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Expressio, le dictionnaire des expressions françaises décortiquées, est une encyclopédie des expressions et locutions qui propose l'histoire, l'origine ou l'étymogie des expressions françaises suivantes :
« Un cheval de Troie »
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Vous serez informé chaque jour ou chaque semaine (selon votre choix) des nouvelles parutions et vous pourrez participer au forum lié à chaque expression Et pour tout savoir sur expressio (quoi, pourquoi, qui, comment, combien...), utilisez le lien Foire Aux Questions dans le menu à gauche. Expression du dimanche 27 novembre 2005 Les informations de base de ce site sont issues des sources listées dans la page 'Bibliographie' ![]() « Autant / au temps pour moi » ![]() Admettre avoir commis une erreur. ![]() Voilà une expression qui a fait et continuera certainement à faire couler beaucoup d'encre et à briser des ménages. J'ai volontairement proposé les deux écritures à propos desquelles il y a de féroces batailles dont on peut aisément trouver des traces au sang encore frais sur le web. Alors pour commencer, je copie-colle ici (et non pas je co-picole, comme avec un compagnon de beuverie !) un extrait d'une page du site de l'Académie Française qui est très affirmative sur l'origine de cette expression : « Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière au temps pour moi, issue du langage militaire, où au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses [1], etc.). De ce sens de "c’est à reprendre", on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit au temps pour moi pour admettre son erreur - et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début. L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie. » Si l'Académie le dit, c'est que c'est probablement la bonne hypothèse, non ? Oui mais voilà ! Outre que la date d'apparition n'est visiblement pas connue du tout de nos vénérables académiciens, on ne trouve pas, dans la littérature ancienne, de trace écrite de ce au temps ... ! avec le sens de notre expression, sauf à partir du début du XXe siècle seulement (chez Roland Dorgelès en 1923, par exemple). Peut-être allez-vous me dire que, les militaires étant occupés à s'entraîner ou à combattre, ils avaient peu le temps d'écrire. C'est effectivement possible ! Mais quand même, il ne manquerait pas de rapporteurs de la vie des militaires pour citer cette chose plus amplement, non ? Alors nous allons quitter le cercle des académiciens pour passer à l'ellipse. En effet, si on admet la graphie autant pour moi, on imagine aisément, vu le genre de situation où elle est utilisée, qu'elle est une forme elliptique de quelque chose comme « tu as commis une erreur et tu mérites des critiques, mais j'en ai autant pour moi, puisque j'ai commis la même ». On pourrait donc le prendre comme une sorte de moquerie, accompagnée d'indulgence, adressée à soi-même à propos d'une chose qu'on n'aurait pas faite complètement comme on aurait dû. Or, il apparaît qu'on trouve, chez Antoine Oudin en 1656, dans son Curiositez françoises pour supplément aux dictionnaires la locution autant pour le brodeur signifiant « raillerie pour ne pas approuver ce que l'on dit ». Qui est le brodeur ? Eh bien c'est probablement celui qui embellit ou déforme une histoire, le verbe broder ayant déjà ce sens figuré à l'époque. L'expression serait alors une forme de « tu essayes de me faire croire autant de fariboles que si tu étais un brodeur ». Et ne trouvez-vous que cette forme et son sens ressemblent furieusement à notre expression et à sa signification, surtout si l'on se met à remplacer le brodeur par moi lorsque vous admettez dire des bêtises ou commettre une erreur ? Du coup, on pourrait jubiler en se disant qu'on a trouvé l'amorce de la vérité. Mais après, comment expliquer pourquoi on a du mal à trouver d'autres traces écrites de ce même autant pour... avant le XXe siècle ? Peut-être est-ce en partie parce que, comme le précise Oudin, cette expression était considérée comme vulgaire. Alors quelle graphie faut-il retenir ? Je vous laisse faire le choix en votre âme et conscience, car je ne saurais en aucun cas être aussi affirmatif que les tenants de l'une ou l'autre. Mais que cela ne vous empêche pas, lorsque vous co-picolez dans un bar avec quelqu'un, et que votre collègue redemande une bière, de dire, sans vous tromper, « autant pour moi ! ». Et, comme vous ne voulez finalement pas un demi, mais un triple Martini-Vodka-fraise, de rajouter « autant / au temps (selon votre conviction profonde) pour moi ! » avant de passer votre véritable commande. [1] Au temps pour les crosses ! aurait été employé lorsque le mouvement des armes n'était pas synchrone et lorsque le bruit des crosses touchant le sol était irrégulier. ![]() Dans les versions successives de ma thèse, il avait supprimé le -s final dans le pluriel : « ils s'étaient emparés ». Quand je lui opposais, enfin, pour l'impression, l'exemple d'une grammaire irréfutable, il éclatait de rire : « Autant pour moi ! ». Yves-Marie Hilaire - De Renan à Marrou - 1999 Guy fit alors respectueusement remarquer au Général que l'audience de ce monsieur était prévue, ce qui amena un très militaire : - Alors au temps pour moi. Mettons que je n'ai rien dit ! Claude Mauriac - Le temps immobile - 1978 ![]() La page ( ) dont est extrait le texte inclus dans l'origine ci-dessus est une mine d'informations et sa lecture intégrale devrait être obligatoire pour tous.On trouvera également quelques délires sur cette expression dans cette page : .
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Forum de discussion autour de l'expression - Mode d'emploi - Nombre de commentaires : 80
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Si vous allez voir l'expressio.fr "un coup de fil", vous saurez pourquoi j'ai ouvert le débat ici.
Il y en a qui ouvrent les chaussettes, moi, c'est plutôt des bas...
Le fait que cette expression a ses parallèles dans d'autres langues (par exemple, en anglais, "so much for me") infirme l'explication alambiquée proposée par ces messieurs dames de l'Académie. Il y a tout au plus croisement entre un "autant" syncopé (autant de mérite, de raison, etc) et "au temps".
Ce qui démontre bien l'intérêt de la dimension "ailleurs" sur ce site.
Ça, c'est à mon avis une déduction un peu simpliste : qui dit que "so much for me" ou autre traduction équivalente dans un autre pays ne serait pas une adaptation de la version française mal comprise.
Et puis rien n'interdit aussi d'imaginer que des étrangers (c'est fou ce qu'il y en a hors de France !) aient eu une démarche plus simple et normale que la nôtre pour imaginer 'leur' expression. Non pas que je veuille à tout prix défendre l'affirmation de l'Académie (sur quelles bases pourrais-je le faire ?), mais je ne peux pas non plus accepter des affirmations/déductions aussi peu étayées.
D'"autant" plus (ou moins...) qu'un cas ne constitue pas vraïment un "panel". Quid d'autres langues ..? En ce qui concerne un éventuel "so much for...", la seule signification que je connaisse à cette expression signifie "tout ça pour..." ou "C'était bien la peine -de, que...". Nulle trace d'une équivalence d'"Autant pour moi" dans mon Harraps... Polyglottes et linguistes, une contribution ..? J'ai beau trouver absolument inesthétique, laid à "voir", cet "Au temps pour moi", mes souvenirs de bidasse harassé me font pencher (!) pour une origine sadico-militaire... Sans vouloir chercher de crosses à quiconque (je sais, celle-là est d'une pitpyable facilité...)...
Au bar du Phare, quand mes co-buveurs commandent un lagon bleu, je crie « Au temps pour moi ! ». Mais comme je ne l’écris pas, tout l' monde s'en fout ! Tant pis !
[ Modifié le 09/02/2011 à 02:25:33 ]
T’en fais pas et prends ton temps... Puis, autant que possible, saisis avec soin le tan que je te tends... Attends, sois patient, je m’ absente un instant pour chasser le taon vrombissant dans le vent d’autan.
Cherchez pas, ça veut rient dire ! C'est juste pour donner raison à Claudine ! ![]() [ Modifié le 09/02/2011 à 02:34:57 ]
Un autre élément d'explication pourrait venir , non pas de la littérature, mais des manuels militaires, où l'on apprend qu'autrefois, l'entrainement à l'arme blanche particulièrement à la hallebarde (la même que dans le sketche de Fernand Reynaud : "tiens ! voilà l'hallebardier !...) se faisait en musique pour des raisons de synchronisation, de mémorisation et de rythme. la reprise du mouvement après une erreur se faisant au temps précédant. On peut alors aisément en déduire notre expression qui était lancée pour arrêter l'exercice : "au temps pour untel" (sous entendu : Stop ! C'est à cause de l'autre blaireau que tout le monde reprend au temps d'avant !) et à l'autre poliment de répondre : "au temps pour moi".
Quelle excellente rédaction que cette explication d'aujourd'hui! Merci, merci du fond du coeur, cher Maître, pour l'humour et l'intelligence dont vous nous gratifiez.
"" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours : Laissez-nous savourer les rapides délices Des plus beaux de nos jours !" Ainsi parlait Lamartine après avoir lu Expressio. Ô temps ! pour nous, chaque jour !
Le fifre, le sous-fifre et le tambour-major donnaient le temps au temps. J'aime beaucoup ce fifre-là. Pauvres enfants qu'on envoyait à l'abattoir dans leur bel uniforme.
[ Modifié le 09/02/2011 à 07:06:06 ]
Bonjour à Tertousses et Tertoutes,
C'est à propos de cette expression du jour,et d'une autre, que j'ai eu ma première conversation, par courriel interposé, avec God qui préférait ce jour-là la graphie "au temps". Ce à quoi je lui ai répondu que feu mon époux (britannique et ancien officier de marine de sa gracieuse majesté disait "so much for me" là où moi j'aurais employé "autant pour moi"). Je vous résume cet échange qui se termina par la conclusion de notre God Almighty qui me conseillait d'améliorer mes connaissances en prenant chaque jour ma petite dose d'Expressio, ce que je fais depuis. Germaine, je te rejoins ainsi que les autres co-buveurs au bar du phare et ce sera autant pour moi! Je vous souhaite une belle journée!
Oui, moi aussi j' aime Manet et pas la guerre. Quant au temps, la musique qu' il jouait était-elle à 2, 3, ou 4 temps ? ou à 6 - 8 (je sais, ça ne s' écrit pas comme ça, mais je n' ai pas de logiciel spécial musique...) Autant pour moi !
les militaires étant occupés à s'entraîner ou à combattre, OTAN pour moi !
Autant ou au temps pour moi, là est la question.
Tant qu’à faire autant prendre son temps pour commenter le commentaire. OTAN suspend ton vol ! titrait le Canard Enchaîné du temps où la France n’y tenait pas autant. Oh taon suspend ton vol ! disait-on au diptère bien avant. Mais l’on ne dit pas au TAN à Nantes de suspendre le sien car aucun transport en commun aérien n’équipe ce service de l’agglomération. Merci à Momolala de n’avoir pas été chameau lors de ma première contribution. Abonné de la première heure, je n’avais point pris le temps, dans un premier temps, de consulter le blog. Autant pour moi ! Depuis je le lis avec gourmandise et attention, mais souvent trop tard pour contribuer sans être redondant. Mais attend, tu ne perds rien à attendre autant, comme menaçait ma mère lorsque je mettait trop du mien à ne pas faire autant que demandé.
dans le temps -je veux dire les premiers temps- il y avait des temps différents : le temps civil, le temps astronomique, le temps solaire ... La plupart du temps on passait son temps à perdre son temps, et ça nous prenait tout le temps. Je pouvais faire alors, en deux temps trois mouvements tandis qu'il me faut maintenant prendre tout mon temps pour faire en trois temps un mouvement, sans temps mort (ni trempette). Temps pis pour moi !
Mais avec le temps est venu l'expression : temps réel. On l'emploie tout le temps. Le temps traditionnel a fait son temps. Après temps et temps d'années on découvre que le temps pouvait être irréel ! Tout fout le temps, ma bonne dame ! Allez expliquer à la vache qu'une piqure de temps ce n'est pas réel ! Oui, c'est idiot, mais c'était tempstemps et je n'ai jamais su résister à la temps-tation! : Au temps pour moi et autant pour vous ! ![]()
Pour ce pauvre Fromentin la piqûre... de temps engendra une septicémie (évidemment) mortelle. Sale taon pour lui !
Mais avec le temps est venu l'expression : temps réel. Et chez certains, est venue aussi l'expression "temps matériel", (par exemple "je n'ai pas le temps matériel de...") que je hais.
6 - 8 (je sais, ça ne s' écrit pas comme ça... Ne t'en fais pas, je crois qu'on peut écrire 6/8.
Je t'avais répondu, mais comme j'ai été un tant soi peu trop longue avant de finir, la page a expirée, maintenant je n'ai plus le temps. Laisse-le ce taon, tu vas te casser la margoulette à force de monter aux rideaux.
![]() [ Modifié le 09/02/2011 à 10:40:45 ]
J'apprends dans le TLFi qu'autrefois on disait "le taon taonne" (prononciation non indiquée). Avec un peu de chance dans la chronologie, on pouvait peut-être dire "A force de me taonner, ce taon me tanne.
Tant, tantaine et tantan (à 6/8, comme indiqué par mitzi50 en # 12).
Si j'avais le temps, je vous parlerais d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...
bon, ceci
Quand on hésite, il faut remonter aux sources latines, et à l'expression initiale qui ne pouvait s'écrire que d'une seule façon. C'est bien connu. Et en l'occurrence il n'y a aucun doute : notre expression vient du latin "O tem por a... " (...o mores). Qu'on trouvait condensé en " o tempora". Et en "autan pora". Et c'est tout ! ![]() [ Modifié le 09/02/2011 à 11:59:49 ]
là on sent que tu tâtonnes !
Non, enfin je ne pense pas...sur la portée il n' y a pas de barre de fraction (et il ne doit pas y en avoir). Alors pourquoi y en aurait-il une dans les écrits... ordinaires ?
... et la suite, c' est "aux mauresses" ?????
Après tout, il y en a bien un qui est tombé amoureux de "Las tres morillas en Jaen" (chanson populaire arabo-andalouse). Au temps pour lui... car elles le dédaignèrent ! Voir cette page. Avec défilé haute couture en prime... [ Modifié le 09/02/2011 à 12:10:17 ]
Au bar du Phare, quand mes co-buveurs commandent un lagon bleu, je crie « Au temps pour moi ! » Alors que sa Divinité, lui, il préfère le triple Martini-Vodka-fraise qui est la boisson des Dieux !
On ne peut pas accepter que ces deux orthographes soient correctes. L'Académie, repaire de mes prochains 39 confrères, est ferme, dans son célèbre et moche document sur les difficultés de la langue française, qui, je crois, me souvenir, est de 1990.Voir cette page
comment expliquer pourquoi on a du mal à trouver d'autres traces écrites de ce même autant pour... avant le XXe siècle ? C'est simple, vu le flou sur l'orthographe, personne n'a voulu prendre le risque de passer pour un idiot... Et comme il n'y a pas de fautes en le prononçant, l'expression était juste parlée, c'est tout simple. Pourquoi chercher midi à 14 h quand il existe des explications toutes simples ! ... autant pour moi !
A votre avis, pourquoi le tonnerre gronde quand il y a de l'orage ?
Parce que le temps_pète ! ![]() ... au temps pour moi !
Ô temps suspend ton vol
Autant pour moi qui suis jeune et fol ...
Et un Ange, au bar du phare, ça boit quoi ?
Forcément puisque l'Autan c'est un vent comme le disait l'ami Marcel dans sa chanson "Le chapeau de Mireille" (et non celui de Momo) cette page
autant en emporte l'au temps (pour moi).
Un ange... ça doit boire une sorte de nectar intemporel...
(Marceeeeel ! Ajoute quand même quelques glaçons et une bonne dose de Glenffidish !) ![]() [ Modifié le 09/02/2011 à 15:18:25 ]
Du moment que ça ne "boit pas de l' aile..."
Tu veux sans doute parler de mes tempstures ! Je n’y grimpe qu’en cas d’exaspération, autrement dit lorsque je tempête et que l’agacement tempsbourine ! L’autre acception du terme m’était inconnue avant d’arriver ici. Depuis... j’ai appris !!!!!
C'est marrant cette histoire de couple qui s'engueule pour l'orthographe de cette expression ! C'est du vécu pour moi, avec mon ex-femme encore meilleure que moi en orthographe, ce qui n'est pas peu dire !
Alors je vous explique pourquoi, et selon la règle du "jamais deux sans trois", j'ai raison lorsque j'affirme que la bonne orthographe est "Au temps pour moi" : 1- Benjamin Castaldi est bien sûr blond. Mon ex soutient qu'il est brun, voire châtain foncé... Et un jour je lis la phrase suivante dans l'article d'un journaliste : "Je n'ai pas le physique d'un jeune premier, la blondeur de Benjamin Castaldi, ..." +1 pour moi ! 2- Comment prononce-t-on le nom de la chanteuse Lio ? Prononce-t-on distinctement le i ou le bouffe-t-on comme dans le mot "lion" ? Moi je le prononce bien sûr ! Mon ex non, et se fichait de moi... Il aura fallu entendre Lio le prononcer elle-même (en prononçant distinctement le i, donc) pour qu'elle entende raison ! +1 pour moi !! 3- Au temps pour moi. Au collège, je m'étais qualifié pour les championnats académiques d'orthographe. Histoire de bûcher un peu, ma mère me donne le Dictionnaire des difficultés de la langue française... Et que vois-je ? Et c'est d'ailleurs le seul souvenir que j'ai de ces révisions : Au temps pour moi ! C'est resté gravé à jamais ! Alors oui, plus le temps passe et plus notre langue se simplifie, bref s'appauvrit... Une loi a même été imaginée (et Dieu merci elle n'est pas (encore) passée) visant à simplifier la langue française, en supprimant notamment les doubles consonnes, en remplaçant "ph" par "f", etc. La langue française est magnifique et il faut lutter pour qu'elle reste cette langue littéraire, raffinée... Et arrêter de la tirer par le bas, notamment en écrivant "autant" pour moi... Ça part d'une bonne logique, mais c'est la solution de facilité, et la langue française n'est pas facile ! C'est même sa complexité qui lui confère ce "je ne sais quoi" qui attire les érudits (ou pseudo) dans le monde entier ! Je sais reconnaître quand j'ai tort... mais là... Au temps pour vous !!! +1 !!!
Queneau, dans "Le chant du styrène", a osé écrire :
"Ô temps, suspends ton bol, ô matière plastique D' où viens-tu ? Qui es-tu ? et qu' est-ce qui explique Tes rares qualités... (etc) Je crois qu' il n' y a jamais eu, malgré les autres essais, de publicité meilleure pour ce matériau !
Ben dis donc ! T'en avais jamais tant dit !
Oh ! tant de certitudes nous impressi-onnent
Haut, tant ôt, tu nous élèves quand tu raisonnes. "Authentique orthographe", nous affirmes-tu, Ô tanceur de ton ex et autres malotrus, Ôtant à notre langue une pure vertu… (Pour autant, je ne suis pas vraiment convaincue)
La preuve que t'as tort?
Facile. Dans le partage, il y a autant pour moi. Tu recevras les restes s'il y en a! Redevenons sérieux: ta démonstration n'est qu'une démonstration par l'absurde et totalement superficielle. Que Castaldi soit blond ou non, je m'en contrebalance. Que le "i" de Lio se pronoce comme-ceci ou comme-cela m'indiffère totalement. Qu'enfin le Dictionnaire des difficultés de la langue française ne propose qu'une orthographe n'est en aucun cas une preuve. Tout au plus un indice que l'orthographe proposée est donc admise. Et alors? Maintenant, quand tu dis que la langue francaise est magnifique et qu'il faut la protéger - et la propager! - correctement, là, je te suis absolument. Je te ferais remarquer que notre petit Godemichou adoré - celui qui se décarcasse - fait pareil!
Notez que Brodeur est écrit avec une majuscule. Qu'est-il ? Qui est-il ? désolé, mais le texte est disponible ici cette page, et le B n'est pas une majuscule (voir en dessous : brouillard, brouet etc...). Mais l'expression figure dans toutes les éditions du Dictionnaire de l'Académie depuis 1694: "On dit prov. Autant pour le Brodeur, pour dire, qu'On ne croit pas une chose, qu'on nous veut faire accroire. " (et ici c'est une majuscule, mais pas dans les éditions suivantes!)Mais, bien que connaissant donc cette expression , l'Académie n'hésite pas dans l'origine de cette expression, et il semblerait que ce soit à Duneton seul que l'on doive la controverse indiquée par God. Rey, Grevisse et tous les autres d'un côté, Duneton de l'autre ? Personnellement je n'hésite guère.
Un ange ne boit pas.
Réfléchis un peu, n'ayant pas de sexe il ne peut pas pisser, donc il ne boit pas. C'est pas comme le plombier qui lui a un robinet...
C'est même sa complexité qui lui confère ce "je ne sais quoi" qui attire les érudits (ou pseudo) dans le monde entier ! je respecte cette opinion, mais je suis loin de la partager. Durant des années, j'ai tenté d'attirer au français des étrangers. Je leur ai vendu les subtilités de notre langue, sa richesse, en même temps que notre culture en essayant de leur faire oublier sa complexité. Crois moi, il est difficile de les convaincre, par exemple, que notre participe passé atteint une dimension poétique particulière en s'accordant avec le cod placé avant le verbe ! Je crois que ce qui en fait le prix, ce ne sont pas les règles grammaticales ou orthographiques. C'est l'usage qu'ont su en faire nos auteurs. La langue n'est que l'outil. Et certains ont écrit des chefs d'oeuvres en respectant scrupuleusement nos règles, mais d'autres en ont écrit en les ignorant (soit parce que ces règles n'étaient pas encore fixées, soit volontairement, pour se donner plus de liberté.)Et si la complexité du français est un obstacle de taille pour le développement de la francophonie, la culture française continuera à rayonner, si des auteurs modernes continuent à écrire des chefs d'oeuvres. Et c'est pourquoi je vais de ce pas m'atteler à cette lourde tâche ! ![]()
C'est même sa complexité qui lui confère ce "je ne sais quoi" qui attire les érudits Comme chirstian, je ne partage pas tout à fait ton point de vue que je respecte. Plus modestement que lui, j'essaye depuis quelques années d'apprendre un peu de français, bénévolement, à deux amies chinoises. Je découvre chaque jour des complexités que je crois maîtriser moi-même, mais que j'ai du mal à leur expliquer. Pourtant, j'ai tout mon temps.Pas plus tard qu'hier, j'ai "séché" pour expliquer : - l'emploi de "de" et non de "des" dans : nous avons vu de bien belles oeuvres d'art - l'emploi de "d'" et non de "de l'" dans : le professeur d'anglais Les chinois, qui n'ont pas d'article dans leur langue , trouvent tout cela un peu trop subtil. Mais peut-être je m'y prends comme un pied pour leur expliquer. Au temps pour moi ! J'aimerais, pour la francophonie, que notre belle langue compliquée n'attire pas seulement les érudits, mais aussi des esprits plus simples.
Encore cette obsession du plombier !!!! Y a une histoire de robinet manquant là-dessous, c'est pas possible autrement......
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Un ange ne boit pas. Un ange « ordinaire » p’t’être ! Mais celui qui traîne ses ailes - comme d’autres leurs guêtres - chez Marceeeel tous les jours que God fait, l’artissss qui a décoré les plafonds des salons du Phare, - que c’est tellement beaaaauuuu qu’on se croirait à la Sixtine (au moins !), Lange qui pimente ce meeerveiillleux site de ses meeerveiillleux traits d’esprit*, celui-là ne boirait pas ?Laisse-moi et même Mince ! j'ai donné tous mes p'tits mouchoirs à M'sieur Ubbleu !*j’ai un nom mais j’le dirai pas sinon on va te reconnaître ! [ Modifié le 09/02/2011 à 18:23:41 ]
Puisqu’on parle sérieux, allons-y !
J'aimerais, dis-tu, pour la francophonie, que notre belle langue compliquée n'attire pas seulement les érudits, mais aussi des esprits plus simples.. Alors réjouis-toi : les cours d’alphabétisation sont emplis d’esprits que tu qualifies de « simples ». Certains - il est vrai - viennent par nécessité, pour apprendre un minimum de français afin de rechercher du travail ; ceux-là quitteront vite les cours. Et, il en a quelques-uns (et le plus souvent quelques-unes) qui continuent... pour le plaisir ! Qui se battent avec les temps de conjugaison, qui s’acharnent sur les accords des participes passés, qui s’enthousiasment face aux nuances des synonymes, s’écriant parfois « Que cette langue est difficile ! »... Mais au cours suivant, ils/elles sont là, avec leurs cahiers noircis d’exercices non imposés, avides d’apprendre, prêts à rire des facéties du petit Marcel Pagnol racontées par l'Académicien dans "La Gloire de mon père". Sont-ce des esprits simples ? De petites gens, oui : mères au foyer, femmes de ménage, retraités... tellement attendrissants dans leur quête de savoir, leurs envies d’échanges ! Bon j’arrête avant de sombrer dans le préchi-précha ! ![]() [ Modifié le 09/02/2011 à 19:16:20 ]
Merci chirstian ! Tu m'as fait mettre le doigt sur un truc très intéressant que je n'avais pas vu.
Obnubilé que j'étais par la majuscule vue dans la même page sur Google Books (je n'avais pas remarqué que les autres mots en B de la page avaient tous une majuscule, même à l'intérieur d'une phrase), je me demandais qui pouvait bien être ce 'Brodeur'. Eh bien c'est simplement celui qui brode autour d'une histoire, qui l'embellit, qui la déforme (cette acception figurée du verbe existait déjà à l'époque) et dont on se moque un peu à cause de ce qu'il voudrait nous faire croire. Que, du brodeur, on soit passé à 'moi', lorsque j'ai raconté des bêtises ou j'm'a gouré ne me choquerait pas du tout. Du coup, contrairement à toi, et comme j'ai du mal à avaler ce au temps dont je trouve le lien avec notre expression très capillotracté, je ne suis pas certain du tout, mais alors pas du tout, que Duneton se soit vautré. [ Modifié le 09/02/2011 à 19:44:53 ]
Tu as bien de la chance d'avoir croisé des "esprits simples" comme ça (je mets des guillemets non pour me citer, mais par opposition à érudits, comme dans mon intervention précédente).
J'ai essayé de faire justement des dictées avec mon amie chinoise, née en 1958, sur des extraits de La gloire de mon père de Pagnol. Malgré tout mon enthousiasme (je suis méridional d'origine et fils d'instituteurs et fier d'être les deux), je n'ai constaté que d'énormes soucis pour comprendre ces histoires de charrettes, de cabanes, d'animaux de la ferme, etc. C'est une expérience que je n'ai pas renouvelée auprès de la fille, à qui j'apprends aussi le français depuis 3 ans, une heure par jour weekends compris (j'en sors à l'instant pour vous rejoindre). Je suis sans doute un très mauvais pédagogue. Mais quel rapport qualité/prix !!! [ Modifié le 09/02/2011 à 20:32:42 ]
Tu en as de la chance. God est passé par ici (repassera-t-il par là ?) et n'a point vu que le lien que tu nous donnes est le même que celui qu'il nous donne en Compléments.
Ne te décourage pas lors de tes cours auprès de tes élèves chinoises. Je suis persuadée qu'elles aiment ta façon de les initier à la langue française. ![]()
1) Excuses à God et aux autres, je n'avais pas cliqué sur ce lien des compléments.
2) Merci beaucoup pour tes encouragements. Je n'en ai pas trop besoin car je suis dans ce domaine indécourageable, mes "élèves" étant maintenant devenues mes meilleures amies.
Le blog de Laura K. Lawless pourrait peut-etre etre utile a tes etudiantes . Cela se trouve a About.com. 'Y en a a tous les niveaux. Les lecons sont expliquees en anglais mais tres clairement. Je suis sans ordi donc sans diacritiques avec le Blackberry. Le francais nu.
Super ! Merci beaucoup !
Le temps d'un petit 4/0 contre le Brésil et je me plonge dans ce site dès demain matin.
Que, du brodeur, on soit passé à 'moi', lorsque j'ai raconté des bêtises ou j'm'a gouré ne me choquerait pas du tout. reprenons la définition de l'Académie :" On dit prov. Autant pour le Brodeur, pour dire, qu'On ne croit pas une chose, qu'on nous veut faire accroire. " Bon : logique : il brode et on n'est pas dupe de ses broderies. Maintenant, je me mets à la place du brodeur : autant pour moi = je ne crois pas ce que je veux me faire accroire. Donc de l'auto-dérision. C'est tout à fait possible. Sauf que cette raillerie , cette auto-dérision n'a pas du tout été conservée dans l'expression actuelle qui me semble au contraire tout à fait sérieuse. Bon, cela dit, je reconnais que le "au temps" ne m'a jamais terriblement emballé, et que, spontanément je l'écrirais "autant". Mais naturellement ce n'est pas un argument !
Depuis des années que je réside en Angleterre, il y'a encore bien des idiomes qui restent assez difficiles à capter. Parmi eux l'expression "so much for" qui ne saurait absolument pas s'utiliser dans le contexte "Autant ou au temps pour moi"
On dira par exemple : "So much for the German workmanship" si on a une Volkswagen qui n'arrête pas de tomber en panne..Cette expression n'a pas d'équivalent direct dans la langue Française à dire vrai Un Français dira "De quoi remettre en question la qualité de Volkswagen..." par exemple Voilà ..Sinon chez nos amis British,qui sont renommés pour faire dans le simple,"Sorry,my mistake"reste l'expression favorite pour le mea culpa [ Modifié le 09/02/2011 à 22:14:05 ]
Certains - il est vrai - viennent par nécessité, pour apprendre un minimum de français afin de rechercher du travail ; ceux-là quitteront vite les cours. un cours d'alphabétisation s'adresse à des gens qui n'ont jamais appris à lire et à écrire, ni en français, ni dans une langue maternelle différente utilisant le même alphabet que nous. Nous y recevons donc des populations dont les besoins sont à des années lumières de Pagnol, et crois moi, je n'y ai jamais vu quiconque "s’enthousiasmer face aux nuances des synonymes". On est ici dans le domaine de la survie. Dans les cours destinés aux illettrés le problème se pose de façon différente, et là, effectivement, on va beaucoup plus loin avec ceux qui s'accrochent, puisqu'ils ont le support de l'oral. Enfin, 3° niveau : le FLE (français langue étrangère) où nous nous adressons à des étrangers qui peuvent tout ignorer du français, mais maitrisent leur langue maternelle. Les "clients" de Delassus sont en réalité dans cette catégorie (même si, au début,elles ignoraient peut-être notre alphabet). Il s'agit dans tous les cas d'enseignement du français, mais sans aucun point commun dans la pédagogie.
Eve découvrant Adam en forme : "oh ! tant pour moi ? "
Et comme le chanteur le dit : gare aux moriiiii-iiiii-iiiii-iiiiii-iiiiles" !
Belle et magistrale démonstration. Je suis fan !
Excuse-moi de te demander pardon, mais il n'y a pas que "nos auteurs" qui ont écrit de superbes textes grâce à cette magnifique langue qu'est le français (ou le belgeois, comme dit Danny Boon).
De nombreux intervenants, présents, passés ou à venir, ont également contribué sur ce (mâtin quel) site à promouvoir cette langue, facile à parler, difficile à apprendre, et combien savoureuse à "contourner" grâce aux calembours bons, aux jeux de mots tôt ou tard ...
Si je peux me permettre, une langue se parle avant de s'apprendre. L'école n'apprend à nos enfants les règles de grammaire que bien après qu'ils aient appris à les appliquer grâce à nos exemples. Une langue vivante est parlée d'abord, mise en "règles" ensuite. Les méthodes d'apprentissages sont souvent (du moins de mon temps) orales avant d'être écrites).
Et chaque langue ayant ses exceptions, il n'y a pas de "honte/pudeur"/whatever" à avoir à dire que tel mot s'écrit comme ceci plutôt que comme ça. Je suis profondément attachée à la langue que je parle (français/belgeois, peu importe), et comme on dit l'amour pardonne beaucoup de choses.
Ce n'est donc pas de ce "brodeur" qu'il s'agissait ... cette page
J'aime beaucoup cette expression "so much for", qui résume tellement bien la situation quelle qu'elle soit.
Et, dans une envolée lyrique dont j'ai le secret, je dis : vive Hastings, qui a rassemblé les frères soi-disant ennemis, et qui a - entre autres et via quelques allers et retours - transformé bougette en budget, et tenez en tennis !
Si tu le souhaites, on se donne rendez-vous et je te ferai rencontrer les personnes dont je parle. Ainsi, puisque tu doutes, tu pourras constater leur envie de connaître, d’apprendre et d’approfondir : elles rient avec Pagnol ou Daudet (dont l’écriture n’est pas simple, contrairement à ce qu’on croit très souvent) et - excuse-moi de te demander pardon, comme dit Jonayla ! - s’amusent en découvrant les nuances que présentent les synonymes. Avec l’aide du prof, ‘videmment !
Avec une courte scolarisation (jusqu'à 9-10 ans), elles maîtrisent peu l’écrit dans leur langue maternelle. Aujourd’hui, elles ont entre 45 et 65 ans. Assidues, elles viennent aux cours pour le plaisir, sans nécessité absolue. Certes, « alphabétisation » - encore moins « illettrisme » - ne convient puisque ces personnes savent, plus ou moins bien, lire et écrire . Mais tu sais très bien, cher maître Sélénite, que dans les centres communaux, on annonce « Alphabétisation » (telle qu’on l’entendait dans les années 20) puis on parle de niveaux et tout le monde comprend. Restent les enquêtes, les rapports et états réalisés par l’OCDE ou l’Unesco : des spécialistes écartèlent le mot parlant d’alphabétisation « fonctionnelle », « scolarisante » et... (mince ! j’ai oublié le troisième volet !). Décortiquons ! Décortiquons ! [ Modifié le 10/02/2011 à 02:24:05 ]
alphabétisation « fonctionnelle », « scolarisante » et... (mince ! j’ai oublié le troisième volet !). D'après mon pote Wiki, le troisième adjectif est conscientisante. A cette heure indue, j'ai un peu de mal à saisir sa définition. Voir cette page[ Modifié le 10/02/2011 à 04:11:31 ]
des spécialistes écartèlent le mot parlant d’alphabétisation c'est curieux : tu défends les nuances et subtilités de la langue française, mais si je fais la différence entre des notions telles qu'alphabétisation, ou cours de français, (et je t'assure que la problématique est totalement différente, donc les méthodes et les supports aussi !) tu t'empresses de préciser :"on annonce « Alphabétisation » (telle qu’on l’entendait dans les années 20) puis on parle de niveaux et tout le monde comprend. "Tout le monde comprend quoi ? A quel niveau veut-on mettre la compréhension ? Ne doit-on pas chercher la précision, même au prix d'un "écartèlement" ? Les spécialistes ne collent pas des étiquettes pour le seul plaisir d'épater la galerie (qui s'en fout !)
autant en emporte l'au temps ...Qu'à la fin, elle se casse. ![]()
spontanément je l'écrirais "autant". Mais naturellement ce n'est pas un argument ! Ben si, je pense que c'en est un. Cela s'appelle de l'intuition, et très souvent, c'est juste.![]() Bon, je sais ...ça ne remplace pas les Duneton et autres, mais, tout de même... Et malgré toutes les explications données au fil des commentaires pour faire pencher la balance du côté d'une orthographe ou de l'autre, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir l'impression d'y voir une faute à chaque "au temps" que j'ai lu. Spontanément, à l'œil, ça me dérange, mais ça n'engage que moi.
Alors...
1 - ...notions telles qu'alphabétisation, ou cours de français, (et je t'assure que la problématique est totalement différente,... : je le sais. 2 - Tout le monde comprend quoi ? : dans « tout le monde », j’entends les non spécialistes (hommes et femmes de terrain - je ne parle pas de bénévoles) qui - pour différentes raisons - sont amenés à résoudre (ou à essayer de résoudre) les « problèmes » alphabétisation/FLE. 3 - Ne doit-on pas chercher la précision, même au prix d'un "écartèlement" ? Les spécialistes ne collent pas des étiquettes pour le seul plaisir d'épater la galerie (qui s'en fout !). Certes. Mais certains spécialistes se spécialisent tellement dans leur spécialité que d’autres spécialistes - dans la même spécialité - éprouvent parfois quelques difficultés à saisir la finalité d’une étude spéciale sur un point précis. « Que signifie F.L.E. ? » et « Qu’entend-on par « alphabétisation » ? » sont les deux questions que je vais m’amuser à poser autour de moi, dans différents milieux. Sorte de mini-sondage ! Je te raconterai. Nous nous sommes un tant soit peu éloignés de l’expression du jour... Faites excuse, God... [ Modifié le 10/02/2011 à 15:58:48 ]
Magnifique Syanne ! Jusque dans l'emploi fort à propos de la diérèse ! Pour autant, je ne cherche pas plus que ça à convaincre. J'exprime juste ma conviction profonde. Comme pour tout et toujours, il y a deux écoles. Et avec le temps (pour moi, évidemment !) j'ai choisi la mienne !
[ Modifié le 10/02/2011 à 16:17:18 ]
C'est pas faux ! En même temps... pour moi... (bon faut que j'arrête de la faire celle-là...) cette expression a toute une histoire et est comme la mascotte de mon engagement contre l'appauvrissement de la langue, et cette tendance au langage sms que je me refuse même à employer dans mes sms !
les deux questions que je vais m’amuser à poser autour de moi amuse toi aussi à te faire expliquer le parti qu'on peut tirer de "la Gloire de mon Père" en alphabétisation. Autant pour moi, que pour ce bon monsieur Pagnol. ![]()
"démonstration par l'absurde", tu as tout dit ! Il n'y avait rien de scientifico-littéraire ni de linguistique là dedans ! En effet, on se fout de Castaldi et Lio, c'était vraiment pour la déconne, et histoire de rebondir, par du vécu, sur cette histoire de ménage brisé qui m'a amusée, même si la fin de mon ménage n'a rien eu à voir avec ça...
Puisque tu sembles aimer mes petits exemples (et là tu apprécieras l'ironie), on s'engueulait aussi sur la prononciation du chorizo : moi je le prononce normalement (comme ça s'écrit, finalement), et elle disait "korizo"... Bon bah il a fallu que je lui mette le Petit Robert sous les yeux (avec la transcription phonétique, d'où l'avantage du Robert sur le Larousse) pour qu'elle admette... La seule chose sur laquelle on était d'accord par rapport aux erreurs de prononciation habituelles des gens, c'est sur "farniente", qui se prononce bien farniènté (étant un mot italien)... Intéressant non ? Bon trêve de gaudriole, je ne critique pas le travail de notre ami Godemichou ; encore une fois, il y a deux écoles, et si jamais il veut tenir les comptes, eh bien moi je fais partie des défenseurs du "Au temps pour moi". J'ai simplement donné mon avis au travers d'un humour qui est le mien, celui de l'ironie et de l'absurde... Après si je t'ai froissé, sache que telle n'était pas mon intention, toujours est-il... Au temps pour moi.
Merci ! Ravi de voir que certains comprennent encore l'humour par l'ironie ou l'absurde ! On prend souvent le risque de se heurter à la susceptibilité des gens, mais une fois ce cap dépassé, ça a plus de poids qu'une démonstration froide et académique !
... en alphabétisation. Tu veux sans doute dire "en cours FLE".[ Modifié le 10/02/2011 à 19:07:10 ]
Très juste ce que dit jerriandafou : "So much for me" se dit là où on dirait en français, par exemple, "me voilà enfoncé/liquidé/effacé". On peut entrevoir un chevauchement si un Anglais proférait cette expression en voulant exprimer le sentiment "j"aurais mieux fait de pas la ramener".
Moi personnellement, pour ce que vaut mon opinion (je suis Anglais de naissance et de langue maternelle), j'ai toujours compris et écrit "au temps pour moi", et je l'ai rattaché dans ma petite tête à l'expression militaire anglaise "As you were !" (ça doit se crier très fort, avec une note de mépris).
avec la transcription phonétique, d'où l'avantage du Robert sur le Larousse) Je dois avoir un Larousse spécial alors car la transcription phonétique s'y trouve aussi. ![]() [ Modifié le 11/02/2011 à 14:28:29 ]
t'as bien raison !!!................une deuxième tournée ,?
Bien volontiers ! Avec ce beau temps presque estival, choisis une table en terrasse ! J'arrive !
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