Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

le haut du pavé [n]

une situation sociale hiérarchique élevée ; gros bout du bâton ; main haute ; main supérieure ; une situation sociale élevée ; meilleure main ; de la haute société

Origine et définition

Bien avant l'apparition du tout-à-l'égout et des trottoirs, les rues et ruelles qui étaient pavées, n'étaient pas plates. Elles avaient une forme en creux, le haut du pavé contre la facade des habitations et le creux, au centre de la rue, servant d'égout à l'air libre pour évacuer les eaux de pluies mais aussi toutes les eaux usées qu'y déversaient les habitants.
En l'absence de trottoir, les piétons marchaient le plus près possible des maisons pour éviter de s'approcher du cloaque situé au milieu.
Lorsque des nobles ou aristocrates, ou des gens respectables, ne seraient-ce que par leur âge, croisaient des gens du peuple (mais c'était souvent simplement l'apparence ou la richesse des vêtements qui servait de repère), ces derniers devaient se décaler vers le centre et laisser le haut du pavé aux gens supposés être de la haute société.
C'est ainsi que les gens qui tiennent le haut du pavé sont des personnes qui ont une situation sociale élevée ou qui en dominent d'autres.

Exemples

Je pense simplement que nous avons tenu le haut du pavé sur cette question.
En fait, tout est prévu dans ce projet de loi pour que le gouvernement fédéral ait le haut du pavé en matière d'environnement.
Pour la partie support de plugin tiers, ce sont donc WPML et WooCommerce qui tiennent le haut du pavé.
Au nord, ce sont la culture et l'histoire qui tiennent le haut du pavé.
Les spécialités locales : raclettes, fondues... ne sont pas oubliées et tiennent le haut du pavé, le soir, au restaurant From Haute Savoie.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand Herr oder Frau Wichtig monsieur ou Madame qui se considère comme très important
Allemand zu den oberen zehntausend / zur Schickeria gehören appartenir au club des dix mille de la superclasse / de la branchouille
Allemand die Oberschicht couche supérieure
Anglais the high ground le terrain élevé
Anglais the upper hand le dessus de la main
Anglais to be on top être au sommet
Chinois 上流社会 (shàng liú shè huì) la haute société / le beau monde
Espagnol (Espagne) alta alcurnia haute lignée
Espagnol (Espagne) La pomada La pommade (= Le haut du pavé / L'élite / Les hautes sphères)
Espagnol (Espagne) ser de alta cuna être de haut berceau
Gallois y crachach les snobs
Hongrois a felsőbb tízezer les dix mille de la superclasse
Hébreu ידו על העליונה avoir la main au dessus
Hébreu משל בכיפה gouverner au dessus
Hébreu תפס מקום נכבד prendre une place importante
Hébreu החוג הנוצץ של העיר le département scintillant de la ville
Néerlandais een hoge Piet zijn expr. probablement de l'époque coloniale Quelqu'un considéré de haut rang dans l'hiérarchie administrative ou militaire
Portugais (Brésil) estar no topo être au sommet
Portugais (Brésil) Estar por cima da carne-seca (estar bem de vida)
Portugais (Portugal) ocupar a primeira fila au premier rang
Roumain o persoana de vita nobila une personne de vigne noble
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Commentaires sur l'expression « le haut du pavé » Commentaires

  • #1
    azertyuiop
    11/08/2007 à 10:21
    Ainsi les règles de la galanterie voulaient que lorsqu’on marchait dans la rue près d’une dame, les hommes devaient se tenir toujours "du côté du caniveau".
  • #2
    cotentine
    19/08/2007 à 01:04
    • En réponse à azertyuiop #1 le 11/08/2007 à 10:21 :
    • « Ainsi les règles de la galanterie voulaient que lorsqu’on marchait dans la rue près d’une dame, les hommes devaient se tenir toujours "du cô... »
    règles de la galanterie, sans doute ... mais quand une dame est très grande et qu’elle accompagne un Monsieur plus petit, elle est moins complexée de marcher dans le caniveau afin de laisser son compagnon sur le bord du trottoir plus haut de 10 / 12 cm. ce qui le fait paraître plus grand ... du moins c’est ce que je croyais à 20 ans ! j’avais peur du regard des autres sur notre couple bizarre, moi, grande et longiligne et mon futur, plus petit et râblé ... Faut-il être sotte pour réagir ainsi ! J’aurais mieux fait de "dominer" le ’monde’ et oublier mes complexes et ma timidité 😄
  • #3
    cotentine
    19/08/2007 à 01:13
    les piétons marchaient le plus près possible des maisons

    maintenant quand un piéton agit ainsi, on dit qu’il "rase les murs" de façon à passer inaperçu, se montrer discret, sans doute pour cause de honte, de peur du ridicule, ou après avoir commis une action dont il n’y a pas lieu d’être fier ... en baissant la tête ! ou parce qu’il vient d’être humilié ...
  • #4
    <inconnu>
    19/08/2007 à 03:51*
    Prière dominicale adressée (lâchement)* à God
    Notre père qui es au net
    que ton site soit sanctifié
    que ton expression arrive
    que ta volonté soit fêtes, sur la terre comme au net
    donne-nous aujourd’hui notre expression de ce jour
    pardonne-nous nos dérives
    comme nous encourageons ceux qui dérivent
    et ne nous soumets plus au mal de mer
    mais délivre nous de l’ascenseur
    fais nous STP un tout petit petit bouton en haut
    qui nous renvoie tout en bas à notre place
    la où nous rédigeons nos prières
    Amen
    J’espère que mes frères et sœurs
    améliorerons cette supplique
    et se joindrons à moi pour te remercier de tes bienfaits
    et que tu nous délivres de ces va-et-vient
    dont seul ton fils (spirituel, comme les autres)
    elpépé est friand le jour de la sainte Marie-Joe
    * lâchement car j’aurais pu lui demander en utilisant le contact
    mais vous n’auriez pas pu lui adresser la même prière.
    pardonnez moi mon God
  • #5
    momolala
    19/08/2007 à 08:35*
    Si God le dit, je veux bien le croire, mais à quelle époque et en quels lieux cette distinction fut-elle possible ? Que l’on se réfère à l’époque de Louis le quatorzième à travers Boileau (voir cette page) ou à Robert Merle qui décrivit si bien l’évolution de nos villes depuis Henri de Guise au début du règne de Louis XIV dans "Fortune de France", les rues étaient si étroites, boueuses et fréquentées par des gens à pied, à cheval et en voiture, que je me demande comment on pouvait y marquer une quelconque distance. Jean-François Parot semble également bien documenté sur la vie du Paris contemporain de Louis XV et Louis XVI : dans l’un de ses romans, il décrit comment un homme bâtit sa fortune et sa puissance sur le curage des rues dont on ne voyait que rarement le pavé.
    Dans les temps plus reculés de notre "civilisation", la vidange des pots dans le caniveau central des rues par les fenêtres n’était pas réglementée et sans doute le haut du pavé était-il l’endroit le plus "sûr" pour éviter de se faire proprement repeindre. Quand on se souvient que les Romains avaient créé des réseaux d’aqueducs, des termes et des lattrines, on mesure les progrès accomplis ! Les voies romaines, pavées, s’ouvraient en leur milieu sur des caniveaux dallés, capables de récupérer les eaux pluviales et les eaux usées, régulièrement curés. C’est le même progrès qui fut accompli en Espagne quand, chassant les Arabes d’Andalousie, on y détruisit le réseau d’irrigation qu’ils avaient créés et qui en faisait un jardin.
  • #6
    sylphide
    19/08/2007 à 08:36
    bonjour les z’amours, je vous laisse le haut du pavé, pour ma part je garde le lit ce jour, temps de chien ,encore de la pluie ...très bon dimanche à vous!
    @ Framboise j’ai du trop arroser ton anniversaire, j’ai un mal de tête !!!!ça ne peut être que ça. Bisous.
    @ Quasimodo , superbe la prière !
    @ Cotentine, j’ai bien ri ...et pour cause !bonne journée.
  • #7
    chirstian
    19/08/2007 à 09:26
    mai 68 : le CRS ne tient pas le haut du pavé ... mais il le reçoit tout entier dans la gueule !
  • #8
    chirstian
    19/08/2007 à 09:32
    une suggestion pour ce midi : un pavé de bœuf charolais aux morilles et à la crème, dans lequel la morille tiendrait le haut du pavé. Et avec , je suggère tout simplement un petit Chinon légèrement frais.
    J’accepte l’invitation.
  • #9
    momolala
    19/08/2007 à 09:33*
    • En réponse à chirstian #7 le 19/08/2007 à 09:26 :
    • « mai 68 : le CRS ne tient pas le haut du pavé ... mais il le reçoit tout entier dans la gueule ! »
    Pressés qu’ils étaient d’être en vacances, les étudiants les balançaient à tour de bras pour faire Paris-plage sans attendre Delanoë, tout ça parce qu’on avait écrit sur un mur "Sous les pavés,...."
  • #10
    momolala
    19/08/2007 à 09:38
    Tout à fait hors du sujet d’aujourd’hui, mais dans celui d’hier, vous trouverez dans la page "ménager la chèvre et le chou" mes premières impressions de la convention Quasi-Momo de Fréjus-Plage hier, le compte-rendu officiel étant en préparation. Je vous dis ça, mais c’est seulement pour ceux que ça intéresse ! Belle journée à tous ! Bien sûr il fait très beau, bien sûr il n’a pas plu. Vous n’auriez pas un petit nuage mouillé en rab ?
  • #11
    tytoalba
    19/08/2007 à 09:51
    bonjour de ce dimanche où le soleil est de la partie. l’expression du jour tombe à pic puisque cette semaine ce sont les festivités du Cayoteu à Lessines, petit village près de Ath. cette page Ils ont une Grisette, bière de la région, qui plairait à certain(e)s, à consommer avec modération, évidemment.
    Et pour faire votre choix dans les différents pavages : cette page
    @momolala : si j’ai un petit nuage mouillé, je ne manquerai pas de le souffler vers toi. Une bonne drache te conviendrait aussi ?
  • #12
    chirstian
    19/08/2007 à 10:36
    • En réponse à momolala #5 le 19/08/2007 à 08:35* :
    • « Si God le dit, je veux bien le croire, mais à quelle époque et en quels lieux cette distinction fut-elle possible ? Que l’on se réfère à l’é... »
    sans doute le haut du pavé était-il l’endroit le plus "sûr" pour éviter de se faire proprement repeindre
    il faut distinguer deux risques : celui de marcher dans la m... et celui de la recevoir d’une fenêtre de l’étage. Le caniveau central était sans doute l’endroit le plus profond de la rue, donc le plus sale (même si, tu as raison, les côtés n’étaient guère appétissants). Mais le haut du pavé assurait une relative protection contre les envois, parce que l’architecture en encorbeillement s’est développée au Moyen Age, avec des 1° étages qui avançaient sur la rue, parfois à toucher presque la maison d’en face. De la sorte, de nombreuses rues et ponts étaient presque couverts -sauf en leur milieu. Ce sont les incendies répétés qui ont amenés de nouvelles règles de construction : des ponts non bâtis ( à partir du Pont Neuf de Paris), et la réglementation des encorbeillements dans de nombreuses villes.
  • #13
    momolala
    19/08/2007 à 11:02
    • En réponse à tytoalba #11 le 19/08/2007 à 09:51 :
    • « bonjour de ce dimanche où le soleil est de la partie. l’expression du jour tombe à pic puisque cette semaine ce sont les festivités du Cayot... »
    Chez nous, on dit "une raïsse". Normalement, c’est la saison, à partir du 15 août, avec un pic vers le 20, mais je ne vois que le soleil qui flamboie etl’herbe qui poudroie tant elle est sèche.
    @Chirstian
    Je crois me souvenir que c’est au XVIIème siècle seulement que l’on a réglementé les vidanges d’eaux usées par les fenêtres en les réservant aux heures matutinales, sans doute après la disparition des encorbellements dont tu parles. Aujourd’hui, on veut furieusement revenir dans nos villages aux rues pavées avec caniveau central d’écoulement des eaux de pluie. C’est peut-être esthétique, ce qui serait affaire de goût, mais outre le fait que cela coûte cher, nos rues en pente se transforment en torrents et les pavés supportent mal le charroi moderne. Les piétons ont intérêt à tenir le haut du pavé, leurs enfants par la main et leurs chiens en laisse s’ils veulent ramener tout le monde à la maison !
  • #14
    <inconnu>
    19/08/2007 à 11:20*
    • En réponse à momolala #13 le 19/08/2007 à 11:02 :
    • « Chez nous, on dit "une raïsse". Normalement, c’est la saison, à partir du 15 août, avec un pic vers le 20, mais je ne vois que le soleil qui... »
    momolala t’es déchaînée ce matin, je vois que depuis hier tu marches à la baguette, c’est évident, comme un pavé dans la gueule d’un flic. 😛
  • #15
    chirstian
    19/08/2007 à 11:54
    • En réponse à momolala #13 le 19/08/2007 à 11:02 :
    • « Chez nous, on dit "une raïsse". Normalement, c’est la saison, à partir du 15 août, avec un pic vers le 20, mais je ne vois que le soleil qui... »
    , mais outre le fait que cela coûte cher
    paver une rue coûte plus cher que la bitumer, mais en cas d’intervention dans une conduite enterrée, les inteventions sont plus rapides, et moins coûteuses. A moyen terme, la ville économise. Faire deux caniveaux , un de chaque côté de la chaussée, coûte plus cher qu’en avoir un seul central, aussi bien en construction (réseaux...) qu’en entretien.
    Reste que la circulation sur une rue pavée est beaucoup plus bruyante pour les riverains.
  • #16
    momolala
    19/08/2007 à 12:11
    • En réponse à chirstian #15 le 19/08/2007 à 11:54 :
    • « , mais outre le fait que cela coûte cher
      paver une rue coûte plus cher que la bitumer, mais en cas d’intervention dans une conduite enterr... »
    Tu as raison Chirstian, mais on peut faire le même caniveau central avec un bon drainage et des voies revêtues d’enrobé, matériau moderne, silencieux de plus en plus souvent grâce à l’adjonction de produits issus du recyclage. Ca commence à venir, l’évolution de l’emmenthalité. Je suis de parti pris, le mien, car j’ai en horreur tout ce qui veut avoir l’air de ressembler à. Vivons avec notre temps en profitant de l’expérience du passé. Les pavés, c’est glissant pour les deux-roues et les piétons, bruyant comme tu le dis, et dès que l’un se fait la malle, adieu Berthe !
  • #17
    momolala
    19/08/2007 à 12:13
    • En réponse à <inconnu> #14 le 19/08/2007 à 11:20* :
    • « momolala t’es déchaînée ce matin, je vois que depuis hier tu marches à la baguette, c’est évident, comme un pavé dans la gueule d’un flic.... »
    Je n’y ai même pas pensé, aux baguettes, heureusement pour toi ; tu as dû t’en rendre en compte car tu ne m’y as pas rappelée. Malin, Quasimado ! 😉
  • #18
    chirstian
    19/08/2007 à 13:31
    • En réponse à momolala #16 le 19/08/2007 à 12:11 :
    • « Tu as raison Chirstian, mais on peut faire le même caniveau central avec un bon drainage et des voies revêtues d’enrobé, matériau moderne, s... »
    on peut faire le même caniveau central avec un bon drainage et des voies revêtues d’enrobé,
    j’ai personnellement l’oesophage central avec caniveau itou. Cela m’assure un bon drainage , qui m’aide à résister à l’enrobé qui me guette.
    C’est donc en connaisseur que je crie : il ne faut pas confondre "le bitume des pavés " et "la biture dépravée" .
    Poil au nez !
  • #19
    <inconnu>
    19/08/2007 à 13:52*
    tu n’ignores pas of course que ta copine Berthe femme de Charlesattend non magne n’ avait un seul grand pied. C’était Berthe au grand pied. Ce sidi pour tenir le haut du pavé, était-ce plus facile pour elle, je pose la question.
    chirstian, j’ai rien contre la biture dépravée, si elle me laisse pas sur le pavé.
    Désolé Berthe était la mère de Charlemagne pas sa femme vous aviez tous rectifié œuf corse !
  • #20
    chirstian
    19/08/2007 à 14:26
    • En réponse à <inconnu> #19 le 19/08/2007 à 13:52* :
    • « tu n’ignores pas of course que ta copine Berthe femme de Charlesattend non magne n’ avait un seul grand pied. C’était Berthe au grand pied.... »
    problème simple, comparé à celui qui se pose à flanc de montagne. L’occasion de citer le dahu, ce merveilleux exemple d’adaptation animale (les pattes de gauche sont plus courtes que les pattes de droite).
    Ceux qui ne connaissent pas peuvent lire Wikipedia sur cette page ou l’un des sites qui lui sont consacrés : par exemple, cette page
    Le dahu, ou l’art de tenir le haut du pavé (... mais d’un seul côté !)