Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

comme la vérole sur le bas clergé [adv]

brusquement ; avec violence

Origine et définition

Qu'est-ce que la vérole ? En fait, il n'y a pas qu'une mais plusieurs véroles.
Du XIIe au XVe siècle, la vérole désignait la variole.
Au XVIIe, c'était la varicelle qu'on appelait la "vérole volante".
Mais, bien sûr, depuis le XVIe siècle, la vérole est en réalité la syphilis, maladie vénérienne grave lorsqu'elle n'est pas correctement soignée.
On comprend donc bien que l'expression, qui date probablement de l'Ancien Régime, a été inventée par des gens peu amènes avec les hommes de Dieu.
Elle contient en effet comme un 'léger' anticléricalisme, puisqu'elle prétend qu'une épidémie de syphilis pourrait s'abattre brusquement sur les prêtres et se répandre très rapidement, alors que nous savons parfaitement vous et moi que ceux qui portent la robe ont fait voeu de chasteté et ne peuvent donc en aucun cas être contaminés par une telle maladie[1].
La localisation géographique du bas clergé ainsi visé[2] n'est pas systématiquement précisée dans l'expression. Et rien ne semble indiquer pourquoi l'espagnol ou le breton aurait plus droit à son épidémie infamante que l'auvergnat, l'alsacien ou le provençal.
[1] Bon, pour être plus exact, contrairement aux moines, les prêtres ne font que vœu de célibat, pas de chasteté. Mais comme l'Église est contre les relations sexuelles hors mariage, en théorie un prêtre devrait également pratiquer la chasteté.
[2] Le "bas clergé" désignait les prêtres et vicaires issus du peuple ou de la petite bourgeoisie et affectés aux paroisses urbaines et rurales.

Exemples

« Les héritières aryennes (...) vont fondre sur toi telle la vérole sur le bas clergé, proverbe dont ton père use jusqu'à l'élimer comme une vieille culotte »
Muriel Cerf - Une passion

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais like a rash comme des rougeurs
Anglais like a shot comme un coup de feu
Espagnol (Espagne) Como un rayo Comme la foudre
Espagnol (Espagne) De golpe / De golpe y porrazo Tout d'un coup
Gallois fel cath i gythraul comme un chat à un démon
Gallois fel tân gwyllt comme un pétard
Italien come un razzo comme une fusée
Italien di colpo d'un coup
Néerlandais iemand in zijn nek springen sauter sur la nuque de quelqu'un
Néerlandais met de botte bijl hakken hacher avec la hache obtue
Néerlandais out of the blue (in het Nederlands geadopteerd anglicisme/barbarisme) (venant) de nulle part
Néerlandais als Gods woord in een ouderling comme la parole de Dieu dans un ancien
Néerlandais als een donderslag bij heldere hemel comme un coup de tonnerre dans un ciel serein
Portugais (Brésil) Como um rastilho de pólvora Comme une traînée de poudre
Portugais (Brésil) como uma bala comme une balle
Roumain ca fulgerul ; ca vantul si ca gandul ; ca gandul. ''ca nuca în perete'' c'est pour caractériser ''être assorti'', ''aller ensemble comme l'éclair ; comme le vent et la pensée ; comme la pensée
Roumain ca nuca în perete comme la noix sur le mur
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « comme la vérole sur le bas clergé » Commentaires

  • #21
    <inconnu>
    14/03/2007 à 08:07*
    • En réponse à Elpepe #10 le 14/03/2007 à 00:56 :
    • « Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? La vérole, une maladie vénérienne grave ? Mais faut se tenir au courant de l’actualité, hein ?... »
    avec une série d’injections de pénicilline,

    et dans pénicilline, il y a "illine" !
    Pépé vous fait les injections gratos !

    Avant ou après le glen Morangie ? 😉
  • #22
    <inconnu>
    14/03/2007 à 08:22
    À l’origine l’expression était : « Comme la vérole sur les bas du clergé ! »
    Eh oui ! le clergé ( souvent pauvre comme chacun sait ) n’a pas toujours les deniers – du cul... te – nécessaires pour changer ses bas, surtout les prêtres, curés, vicaires et tous ceux qui sont sous le Pape 😉
    La variole ( ancêtre de la vérole ) causait souvent des dégâts importants sur la peau des personnes touchées par la maladie ( crevasses laissées par les boutons ).
    Et les bas du bas clergé étaient souvent miteux !
    Le sens de l’expression a un peu changé d’ailleurs puisqu’il était plus lié à la pauvreté qu’à celui de : « brusquement, avec violence ».
    Et pour preuve, on retrouve souvent l’expression dans : « La misère s’est abattue sur eux comme la vérole sur le bas clergé ! »
    Paix à ton âme GOD pour avoir cru que les hommes d’Église pouvaient avoir des visées lubriques !
  • #23
    <inconnu>
    14/03/2007 à 08:22
    • En réponse à momolala #20 le 14/03/2007 à 07:44* :
    • « Bonjour, bonjour,
      Où il est question de vérole, de clergé et d’Espagne, dans le texte d’origine (Rabelais : Gargantua) :
      "PROLOGE DE L’AUTE... »
    Momolala, S’il te plaît, préviens au début que tu proposes la traduc en dessous !
    J’avais bien vu que c’était long (heureusement, Mozilla Firefox propose d’agrandir l’écriture, d’un coup de Ctrl-molette, quel confort (en un seul mot). Remarque, quand je suis arrivé au bout du premier paragraphe qui demande parfois quelque effort de compréhension (en un seul mot, aussi), j’ai bien rigolé et je t’ai béni, oui, oui, je t’ai béni, mais avec une histoire de curé, c’était le jour ou jamais.
  • #24
    dumail
    14/03/2007 à 08:24*
    Montaigne rapporte que, sur le point d’être executé, un condamné à mort
    "ayant demandé à boire et le bourreau ayant beu le premier, dict ne vouloir boire après luy, de peur de prendre la vérolle" (Essais:Livre premier, chapitre XIV)
    TILT!
    Le bas clergé ................au XVIeme siècle ne connaissait sans doute pas
    Le lave-vaisselle
    sous l’autel
    Du sacre-office
    pour le calice
    Contaminé.
    (Il n’ est pas permis de supputer que les enfants de choeur y étaient pour quelque chose, mon frère m’a confié qu’il buvait le vin de messe au goulot ....un vrai sauvage cet enfant du bon Dieu!)
    Bonjour, beau temps belle mer.
  • #25
    <inconnu>
    14/03/2007 à 08:31
    • En réponse à <inconnu> #22 le 14/03/2007 à 08:22 :
    • « À l’origine l’expression était : « Comme la vérole sur les bas du clergé ! »
      Eh oui ! le clergé ( souvent pauvre comme chacun sait ) n’a pas... »
    Paix à ton âme GOD pour avoir cru que les hommes d’Église pouvaient avoir des visées lubriques !

    Enfin quelqu’un qui lève le voile (si je puis dire) sur ces on-dits calomnieux
    signé : Le révérend père Manganate de Soude (moins caustique)
    @24 Mond a ra, Dumail ?
  • #26
    chirstian
    14/03/2007 à 08:45*
    • En réponse à <inconnu> #22 le 14/03/2007 à 08:22 :
    • « À l’origine l’expression était : « Comme la vérole sur les bas du clergé ! »
      Eh oui ! le clergé ( souvent pauvre comme chacun sait ) n’a pas... »
    moi je pensais que l’expression était " comme la vérole sur le bas du clergé"
  • #27
    chirstian
    14/03/2007 à 08:47
    Elle s’appelait Juliette, il s’app’lait Roméo
    Dans leur pieu tous les soirs c’était un rodéo
    Qui les laissait crevés , vidés jusqu’à demain :
    Mais attendez la suite, si vous le voulez bien !
    Un jour on ne sait qui –peut être lui, sans doute elle-
    Ramena au logis ce virus assassin
    Qui n’épargne personne, pas même les pucelles
    Transformant en charnier le moindre traversin.
    On les trouva unis dans leur dernière étreinte
    A l’heure où les gamins reviennent de l’école
    Delacroix s’en souvint sur une toile peinte,
    Et Shakespeare écrivit, « les Amants de Vérole ».
    Moralité : merci Phyllis
  • #28
    <inconnu>
    14/03/2007 à 09:00
    • En réponse à chirstian #26 le 14/03/2007 à 08:45* :
    • « moi je pensais que l’expression était " comme la vérole sur le bas du clergé" »
    Tu iras brûler en enfer si la vérole ne te mange pas avant !
    @27 excellent ! Tu te rattrapes par tes poèmes... à toi le Purgatoire !
  • #29
    <inconnu>
    14/03/2007 à 09:02
    Je ne cois pas que le clergé séculier fasse voeu de chasteté, mais seulement les moines et les nonnes. Le célibat leur est imposé par Rome depuis un Concile au 13ème siècle; et le pape actuel vient de renouveler cette obligation. Ce qui montre l’évolution de l’Eglise depuis le moyen-âge !. Ce n’est d’ailleurs nullement un dogme.
    Jai lu récemment que le roi Louis XV, le" bien aimé" était atteint de la vérole ou syphilis.Grand forniqeur devant l’Eternel,on peut se demander combien de femmes il a contaminées. Vers la fin, son corps que tant de maîtresse avaient caressé était devenu horriblement couvert de pustules, la peau gonflée et noire suintant un pus infect par tous les pores; il pourrissait, cadavre en décomposition vivant, dans d’épouvantables douleurs et agonisant il dégageait une odeur si nauséabonde que les personnes qui l’approchaient dans sa chambre le faisaient en tenant un mouchoir sur le nez. A son chevet une bordée de médecins le soignaient par des saignées abondantes, lesquelles biensûr affaiblissaient le malade, mais on croyait que le germe du mal était dans le sang. Mais finalement le roi refusa une troisième saignée et demanda qu’on le laisse mourir. On l’inhuma de nuit, à Saint Denis sans cérémonie et paraît-il que le peuple s’écartait de son cortège funèbre.
  • #30
    dumail
    14/03/2007 à 09:14*
    « Comme la vérole sur le bas clergé breton »
    C’est de la pure calomnie,c’est certain:
    Le mot "Vérole" n’existe même pas dans mon Lexique Breton -Français et Français -Breton
    (Geriadur Brezoneg-Galleg ha Galleg-Brezoneg).... 27ème édition revue et augmentée .................................................................................................alors!
    @25 Mad eo
  • #31
    <inconnu>
    14/03/2007 à 09:38*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #16 le 14/03/2007 à 07:03* :
    • « bon, et maintenant, concourrons pour la trirème:
      rappel du sujet du jour:
      Comme la vérole sur le bas clergé (espagnol / breton) »
    Je trouve que tous les gars de la marine devraient la jouer profil bas aujourd’hui...
    Ce sont nos braves marins qui ont exporté cette maladie dans la plupart des contrées reculées du globe, décimant ainsi des civilisations entières...
    Je propose donc par respect pour les civilisations disparues de ne pas faire de trirème en ce jour.
  • #32
    <inconnu>
    14/03/2007 à 09:46
    • En réponse à dumail #30 le 14/03/2007 à 09:14* :
    • « « Comme la vérole sur le bas clergé breton »
      C’est de la pure calomnie,c’est certain:
      Le mot "Vérole" n’existe même pas dans mon Lexique Br... »
    Surtout que d’autres régions françaises sont citées :
    Ce col mène à L’Aveyron.
  • #33
    dumail
    14/03/2007 à 09:51
    • En réponse à <inconnu> #29 le 14/03/2007 à 09:02 :
    • « Je ne cois pas que le clergé séculier fasse voeu de chasteté, mais seulement les moines et les nonnes. Le célibat leur est imposé par Rome d... »
    Il semblerait que Louis XV les collectionnait les VEROLES
    Mais il n’est pas mort de celle que l’on croit
    cette page
    La petite vérole (appelée aussi VARIOLE) dont les ravages étaient plus rapides que ceux de la "grande"et plus redoutés semble t-il comme en témoigne une épigramme écrite par un courtisan à la mort de Louis XV et disant qu’en quelques jours
    "La petite a fait ce qu’en vingt ans la grande n’a su faire"
  • #34
    <inconnu>
    14/03/2007 à 10:26*
    lettres qu’on pétrit
    Comme la vérole sur le bas clergé
    Comme la verge éclaira sur le bol
    (pour un tel effet, cela doit être une sexe à piles)
    et plus dur ...
    l’homme à bure claire se collait la verge
    (ce qui somme toute n’est pas pratique)
  • #35
    cotentine
    14/03/2007 à 11:00
    moi je me méfie beaucoup plus du courrier reçu par Internet, et pas seulement des Bretons car je ne connais point d’Espagnol (parce qu’il me faudrait un traducteur) ... pas envie que mon Ordi soit "vérolé" !!! 😉
  • #36
    <inconnu>
    14/03/2007 à 11:25*
    • En réponse à cotentine #35 le 14/03/2007 à 11:00 :
    • « moi je me méfie beaucoup plus du courrier reçu par Internet, et pas seulement des Bretons car je ne connais point d’Espagnol (parce qu’il me... »
    Vérole de Moine ! Ça c’est sûr !
    Mais avec un bon antivirus (gratuit)
    Un bon pare feu (gratuit)
    Quelques antispywares bien sentis !
    et hop !😏
  • #37
    cotentine
    14/03/2007 à 11:26*
    Le "bas clergé" désignait les prêtres et vicaires issus du peuple ou de la petite bourgeoisie et affectés aux paroisses urbaines et rurales.
    et les malheureux infectés de s’écrier : " Les dames nous dérangent !" ©
    mais il faut aussi se méfier des non-clergé ! il faut faire attention aux taloches des abbés ! © ... sont p’têt’ contaminées ! 😄
  • #38
    <inconnu>
    14/03/2007 à 11:29
    • En réponse à cotentine #37 le 14/03/2007 à 11:26* :
    • « Le "bas clergé" désignait les prêtres et vicaires issus du peuple ou de la petite bourgeoisie et affectés aux paroisses urbaines et rurales.... »
    Excellent et de bon aloi !
  • #39
    <inconnu>
    14/03/2007 à 11:33*
    • En réponse à cotentine #35 le 14/03/2007 à 11:00 :
    • « moi je me méfie beaucoup plus du courrier reçu par Internet, et pas seulement des Bretons car je ne connais point d’Espagnol (parce qu’il me... »
    Avec les virus espagnols, s’ils flinguent ton disque
    ma parole ! t’es Vert !...Olé ! 😮 😉 😄
  • #40
    momolala
    14/03/2007 à 12:10
    • En réponse à <inconnu> #29 le 14/03/2007 à 09:02 :
    • « Je ne cois pas que le clergé séculier fasse voeu de chasteté, mais seulement les moines et les nonnes. Le célibat leur est imposé par Rome d... »
    Les médecins ont même refusé de l’autopsier comme ils auraient dû en avoir l’obligation pour démentir, s’il en était besoin, toute présomption de mort criminelle. Mais c’était bien avant Alexander Fleming, n’est-ce pas Cotentine !