Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

Tirer à boulets rouges

Attaquer (quelqu'un ou quelque chose) en termes violents.
Faire tomber (sur quelqu'un) une pluie d'injures ou de reproches.

Origine

Un boulet, c'est cette grosse boule de fonte qu'on chargeait autrefois par la gueule d'un canon et qui, au cours d'une guerre, lorsque le coup était tiré, détruisait des murs, arrachait des jambes ou des têtes une fois arrivé à la destination visée.
Mais certains chefs de guerre trouvèrent que la capacité de destruction de ces boulets n'était pas suffisante.
C'est pourquoi l'un d'entre eux[1] imagina de chauffer les boulets au rouge dans une forge avant de les tirer, ce qui avait l'avantage, en plus de la destruction brute, de provoquer un incendie, bien utile pour occuper les assiégés et limiter leur ardeur à défendre leur place.
L'expression existe donc depuis l'invention de la chose, mais son sens actuel date de la fin du XVIIIe siècle. La métaphore suppose des attaques réitérées (une salve d'artillerie) et violentes (le rouge de la fureur).
[1] Cette 'superbe' invention est attribuée par certains à Frédéric-Guillaume 1er (), Grand Électeur de l'Électorat de Brandebourg, région située au nord de l'Allemagne, au XVIIe siècle.

Compléments

Aujourd'hui, on appelle aussi 'boulet' une personne énervante qui s'accroche à une autre personne, ne la lâche pas d'une semelle, entrave ses actions ou ne fait pas correctement ce qu'elle devrait faire. Ce boulet-là devrait être constamment rouge, de honte, mais hélas il ne l'est jamais.
Cette appelation ne vient pas du boulet de canon, mais de celui qui était autrefois attaché à la cheville des forçats dans le but de les empêcher de se mouvoir rapidement.

Exemple

« (…) je ne crois pas que les révolutions soient des assassinats, ou alors je m'en désiste. On le sait. C'est pourquoi on tire sur moi à boulets rouges, des deux côtés. J'ai tué un homme. »
Jean Giono - Le Hussard sur le toit
« Pardon, je suis monté pour régler une dette d'un de mes rédacteurs... Le petit Jordan, un très charmant garçon, que vous poursuivez à boulets rouges, avec une férocité vraiment révoltante... »
Émile Zola -L'Argent

Ailleurs

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Pays Langue Expression équivalente Traduction littérale
Pays de Galles Gallois Rhoi pryd o dafod Donner un plat de langue
Allemagne Allemand Jemanden heftig aufs Korn nehmen Prendre qn.sur le guidon
États-Unis Anglais Open a can of whoop-ass (on someone) Ouvrir une cannette / boite de botte-cul (sur quelqu'un)
États-Unis Anglais To lay / tear into (someone or something) En mettre / se lancer sur (quelqu'un ou quelque chose)
Argentine Espagnol Agarrarselas (contra alguie) Prendre les choses (contre quelqu'un)
Espagne Espagnol Mosquearse Faire comme une mouche
Espagne Espagnol Poner (a alguien) como un trapo Mettre (quelqu'un) comme un chiffon
Espagne Espagnol Poner verde a alguien Mettre vert quequ'un
Espagne Espagnol Tirar con bala Tirer ave des balles
Italie Italien Sparare a zero Tirer à zéro
Pays-Bas Néerlandais Iemand de mantel uitvegen Balayer le manteau de quelqu'un
Pays-Bas Néerlandais Iemand heftig aanvallen Attaquer quelqu'un violemment
Pays-Bas Néerlandais Iemand stijf vloeken Agonir quelqu'un d'injures
Brésil Portugais Disparar a metralhadora giratória Tirer à la mitrailleuse giratoire
Roumanie Roumain A pune la zid Mettre (quelqu'un) au mur (sens figuré)
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « Tirer à boulets rouges » Commentaires

  • #1
    • cotentine
    • 27/11/2006 à 00:12
    il m’arrive de voir "rouge", mais de là à "tirer à boulets rouges" sur ceux qui m’exaspèrent, il y a une marge ... étroite, certes, mais certaine ... sinon, ç’aurait pu être une razzia, du temps où j’étais colérique !!! ... maintenant, je suis Zen et cool ... 😄
  • #2
    • Elpepe
    • 27/11/2006 à 01:01
    Dans la marine, on savait aussi "tirer à démâter", en chargeant deux pièces contiguës avec deux boulets reliés par une chaîne forgée. En vol balistique, les deux boulets se comportaient comme des bolas argentins (composés, eux, de trois sacs lestés reliés entre eux), et brisaient tout ce qui se trouvait sur leur trajectoire, dont bien sûr les mâts et espars des navires ennemis, pour priver ces derniers de leur capacité manœuvrière déjà fort réduite en combat.
    Et, faute de forges à bord pour chauffer des boulets au rouge, qui eussent été bien trop dangereuses à mettre en œuvre, on envoyait des brûlots chargés de poix, d’étoupe, plus quelques barils de poudre noire pour l’agrément, contre la coque du voisin, après avoir mis à feu un dispositif quelconque de combustion lente.
    Ah, on savait s’amuser, en ce temps-là, hein ? Maintenant, on tire un missile contre un navire qui se trouve sous l’horizon, et on fait demi-tour pour rentrer avant même qu’il ait atteint sa cible. Où est le plaisir ? Je vous le demande.
  • #3
    • momolala
    • 27/11/2006 à 07:00
    Bonjour ! Encore sous l’influence de ce beau dimanche, je vous propose cette recette du jour pour un art expressionaute (à la manière de Queneau)
    Prenez un boulet, prenez en deux
    Faites les cuire comme des oeufs
    Prenez un petit bout d’amour
    Puis un grand morceau d’humour
    Faites chauffer au petit feu
    Au petit feu de la culture
    Versez une sauce coquine
    Saupoudrez de littérature
    Poivrez et puis mettez en ligne (...oui, mais il est encore tôt)
    Où voulez-vous en venir ?
    A sourire
    Vraiment, et à rire ???
    J’aime mieux ça que les jeux de massacre où que crier haro sur le baudet.
    Journée chargée en vue ; peut-être à plus tard 🙂
    Tiens, des trucs en rouge, mais juste pour la couleur du jour : 😡 et 😏
  • #4
    • God
    • 27/11/2006 à 08:31
    • En réponse à cotentine #1 le 27/11/2006 à 00:12 :
    • « il m’arrive de voir "rouge", mais de là à "tirer à boulets rouges" sur ceux qui m’exaspèrent, il y a une marge ... étroite, certes, mais cer... »
    Cool et rique ?
  • #5
    • Rikske
    • 27/11/2006 à 08:39
    N’oublions pas non plus le vrai, l’authentique "boulet liègeois", qui est à la ville de Liège ce que les "ballekes mi marollesaus" sont aux Bruxellois. Mais rien à voir avec de la fonte, sinon que l’abus peut aussi peser lourd sur l’estomac...
  • #6
    • Rikske
    • 27/11/2006 à 09:03
    • En réponse à God #4 le 27/11/2006 à 08:31 :
    • « Cool et rique ? »
    Cool, Eric !
  • #7
    • Jonayla
    • 27/11/2006 à 09:30
    • En réponse à Rikske #5 le 27/11/2006 à 08:39 :
    • « N’oublions pas non plus le vrai, l’authentique "boulet liègeois", qui est à la ville de Liège ce que les "ballekes mi marollesaus" sont aux... »
    Tu veux parler du fameux boulet sauce lapin ?
    @tous : Excellente journée, tout le monde !
  • #8
    • Rikske
    • 27/11/2006 à 09:49
    • En réponse à Jonayla #7 le 27/11/2006 à 09:30 :
    • « Tu veux parler du fameux boulet sauce lapin ?
      @tous : Excellente journée, tout le monde ! »
    Attention, là, on va dériver ! Je vois d’ici arriver l’ami HoubaHOBBES et son grand Nanabozoh ! Mais effectivement, on déguste également le boulet sauce lapin en région Liègeoise.
  • #9
    • Elpepe
    • 27/11/2006 à 10:33
    • En réponse à Rikske #8 le 27/11/2006 à 09:49 :
    • « Attention, là, on va dériver ! Je vois d’ici arriver l’ami HoubaHOBBES et son grand Nanabozoh ! Mais effectivement, on déguste également le... »
    Mais pas dans la Marine, où, on ne le répètera jamais assez, le lapin est un animal maudit, et dont la seule évocation du nom porte malheur. On dégustait donc les boulets secs, et lorsque vous en ramassiez un dans les dents, il passait très bien sans sauce.
  • #10
    • OSCARELLI
    • 27/11/2006 à 11:05*
    „Ça fait la rue, Michel!“ s’écria l’officier
    „J’en ai marre, c’est toujours la mêm’ chose avec vous!
    Les miennes côtes, enfin, n’arrêtez de scier,
    Je vais finir un jour, à rentrer dans les poux!“
    Il fit sienne l’Expressio „Tirer à boulets rouges“
    Lâcha de vils jurons, de gros mots des bordées,
    S’acharna tant et plus, que depuis, rien ne bouge,
    Tout est sans vie, figé, dans les mornes allées.
    Les Frères de La Gaude, leurs soeurs également,*
    Lors de leur Convention, l’invitèrent galament.
    Il hésita, pesa, décida de se joindre
    Participa si bien, qu’un sourire on vit poindre.
    Son visage avenant s’ouvrit si bien qu’ à la
    Fin de l’envoi toucha le coeur de Molala.**
    • Licence d’auteur: les Frères et soeurs de la Côte tinrent hier leurs Assises à La Gaude!
      • License poétique: Momolala ayant deux pieds (je l’ai pu vérifier hier!), ce n’est pas une raison pour en filer 13 à un alexendrin qui n’en demande pas autant!
  • #11
    • eureka
    • 27/11/2006 à 11:20
    • En réponse à Rikske #5 le 27/11/2006 à 08:39 :
    • « N’oublions pas non plus le vrai, l’authentique "boulet liègeois", qui est à la ville de Liège ce que les "ballekes mi marollesaus" sont aux... »
    et cuit au boulet (de charbon) t’imagines ? un pur bonheur !
    et pis si reste des boulets rouges, n’a qu’à tirer ceusses qu’aiment pas
    Bonjour à tousssssssss
    Eureka Kanon (au gout du jour)
  • #12
    • eureka
    • 27/11/2006 à 11:25
    • En réponse à OSCARELLI #10 le 27/11/2006 à 11:05* :
    • « „Ça fait la rue, Michel!“ s’écria l’officier
      „J’en ai marre, c’est toujours la mêm’ chose avec vous!
      Les miennes côtes, enfin, n’arrêtez de... »
    l’idée était bonne s’pas filo-Sofal
  • #13
    • eureka
    • 27/11/2006 à 11:45
    • En réponse à God #4 le 27/11/2006 à 08:31 :
    • « Cool et rique ? »
    cool et rique dans un cool air noir
  • #14
    • chirstian
    • 27/11/2006 à 11:56
    lors de la conquête de l’ouest, cow-boys et indiens s’affrontèrent en de sanglants combats. La consigne , lorsque le convoi était attaqué , c’était de mettre les chariots en cercle, et de tirer seulement à bout portant, afin d’économiser les munitions. On disait donc "tirer à bout portant les rouges", contracté (parce qu’il n’y avait pas le temps pour de longs discours) en "tirer à bout les rouges".
    L’expression ne peut donc, bien évidemment venir que de là, et j’avais de nombreuses sources, mais malheureusement , pour ne pas avoir respecté la consigne, elles ont toutes été scalpées.
    Hugh, j’ai dit !
  • #15
    • HoubaHOBBES
    • 27/11/2006 à 12:08
    • En réponse à Rikske #8 le 27/11/2006 à 09:49 :
    • « Attention, là, on va dériver ! Je vois d’ici arriver l’ami HoubaHOBBES et son grand Nanabozoh ! Mais effectivement, on déguste également le... »
    Bien vu l’aveugle !
    Il est rouge le boulet sauce Lapin ?
    Houba-Hobbes
  • #16
    • chirstian
    • 27/11/2006 à 12:13*
    rectification :
    Mes très chers frères, je me dois de réagir, à la lecture de cette stupide histoire d’indiens.
    Lors des querelles entre l’Eglise et les communistes, en Italie (voir les aventures de Don Camillo) le clergé en son entier, se mobilisait contre les rouges , et le pape rédigeait contre eux des bulles incendiaires.
    On disait donc qu’il "tirait à bulles les rouges" .
    Mes sources communistes ayant été excommuniées, et mes sources catholiques, béatifiées, je n’ai plus aucun contact, mais l’histoire ne saurait être mise en doute.
    Amen !
  • #17
    • cotentine
    • 27/11/2006 à 12:22
    Compléments en Histoire/Géo
    Cette ’superbe’ invention est attribuée par certains à Frédéric-Guillaume 1er, Grand Électeur de l’Électorat de Brandebourg, région située au nord de l’Allemagne, au XVIIe siècle.

    Le Brandebourg est une région sablonneuse du Nord de l’Allemagne, arrosée par la Sprée et la Havel (affluent de l’Elbe), riche en pommes de terre et en céréales. (on peut, au choix, s’arroser avec d’autres crus et faire marcher l’alambic ...)
    D’abord Margraviat en 1203, puis Electorat en 1324, la région, véritable carrefour, devint la propriété des Hohenzollern en 1415 et le noyau de la monarchie prussienne au XVII ème siècle.(attention le roi de Prusse se profile)
    L’Electeur de Brandebourg – particulièrement Frédéric-Guillaume – eut, dit-on, le "mérite" d’inventer le « boulet rouge », un boulet rougi au feu dans une forge et qu’on chargeait dans le canon afin qu’il mette le feu sur les lieux où il tombait. … On mène la guerre comme on peut … avec les moyens du bord ! (et surtout un canon mobile et une forge aussi ?) 😏
  • #18
    • <inconnu>
    • 27/11/2006 à 12:34
    Voici LA SEULE VERITE sur cette expression :
    « Tirer Abdoul Erough », célèbre domestique pamphlétaire du XVIème (arrondissement de Paris) qui ne ménageait dans ses écrits ni les individus, ni les influences d’Etats unis ou pas et qui à force d’irriter à droite comme à gauche, à fini assassiné.
    On dit de lui, qu’il décrivait à demi-mot dans ses pamphlets recherchés par les collectionneurs, les partouzes bourgeoises auxquelles lui-même était parfois invité ; de force ? On ne le sait pas vraiment.
    Partouzes où l’on pouvait noter la présence de gens importants : acteurs, politiques, intellectuels, hommes et femmes d’affaires, riches, célèbres et influents qui, tous s’éclataient à qui mieux mieux. L’affaire « Markovic » à côté, pfuittt, c’était du p’tit lait.
    Un jour, à force de trop de révélations dans les milieux concernés, dont celui du journalisme, et surtout démasqué par un pseudo « cassé », un contrat venu de l’ombre fût donc lancé sur lui et on finit par tirer (comme on tire les rois) ce libertaire « Abdoul Erough », qui je le rappelle pour ceux qui ne le savaient pas, était encarté : révolutionnaire Communiste quand même. Donc, on finit par le tirer dans le sens définitif du terme. Expression qui plus tard se transforma de :
    « Tirer Abdoul Erough » en « Tirer à Boulets Rouges ».
    Moralité douteuse : Quand on participe à une partouze, on ne balance pas ensuite les blazes de ceux qui y étaient.
    Avec le recul, on peut penser qu’écrire des vérités est chose dérangeante, donc bien se dire que personne ne sera de mèche avec vous, même des canons, ces boulets trop chers à entretenir. Mais, je m’égare, je m’égare… de la station : debout.
    J’avoue, c’est du n’importe quoi, ce n’est pas du vécu mais c’est lundi, c’est donc pardonnable.
  • #19
    • Elpepe
    • 27/11/2006 à 12:36*
    • En réponse à chirstian #14 le 27/11/2006 à 11:56 :
    • « lors de la conquête de l’ouest, cow-boys et indiens s’affrontèrent en de sanglants combats. La consigne , lorsque le convoi était attaqué ,... »
    Pas du tout ! Ça se passait pendant la guerre des Boers (voir cette page), à l’origine : pour passer le temps dans les gardes de nuit, les paysans clopaient. Et pour économiser les allumettes, ils en craquaient une* et se la passaient. Si bien que l’Anglois perfide, posté en face, il voyait la flamme passer de main en main, et évaluait la position du troisième fumeur, qu’il tirait comme un lapin avant même qu’il ait eu le temps d’allumer sa clope, le pôve. Les Boers, qui parlaient une sorte de patois néanderlandais**, disaient : "ils nous tirent dessus au bout rouge, les |~€ƒ„†‡ˆ‰Š‹&Oelig;Ž‘’•–˜™š›œžŸ¢£*** !".
    Ce qui donna, un demi-siècle plus tard, dans la Wehrmacht sur le front Russe : "ils nous tirent dessus au bout, les Rouges !"
    • les femmes des Boers s’appelaient toutes "Louise".
      • le néanderlandais est du hollandais ancien.
        • insulte néanderlandaise
  • #20
    • chirstian
    • 27/11/2006 à 12:54
    • En réponse à Elpepe #19 le 27/11/2006 à 12:36* :
    • « Pas du tout ! Ça se passait pendant la guerre des Boers (voir cette page), à l’origine : pour passer le temps dans les gardes de nuit, les p... »
    qu’il tirait comme un lapin avant même qu’il ait eu le temps d’allumer sa clope,
    sans vouloir polémiquer , une telle explication manque totalement de sérieux, et il est regrettable qu’elle vienne ainsi perturber les internautes avides d’explications scientifiquement prouvées !
    En effet, le pourcentage de lapins qui fume est très réduit. Parmi eux, les fumeurs de pipes étant plus nombreux, la chance d’en voir un allumer sa clope est très très faible. Mais de surcroît , le lapin n’allume pas lui-même sa clope, puisqu’il ne dispose ni de briquet, ni d’allumettes. Il demande donc poliment du feu au chasseur (ce qui cause sa perte et explique la disparition de l’espèce, plus sûrement que le cancer des poumons.)
    J’ai de nombreuses sources sur ce point, mais elles ont malheureusement toutes fini en civet (je parle des lapins, pas des chasseurs!)
    Pan