Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

l'exception confirme la règle [exp]

il ne peut y avoir une exception que s'il existe une règle ; c'est le seul cas en désaccord avec mes propos

Origine et définition

Cette expression avec le 'qui', est souvent employée lorsqu'on constate un fait ou quelque chose qui n'entre pas dans le moule habituel (qui ne respecte pas une supposée règle).
On peut en déduire deux choses :
- Sans règle, il n'y ne peut y avoir d'exception
- L'exception ne confirme pas (la validité de) la règle ; elle va plutôt à l'encontre de celle-ci, prouvant au contraire par son existence qu'il n'est pas indispensable ou obligatoire de la suivre. D'où les entorses aux règles que se permettent parfois certains de manière plus ou moins régulière.
On est d'ailleurs ensuite en droit de se demander si les exceptions régulières ne deviennent pas elles-mêmes des règles (sujet de dissertation pour demain : le participe passé ne s'accorde pas après l'auxiliaire avoir, sauf si le complément d'objet direct est placé avant. Le 'sauf' qui est ici l'exception n'est-il pas une règle ?).
La version normale, qui est un proverbe, ne contient pas le 'qui'.
Elle est issue d'un ancien adage juridique, au sens différent, exprimé ainsi : « exceptio firmat regulam in casibus non exceptis » ; ce qui, traduit en bon français, signifie « l'exception confirme la règle -permet son application- pour les cas qui ne sont pas explicitement exceptés. »
Si vous n'avez pas tout-à-fait compris, illustrons la chose avec une assurance décès. La règle est de verser un capital ou une rente au bénéficiaire, si vous décédez. Mais le contrat contient bien entendu toute une liste détaillée d'exceptions qui le rendent caduc (pratique de sports dangereux, suicide...). Dans un tel contrat, toute exception qui n'est pas explicitement citée, confirme la règle (cette dernière l'emporte) et permet son application.

Compléments

Un très court florilège des citations liées à la règle et à l'exception :
Joseph Joubert, en 1813, disait : « La règle nous délivre des fantaisies, des tourments de l'incertitude. » (ce à quoi Alphonse Karr, en 1840, ajoutait : « L'incertitude est le pire de tous les maux, jusqu'au moment où la réalité nous fait regretter l'incertitude. »).
En 1835, Victor Hugo écrivait : « Les règles sont utiles aux talents et nuisibles aux génies. »
Gustave Flaubert, lui, affirmait : « EXCEPTION. - Dites qu'elle confirme la règle. Ne vous risquez pas à expliquer comment. »
Enfin, Jules Renard, en 1894, se moquait : « Les gens qui veulent suivre des règles m'amusent, car il n'y a dans la vie que de l'exceptionnel. »

Exemples

« Contre la Lituanie, une équipe qui consentira à être dominée, elle aura besoin exactement du contraire : de patience, de maîtrise, d'alternance et de changements de rythme. Elle avait su le faire en deuxième période en Roumanie (2-2) mais cela reste l'exception qui confirme la règle. »
L'équipe - Article du 12/02/2009

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand ausnahmen bestätigen die Regel les exceptions confirment la règle
Allemand keine Regel ohne Ausnahme aucune règle sans exception
Anglais the exception proves the rule l’exception prouve la règle
Anglais the exception that proves the rule l'exception qui prouve la règle
Anglais the exception which proves the rule l'exception qui confirme la règle
Espagnol (Argentine) la excepción confirma la regla l'exception confirme la règle
Espagnol (Argentine) la excepción hace la regla l'exception fait la règle
Espagnol (Espagne) La excepción confirma la regla / La excepción que confirma la regla L'exception confirme la règle / L'exception qui confirme la règle
Hongrois kivétel erősíti a szabályt l'exception confirme la règle
Italien l'eccezione che conferma la regola l'exception qui confirme la règle
Néerlandais (Belgique) de uitzondering bevestigt de regel l'exception confirme la règle
Polonais wyjątek potwierdza regułę l'exception confirme la règle
Polonais wyjatek potwierdza regule l'exception confirme la règle
Portugais (Brésil) a exceção faz a regra l'exception fait la règle
Portugais (Brésil) para toda regra há uma exceção pour toute règle il y a une exception
Roumain excepția confirmă regula l'exception confirme la règle
Serbe nema pravila bez izuzetka il n y a pas de règle sans exception
Slovaque vynimka potvrdzuje pravidlo l'exception confirme la règle
Suédois undantaget som bekräftar regeln l'exception qui confirme la règle
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Commentaires sur l'expression « l'exception confirme la règle » Commentaires

  • #1
    cotentine
    06/11/2009 à 00:42
    en orthographe et grammaire, les mômes, à l’école apprennent des règles, puis apprennent les exceptions (qui ne confirment pas la règle) , puis découvrent ensuite d’autres pièges ... et il faut faire appel à Maurice ... Grévisse !
    le participe passé ne s’accorde pas après l’auxiliaire avoir, sauf si le complément d’objet direct est placé avant. Le ’sauf’ qui est ici l’exception n’est-il pas une règle ?

    Heu, si j’écris : "Je pense aux années que j’ai vécu depuis la ... etc." la règle de l’exception voudrait que j’écrive vécues ... Hé bé, non ! c’est cu C.U. 😉
  • #2
    louisann
    06/11/2009 à 01:18
    • En réponse à cotentine #1 le 06/11/2009 à 00:42 :
    • « en orthographe et grammaire, les mômes, à l’école apprennent des règles, puis apprennent les exceptions (qui ne confirment pas la règle) , p... »
    A cette heure tu as l’esprit bien vif ,c’est courant ou c’est l’exception qui confirme la règle 😄
    Douce nuit
  • #3
    <inconnu>
    06/11/2009 à 01:50
    C’est marrant. J’avais appris une tout autre origine: L’exception est le cas limite. Et si la règle marche aussi avec le cas limite (l’exception), c’est que la règle est bonne: L’exception confirme la règle.
  • #4
    deLassus
    06/11/2009 à 01:55*
    • En réponse à cotentine #1 le 06/11/2009 à 00:42 :
    • « en orthographe et grammaire, les mômes, à l’école apprennent des règles, puis apprennent les exceptions (qui ne confirment pas la règle) , p... »
    Bravo et merci !
    De bonne foi, pour "les années que j’ai vécu", j’aurais hésité longuement, et finalement ....j’aurais fait la faute !
    Je viens de lire tout ça : cette page
    Oh ! La prise de tête !!!
    Moi, je ne sais plus qui m’a appris la règle de base, et non toutes ses exceptions, en me chantant à tue-tête un air de Carmen :
    La fleur que tu m’avais jetééééééééééé...eeeeeeeeeeee,
    Dans ma prison était restéééééééééé...eeeeeeeeeeee .
    Je viens il y a quelques jours de transmettre, avec ma plus belle voix de basse, ce truc mnémotechnique à mon" élève" chinoise : elle en rit encore...
    Pour les exceptions, on verra un peu plus tard.
  • #5
    deLassus
    06/11/2009 à 03:09
    Pour wiktionary :
    Exception qui confirme la règle...
    Note : Cette maxime est souvent comprise de travers, notamment en grammaire et orthographes françaises. Elle ne signifie pas "il est bel et bon que toute règle ait des exceptions", mais au contraire "l’absurdité de l’exception confirme la pertinence et la raison d’être de la règle".
    L’absurdité ?
  • #6
    <inconnu>
    06/11/2009 à 03:37*
    sujet de dissertation pour demain : le participe passé ne s’accorde pas après l’auxiliaire avoir, sauf si le complément d’objet direct est placé avant. Le ’sauf’ qui est ici l’exception n’est-il pas une règle ?
    .
    God, il suffit d’énoncer cette bonne vieille REGLE de la manière suivante pour qu’il ne s’agisse nullement d’une EXCEPTION mais bien d’une REGLE, sans le moindre doute: « Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir s’accorde avec le complément d’objet direct lorsqu’il est placé avant le verbe. Si le COD est placé après le verbe, le participe passé est invariable ».
    Lors de mon bref passage dans l’enseignement il y a longtemps, j’avais "inventé" le "jeu des exceptions" avec mes petits monstres de 4ème (garçons internes, latinistes depuis la 6ème). Cela donnait par exemple, et c’est moins drôle de l’écrire que de le dire mais c’était devenu un jeu qui, je me plais à le croire, a renforcé leur goût de la langue, il s’agissait de trouver des exceptions « rigolotes »:
    - Monsieur, j’en ai une: Les mots en "al" font leur pluriel en "aux", exemple des taureaux, un toral. Très vite a fusé "un futal, des futeaux", etc... Dix minutes de délire et retour au sujet du jour "Le cid"; Mes petits Rodrigues ne manquaient pas de cœur… ni de chœur.
    Pour terminer à propos de Rodrigue, quelques semaines plus tard, je leur ai lu l’extrait du chef-d’œuvre de Georges Fourest, La négresse blonde ; juste deux vers :
    « Dieu, soupire à part soi la plaintive Chimène,
    Qu’il est joli garçon l’assassin de Papa ».
  • #7
    AnimalDan
    06/11/2009 à 06:27
    • En réponse à cotentine #1 le 06/11/2009 à 00:42 :
    • « en orthographe et grammaire, les mômes, à l’école apprennent des règles, puis apprennent les exceptions (qui ne confirment pas la règle) , p... »
    Et « Les dix années de misère qu’il a vécues »..? Pas bien raisonnable tout ça... En fait c’est ce "que" (ou "qu’"), le hic. Selon que l’on considère qu’il tient lieu d’une locution (du genre "pendant lesquelles") ou pas. Moi je préfère considérer que ces années, je les ai vécues une par une, et m’en tenir, règle ou exception, à un décompte qui me permet de leur coller un "e" et un "s". Parce que je trouve ça plus joli, et voilà tout l’aboutissement des réflexions que je me suis faites, ces quelques minutes "que" j’ai réfléchi au truc.
    😉
  • #8
    AnimalDan
    06/11/2009 à 06:33*
    God "...quelque chose qui ne rentre pas dans le moule habituel...". Pour "rentrer" chez quelqu’un ou dans quelque chose, il faut en être auparavant sorti. Sinon, on peut y entrer, ce qui n’est déjà pas mal.
    et ces "exceptions qui le rendent caduque", le contrat, ce sont elles qui le "féminisent", aussi..? 😉
  • #9
    AnimalDan
    06/11/2009 à 06:39
    • En réponse à <inconnu> #6 le 06/11/2009 à 03:37* :
    • « sujet de dissertation pour demain : le participe passé ne s’accorde pas après l’auxiliaire avoir, sauf si le complément d’objet direct est p... »
    Essaie "à part SOI", Epicure... Tu verras que le vers ne boîte plus.
  • #10
    deLassus
    06/11/2009 à 06:51
    • En réponse à AnimalDan #9 le 06/11/2009 à 06:39 :
    • « Essaie "à part SOI", Epicure... Tu verras que le vers ne boîte plus. »
    J’allais le dire ... le temps de trouver le texte intégral :
    cette page
  • #11
    AnimalDan
    06/11/2009 à 07:02*
    • En réponse à deLassus #10 le 06/11/2009 à 06:51 :
    • « J’allais le dire ... le temps de trouver le texte intégral :
      cette page »
    Intégral je veux bien le croire. Original, voire... Si l’on se réfère au "Phèdre" qui suit... là les vers ne boîtent plus: ils se ramassent cul par-dessus tête...
  • #12
    deLassus
    06/11/2009 à 07:11*
    Evénement, avec deux é. Ou évènement.
    Il s’agissait bien d’une exception, puisque l’Académie avait oublié en 1878 puis en 1935 de corriger événement en évènement.
    J’ai très longtemps écrit évènement. Un collègue qui épluchait mes notes au microscope électronique m’a dit dans les années 80 qu’il fallait écrire événement. Je me suis habitué à cette anomalie.
    Grâce à expressio,et aux notes de wikipédia, je m’aperçois que l’Académie a supprimé l’anomalie en 1990.
  • #13
    deLassus
    06/11/2009 à 07:26
    • En réponse à AnimalDan #11 le 06/11/2009 à 07:02* :
    • « Intégral je veux bien le croire. Original, voire... Si l’on se réfère au "Phèdre" qui suit... là les vers ne boîtent plus: ils se ramassent... »
    Ok, je n’ai trouvé que cette source.
    L’original : Editions José Corti. 12,34 € chez Amazon.fr
  • #14
    AnimalDan
    06/11/2009 à 07:30
    • En réponse à deLassus #12 le 06/11/2009 à 07:11* :
    • « Evénement, avec deux é. Ou évènement.
      Il s’agissait bien d’une exception, puisque l’Académie avait oublié en 1878 puis en 1935 de corriger... »
    "L’Académie française, dans la neuvième édition de son Dictionnaire,
    écrit, en accord avec les recommandations du Conseil supérieur de la
    langue française de 1990, évènement. La graphie ancienne événement
    n’est cependant pas considérée comme fautive, encore que rien ne la
    justifie plus. "
    cette page
  • #15
    PHILO_LOGIS
    06/11/2009 à 07:33*
    PROMOTION DU JOUR
    Aujourd’hui, mesdames, journée d’exception: Pas de règles!
  • #16
    AnimalDan
    06/11/2009 à 07:38
    • En réponse à deLassus #12 le 06/11/2009 à 07:11* :
    • « Evénement, avec deux é. Ou évènement.
      Il s’agissait bien d’une exception, puisque l’Académie avait oublié en 1878 puis en 1935 de corriger... »
    A noter: "L’application de ces régularités ne souffre qu’un petit
    nombre d’anomalies..."
    Exceptions anormales ou anomalies exceptionnelles, cher Maurice..? 😄
  • #17
    deLassus
    06/11/2009 à 07:52*
    • En réponse à AnimalDan #16 le 06/11/2009 à 07:38 :
    • « A noter: "L’application de ces régularités ne souffre qu’un petit
      nombre d’anomalies..."
      Exceptions anormales ou anomalies exceptionnelles,... »
    "Mon" TLFI chéri donne encore événement. J’en conclus qu’il est antérieur, et peut-être très antérieur à 1990.
    Ca expliquerait pourquoi on n’y surfe pas.
  • #18
    momolala
    06/11/2009 à 08:30
    • En réponse à AnimalDan #14 le 06/11/2009 à 07:30 :
    • « "L’Académie française, dans la neuvième édition de son Dictionnaire,
      écrit, en accord avec les recommandations du Conseil supérieur de la
      la... »
    On peut s’interroger sur ce qui a "justifié" les règles de notre orthographe. Il me semble que cette codification tardive en référence aux langues anciennes procède davantage d’une appropriation bourgeoise de notre langue que d’une réelle nécessité. Quand j’écris "bourgeoise" je veux simplement dire qu’elle est le fait de bourgeois instruits qui se voulaient également Eclairés. Rien ne la justifiait en dehors du postulat de départ qu’ils s’étaient eux-mêmes choisi. Personnellement je pense qu’on a alors beaucoup compliqué ce que l’usage décidait simplement en particulier en matière d’accords de genre et d’écriture des pluriels. Notre langue était déjà foisonnante et il a bien fallu prévoir des cases "exceptions" nombreuses pour y faire entrer tant bien que mal tout son capital. Je trouve dommage que les "réformes" successives de l’orthographe se bornent à modifier des accentuations, à ajouter un "e" final à des mots jusqu’alors exclusivement masculins au nom d’une prétendue égalité des sexes, sans aller au fond des choses et simplifier par exemple tous les pluriels. La langue des Perfides est en cela beaucoup plus aisée à écrire.
  • #19
    ThanhBach
    06/11/2009 à 08:43*
    En fait, il existe au moins deux cas en ce qui concerne les règles et leurs exceptions.
    °
    1. L’exception (qui) confirme la règle.
    On dira volontiers qu’il s’agit là de règles générales. Je dirais de règles RELATIVES.
    Dans la vie courante, il existe beaucoup de telles "règles" qui peuvent se formaliser notamment par une proposition. Du genre : 100% des gens qui ont gagné le gros lot au Loto, ont joué au Loto. Sauf si on leur a payé et donné le ticket gagnant.Règle vérifiée (avérée) donc la plupart du temps,A de rares exceptions près. Alors, ces dernières ne seraient là que pour confirmer la règle, car étant elles-mêmes largement minoritaires, elles confirment de fait le fait largement majoritaire.
    Autre exemple : les passagers d’un avion qui se désintègre en vol, doivent en règle générale, être tous morts. Sauf "par miracle". Mais ça arrive.
    °
    2. L’exception (qui) INFIRME la règle.
    On dira surement qu’il s’agit là de règles obéissant à la loi du tiers exclu. Je dirais de règles ABSOLUES.
    C’est le genre de règle qui ne souffre d’aucune exception.
    Exemple : la proposition "Tous les hommes sont mortels". S’il arrive qu’un seul humain soit immortel, alors "tous" n’est plus vrai. Cet immortel serait alors l’exception qui infirme la règle. Méfions nous de ce genre d’affirmation ...
    "tout", "jamais", "aucun" dans ce cas de figure précis, càd. les règles absolues.
    °
    ii😄ii
    __________________________________________________________________
    Pour terminer, illustrer et débattre de l’expression du jour
    °
    "L’exception (qui) confirme la règle"
    °
    Voici un exemple affiché à Bercy ...
    Est-ce la règle, ou l’exception ? etc. etc.
    A vous de juger.
    En attendant je me prépare un expresso - sans "i" ni sucre svp - 80% d’arabica de Sam Neua et 20% de robusta de Paksé. Un doux amer, un der d’amoux de la matinée.
    FX (-1)
    °
    ----
    Source: rapport de la CdC de la RF
    °
    ...
    "
    Plus grave : la présidence française de l’UE a pris ses aises avec les règles des marchés publics. Pas moins de douze marchés ont été conclus hors procédure réglementaire, vingt-deux négociés sans mise en concurrence et neuf marchés, seulement, avec mise en concurrence.
    La Cour épingle notamment les conditions d’organisation du sommet de l’Union pour la Méditerranée le 13 juillet à Paris. Un sommet « hors normes », comme le qualifie le rapport, qui a coûté la bagatelle de 16,6 millions d’euros. Il a fallu aménager le Grand Palais afin d’accueillir les délégations de 43 Etats et les 1 900 journalistes accrédités, soit près de 3 000 personnes. La Cour des comptes détaille poste par poste l’ensemble des équipements réalisés dans l’urgence et dans des conditions rocambolesques : plus de 10 millions d’euros pour les seuls aménagements du Grand Palais, pour une après-midi d’utilisation : des « 16 monolithes et jardinières » de décoration (194 977 euros) à la « climatisation de l’ensemble » (653 703 euros) ! Et 500 ouvriers sont mobilisés.
    La réalisation des aménagements a été confiée à une entreprise spécialisée qui bénéficiait déjà d’un contrat avec le ministère des affaires étrangères, plafonné à une dépense maximale de 6 millions. Le 27 juin 2008, par lettre, il lui est demandé d’assurer cette prestation complémentaire. Les travaux ont lieu la première quinzaine de juillet, mais ce n’est que le 20 août qu’un nouveau contrat est signé, pour un montant forfaitaire de 11,960 millions d’euros. Au vu du dossier, le contrôleur budgétaire refuse de donner son visa. Plusieurs pièces nécessaires au paiement, notamment un document certifié attestant la réalité de la prestation, font défaut. La signature et la notification de l’engagement sont postérieures à l’exécution des travaux. Le trésorier payeur général suspend le paiement. Le ministère des affaires étrangères demande alors la réquisition du comptable public.
    La Cour détaille : pour le dîner des chefs d’Etat qui réunit 200 personnes le 13 juillet au Petit Palais, « le coût total pourrait avoisiner 62 181 euros pour la restauration (soit 310 euros par invité), auxquels s’ajoutent 1 010 256 euros d’aménagements, soit… 5 367 euros par invité ». En regard, le déjeuner des chefs d’Etat organisé le lendemain dans les jardins de la Résidence Marigny paraîtrait presque modeste : 780 782 euros. « Par son ampleur, le caractère irrégulier des procédures suivies et son impact massif pour les finances publiques, ce sommet constituera une forme de record », conclut la Cour des comptes.
    "
    ...
    Exception, exception, est-ce qu’ils ont une tête d’exceptioooooooonnnnn ?
    °
  • #20
    tytoalba
    06/11/2009 à 08:59
    Ma seule règle en ce qui concerne l’accord des participes passés est que je compte sur l’indulgence des expressionautes pour corriger mes fautes. Malgré l’aide de Cotentine, Momolala et autres instituteurs ou professeurs, je continue à douter de ce fameux accord.
    J’ai déjà bien assez à réfléchir comment écrire événement, à me demander quels sont les mots qui prennent encore un accent circonflexe, et je vous passe toutes les corrections que les académiciens vont encore nous pondre. Ils n’ont vraiment que ça à foutre.
    Vous aurez compris que j’ai du mal à appliquer certaines règles. Même la règle de trois, a mis du temps à entrer dans mon cerveau.
    Oserais-je vous parler des règles et des douleurs, qui lorsqu’elles sont absentes vous promettent un beau bébé. A moins que vous ayez un âge qui vous permettent de dire : ouf, enfin, m’en voilà débarassée.
    Donc mesdames et messieurs, les férus de l’orthographe, je compte sur votre indulgence si je ne respecte pas toujours la règle. 😄