Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

à propos de bottes [adv]

sans raison ; sans motif important ; hors de propos ; à propos de tout et de rien

Origine et définition

Botte de Nevers ? Botte de radis ? Foin de ces bottes-là ! Car il semble qu'il s'agisse bien ici de ces bottes qu'on met aux pieds et dans lesquelles on peut parfois avoir du foin ().
Pourtant, si cette expression est attestée dès 1636, son origine reste mystérieuse.
Prise isolément, à propos de bottes s'emploie souvent par quelqu'un qui, au cours d'une conversation, passe du coq à l'âne ("À propos de bottes, je vous signale que Charles-Gustave vient d'obtenir son bac avec mention").
Pourquoi des bottes au lieu de sachets de thé, d'olives noires ou de dinosaures ? Les raisons semblent en avoir été perdues.
Ce qui n'a pas empêché certains de rajouter "d'oignons", à la suite de la locution, pouvant ainsi faire croire à la 'botte' définie par le dictionnaire comme un "assemblage de plusieurs choses de même nature liées ensemble" (cet ajout vient peut-être de la récupération de la rime de Georges Brassens dans 'Hécatombe' ).
Le sens de "sans motif important", utilisé à propos d'une querelle n'est pas plus explicité par les lexicographes.
Pourtant à la même époque que celle où cette expression est apparue, on disait aussi "je ne m'en soucie non plus que de mes vieilles bottes" pour dire qu'on ne se souciait vraiment pas de quelque chose.
Dans cette expression, les (vieilles) bottes n'avaient donc aucune valeur, aucune importance. Alors peut-être que ce sont ces même bottes qui sont les causes de la fâcherie.
Et comme elles ne valent rien, cela aurait aussi pu justifier de dire "à propos de rien" pour introduire dans une conversation un sujet complètement différent du précédent.

Exemples

« Tous parlent de l'honneur à propos de bottes, citent leurs ancêtres à propos de rien, racontent leur vie à propos de tout, hâbleurs, menteurs, filous dangereux comme leurs cartes, trompeurs comme leurs noms, braves à la façon des voleurs de grand chemin, mais jamais banals comme des fonctionnaires français. »
Guy de Maupassant - Yvette

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand ohne Sinn und Verstand sans sens ni raison
Allemand sich grundlos aufregen s'énerver sans raison
Allemand wegen nichts und wieder nichts à cause de rien et encore rien
Anglais without rhyme or reason sans rime ni raison
Espagnol (Argentine) por nada pour rien
Espagnol (Argentine) ser leche hervida être du lait boulli
Espagnol (Espagne) Aprovechando que el pisuerga pasa por Valladolid Profitant que le “Pisuerga” (fleuve) passe par Valladolid
Espagnol (Espagne) Hablar a tontas y a locas Parler à des idiotes et à des folles (= Parler à tort et à travers)
Espagnol (Espagne) sense tó ni só sans ton ni son
Espagnol (Espagne) sin ton ni son sans ton ni son
Néerlandais dat slaat als een tang op een varken cela frappe comme une pince sur un cochon (cela n'a aucun sens)
Néerlandais het / dat slaat nergens op cela n'a aucun sens
Néerlandais zonder kraak noch smaak (nietszeggend, niets betekenend) intradusible. Exprimer un phénomène insignifiant, sans signification
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « à propos de bottes » Commentaires

  • Utilisateur supprimé
    04/04/2016 à 20:34
    • En réponse à Ratanak #160 le 04/04/2016 à 20:26 :
    • « Si vous trouvez une illustration du dorsay qui ne soit ni le quai, ni le musée, ni le véhicule hippomobile, ni le comte, je suis preneur...... »
    Ici et ici.
  • mickeylange
    04/04/2016 à 20:39
    • En réponse à DiwanC #145 le 04/04/2016 à 13:45* :
    • « J'ai hâte de lire ça car actuellement, suis un peu loqueteuse... M'en manque...
      🙁 »
    J'ai hâte de lire ça car actuellement, suis un peu loqueteuse...

    Tu es comme Pierre dans le père Noël est une ordure quand Thérèse lui offre une serpillière... pour descendre la poubelle !
  • Ratanak
    04/04/2016 à 20:39*
    • En réponse à Utilisateur supprimé #161 le 04/04/2016 à 20:34 :
    • « Ici et ici. »
    Ah c'est malin ! 😄

    Conséquence :

    2e édition complétée de mon #160

    Si vous trouvez une illustration du dorsay qui ne soit ni le quai, ni le musée, ni le véhicule hippomobile, ni le comte, ni un magasin de fringues, ni un parfum, je suis preneur...

    Qu'est-ce qu'il va encore me trouver, le Mintaka ?
  • Utilisateur supprimé
    04/04/2016 à 20:45
    • En réponse à Ratanak #163 le 04/04/2016 à 20:39* :
    • « Ah c'est malin ! 😄

      Conséquence : »
    Dans ce cas, ici peut-être ? 😄
  • Utilisateur supprimé
    04/04/2016 à 20:49*
    • En réponse à Utilisateur supprimé #164 le 04/04/2016 à 20:45 :
    • « Dans ce cas, ici peut-être ? 😄 »
    Ou alors ici ? La nuit, il dort, Saey !
  • Ratanak
    04/04/2016 à 20:54*
    • En réponse à Utilisateur supprimé #165 le 04/04/2016 à 20:49* :
    • « Ou alors ici ? La nuit, il dort, Saey ! »
    😆
  • Utilisateur supprimé
    04/04/2016 à 20:59
    • En réponse à Ratanak #166 le 04/04/2016 à 20:54* :
    • « 😆 »
    À moins bien sûr que ce ne soit celle-ci que tu attends : open the door say you ?
    Illustration.
  • Ratanak
    04/04/2016 à 21:01*
    • En réponse à Utilisateur supprimé #165 le 04/04/2016 à 20:49* :
    • « Ou alors ici ? La nuit, il dort, Saey ! »
    A Bangkok, tu as ça, un peu belge. 😉
  • Utilisateur supprimé
    04/04/2016 à 21:06*
    • En réponse à Utilisateur supprimé #167 le 04/04/2016 à 20:59 :
    • « À moins bien sûr que ce ne soit celle-ci que tu attends : open the door say you ?
      Illustration. »
    Ouvertures de porte à partir de 2:30 puis à partir de 7:00. Et c'est du belge ! 😄
  • SyntaxTerror
    04/04/2016 à 21:38*
    • En réponse à Utilisateur supprimé #169 le 04/04/2016 à 21:06* :
    • « Ouvertures de porte à partir de 2:30 puis à partir de 7:00. Et c'est du belge ! 😄 »
    Et c'est du belge !
    Ah, ça ...
    Houi zouvertures de portes en 15 secondes ...
    Bon, vous êtes en train de vous faire balader par joseta qui a inclus un mot qu'on ne trouve qu'une fois chez un obscur auteur du XIXème siècle pour masquer le fait qu'il n'a écrit ni "parka" ni "par cas" dans son texte.
  • Utilisateur supprimé
    04/04/2016 à 21:55*
    • En réponse à SyntaxTerror #170 le 04/04/2016 à 21:38* :
    • « Et c'est du belge !
      Ah, ça ...
      Houi zouvertures de portes en 15 secondes ...
      Bon, vous êtes en train de vous faire balader par joseta qui a... »
    Joseta qui est en panne d'Internet vient de me téléphoner de Barcelone. Il faut remplacer "en cas de nécessité" par "par cas de nécessité". Si ce n'est pas de la conscience professionnelle ! 🙂
  • Utilisateur supprimé
    04/04/2016 à 22:01*
    • En réponse à SyntaxTerror #170 le 04/04/2016 à 21:38* :
    • « Et c'est du belge !
      Ah, ça ...
      Houi zouvertures de portes en 15 secondes ...
      Bon, vous êtes en train de vous faire balader par joseta qui a... »
    Si vous aviez été voir au #156 comme je vous l'avais laissé deviner en #149… 😄
  • SyntaxTerror
    04/04/2016 à 22:46
    C'est la première fois que je vois un "bug" dans la fonction "copier/coller" !
  • Utilisateur supprimé
    04/04/2016 à 22:55
    • En réponse à SyntaxTerror #173 le 04/04/2016 à 22:46 :
    • « C'est la première fois que je vois un "bug" dans la fonction "copier/coller" ! »
    Ben oui, joseta recopie-t-il tout manuellement ???
  • Ratanak
    05/04/2016 à 09:12
    • En réponse à Utilisateur supprimé #171 le 04/04/2016 à 21:55* :
    • « Joseta qui est en panne d'Internet vient de me téléphoner de Barcelone. Il faut remplacer "en cas de nécessité" par "par cas de nécessité".... »
    Bravo Joseta pour avoir pris la peine de nous faire cet erratum. Et merci Mintaka pour nous l'avoir communiqué. 🙂
  • deLassus
    07/04/2021 à 13:19*
    Respect de la Parole de God ?

    Cette expression n'a pas été reprise dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français" (2011).

    L'exemple me semble de style tout à fait godesque.

    Bravo Reverso pour n'avoir touché à rien !!!
  • joseta
    07/03/2024 à 08:17*
    QUI SUIS-JE ? nº217

    - Je suis un peintre français
    - je suis l’un des plus célèbres peintres français et je suis membre à part entière du groupe impressionniste; j’évolue, dans les années 1880 vers un style plus réaliste sous l’influence de Raphaël; j’ai été aussi ‘pastelliste’, graveur, lithographe, sculpteur et dessinateur
    - peintre figuratif, je suis plus intéressé par les portraits et les nus féminins que par les paysages
    - j’ai élaboré une façon de peindre originale, qui trascende mes premières influences (Fragonard, Courbet, Monet, puis la ‘fresque’ italienne)
    - pendant environ 60 ans, j’estime avoir réalisé à peu près 4000 tableaux
    - à l’âge de treize ans, j’entre comme apprenti à un atelier de porcelaine pour y faire la décoration des pièces. Dans le même temps, je fréquente les cours du soir de l’École de dessin et d’arts décoratifs, jusqu’en 1862. Cette année, je réussis le concours d’entrée à l’Ecole des beaux-arts de Paris et j’entre dans l’atelier de Charles Gleyre, où je rencontre Claude Monet, Frédéric Bazille et Alfred Sisley: une solide amitié se noue entre nous
    - en 1864, je quitte les Beaux-Arts, mais j’expose ma première oeuvre au Salon: malgré qu’elle connaît un grand succès, je la détruis
    - dès 1865, sont acceptées plusieurs de mes toiles par le Salon, et une de mes toiles, en 1868, suscite les commentaires d’un jeune critique, nommé Émile Zola
    - le séjour que je fais avec Monet à la ‘Grenouillère’ sur l’île de Croissy-sur-Seine est décisif dans ma carrière. Je peins véritablement en plein air, ce qui change ma palette et fragmente ma touche. J’apprends à rendre les effets de la lumière et à ne plus utiliser le noir pour les ombres. Dès lors, commence ma période impressionniste
    - j’expose avec les impressionnistes dès la Première exposition des peintres impressionnistes 1874 et celle de 1878 et en 1877, je réalise mon chef-d’oeuvre. Le tableau est acheté par G. Caillebotte
    - grâce à des commandes de portraits prestigieux, comme celui d’une dame et ses gosses de 1878, je me fais connaître et j’obtiens de plus en plus de commandes
    - entre 1881 et 1883 j’effectue de nombreux voyages qui me mènent dans le sud de la France (à l’Estaque, où je rends visite à Paul Cézanne), en Afrique du Nord, et en Italie; c’est là que se cristallise l’évolution amorcée dès 1880. Au contact de oeuvres de Raphaël, je sens que je suis arrivé au bout de l’impressionnisme, que je suis dans une impasse; je veux faire un art plus intemporel et plus sérieux. J’entre alors dans la période dite ingresque ou Aigre, qui culmine en 1887 avec un grand tableau à Paris. Les personnages deviennent plus précis
    - de 1890 à 1900, je change de nouveau mon style, plus fluide, plus coloré. La première oeuvre de cette période est acquise par l’État français pour le musée du Luxembourg
    - cette décennie, celle de la maturité, est aussi celle de sa consécration. Mes tableaux se vendent bien (notamment par les marchands d’art Ambroise Vollard et Paul Durand-Ruel). Les milieux officiels acceptent et apprécient mon style. On me propose la Légion d’honneur, que je refuse d’abord puis j’accepte plus tard
    - je suis nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1900, puis je suis promu officier en 1911
    - je suis désormais une personnalité majeure du monde de l’art occidental. J’expose partout en Europe et aux États-Unis
    - il y a plusieurs collèges et lycées, ainsi que plusieurs musées qui portent mon nom
    - ci-dessous, je vous donne le titre de 7 de mes oeuvres:

    En été, les amoureux Gabrielle et Jean, aimaient aller pique-niquer et ils répétaient souvent la promenade qui les menait près du lac, où les premiers pas dans l’eau, dès la fin du déjeuner leurs faisaient oublier la lourde chaleur...
  • atheofv
    07/03/2024 à 08:30
    • En réponse à joseta #177 le 07/03/2024 à 08:17* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº217

      - Je suis un peintre français
      - je suis l’un des plus célèbres peintres français et je suis membre à part entière du... »
    Trouvé.

    Mais je le redis !
    On doit dire de couleur pour être politiquement correct.
  • SyntaxTerror
    07/03/2024 à 10:37
    • En réponse à joseta #177 le 07/03/2024 à 08:17* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº217

      - Je suis un peintre français
      - je suis l’un des plus célèbres peintres français et je suis membre à part entière du... »
    Trouvé.
  • SyntaxTerror
    07/03/2024 à 10:46
    Une fois qu'on aura habillé tou(te)s les collégien(ne)s en uniforme, ils/elles ne pourront se fâcher qu'à propos de baskets.