait-il pu faire l'impair
    Comme Charles et Arthur, ces janissaires
    Sabrant les mots comme autant de saucissons

    Verdissant sous les arbres verts du printemps
    Rougissant sous les rouges automnaux (et vin au tonneau)
    Brunissant sous les bruines hivernales

    (Et pour la France only)
    Rugissant dans le ciel, nautonnier des Rafales
  • Clitocybe
    15/06/2025 à 19:25*
    • En réponse à Ratanak #215 le 15/06/2025 à 18:34* :
    • « Il est suprêmement ridicule de prétendre juger un poème, et plus encore le poète lui-même, à partir de deux vers balancés au hasard.

      Sous... »
    Cher Ratanak,
    Je crois que tu confonds poésie en prose à la portée de n'importe quel écrivain et probablement même toi; et poésie réelle. De la poésie comme celle-là, c'est comme une machine à saucisse; on met de la barbaque, on tourne la poignée et voilà. La vraie poésie exige des règles (et pour cela préfère l'impair). Mettre du coeur et de la passion dans quelques phrases et les couper de façon aléatoire est un simulacre de poésie qui va bien avec notre siècle qui se hâte de vivre, tournant les coins ronds.
    Tu veux de la vraie poésie, va relire Le dormeur du val et ses deux trous rouges au côté droit.
    Il reste encor des poètes, mais aussi beaucoup de resquilleurs. Soupault, connais pas !

    J'avais honte de savoir marcher
    Mes jambes enfoncées dans la neige profonde
    Mes premières années dans ce monde

    Le pays était vaste et insolite
    Verrais-je demain, calmer ma faim
    Trouver un refuge, éviter le déluge

    Et tout s'effaçait
    Il n'y avait plus que
    Ratanak

    Comme nous étions seuls
    Sur cette ile déserte et privée de femmes
    Je fus contrit qu'il n'apporte que des rames

    Je me dis: Au moins voilà un bateau
    Et quitter cette ile où nous serons deux
    S'il aime les hommes, nous serons heureux


    Extrait de : « Il y a un océan qui nous sépare ! 2025 »