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Expressio, le dictionnaire des expressions françaises décortiquées, est une encyclopédie des expressions et locutions qui propose l'histoire, l'origine ou l'étymogie des expressions françaises suivantes :
« N'en pouvoir mais »
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![]() « Au lieu de niveler au plus bas, nous avons nivelé au plus haut. C'est mieux (…) » André Maurois - les discours du Dr O'Grady - 1922 « La pédagogie différenciée est une des réponses proposées par l'édification problématique du "collège unique". Elle consiste non pas à niveler par le bas, ni à constituer un enseignement différenciateur, mais en prenant en compte l'hétérogénéité des élèves telle qu'elle se présente au départ d'un processus d'apprentissage, de les faire progresser, certes par des voies différentes, mais qui tiennent compte d'objectifs communs à tous. » Francis Danvers - 500 mots-clefs pour l'éducation et la formation tout au long de la vie - 2003 ![]() [ Pas de compléments pour cette expression ]
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Forum de discussion autour de l'expression - Mode d'emploi - Nombre de commentaires : 54
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Je ne peux souscrire, dans quelque domaine que ce soit et particulièrement en matière d'éducation à un système qui nivèle par le bas pour atteindre -ou tenter de le faire- des objectifs arbitrairement fixés. Il faut au contraire aider chaque individu à atteindre son propre meilleur niveau, ce qui aboutit au contraire du nivellement, c’est-à-dire à la diversité. Enrichissons-nous de nos différences, connaissances, expériences… Mais non je ne dégouline pas d’idéalisme…
Ah God, je vous attendais au tournant ! Voici une expression presque systématiquement utilisée de nos jours dans un sens contraire de celui qu'elle a normalement. Niveler PAR le bas, au contraire c'est niveler VERS le haut, donc c'est bien. Les prépositions ont un sens ! Vous noterez d'ailleurs qu'André Maurois parle de niveler au plus haut.
Ce n'est pas parce que l'erreur est partagée par le plus grand nombre qu'elle devient vérité. Enfin parfois ça arrive, comme avec le genre du mot « Après-midi », qui tend de plus en plus vers le féminin alors qu'au départ il était masculin, mais cornes au cul, que c'est moche !
Si on n'est pas idéaliste à propos d'éducation et d'enfance, on se trompe de vie. D'ailleurs, dans la vraie vie, la vie vivante des gens, celle où on aime, souffre, rit, grandit, la richesse est dans l'échange de nos différences. C'est bien ce que s'échine à montrer le théâtre depuis qu'il existe. God l'a bien compris qui s'en tient à un exemple socio-économique. Quant à l'Ecole, mon bon ami, si on lui fichait la paix en lui laissant faire son seul travail d'instruire, elle pourrait redevenir ce qu'elle doit : un moyen d'égalité des chances (vocation d'un service public) à dispenser à ceux que la simple biologie rend inégaux puisque différents. La pédagogie n'est rien d'autre que la manière de cultiver ces fleurs fragiles et fortes en donnant à chacune la dose de lumière, d'ombre, d'eau et le tuteur dont elle a besoin. L'engrais et la bouillie bordelaise sont l'affaire des familles !
Je me relis et j'ajoute : tout ça pour dire que je suis parfaitement d'accord avec toi ! [ Modifié le 17/07/2009 à 06:58:34 ]
Bonjour NovHak ! Je ne comprends pas ton raisonnement, ce qui ne signifie pas que tu aies tort, mais quand même, imagine : God prend un ciel nuageux lambda, où courent des cumulus, des alto-cumulus, des strato-cumulus et même quelques nimbus. God étant tout puissant, il efface d'un coup de son éponge magique une couche d'atmosphère d'égale épaisseur au-dessous de ces nébulosités : nivellement par le bas. Elles ne vont pas s'élever davantage, mais bien descendre toutes ensemble en changeant parfois de nature et nous déverser sur la tête toutes les gouttes d'eau qu'elles retenaient de leurs petits bras musclés. En plus on aura agrandi le trou dans la couche d'ozone sans espoir de les faire remonter plus haut. Je sais, exemple spécieux mais il est le reflet de mon inquiétude pour notre Amiral préféré qui a dû essuyer un sacré coup de tabac dans la nuit de sa navigation de retour et sans plaisance. Elpépé, donne-nous de tes nouvelles nouvelles dès que tu es sur notre bon plancher des vaches !
Sans véritable raison , cette expression me fait penser au fameux principe de Peter:
"Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité" complété par ses savoureuses exceptions: - La sublimation percutante - L'arabesque latérale - L'inversion de Peter - La défoliation hiérarchique qui ressemble le plus au nivellement par le bas.
Niveler par le bas.
C'est une pub pour DIM ?
Qu'en sais-je? C'est Guy Bedos qui disait: "je lui ai dit: Paulette, tu as les bas qui plissent!" etc... Lui a-t-elle alors nivelé la figure par le bas, étant donné qu'elle n'en portait pas?
Bonjour, chère et belle Momo! Et merci à NovHak pour son explication. Je le comprends comme ceci: ayant nivelé par le bas, - comme Mickeylange dans la Sixtine, rien ne dit que tout ce qui se trouve plus haut va descendre d'un étage. Imagine, Mickey ne serait pas là aujourd'hui, écrasé sous les gravats et plâtras! Non. Cette expression signifie donc: on remonte le niveau inférieur, en commencant par aplanir les inégalités du "niveau inférieur" (inférieur faisant ici référence à la localisation et non à la qualité).
Ai-je tout bien compris?
La Sixtine n'est pas à Marseille, et je ne suis pas Madonna !
Mais si Epicure veut bien me la présenter, je veux bien lui refaire... son maquillage !
Niveler : Egaliser le niveau de. Rendre plan, aplanir (La rousse) Le TLFI rajoute araser.
Le nivellement suppose donc que l'on choisisse le niveau auquel on veut égaliser. Ce peut être le niveau le plus haut , auquel cas il faut remblayer dans les creux, ou au niveau le plus bas auquel cas il faut araser ce qui dépasse ce niveau. Ca me rappelle le discours d'Arlette qui voulait redistribuer les bénéfices du CAC 40 aux travailleurs. J'ai fait le calcul, car l'idée était amusante, ça permet de donner 6,4 € par mois; Travailleurs travailleuses même sur ce coup là on vous abuse. ![]()
Si le niveau est comme le chien de Jean de Nivelle (qui fuit quand on l'appelle) c'est pas gagné !
(faire un choix purement économique court terme, mais généralement absurde car l'insatisfaction générale va provoquer une baisse de qualité du travail ou une hémorragie du personnel.)........Voilà bien le problème causé par les Euro-Capitalistes........
Les prépositions ont un sens ! C'est gentil de nous l'apprendre. Et si tu précisais celui que tu donnes à "par"?
L'engrais et la bouillie bordelaise sont l'affaire des familles ! La bouillie bordelaise dès le premier biberon: ça, c'est de l'éducation! Je vais expliquer à Isis qu'elle serait tellement mieux si sa mère avait appliqué cette méthode et je phantasme un instant sur les flots de bouillie bordelaise sortant des mamelles maternelles... Je plaisante bien-sûr. Et j'aime particulièrement ta définition de la pédagogie.
En tant que prof, je veux niveler par le haut, encore et toujours!
Et puis , si en nivelant je par-le trop bas, mes élèves ne m'entendront pas...
Les prépositions ont un sens ! Un seul ? Voire… Par sert à construire, au choix : le lieu d’une situation, action, circonstance (« Les vieux troncs noirs, crochus, tordus, alignés par la cour… ») le point ou l’espace à travers lesquels s’opère un passage (« En passant par la Lorraine, avec mes sabôôôôôts… ») le moyen, l’intermédiaire, le mobile (« Je vous préviendrai par lettre »), d’où de nombreuses locutions adverbiales : par bonheur ! par chance ! par pitié, par conséquent…) une cause effective. (Pourquoi Gordon était-il embastillé avec l’Ingénu , « Par la grâce efficace » !) l’agent d’un procès (à quand les attendues interventions rédigées par notre Eureka expressionnale ? la partie, le terme initial ou final d’une série (La Bible débute par le récit de la création) un rapport de proportion (quinze euros par tête) (Source Wagner et Pinchon) Où est notre « par le bas » ? On peut opter pour la première solution, me semble-t-il, et dans ce cas, le bas serait le "lieu" du nivellement : il s’agirait bien, alors, d’un arasement. Je ne suis pas sûre de moi, cela dit. D'autres suggestions ?
Mais si Epicure veut bien me la présenter Je suis tout honteux et même tout péteux de ne pouvoir t'offrir ce plaisir: je ne la connais point.Tandis que tu lui aurais refait le maquillage, j'aurais volontiers vérifié que c'est bien de la bouillie bordelaise qui s'écoule de son sein généreux. Un maquillage signé Mickeylange... Me fait irrésistiblement penser à ce film dont j'ai oublié le titre et pas le temps de le chercher ce-matin dans lequel de Funès veut absolument acheter à n'importe quel prix un tatouage sur le dos de Gabin qui n'est signé que de Modigliani... Alors un maquillage signé Mickeylange...
Le Tatoué, ce me semble... Mais c'est peut-être trop évident ? Je m'en vas (comme disait la bonne George) vérifier.
On peut opter pour la première solution Je pense que tu as raison.Merci Syanne d'avoir fait ce que je j'aurais aimé faire, mais je n'ai pas la documentation sous la main. de retour chez moi, je demanderai confirmation à Grévisse.
Tu as ENCORE raison! Et cette fois j'en suis certain. Je cherchais midi à quatorze heures!
Eh ben au moins, cette expression aura fait sortir un nouveau loup du bois. Ce serait bien qu'il n'y retourne pas.
Alors pour 'par', je rejoins syanne : on peut le comprendre comme dans l'expression "envoyer un navire par le fond" : un endroit où on va et où on reste, comme le bas niveau auquel on se maintient médiocrement en nivelant par le bas. Toujours est-il que le sens indiqué est bien celui utilisé et compris généralement. Ce n'est pas parce que l'erreur est partagée par le plus grand nombre qu'elle devient vérité Ça, c'est un vieux pieu. Même Alain Rey défend l'évolution de la langue en fonction de son utilisation. Combien de mots ou de locutions ont changé de sens au fil du temps, souvent suite à une mauvaise compréhension suivie d'une mauvaise utilisation. La vérité d'aujourd'hui n'est pas celle de demain.Quant à "après-midi", tous les dictionnaires sérieux (voir le TLFI, par exemple) signalent l'utilisation des deux genres. Ce dico donne d'ailleurs des citations datant de la fin du XIXe, prouvant que l'après-midi au féminin n'est pas nouveau.
La pédagogie n'est rien d'autre que la manière de cultiver ces fleurs fragiles et fortes en donnant à chacune la dose de lumière, d'ombre, d'eau et le tuteur dont elle a besoin. Ah ! comme tu files bien la jolie métaphore du « jardinier d’enfants »… Dans les classes de lycée, BTS et prépas, on passe à la « jardinerie » : c’est plus éclectique, moins constant, mais on a toujours, sur leurs si hautes tiges, les fleurs penchées, les épanouies, les tournesols…
Ô Pécaïre, pour sur que la Sixtine est pas à Marseille, té c'est Notre Dame de la Garde que la Madonna tout en haut elle brille des mille feux de ses feuilles d'or et que même elle surplombe la Major sur le Vieux Port que le ferry-boate maintenant il est électrique.......Ô Bonne Mère, la Sixtine à Marseille, vé çà m'escagasse !
C'est tout à fait celà: Le tatoué......
Je reviendrai.
Je sens que cette expression va me refiler de l'urticaire. Et avec cette chaleur naissante...se gratter en plus!!! ![]()
Et en général en matière de maçonnerie on nivelle par le haut grâce à un arasement supérieur sauf si l'on construit en béton cellulaire où l'arase se fait avant de poser le premier rang et si le travail a été bien fait le dernier rang est parfaitement de niveau........Donc, niveler par le bas peut être une bonne façon d'opérer.....
Le premier synonyme de médiocre est, moyen. Donc, le nivellement par le bas, ou par la base (les deux se disent) n'est pas le choix médiocre.
Ce n'est qu'un détail, surtout à côté de l'étourdissant cours d'économie propagandiste (ou l'inverse) qui prouve que les séances de "brain storming" ebtre Olivier et Arlette on bien débouché sur un concept révolutionnaire.
Plus difficile à chercher dans le Grévisse, qui ne consacre aucun article exhaustif à la préposition par mais en donne les sens et emplois de manière plus diffuse, dans une vingtaine d'entrées différentes.
Le Précis de grammaire historique de Bruneau et Brunot confirme les emplois cités (lieu, instrument, moyen, cause, expressions distributives, introduction d’un complément d’agent) et ajoute le temps (« Par la noit la mer en est plus bele », = Pendant la nuit la mer en est plus belle) et la manière (« par honor » = honorablement). Et, jusqu’à l’époque classique, par, marquant la cause, pouvait être suivi d’un infinitif – comme pour, d’ailleurs - (« La plupart des auteurs de ce temps pèchent moins par avoir des défauts que par n’avoir rien de bon », dit aimablement Boileau de ses contemporains !) J’arrête avec par J’ai dépassé ma part et vais devenir parbante ou parbare, aussi pars-je. Parents, partants, parisiens, par-monts-et-par-vausiens, que votre journée soit belle, joyeuse et dénivelée (ni par le haut ni par le bas ni par le contraire) !
J'avais envie de faire su ski.
Je suis allé à la Montagne, manque de pot, la veille, ils avaient nivelé par le bas. Ils m'ont proposé de faire du ski nautique sur le lac. Tant qu'a faire du ski nautique, je suis allé retrouver l'amiral au bord de la mer. Manque de pot, la veille, ils l'avaient démontée. Fallait que j'attende qu'ils nivellent par le haut. - J'ai demandé, vous niveler quand ? - Quand l'amiral sera barré, il aime pas quand elles sont plates. - C'est vague comme réponse. - Allez à Marseille ils sont réputés. - Qu'est ce que vous voulez que j'aille faire à Marseille? - ben niveler le milieu ! Raymond.
«Ce n'est pas parce que l'erreur est partagée par le plus grand nombre qu'elle devient vérité»
Dieu que j'aime lire cela!! En ce qui concerne «après-midi», je résiste...« encore et toujours à l'envahisseur». ![]()
Ah que nenni, reste, veux-tu bien : humour, culture, affinement des connaissances, échanges courtois et chaleureux, enfin, moi, c'est comme ça que j'aime mon Expressio.
@Mickeylange : J'aime beaucoup ton histoire marseillaise à la sauce Devos.
Je cite Le bon usage, chapitre 273, Noms douteux (sic) : « 2° Après-midi est masculin selon l’Académie ; dans l’usage, il est des deux genres ».
Pour l’emploi au masculin, Grévisse cite Flaubert, Barrès, Loti, Colette, Chamson, Maurois, Gregh, et pour le féminin Barrès (encore !), Romains, Thérive, Duhamel, Rolland, Bordeaux, Troyat… Et Wagner et Pinchon écrivent : "On emploie presque indifféremment au masculin ou au féminin le mot après-midi." Qui sont les « envahisseurs » ? [ Modifié le 17/07/2009 à 14:08:05 ]
Je faisais référence aux Gaulois «Astérix» qui, selon l'auteur, résistent encore et toujours à l'envahisseur.
Les envahisseurs, ici, étant tous ces petits changements qui surgissent comme ça dans la belle langue française, mine de rien, et qui la minent justement. Je ne suis pas de ceux, ou celles, qui acceptent d'emblée les modifications apportées à la langue sans me renseigner un peu, et surtout sans rouspéter, à ce compte-là on pourrait dire n'importe quoi, et ça y est, c'est le babélisme qui s'installe. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'arrive pas à employer UNE après-midi, et me sentir bien en même temps, même si je sais que c'est accepté. Paraît-il que je suis puriste, mais bon. Je pars du principe qu'il faut être rigoureux, et qu'il faut en faire plus que moins. Le laxisme en matière de langage me déplaît grandement.
Tu as tout à fait le droit de résister mais comment résister très longtemps à la vie ? Notre langue est vivante, tu le constates ici tous les jours, diverse dans son histoire et ses registres. Ensuite restent des affaires de goût et d'habitudes : moi-même je n'aime pas après-midi au féminin, car je trouve, comme toi sans doute et beaucoup d'autres que le temps de l'après midi sous-entend le masculin. Je trouve "une après-midi" familier, mais sans doute mon oreille n'y est-elle simplement pas habituée. Et comme toi, je résiste souvent a priori à de nouvelles habitudes, jusqu'à ce qu'elles deviennent les miennes, au bout du compte.
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Oui c'est vrai, difficile de résister à la vie très longtemps et bien sûr les langues, la nôtre en particulier, sont vivantes.
Mais là où j'habite, il faut constamment faire preuve de beaucoup de vigilance. Nous sommes bombardés, c'est le mot, par l'anglais du matin jusqu'au soir, et si nous ne prenons pas garde, nous dérapons rapidement, même à notre insu très souvent. C'est un combat de tous les instants. C'est peut-être la raison pour laquelle, la principale probablement, je ne plie pas facilement. Je suis munie d'un bouclier, et n'entre pas ici qui veut, si vous voyez ce que je veux dire. Je dis non d'abord, et peut-être en réfléchissant un peu, et oui très rarement. Je parle toujours du français bien sûr ![]() Que nous parlions encore français, de ce côté-ci de la grande mare, constitue un exploit en soi. C'est que nous sommes têtus, dans le bon sens. Mais ce n'est jamais gagné d'avance.
Alors pour te décoincer, je te conseille la lecture de "L’amour du français : contre les puristes et autres censeurs de la langue" d'Alain Rey, linguiste connu et reconnu, paru chez Denoël en 2007.
Cela dit, chacun ses réactions épidermiques. Par exemple, je n'arrive pas à m'habituer à ce "excessivement" trop souvent utilisé à la place de "extrêmement". Mais je ne fais pas d'illusion : il va gagner un jour, vu la fréquence de la faute. Et comme pour notre charmante Momo, il y a des trucs qui me rebutaient il y a quelques années et qui me sont devenus habituels.
Ben, voyons, en commencant PAR le bas et en allant VERS le haut, on peut niveler de bien des facons:
- "à l'insu de mon/ton/son plein gré", - l'usage intensif de "absolument", qui ne fait plus référence à l'absolu, - le "voltage" pour parler de la "tension", etc., etc., etc...
Bon alors, il me semble que ce qui est "up to date" en France, c'est d'utiliser "prégnant" dans le sens de "pesant" ou "contraignant", ça classe !
Ex : la pression sociale se fait prégnante ou la prégnance de la pression sociale. Il me semble que les hispanophones disent "embarazo" pour désigner cet état. J'attends qu'on dise de la pression sociale qu'elle est embarassante.
le "voltage" pour parler de la "tension" Oui, mais on a aussi la" pression" pour parler de la "tension"."Il lui a mis la pression" Le seul qui réussisse à me mettre la pression, c'est Marcel Lapompe !
Ca me rappelle le discours d'Arlette qui voulait redistribuer les bénéfices du CAC 40 aux travailleurs. J'ai fait le calcul, car l'idée était amusante, ça permet de donner 6,4 € par mois Je suis étonné que ça fasse si peu, mais c'est pas une raison pour renoncer !
Je ne crois pas être coincée, et le cas échéant, je ne tiens pas vraiment à être décoincée...J'aime les p'tits coins...noirs... ou de n'importe quelle autre couleur. Mais il n'est pas dit que je ne lirai pas cet«Amour de la langue» Un amour de langue quoi!
Prégnant :1 Qui s'impose à l'esprit. Ex : Structure prégnante. En psychologie.
2 Qui contient de nombreuses possibilités, virtualités. Robert 2007
Bonne fin de journée à vous, ici, elle commence et elle sera belle semble-t-il.
C'est bien ça !
Le Robert consacre l'usage et un barbarisme peut devenir du français correct. "qui s'impose à l'esprit" L'exemple généralement donné "J'ai six brebis, dont trois prégnantes" veut dire "j'ai six brebis dont trois me prennent la tête". [ Modifié le 17/07/2009 à 17:24:13 ]
Paraît-il que je suis puriste, mais bon. Chère Patchouli, si tu es vraiment pointilleuse en ce qui concerne notre syntaxe, tu n'écriras plus "paraît-il que" mais bien plus logiquement "il paraît que" ! Si je me permets de te taquiner un peu sur cette impropriété, c'est juste pour te montrer que tout le monde en commet, même les plus vigilants ! Nous sommes amoureux de la langue, tous autant que nous sommes, mais je ne sais pas bien ce que veut dire "puriste", puisqu’il s’agit ici d’une diachronie. La parole évolue, syntaxiquement, sémantiquement, phonétiquement, c’est inévitable et, comme le suggère Momo, c'est fort heureux. La grammaire - et l'orthographe- françaises ne se sont "fixées" qu'au XVIIe, mais depuis, les règles ont considérablement évolué, sinon nous parlerions encore la langue de Molière - non pas celle, magnifique mais littéraire, de ses oeuvres, mais celle qu'il devait employer pour cajoler Madeleine ou Armande, disputer avec les Italiens, marchander aussi, de temps en temps, et pester contre la censure ! Mais nous avons déjà largement débattu, dans ce forum, de la sauvegarde du français, de sa fertilité et de ses amant(e)s... Le conseil de God est excellent, et l'ouvrage d'Alain Rey savoureux. D'autres fins linguistes, comme Claude Hagège (Le français et les siècles, entre autres : une idée du contenu et de l'auteur à cette page) ou Marina Yaguello (Catalogue des idées reçues sur la langue, par exemple), nous montrent superbement qu'on peut aimer sa langue sans vouloir la figer, ni la fermer. Je te recommande leur lecture, à toi qui sembles aimer le français en jalouse amoureuse ! P.S. Mea culpa... je viens de corriger une énorme faute d'orthographe. Bien fait pour moi : c'est l'arroseur arrosé (et ça confirme la règle : tous capables d'erreurs grossières, même ardents défenseurs de la belle langue) ! Et merci à Epicure (voir ci-dessous) pour la vidéo de Laureline Kuntz, belle gourmande de mots. [ Modifié le 17/07/2009 à 20:24:20 ]
Passionnant débat sur l'évolution du langage. J'y apporte à cette page ne ratez pas la rubrique vidéo, une pièce à verser au dossier. J'ai vu ce Spectacle au début de la semaine. C'est un des 'événements" du festival "off".
Cher God, le loup ne sort du bois qu'à la nuit tombée, pour bouffer les voyageurs errants. Après quoi, il y retourne. On ne le voit pas souvent parce qu'il faut bien le dire, les voyageurs errants sont rares par ici, ou alors il n'a pas l'œil/la truffe suffisamment exercés pour les repérer.
Retournons d'ailleurs à mon festin : j'ai justement donné l'exemple d'après-midi pour illustrer que j'avais bien compris cette idée d'évolution de la langue en fonction de l'usage, et afin de vous dispenser de me servir de l'Alain Rey. D'ailleurs à ce propos M. Rey, tout Rey qu'il soit, peut dire des conneries comme tout le monde (et dans ce cas il faut le dire : le Rey est nu (si elle n'a pas déjà été faite, celle-là...)). Cela dit, nous sommes probablement tous d'accord avec lui, mais il ne dit pas ce qui doit être considéré comme une évolution, étant donné que même pour lui, je suis certain qu'il existe certains usages qui ne sont pas acceptables. Quoiqu'il en soit, je considère que votre mention de cette évolution de la langue en fonction de l'usage est une reconnaissance implicite que le sens d'origine de l'expression n'est pas celui que vous décrivez. Dans ce cas, la question est : « Lorsque 80 % des Français se plantent sur la signification d'une expression, doit-on en changer le sens ? ». Et si on essayait de le leur faire comprendre à la place ? Vaste programme, comme le disait le général De Gaulle ? En tout cas, je ne suis pas encore prêt à reconnaître cette erreur comme une vérité, ce n'est pas un service à rendre à notre langue que de consacrer aussi vite une erreur, fût-elle répandue. Pour en revenir au mot après-midi, je propose une autre évolution : on revient au masculin seul pour après-midi, et on ajoute un nouveau mot, féminin celui-là, l'« Aprémidise ». Je vous souhaite une bonne aprémidise ! Et avec votre thé, vous prendrez bien quelques friandises ?
Chère Syanne, oui tu as tout à fait raison, plus logique de dire, il paraît, mais peut-être pas bien grave de dire aussi, paraît-il, mais j'en prends note.
Cela dit, je n'ai jamais eu la prétention de ne pas faire d'erreurs, loin de là, j'en fais probablement plusieurs en une seule journée, je parle beaucoup, ha ha, mais je me soigne. Pas de parler beaucoup mais de faire des erreurs pardi!! Et je ne perds jamais de vue que la perfection n'est pas de ce monde. Sauf pour God, il va sans dire. ![]() Pour Molière,« et pester contre la censure» et les médecins, pauvre pauvre de lui. Sa maladie n'était pas le fruit de son imagination...lui. Il est mort bien jeune, enfin peut-être pas pour l'époque, de nos jours, début cinquantaine, c'est l'adolescence hmm, j'exagère à peine. Ce serait aujourd'hui on le soignerait et il pourrait vivre encore plusieurs années, mais on ne change pas le cours de l'histoire. Quant à Alain Rey, je note. Pour le moment, j'en suis à des lectures d'été. J'espère que tu verras mon mot, à cette heure-ci, tu dors, et je m'apprête à dîner.
Je prends le second sens, qui est d'ailleurs bien plus usité que le premier ! Lorsqu'on parle de niveler, on fait généralement référence à une surface qui comporte des irrégularités, comme une planche de bois par exemple. Niveler par le bas, c'est passer par-dessous la planche avec son rabot, et on enlève bien ce qu'il y a de plus bas, ce qui relève donc le niveau moyen.
Dans sa toute-puissance, gageons que God s'assurera que les nuages ne s'effondrent pas suite à ce nivellement. Et dans ce cas ô miracle ! le niveau moyen aura bien monté :)
Je prends la seconde signification, telle que syanne l'a donnée : le point ou l’espace à travers lesquels s’opère un passage. Le niveleur passe par le bas (par-dessous) pour niveler la surface, il supprime donc les points les plus bas et relève le niveau moyen.
Voilà une démonstration très positive qui m'agrée complètement !
Niveler ?
Parle plus bas, car on pourrait bien nous entendre .... Don-CorleHobbes
Donc voilà, j’ai pris ma planche et je l’ai rabotée par le bas, mais quand je l’ai reposée à terre…elle était plus basse qu’auparavant. Donc je l’ai nivelée par le bas et le niveau en définitive a baissé. (Chouette, la porte qui la surmonte ne coince plus quand je la ferme)
Et puis aussi mon jardin, plein de taupinières, quand j’ai pris mon râteau, j’ai travaillé par le haut, mais en définitive il est retourné au niveau moyen, celui qu’il avait avant que les taupes ne fassent leurs monticules. Donc j’ai travaillé par le haut et j’ai nivelé vers la moyenne. (Chouette, je ne trébuche plus sur les monticules) Par contre, lorsque j’ai gratté la terre sous la poutre pour ôter les orties, ma poutre est descendue soudain pour se remettre en place. (Chouette, elle est de nouveau au niveau de la clôture) Donc, que je fasse mon nivèlement à n’importe quel niveau je me suis retrouvée plus bas qu’auparavant. Si j’avais ajouté de la terre entre les taupinières j’aurais eu aussi un jardin plan, mais à un niveau plus élevé, si j’avais ajouté du mastic à bois sous ma planche j’aurais aussi atteint un niveau plus élevé… Donc je suis plus en accord avec vous dans votre première affirmation : on peut niveler par le bas ou par le haut, mais il faut savoir vers quoi on tend… Donc si je prends une classe d’enfants, que je nivèle par le bas, je peux travailler sur les élèves les moins doués et avec eux travailler à les tirer vers le haut, ce qui donnerait de l’élan à ceux du bas qui se sentiraient enfin aidés et à ceux les plus doués qui verraient à quel point une certaine technique peut les tirer vers le haut ? La classe en gagnerait en cohésion et chaque enfant en concevrait un gout pour le travail et la connaissance ? Voilà qu’en mélangeant le jardin, les travaux de menuiserie et les options pédagogiques nous pourrions nous mettre d’accord pour voir cette expression à deux…niveaux…celui du travail effectué et celui du but à atteindre ? Je découvre ce site et j’ai beaucoup ri en lisant les commentaires, merci pour cette bouffée d’humour sympa sur le net. |
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