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Vous serez informé chaque jour ou chaque semaine (selon votre choix) des nouvelles parutions et vous pourrez participer au forum lié à chaque expression Et pour tout savoir sur expressio (quoi, pourquoi, qui, comment, combien...), utilisez le lien Foire Aux Questions dans le menu à gauche. Expression du lundi 10 juillet 2006 Les informations de base de ce site sont issues des sources listées dans la page 'Bibliographie' ![]() « Un vent à décorner les boeufs » ![]() Un vent très violent. ![]() Je ne sais pas vous, mais moi j'imagine bien que, pour qu'il soit capable d'arracher les cornes de bovins, il faudrait que le vent soit extrêmement fort et emporte aussi les tuiles de toit et les antennes satellite, qu'il oblige même les hérissons et les hippopotames à s'accrocher très fort de leurs petits bras musclés aux branches des arbres où ils gambadent habituellement, pour éviter d'être emportés. L'image est donc claire, mais à ma connaissance et à celle de Météo France, personne ne s'est jamais plaint de s'être pris une corne dans la figure un jour de tempête. Comment une telle image a-t-elle donc pu germer dans l'esprit de ceux qui l'ont inventée ? La seule explication plausible qui court les champs est la suivante : Lorsqu'ils sont parqués en stabulation libre ( ) dans une étable, les bovins sont susceptibles de se blesser mutuellement avec leurs cornes et d'être gênés pour accéder à leur nourriture. Pour leur éviter ça, il faut donc les écorner[1].Mais cette opération, qui se pratique alors que les animaux sont en liberté dans les champs, provoque des saignements qui attirent les mouches et autres insectes en grandes quantités, ce qui n'est pas très recommandé pour les plaies. C'est pourquoi les paysans fûtés, profitant du fait que les mouches préfèrent faire une belote au chaud chez elles les jours de grand vent, pratiquent l'opération à ces moments-là, permettant ainsi à la plaie de sécher et cicatriser bien plus facilement. Limpide, non ? Mais alors que répondre lorsqu'un paysan vous assure à juste titre que l'écornage des boeufs pour la stabulation libre ne se pratique que depuis le milieu du XXe siècle et qu'on sait que l'expression est attestée depuis le XIXe ? Eh bien il suffit de lui rétorquer que, même hors besoins liés à l'étable, l'écornage des animaux se pratique au moins depuis le XIIe siècle (date d'apparition du mot) et que, par conséquent, on peut imaginer que les paysans ont eu, depuis ce temps, largement le temps de constater l'influence du vent sur la présence des mouches et la cicatrisation des plaies. [1] Il existe pourtant des voix qui s'élèvent contre cette mutilation des animaux qu'ils considèrent comme inutile car il existerait des élevages où des bovins à cornes sont en stabulation libre sans aucune gêne. Cette publicité vous ennuie ? Pour la faire disparaître, inscrivez-vous, c'est gratuit !
![]() « En ce jour de deuil, Jean Galfione fait ses adieux à l'athlétisme mondial. Gêné par un vent à décorner les boeufs, le champion olympique d'Atlanta ne parvient pas à passer les qualifications de la perche. » V. Bregevin - Eurosport 15/08/2005 ![]() On dit aussi "un vent à décorner les cocus", autres bêtes à cornes, mais cela dépend des régions et du type des animaux élevés.
Tout savoir sur cette rubriqueCette rubrique recense les équivalents de l'expression dans les régions francophones ou dans d'autres pays. Si vous êtes inscrit sur ce site et que vous connaissez de tels équivalents, n'hésitez pas à me les proposer via le formulaire adapté (en cliquant sur le signe '+' à côté du titre 'Ailleurs' ci-dessus).
![]() BOEUF (2) , DECORNER (0) , ECORNER (0) , VENT (9)
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Forum de discussion autour de l'expression - Mode d'emploi - Nombre de commentaires : 91
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L'expression provençale ajoutée par notre cher God à celle d'aujourd'hui me fait craindre le pire pour le malheureux cocu, idiot de surcroît, qui sortirait par un jour de très, très grand vent !
Bonjour et bonne semaine [ Modifié le 10/07/2006 à 07:54:39 ]
A mon grand regret, je me vois contraint de marquer mon désaccord profond avec God. Cette explication est comme « la voiture du lundi matin », celle qui est bourrée de défauts de fabrication suite au redémarrage de la chaîne de montage.
Pourquoi aller chercher midi à quatorze heures en nous proposant une origine aussi alambiquée à une expression qui dit bien ce qu’elle veut dire, et qui se veut simplement une image forte : il fait un vent à décorner les bœufs = il fait un vent très, très fort, point final. Ces histoires de stabulation, d’écornage et de vent anti-mouches et cautérisant me laissent quelque peu interloqué et plus que dubitatif. On aurait aussi bien pu dire « Il fait un vent à faire voler les navires », le résultat aurait été le même sans que l’on doive évoquer les ascenseurs à bateaux ou le Hollandais volant. God, je pense que cela ne vous réussit pas de vous reposer le week-end. Ou alors, faites comme votre illustre prédécesseur, il s’est contenté d’un seul jour sur la semaine ! (*) (*) Je tiens à préciser que je plaisante : tout le monde a droit à son week-end. Ceci pour mes nombreux admirateurs qui m’écrivent tous les jours pour me dire qu’ils ne savent jamais très bien quand je suis sérieux et quand je plaisante. Je les rassure tout de suite : je ne le sais pas très bien non plus.
Evitons les commentaires éventés !
en Bourgogne, pour un vent faible, ont dit "un vent à décorner les escargots" en Afrique on parle de "vents à détromper les éléphants" Au Sahara on cite "un vent à décorner les chameaux" (expression qui n'a pas de fondement scientifique, puisqu'il s'agit en fait de dromadaires!) Sur expressio.fr ont été évoqué récemment : " un vent qui décorne un boeuf les doigts dans le nez", "ce vent est à l'ouest", "un vent à décornénette" , "ce vent n'est pas mon cousin" .... et j'aime le proverbe "qui décorne un oeuf, décorne un boeuf" [ Modifié le 10/07/2006 à 08:53:35 ]
le décornage des bovins est bien antérieur à la pratique de la stabulation, à mon sens elle était une mesure de sécurité pour faire travailler les boeufs ou pour éviter aux vaches de se blesser dans leurs combats courants... décorner ne nécessitant pas forcément l'ablation totale...
il souffle sur expressio.fr un esprit à décorner les pages
Quelques citations historiques qui expriment la même idée :
Un vent à décoller les oreilles (prince Charles d’Angleterre) Un vent à dépuceler les jouvencelles (marquis de Sade) Un vent à fermer les Fenêtres (Bill Gates, traduction approximative) Un vent à éteindre sa pipe (Bill Clinton) Un vent stupéfiant (Ian Ulrich) Un vent à ne plus savoir où donner de la tête (Zinedine Zidane)
Comme je l'indique, le mot 'écornage' existe depuis le XIIe siècle.
Il n'a donc pas été inventé pour la stabulation libre, 'légèrement' plus récente.
J’en ai deux ! Soyez heureux pour moi.
![]() Un vent de panique souffla sur la foule en délire ! Exemple : 110 ème minute, sur un coup de tête, la tour de Pise de la défense Italienne s’écroula suite à une petite phrase qui n’était pas que du vent dans l’esprit du pur mais fragile Zizou. Pour sûr, s’il a été traité de cornu, on comprendra mieux sa réaction. Echec et Materrazi. Maison France ventile sa douleur aujourd’hui dans les spasmes de la cruelle déception. Il fait un zef d’enfer… restons au chaud et buvons à la santé des p….. d’Amsterdam.
et n'oublions pas
un vent à tempérament un vent à crédit un vent comptant un vent aux enchères etc... que le sexisme ambiant sacrifie depuis trop lontemps au profit de leur féminin
Oh grand God, la mouche est un sujet sur lequel j'adore m'étendre -en tout bien tout honneur, naturellement !
C'est pourquoi, je me permets de douter de votre: "les mouches préfèrent faire une belote au chaud chez elles les jours de grand vent". Ni Buffon, ni Fabre, ni le commandant Cousteau n'en parlent . Pouvez-vous citer vos sources ? [ Modifié le 10/07/2006 à 12:29:32 ]
Rien à voir avec l'expression du jour, mais je viens d'apprendre que le verbe "to google" est entré dans le prestigieux dictionnaire américain Merriam-Webster, pour signifier "rechercher sur internet". Quelqu'un, dans cet illustre aréopage, aurait-il une proposition pour un terme français équivalent ? Je pense surtout à nos amis de la Belle Province...
George Langelaan - La mouche - 1957
Traité sur les mouches, leurs moeurs, leurs jeux (pas seulement la belote, il y est aussi question des dominos, des petits chevaux, duTrivial Pursuit et de la téléportation). Passionnant de bout en bout. [ Modifié le 10/07/2006 à 21:17:24 ]
FARCEUR ! Sympathique farceur. Vos réponses à God m'enchantent.J'aime beaucoup votre esprit de répartie. Continuez. Amitié. Claudine.
[ Modifié le 11/07/2006 à 13:28:19 ]
'mécéner' parce qu'il n'y a pas que Google dans la vie, il y a aussi MSN.
Un mécène, c'est celui qui cherche et le résultat de la recherche, c'est le mécénat.
Très bien essayé, cher Chirstian, mais j'ai l'impression que God vous a bien mouché sur ce coup-là !
'Gold' ? Me voilà doré, maintenant. Adoré, je savais, mais doré, telle la pillule moyenne, je l'apprends.
Trivial Pursuit en 1957 ???? God est pris sur le fait: désinformation caractérisée ! Vous êtes fait, mon gaillard !
Où est la désinformation ? Contrairement à ce que chacun croit, ce sont les mouches qui ont inventé le Trivial Pursuit (et c'est d'après la description de Langelaan, qu'Abbott et Haney l'ont créé chez les humains en 79).
Ah bon ? Tenè, tenè, tenè...
J’y pensais également cette fin-de-semaine en mangeant mon chien-chaud dans un nourriture-rapide avec ma fille-amie : l’Académie devrait organiser une tempête-de-cerveaux pour nous débarrasser enfin de tous ces anglicismes qui squattérisent notre belle langue !
PS : Notez que googeler, ça ferait très brusseleir, non ?
je crois qu'il faudrait ici arr^ter de poursuivre cette discussion triviale, s'il en nez (les doigts dans)
Moi je connais uniquement l'expression : "un temps à décorner les cocus" et quand mon mari me dit ça, je lui répond : "surtout, ne sors pas mon chéri"
- Où tu vas ?
- Je vais googueler, une fois ! Oué, ça sonne assez bien bruxellois...
pourquoi les femmes infidéles épousent-elles toujours des cocus ?
en mariant "internet" et se casser la nénétte" je propose le terme "internénétter"
le "butinage" des Quebecquois me plait bien aussi. un terme anglo-français pourrait être composé de "far" = loin et "fouiller" pour faire "farfouiller" (on appelle cela un réemploi) l'idée de pêche pourrait être cultivée dans "interfiler" ou "interpêcher" L'idée de "mécénat" ne m'enchante pas : je préfére dans le même registre "menssana" parce qu'il faut avoir l'âme bien née et bien saine pour résister à Google . Mais on peut combiner en un "mensénat " ... dans "interroger" et "internet" on peut simplifier par "inter" pour garder "netroger" (je netroge Yahoo ...) avec l'idée qu'internet est la meilleure et la pire des choses... pourquoi pas "lêcher" avec celle de quantité et de n'importe quoi , pourquoi pas "pandoriser" , et à la gloire de God, pourquoi pas "goder", ou "intergoder" ou "trigoder" ?
j'aime les propositions de Christian.
Je proposerais en plus - afin de simplifier le débat - suivant son idée de "interfiler" ou "interpêcher", "interprêter", car il est bien connu qu'internet prête sur gages, car il gage que vous ne savez pas... En quelque sorte, c'est un gage-métier! Mainant, essaye une fois pour vwâr, de dire 10x très vite "internet prête". ...
Car avec leurs maris, les femmes saines de corps et d’esprit épousent une situation.
Tandis qu’avec leurs amants, elles mettent sainement en situation leur esprit de corps. Et tant pis pour la morale car un cocu est un chanceux, question de veine et non ici question vaine. Vive les femmes fidèles aux plaisirs des sens même si parfois ce sont des sens interdits… Chut ! [ Modifié le 10/07/2006 à 18:08:08 ]
Rappelle-toi "Le cocu magnifique", de Guitry, si je me souviens bien. L'adaptation ciné était de "je-ne-me-rappelle-plus-ch'uis-fatigué-ou-j'l'ai-jmais-su", mais avec Fernandel. C'était pas mal, je peux encore en rire.
Interfiler, interpêcher... Bon, moi j'veux bien, mais j'préfère encore un contrefiler avec des pommes frites et une salade de chicons (ouye, non: d'endives) ou une bonne friture de sardines. Alleï, à tous, présents et à venir, salut !
Il l'apprend, sa pilule ?
![]()
On passe du cocu à l'âne, ou plutôt l'inverse ?
J'ai modifié GOD. Pardon. Mais je n'aurais jamais pensé à la pillule. je vous apprécie trop. Doré comme un Dieu ou plutôt comme un BOUDDHA - c'est mieux non ? A demain avec grand plaisir.
Oh, avec ça tu peux être sure qu'il ne te BOUDDHERA pas !
Dites, elle l'a passé ce test de l'autre jour, TCHOUNET ?
Bon, moi j'ai quand même un doute sur l'explication des mouches et du vent (qui me plaît pourtant beaucoup) : je sens une différence entre "décorner" et "écorner", le second me faisant penser à une action volontaire de l'homme alors que le premier ne me donne pas d'information sur le côté "planification" du geste.
God lui-même nous dit "....il faut donc les écorner.". L'expression correcte serait alors "un vent à écorner les boeufs" comme ayu Québec. C'est purement intuitif, mais où serait l'erreur ?
Masturbation intellectuelle que tout ceci : décorner et écorner ont exactement la même signification (c'est mon grand pote Robert qui me le dit), sauf que écorner est plus ancien (ce qui explique qu'il soit resté utilisé par nos amis Canadiens qui affectionnent à la fois les mots anciens et les beaux néologismes).
[ Modifié le 19/07/2006 à 13:39:28 ]
C'est dingue, non ? ("Le meilleur du Chat", p 13)
Comme disait Fernandel, "Faut pas bouder Bouddha"!
et pourquoi pas godmicher pour la masturbation intellectuelle?
ou emberlifigoder pour ceux qui s' enmêlent les pinceaux?
OK, j'arrête d'éconner, et retourne décosser mes petits pois.
Ca mérite un maillot à pois à Paris cette décision...
Ah oui, comme grimpeur, ça , je ne dis pas ....
Attention, il faut savoir et assumer le fait de se mettre en danseuse...
T'inquiète ! Chuis cadre ! (mais pas pédale !)
Les cadres, on les fabrique à la chaîne…
Hobbes, vous êtes un maillon de la chaîne et les maillons, parfois ça saute ! Vous confirmez ?
Ouiiiii, chez moi, c'est une fois par an.
.... ET C'EST CE SOIR !! YOUPIIIIE !
Ne confondons pas :
"un vent à décorner des boeufs" et "un pet sur une toile cirée".
Cela évoque un autre travailleur d’un soir, le Père Noël !
Je n’en dis pas plus sur le tirage, le ramonage et la cheminée, il est d’évidence que vous comprendrez l’allusion. N’oubliez pas votre petit soulier afin que votre pied soit détendu…
tu veux probablement dire " un poil sur une taie cirée " ?
un vent à décorner un cocu :
sa femme à déclaré : " le qui me nique n'est pas encorné" [ Modifié le 12/07/2008 à 08:43:10 ]
Elle n'a pas trop arrosé son cornet sa femme ?
Cette expression, allez savoir pourquoi, me rappelle toujours Hagar Dunor, le Viking le plus bête entre toutes les bêtes à cornes, lorsqu'il cramponne celles de son casque à deux mains en racontant un bobard d'après découchage à son épouse sceptique (Sceptique c'est pas son nom, je l'ai oublié...). Et ça ne manque jamais: malgré cette précaution, les foutues cornes lui sautent du casque à chaque fois..!
[ Modifié le 12/07/2008 à 01:01:03 ]
c'est un vrai métier : "écorneur de bovins" !
Je connais un jeune d'une trentaine d'années qui en a fait son métier et y gagne bien sa vie ... entre 2 remplacements de vacher ... Ici, en Cotentin, il est facile de choisir son jour ! le vent ne décolère pas pendant des semaines entières ... entre 2 accalmies et dans la Hague (prononcer RRague) on coupe les cornes même à des jeunes cette page ( heu la photo montre un bovin avec un anneau dans le nez, je pencherais plutôt pour un taurillon ! mais j'suis pas spécialiste) ça me gêne un peu, la peine des jeunes génisses, qui ne sont pas des veaux gris ! © Mais je ne vais pas aller dormir sans vous faire partager ce joli conte d’hiver pendant un forte tempête ...
J'ai habité quelques années, à Jobourg, à la pointe de la Hague là où on ne commence à se lasser du vent que s'il souffle plus d'une semaine au-delà de 100 km/h. Autrement, on s'en accommode
et j'ai une autre version que celle de God, de l'obligation de décorner les bovins ! ce n'est pas pour la stabulation ! ... c'est à cause des naufrageurs qui accrochaient des lanternes aux cornes de vaches (ou boeufs) les soirs de tempête ... Didier Decoin l'a bien raconté dans son roman : "Les trois vies de Babe Ozouf" ... ça se passait, il n'y a pas si longtemps ... et le phare de Goury et la station de sauvetage en mer n'existait pas il y a 150 ans et pourtant, le Raz Blanchard était gourmand en vies humaines ... avec l'aide des naufrageurs ! ![]()
un terme anglo-français pourrait être composé de "far" = loin et "fouiller" pour faire "farfouiller" (on appelle cela un réemploi) Ce mot existe bel et bien. Nous farfouillons dans nos sacs pour trouver nos clefs ou autre chose. Nous farfouillons sur les brocantes pour trouver l'inutile que nous achèterons souvent à un prix défiant toute concurrence. Voir cette page. @God : décorner et écorner ont exactement la même signification (c'est mon grand pote Robert qui me le dit) Exactement en êtes-vous sûr ? Diriez-vous que vous allez décorner votre patrimoine ou encore votre foi ? Et ne serait-il pas mal venu de décorner un convoi, puisque mon Larousse me donne : "Ecorner un convoi, c'est le couper dans sa marche et s'emparer d'une partie" Je vois bien les adversaires, enlever les cornes des cocus mais de quelle partie s'empareraient-il ? Il ne s'agirait alors plus de masturbation mais d'émasculation. ![]() [ Modifié le 12/07/2008 à 07:26:21 ]
Bon anniversaire à Quinou64, dont nous n'avons plus de nouvelles. Fait-il encore partie des Expressionautes ?
J'approuve!
é-corner: entammer les cornes dé-corner: enlever les cornes C'est tout comme dé-niaiser ou dé-florer... Je sais, tout ca tient dans un dé à coudre... Allez, salut, les piafs, je remballe tout, je pars en vacances dans deux heures. Il est temps de plier bagages. A bientôt et à musez-vous bien! [ Modifié le 12/07/2008 à 07:50:25 ]
Pour les boeufs qui sont déjà castrés, ne restent plus que les cornes à raboter au moins pour leur ôter le peu d'agressivité virile qui leur resterait. Il serait d'ailleurs intéressant que God nous expliquât pourquoi on prétend que les cocus porteraient des cornes.
Bonnes vacances champêtres Filou et Cie ! Va écouter les clarines tintinabuler dans les alpages et reviens nous raconter les histoires de cornes (et de cornettes ?) du coin !
pourquoi on prétend que les cocus porteraient des cornes. probablement parce que le mot "cornair" : sot, niais attesté depuis le XIII a évolué au XVII en "cornard" :(mari) trompé , avant de prendre le sens de « muni de cornes » , et le le mari trompé ,qui était un exemple de niais, s'est ainsi trouvé pourvu de cornes.Dans certains cas, il n'était pas aussi naïf qu'on peut le penser et il pouvait tirer un profit à ce que sa femme devienne la maitresse du roi ou d'un puissant. Peut-on alors dire que le cocu avait des cornes d'abondance ? En tous cas la maxime de Tristan Bernard devrait en consoler plus d'un : "il vaut mieux être à plusieurs sur une bonne affaire, que seul sur une mauvaise " ![]()
God,tu me feras toujours rire avec tes explications!Un hippopotame se tenant aux branches d'un arbre,ça doit être dantesque!Même si l'arbre a été déraciné dans un premier temps!Question vent et pluie on est servis pour le moment!Même mon chat hésite à mettre ses vibrisses dehors de peur qu'elles ne s'emmêlent!i
Question vent et pluie on est servis pour le moment Viens en Cotentin, chère amie ! quoique j'ai pu écrire cette nuit, le vent est tombé pendant mon sommeil et ne s'est pas encore relevé de sa chute ... tous les cornus peuvent sortir sans crainte ... pas un souffle, on n'entend que les trilles des zosiaux !
Je pars pour Brest 2008 pour la journée ! Pourvu qu'il n'y ait pas pas de vent à décorner les cocus sur le Petit Minou ! LPP va être jaloux
Bonne journée à tous !
Au XVe, le cocu, on l’appelle aussi le « cornet ». S’il est trompé deux fois, on peut donc dire que c’est un « encornet ». C’est l’époque où les femmes portent cornette, l’on dit d’ailleurs que « l’on connoist femme a sa cornette ». J’imagine que si la cornette est encore nette, le mari n’est point cornet, et qu’à l’inverse, une cornette pas nette vous fait l’encornet. Comment ça, c’est pas clair ?
une cornette pas nette vous fait l’encornet. Merci Syanne pour cette adresse http:/www.encornet.com je vous mets ci-après le lien cette page ![]() Cyrano (l'encore nez) [ Modifié le 12/07/2008 à 10:08:58 ]
c'est très clair : il ne faut pas confondre la cornette pas nette avec l'encornée nette.
Je connais d'ailleurs un chimiste qui élève en cornues des encornets. Pour voir le corps nus des encornets, nés, car ceux qui ne sont pas encore nés ne sont pas en cornue. Eh bien il ressort de ses observations que chez l'encornet les soeurs ont une cornette et certaines jouent du cornet.( les pistonnées, car normalement un encornet joue du triangle isocèle). On ne le sait pas toujours, mais les brunes sont encornées plus souvent que les blondes. Et pas seulement chez les encornets : chez les cochons aussi : c'est un truisme d'évoquer la corne de brune, dans le porc, jamais la corne de blonde.
Un s'en va et l'autre revient vous parler d'une conventionnette au Mans le premier de ce moi avec Lepapy et sa BB toujours aussi souriante. AAaaah, une bonne soirée, malgré le poids de la fatigue d'une année de dur labeur...
Bonhour à toutesétoussent ! Happy-Hobbes
Si dans mon limousin natal l'on dit que le vent rend fou , n'est-il pas normal qu'ensuite les vieux disent : " un vent à décorner tous les cornards " ??
Bon week-end les expressio's
Quant aux hérissons, il serait bon qu'Hedgehog revienne nous donner son avis sur la question.
Peut-être finalement serait-ce la bonne source de l'expression, cornard étant ensuite devenu par... (Syanne nous dira quoi) "les boeufs" : en effet, quand le vent susceptible de le décorner soufflait le mari restait au logis et par conséquent l'infidèle lui redevenait fidèle, le temps qu'il pose ses cornes sur la table de nuit. Je ne parle pas d'expérience, n'étant fidèle qu'à mon amant.
Sachant que le verbe "déborner" est parfois utilisé, notamment en électromécanique, dans le sens d'ôter/déplacer les bornes d'une installation, alors il y a dans l'expression du jour une savoureuse contrepèterie naturelle
![]() Son sens serait alors : "Un vent à inciter les hommes à tromper leur conjointe". C'est donc un simple déplacement de cornes : du chef de gare à sa femme, par exemple, sous l'effet d'un vent fort. Quand le vent siffle. . . . ![]() [ Modifié le 12/07/2008 à 12:06:22 ]
vous vous souvenez de Vivien Leigh dans "autant en décorne le vent " ? Elle m'avait fait un effet boeuf !
cornard étant ensuite devenu par... (Syanne nous dira quoi) "les boeufs" je ne veux pas répondre pour Syanne, mais pour moi, l'opération qui transforme un cornard en boeuf , c'est l'émasculation.c'est une réponse à Momo en 71 (j'ai pas décorné la bonne incone) [ Modifié le 12/07/2008 à 13:42:49 ]
Houbba qui est reviendu !! Colorie nous d'un beau bleu ce ciel de qui est désespérement gris et animé d'un vent digne de l'expression du jour...
Momo, toi qui posais la question : que sont devenus Hedgehog, ainsi que Yannou qu'il y a longtemps que je n'ai plus lu...???
Je peux vous dire d'où vient l'expression: Un vent à décorner les boeufs. Vous en serez ravis. C'est sûrement la VRAIE.
Bonne jouirnée Une fan des expressions de tous acabits Suzanne Gagnon
Je peux vous dire d'où vient l'expression: Un vent à décorner les boeufs. Vous en serez ravis. C'est sûrement la VRAIE. On dirait une pub... T'aurais pas quelques bouteilles de vin blanc à nous vendre, Loupiac ? Bon jouir à toi aussi
que sont devenus Hedgehog, ainsi que Yannou c'est le vent le responsable, non ? écoute cette page
C'est vrai ce que tu dis...Crois-tu qu'on soit sur la même planète que notre maître à penser?Lui qui voit d'ordinaire des hippopotames et des hérissons gambader dans les branches des arbres...Y a peut-être des éléphants roses aussi...God,tu nous caches quelque chose!
Il me semble que bienvenue serait le mot qui convient. Tu dois être un ou une petite nouvelle. Alors, ne me fais pas languir, donne donc ton explication de l'expression du jour.
![]()
La castration tout au plus. Laisse-lui au moins ce qui lui sert à faire pipi ! Mais ce n'est pas ce que je voulais dire, je parlais réthorique et évolution de la langue. Non pas celle qu'on tourne 7 fois dans la bouche du voisin : le bel instrument de la francophonie. Du boeuf la langue qui se sert l'est dans des assiettes. Avec des câpres, quel délice !
Et alors ? et alors ? C'est tout ? Ce n'est pas le tout de dire qu'on peut le dire si on ne dit pas ce qu'on a à dire. Ravi, en vrai, en vair et contre tous, souviens-toi que le non-dit est pire que le dit. Alors ?
Du boeuf la langue qui se sert l'est dans des assiettes. Avec des câpres, quel délice ! As-tu déjà essayé avec une sauce moutarde et des petits cornichons piquants, un vrai régal. Et dire qu'il y a des gens qui n'aiment pas manger cela parce que ça vient de la bouche de l'animal, et qui préfèrent un oeuf. Je n'irai pas jusqu'à dire - qui mange un oeuf, mange un boeuf, faut pas exagérer. Mais partager une belle langue, n'est-ce pas ce que nous faisons ici. Toute proportion gardée. Sauf peut-être sur certains quais de gare. ![]()
qui mange un oeuf, mange un boeuf, faut pas exagérer. Et pourtant... on dit aussi (je l'ai vu dans la liste des futures expressios) : "avoir un boeuf sur la langue" = garder un silence obstiné, avoir qqch qui empêche ou retient de parler, selon Alain Rey. Moi je n'aime pas la langue de boeuf : et pour cause : j'ai été forcée, un jour, d'en manger une pleine assiette, après une douzaine d'huîtres, que je n'aime pas non plus. C'était l'époque où j'étais bien élevée, au point de m'en rendre malade et de me dégoûter à vie de mets qui semblent faire les délices de bien d'autres...
dommage pour tes papilles !
![]() Mince, quand on vit en bord de mer, tout près des huîtres délicieuses ... faire la fine bouche : c'est scandaleux ! Lalangue-de-boeuf peut être accommodée de diverses manières ... que ce soit viande ou champignon ! ![]()
et la langue oust ? pas mauvais non plus, hein !
On nous parle de combats de vaches ; après 20 ans d'existence sur une ferme laitière je ne me souviens d'aucun combat bovin! Du moins parmi la gente féminine... À la rigueur, peut-être, à l'occasion, entre deux beoufs pour les faveurs d'une belle. Mais peut-être que les vaches française sont plus vindicatives que nos vaches du nouveau monde. Ajoutons que l'ablations des cornes m'ai toujours apparue comme une mesure de sécurité pour le fermier bein d'avantage que pour le troupeau.
Quoi qu'il en soit je connaissait une autre explication à cette expression : L'opération se faisant des animaux en bas âge dont les cornes ne sont encore que de petits moignons on les brûle à l'aide d'un fer chaud, il s'en dégage une odeur désagréable et prenante. S'il est question de répéter l'opération sur un grand nombre d'animaux il est logique de choisir une journée de grands vents capable de chasser les émanations de cornes brulées...
Bienvenue à toi sur ce merrrveilleux site Masala. Je ne sais pas ce que God pensera de ta proposition, mais elle a le mérite de sentir le terroir suffisamment pour qu'on la comprenne pleinement ! A bientôt de te lire dans d'autres commentaires, j'espère !
peut-être, à l'occasion, entre deux bœufs pour les faveurs d'une belle Entre deux bœufs pour les faveurs d'une belle. Cà m'étonnerait fort que dans leur situation ils aient encore envie de batifoler.Entre deux taureaux, peut-être.Bienvenue à toi Masala. ![]() [ Modifié le 20/07/2008 à 00:32:11 ]
Sûr que l'explication se tient ! Mais pourquoi ne l'ai-je trouvée nulle part dans mes sources ? Comme elle me plaît bien, je suis très volontiers preneur de références d'ouvrages qui la citent...
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