Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

une plâtrée [n]

une ventrée ; une grande quantité ; une ration très abondante

Origine et définition

Tout comme le contenu de la bouche est la bouchée, celui d'un tripot une tripotée ou celui d'une bande de seins une bande dessinée, le contenu d'un plat est, depuis le XVIIIe siècle, une platée, principalement pour désigner des aliments simples et rustiques, donc avec un sens un peu péjoratif.
Ce mot a rapidement fini par désigner familièrement une grande quantité, mais pas que de nourriture ("le prof nous a donné une platée de devoirs").
Maintenant, prenez deux grandes assiettes.
Dans l'une, versez un peu brutalement le contenu d'une belle truelle de plâtre plus trop liquide, et dans l'autre le contenu d'une grande louche de purée de pommes de terre.
Est-ce que la platée de purée et la plâtrée de l'autre assiette n'ont pas, tant qu'on n'y a pas goûté, comme certaines similitudes, couleur exceptée ?
Une platée d'aliments farineux "bourre" l'estomac tout en étant pourtant peu nourrissante, comme pourrait l'être une plâtrée que l'on s'aviserait d'ingurgiter (la plâtrée étant la quantité de plâtre que l'on est en train de préparer).
C'est probablement ce genre de comparaison, la ressemblance des mots et le côté plaisant de l'expression qui y a fait utiliser le mot 'platée' au lieu de 'plâtrée' vers la fin du XIXe siècle.
Quant à la 'ventrée', c'est simplement la quantité contenue dans la ventre (l'estomac), avec un sous-entendu d'exagération, le ventre donnant l'impression d'être prêt à exploser.

Exemples

« En sauce avec du vin, le mou ressemble à du lapin. On peut en prendre une plâtrée sans se ruiner. »
Clément Lépidis - La main rouge

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand ein üppiges Mahl un repas planuteux
Anglais a bellyful une ventripotée
Anglais (USA) bellyful ventre plein
Espagnol (Argentine) una panzada une pansée
Espagnol (Espagne) un atracón un gueuleton
Espagnol (Espagne) una comilona un gueuleton
Espagnol (Espagne) una fartada une réplétion
Espagnol (Espagne) una pechada / una hartada rassasiement, jusqu'à la satiété
Espagnol (Espagne) una tripada tripes pleines
Gallois llond bol plein ventre
Italien scorpacciata avoir le ventre plein
Néerlandais een Holle Bolle Gijs portie une portion de Holle Bolle Gijs
Néerlandais een reuzenportie une portion d'ogre
Roumain o porţie ca pentru calici une portion comme pour les mendiants
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Commentaires sur l'expression « une plâtrée » Commentaires

  • #61
    JAROD62
    11/05/2012 à 14:59
    En Sologne, d’où était originaire mon ex "belle-famille", on parle d’empansurée, sans doute, car on s’en met "plein la panse" qui n’est pas farcie contrairement au "haggis" cher aux écossais.
  • #62
    Utilisateur supprimé
    16/09/2017 à 05:31
    • En réponse à <inconnu> #54 le 06/05/2012 à 08:31 :
    • « Une plâtrée de nourriture
      Je pénétrai dans la salle à manger. Immédiatement, une odeur conquérante de plâtre frais me saisit les narines. Vo... »
    Le maître de céans était unijambiste, c'était l'occasion pour lui de mettre des emplâtres sur sa jambe de bois.
  • #63
    Paracas
    16/09/2017 à 05:58*
    Ce sont des vers de Jean Richepin qu'il fit connaître au grand public et le poème s'appelle Philistins...
    Oh ce n'est pas ce que Georges a interprété de mieux, je vous l'accorde...
    En songeant, aux petits
    Que vos grossiers appétits
    Engendrent

    Si toutefois vous voulez écouter..
    Allez, la cafetière est branchée et moi je vous laisse........🙂
  • #64
    joseta
    16/09/2017 à 08:59
    - J'aime beaucoup cet acteur...il est bien, Nouri !
    - tu trouves, qu'il est gros ?
  • #65
    joseta
    16/09/2017 à 09:44*
    - Alors Chantal, t'étais malade pour Pâques ? T'as pas cuisiné tes fameuses plâtrées ?
    - non, non, Pâques, au pieu !
    - ah, repas... pas copieux ?
  • #66
    joseta
    16/09/2017 à 11:48*
    Au supermarché
    - Allez mes enfants, prenez vous-mêmes ce que vous voulez que je vous fasse à midi...moi,je vais chercher la flotte.
    Ils se retrouvent au bout de quelques minutes:
    - l'eau, j'ai !
    - et nous, riz !
  • #67
    joseta
    16/09/2017 à 12:31*
    Au resto
    - Oh, regarde Türr, à la table là-bas, c'est Victor Lanoux !
    - je ne vois pas bien...qu'est-ce qu'il mange ?
    - Lanoux rit Türr...
    - ça, je m'en doute bien !
  • #68
    DiwanC
    16/09/2017 à 17:41*
    • En réponse à Paracas #63 le 16/09/2017 à 05:58* :
    • « Ce sont des vers de Jean Richepin qu'il fit connaître au grand public et le poème s'appelle Philistins...
      Oh ce n'est pas ce que Georges a i... »
    Oh ce n'est pas ce que Georges a interprété de mieux, je vous l'accorde...

    Quoi ? Elle fait partie de mes préférées !
    Le thème convient tout à fait aux idées du cher Georges, ainsi que le rythme lent, réfléchi...
    Elle évoque la maison bourgeoise, protégée par un portail aux lourdes grilles noires, entourée d'un jardin trop sage... Une maison dans laquelle les enfants s'ennuient – et pas seulement le dimanche. On ne court pas dans la maison... on ne parle pas à table... On ne connaît rien de la vie de bohême...
    Ni Verlaine, ni Rimbaud, et surtout pas Prévert, n'entreront dans la bibliothèque... Et dans le salon de musique, jamais ne résonnera le moindre accord de guitare... cet instrument de saltimbanque !
    Une maison qui donne l'envie d'aller respirer ailleurs.
    ... ce n'est pas ce que Georges a interprété de mieux,... Pffff... c' qui faut pas lire... 🙁
  • #69
    DiwanC
    16/09/2017 à 17:43*
    Une plâtrée / ventrée (de nourriture)... une ration très abondante (de nourriture)
    Tiens ! En voici un qu'un troupeau rassasiait à peine... Pour un peu, il aurait croqué la bergère...
    Et là-dessus, méchant, glouton,
    Et pas pour un sou bucolique,
    Vers le troupeau de Jeanneton,
    Le loup* sortant du bois rapplique.
    Sans laisser même un rogaton,
    Tout il croque, tout il digère.
    Au ciel de qui se moque-t-on ?
    Dieu, s'il existe, il exagère,

    Écoutez... C'est Maxime Le Forestier qui chante...
    * Ce loup – éternel affamé, insatiable, boulimique – ne vous rappelle-t-il pas celui qui boulottait toutes les biquettes de ce povre M. Seguin ?
    😄
  • #70
    joseta
    16/09/2017 à 21:19
    "Une plâtrée c'est beaucoup trop pour moi"
    Barbara...Bouchet
  • #71
    Ratanak
    17/09/2017 à 12:44
    • En réponse à ergosum #60 le 06/05/2012 à 22:56 :
    • « Oui c’est mou comme du Flamby
      Pas trop mou, quand même !
      La mimolette, c’est bien un fromage de Hollande, n’est-ce pas ? »
    Ben non ! La mimolette est un fromage du Nord français. 🙂
  • #72
    escher
    22/09/2017 à 08:45
    En Suisse on peut dire une "ratapacée".
  • #73
    Ratanak
    23/09/2017 à 10:27
    • En réponse à escher #72 le 22/09/2017 à 08:45 :
    • « En Suisse on peut dire une "ratapacée". »
    C'est mignon ! 🙂
  • #74
    deLassus
    28/01/2021 à 11:20
    Respect de la Parole de God ?

    Impeccable : le chapitre Origine et définition et l'exemple sont en tous points conformes à ce qu'on trouve dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français" (2011).

    Bravo Reverso pour n'avoir touché à rien !!!
  • #75
    atheofv
    16/04/2021 à 09:47
    • En réponse à deLassus #74 le 28/01/2021 à 11:20 :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Impeccable : le chapitre Origine et définition et l'exemple sont en tous points conformes à ce qu'on trouve... »
    Bravo Hi Han de n'avoir même pas touché à la traduction allemande :

    Allemand ein üppiges Mahl un repas planuteux
  • #76
    deLassus
    16/06/2023 à 18:31
    • En réponse à deLassus #74 le 28/01/2021 à 11:20 :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Impeccable : le chapitre Origine et définition et l'exemple sont en tous points conformes à ce qu'on trouve... »
    J'ajoute, pour être précis :

    1. Dans le Livre, le titre de la page est : "Une plâtrée / ventrée (de nourriture)".
    2. Le sous-titre (signification) est :
    "Une grande quantité, une ration très abondante (de nourriture)."
  • #77
    joseta
    21/09/2024 à 07:43
    QUI SUIS-JE ? nº376

    Je suis un compositeur et musicien français
    - mouvement: musique baroque
    - genres artistiques: opéra, musique sacrée, musique religieuse vocale
    - talentueux et précoce, promis à une brillante carrière au service de Louis XIV, mon destin fut bouleversé par un fait divers me contraignant à l’exil
    - dans le paysage musical français de l’époque, ma musique se distingue particulièrement par les multiples influences étrangères que mes pérégrinations à travers l’Europe ont permises
    - la virtuosité et la sensibilité de mes oeuvres font de moi un des compositeurs les plus remarquables de ma génération
    - après avoir chanté dans le choeur de Saint-Germain l’Auxerrois, j’entre, en 1674, au service de Louis XIV comme page de la Chapelle royale. J’y apprends la musique, pour laquelle je suis très doué, sous la direction de Pierre Robert et Henry Du Mont. Je bénéficie également de l’enseignement de Jean-Baptiste Lully. Je chante dans les choeurs des tragédies lyriques composées par ce dernier
    - je n’ai que 17 ans quand je compose mon premier grand motet, un Te Deum
    - 2 ans plus tard, je deviens «ordinaire de la musique du roi»
    - le ballet que je compose le 6 août 1682 en l’honneur de la naissance du duc de Bourgogne, fils aîné du Dauphin, obtient la faveur de la cour
    - je demande au roi la permission de me rendre en Italie afin de complèter mes études auprès de compositeurs italiens. Malheureusement, Lully objecta que, faisant preuve de beaucoup de talent dans le style français naissant, je risquais de subir l’influence du style italien. Le roi fut sensible à cet argument et m’interdit de passer les Alpes
    - je me marie en 1689, et pendant cette période je compose secrètement plusieurs motets pour le compte de l’abbé Goupillet, un des sous-maîtres nouvellement nommés de la Chapelle royale – moyennant rétribution-
    - la séduction d’une jeune fille noble de 19 ans avec laquelle j’ai un enfant, me vaut une action judiciaire pour séduction et rapt. Le procès se termine par ma condamnation: nous fuiyons à Bruxelles pour échapper à la justice française. Nous y faisons baptiser notre fille dont la marraine fut la comtesse de Soissons et le parrain, le gouverneur des Pays-Bas espagnols
    - le 28 mai 1700, je suis condamné par contumace, à être pendu en effigie en Place de Grève. Il n’était plus question de retourner en France, mais j’obtiens un poste en Espagne sous la protection de Philippe V (petit-fils de Louis XIV). Le mariage fut validé en 1702, mais dès 1703, le musiciens français furent renvoyés de la cour d’Espagne, remplacés par des musiciens italiens
    - je compose surtout pour la scène, notamment dans les genres mis au point par Lully: tragédies lyriques, opéras-ballets, pastorales héroïques, cantates, etc.
    - sur recommandation d’un ami, je trouve, en 1707, une place de surintendant de la musique à la cour du duc Léopold I de Lorraine, à Nancy qui, à l’époque, était un État souverain. Là devait se dérouler le reste de ma carrière et de ma vie
    - le duc, qui aimait profondément le faste de Versailles, décida, peu après mon arrivée, de construire à côté du palais de Nancy une salle d’opéra, inaugurée le 9 novembre 1709
    - lorsque j’arrivai en Lorraine, en avril 1707, il s’agissait d’un «pays d’expression française, ouvert à tous les courants artistiques». Ma réputation m’ayant précédé, le couple ducal m’accueillit à la cour, où la duchesse qui avait écouté mes oeuvres à la chapelle de Versailles ou à l’opéra, me confia la mission de rassembler et de diriger un corps de musique
    - j’ai composé, en Lorraine, pour la chapelle ducale, un grand motet avec choeurs, des grands motets sur les psaumes, une ‘comédie nouvelle’, une introduction en musique de voix et d’instruments à un ballet. Le 15 novembre suivant, je monte un opéra à Lunéville
    - de 1708 à 1710, je compose de nombreuses pièces, connues grâce au livret édité pour l’occasion à Lunéville. Les représentations remportèrent un vif succès
    - de 1707 à 1711, avec Royer de Marainville et le danseur Magny, nous montons une quantité de grandes pièces de Lully, à qui je voue une grande admiration
    - une part importante de mon oeuvre a été perdue. Dans certains cas, le livret a pu être conservé
  • #78
    atheofv
    21/09/2024 à 08:20
    • En réponse à joseta #77 le 21/09/2024 à 07:43 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº376

      Je suis un compositeur et musicien français
      - mouvement: musique baroque »
    Trouvé
  • #79
    joseta
    21/09/2024 à 10:20
    Plâtrée: plat très...copieux
  • #80
    lalibellule
    21/09/2024 à 16:30
    • En réponse à joseta #77 le 21/09/2024 à 07:43 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº376

      Je suis un compositeur et musicien français
      - mouvement: musique baroque »
    Trouvé grâce au drame de mariage manqué. Mais je ne connaissais pas ce nom.