Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

devoir une fière chandelle [v]

avoir une grande dette de reconnaissance envers quelqu'un

Origine et définition

Si quelqu'un vous sauve de la noyade ou vous empêche par tous les moyens d'aller assister à un exposé philosophique de Jean-Claude Van Damme, vous lui devez obligatoirement une fière chandelle.
Fier a ici le sens de 'grand', 'fort' ou 'remarquable'.
Quant à la chandelle, elle vient du cierge qu'il fallait autrefois obligatoirement aller faire brûler à l'église en témoignage de reconnaissance.
A la fin du XVIIIe siècle, "il doit une fière chandelle à Dieu" voulait dire "il a échappé à un grand péril".

Compléments

Jean-Claude, si tu me lis et si tu comprends ce que j'ai écrit, sache que je n'ai absolument pas voulu te blesser. Si jamais tu veux que je cite plutôt quelqu'un d'autre, fais le moi savoir...

Exemples

Dawson et Downey vont te devoir une fière chandelle.
Tu sais, je dois une fière chandelle à tante Yaé.
J'ai cette question à coeur, car en tant que Canadiens nous devons une fière chandelle à nos militaires.
Les Anglaises atteignirent elles aussi les quarts, non sans devoir une fière chandelle à leur attaquante de poche Ellen Maggs.
Quant aux enfants du Canada, ils doivent une fière chandelle à Bryden, qui a rédigé sa propre «loi», durant sa visite à Rideau Hall, stipulant que les enfants devraient manger du chocolat trois fois par jour!

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais i owe you one je vous en dois une
Anglais owe someone one doit quelqu’un
Anglais to be hugely indebted être hautement redevable
Anglais (USA) i owe you big time! je te dois grand temps
Arabe (Tunisie) metsalfa mardouda empruntee, rendue
Arabe (Tunisie) nefdihelek je te la suis reconnaissant
Arabe (Tunisie) nra bih je verrai par
Espagnol (Espagne) t'en dec una je t'en dois une
Espagnol (Espagne) hoy por ti, mañana por mí aujourd'hui pour toi, demain pour moi
Espagnol (Espagne) es de bien nacido el ser agradecido c'est de bonne naissance avoir de la reconnaissance
Espagnol (Espagne) Estar en deuda (con alguien) Être redevable (envers quelqu'un)
Espagnol (Espagne) deberle una a alguien en devoir une à quelqu'un
Espagnol (Espagne) deber la vida devoir la vie
Italien devi accendergli un cero tu lui dois allumer une bougie
Néerlandais bij iemand in het krijt staan être debout dans la craie
Néerlandais ik ben U ten zeerste verplicht je suis très obligé envers vous
Néerlandais veel dank verschuldigd zijn devoir beaucoup de merci
Portugais (Brésil) dever uma devoir une
Roumain a ramane dator rester redevable
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « devoir une fière chandelle » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.


Commentaires sur l'expression « devoir une fière chandelle » Commentaires

  • #21
    <inconnu>
    14/10/2006 à 13:11
    • En réponse à <inconnu> #19 le 14/10/2006 à 12:59 :
    • « et dans rédhibitoire, y a "raidie" (ou ready, pour les glottes polies) »
    Y’a aussi redi et toire
    ... d’amarrage bien sûr !
  • #22
    <inconnu>
    14/10/2006 à 14:00
    • En réponse à <inconnu> #20 le 14/10/2006 à 13:07 :
    • « "La verticalité engendre la satisfaction.
      N’est-ce pas Mesdames et Mesdemoiselles ?"
      Ah ! La station debout est sensée nous procurer du plai... »
    Ca dépend où tu prends tes appuis et de la durée du délit.
  • #23
    PHILO_LOGIS
    14/10/2006 à 14:42
    • En réponse à <inconnu> #18 le 14/10/2006 à 12:56 :
    • « Affirmatif ! Le breton est peinard !
      Mais Best, pas tout le temps !
      C’est la fôte à God, on ne peut pas accentuer les pseudo.
      Au départ, mon... »
    et un habitant du Finistère, c’est un fin histérique?
  • #24
    borikito
    14/10/2006 à 15:07
    Une intervention hors sujet (si God me le permet)
    Je fais, autant que possible du tourisme "équitable". Je suis donc allé assez souvent étudier les mœurs des indigènes de cette Bretagne si attachante nonobstant le caractère des habitants. Un jour, passant devant un étal de poissonnier écailler, il me vint à l’idée de consommer des bulots. Eh bien le commerçant me répondit, dans un français presque parfait, que sa profession ne perdait pas son temps avec ce coquillage négligeable.
    Je profite de la présence sur ce site d’au moins deux spécimen de ces tribus pour leur demander confirmation : est-il vrai que les bretons négligent à ce point ce coquillage si délicieux ?
    De 350 à vous, parlez !
  • #25
    chirstian
    14/10/2006 à 15:15
    vous avez déjà vu une chandelle verte faire la fière ? Moi j’a ris en voyant ça !C’était Ubuesque !
  • #26
    chirstian
    14/10/2006 à 15:25
    • En réponse à borikito #24 le 14/10/2006 à 15:07 :
    • « Une intervention hors sujet (si God me le permet)
      Je fais, autant que possible du tourisme "équitable". Je suis donc allé assez souvent étud... »
    les bretons négligent à ce point ce coquillage si délicieux ?
    si c’est vrai, y sont cons parce que c’est très bon avec une petite pointe de beurre salé !
    Et quant on pense que près de 3.000.000 de français cherchent du bulot : y a un marché à prendre ! Mais on ne peut quand même pas limiter sa vie à "Métro , bulot, dodo" : faut laisser un peu de place pour les huitres, non ?
  • #27
    borikito
    14/10/2006 à 15:42
    • En réponse à chirstian #26 le 14/10/2006 à 15:25 :
    • « les bretons négligent à ce point ce coquillage si délicieux ?
      si c’est vrai, y sont cons parce que c’est très bon avec une petite pointe d... »
    Il y avait une petite ouverture, il s’y est engouffré, le drôle. Ouarff !
  • #28
    <inconnu>
    14/10/2006 à 15:51
    • En réponse à PHILO_LOGIS #23 le 14/10/2006 à 14:42 :
    • « et un habitant du Finistère, c’est un fin histérique? »
    Non, un fini, sais rien !
  • #29
    <inconnu>
    14/10/2006 à 16:00*
    • En réponse à borikito #24 le 14/10/2006 à 15:07 :
    • « Une intervention hors sujet (si God me le permet)
      Je fais, autant que possible du tourisme "équitable". Je suis donc allé assez souvent étud... »
    C’est vrai qu’on a pléthore de fruits de mer, tous plus fin les uns que les autres, alors on fait les difficiles. C’est pas bien !
    Mais je crois aussi que le bulot est mal vu car c’est un grand ennemi des parcs à huîtres, et là, il tombe sous le coup d’extermination s’il venait à envahir ces lieux de croissance ostréicole.
    C’est de l’ostrÉacisme, sûrement.
    On ignore aussi les berniques, alors qu’avec un petit beurre d’ail au barbeuq !
  • #30
    chirstian
    14/10/2006 à 16:06
    elle vient du cierge qu’il fallait autrefois obligatoirement aller faire brûler à l’église en témoignage de reconnaissance
    je m’élève -spirituellement mais fermement - contre cet "obligatoirement" qui a d’évidents relents d’anticléricalisme primaire.
    Apprenez Moosieu God, que l’Eglise n’imposait rien : l’Eglise était tolérance et amour : ce qui comptait pour elle, c’était l’intention, pas la fumée! Vous devriez faire un peu attention, dans vos interventions, à ne pas choquer ceux qui ne partagent pas vos idées !
    Bien ! Ceci dit, je rappelle donc que l’Eglise admettait tout à fait, en lieu et place de cierges, que brûlent :
    - des hérétiques,
    - des relaps
    - des sorciers (ères)
    - des pucelles
    - et toutes les catégories de païens (d’ailleurs païen vient de "paille". Attention, ça brûle rès bien, mais avec beaucoup de fumée. Or FUMER, TUE !)
    Il semble bien que Dieu y prenait le même plaisir, ou en tous cas, qu’Il n’a jamais fait savoir clairement Ses préferences.
    L’intérêt du cierge, c’était juste qu’il prenait moins de place, qu’il était fabriqué localement, et que les religieuses ne pouvaient pas tous les absorber pour leurs besoins intimes. Je veux dire spirituels .Je veux dire, pas les plus grands. Je veux dire pas dans leur totalité ! Les religieuses ne faisaient d’ailleurs qu’obéir au commandement divin : "brûle ce que tu as adoré", lorsqu’elles se débarrassaient ainsi de leurs cierges usagés ,mais il me semble que je m’égare! (...à la zapette de God!)
    Est-il nécessaire de rappeler que "concierge", avant d’être un métier, était tout simplement ... un mode d’emploi !
    Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : tous les cierges ne sont pas cons, comme toutes les chandelles ne sont pas fières. C’est juste des expressions ... Quand vous voyez 36 chandelles , y en a .. allez, on va dire 6 qui sont fières , 7 maxi ! Mais on ne voit qu’elles , c’est pour cela qu’on en parle aujourd’hui...
  • #31
    PHILO_LOGIS
    14/10/2006 à 16:30
    • En réponse à <inconnu> #29 le 14/10/2006 à 16:00* :
    • « C’est vrai qu’on a pléthore de fruits de mer, tous plus fin les uns que les autres, alors on fait les difficiles. C’est pas bien !
      Mais je c... »
    qu’on ait pléthore de fruits de mer au d’autre chose, quelque part, on a toujours tort!
    Surtout en Bretagne, ou le tort tue et la mort rue!
  • #32
    borikito
    14/10/2006 à 16:30
    • En réponse à chirstian #30 le 14/10/2006 à 16:06 :
    • « elle vient du cierge qu’il fallait autrefois obligatoirement aller faire brûler à l’église en témoignage de reconnaissance
      je m’élève -spi... »
    "lorsqu’elles se débarrassaient ainsi de leurs cierges usagés"
    Objection, Votre Honneur !
    La Soeur Charlotte, cette végétarienne dont la cellule surplombait l’atelier du cordonnier Pamphyle, se satisfaisait d’une carotte, n’est-ce pas ?
  • #33
    PHILO_LOGIS
    14/10/2006 à 16:41*
    • En réponse à chirstian #30 le 14/10/2006 à 16:06 :
    • « elle vient du cierge qu’il fallait autrefois obligatoirement aller faire brûler à l’église en témoignage de reconnaissance
      je m’élève -spi... »
    mon cher Chirstian,
    sans vouloir le moins du monde Paul et miser, je dirait quand même que "obligatoirement" a ici tout son sens: il n’est pas à relier avec le concept de l’Eglise (pris en tant que bâtiment), ni avec son transept, mais bien plutôt avec le verbe "aller", par opposition à "venir".
    En effet, s’il y avait eu obligation de la part de l’Eglise (et maintenant je parle de l’institution), il eût fallu utiliser le verbe "venir", comme dans l’expression "Laissez venir à moi les petits cent francs".
    Comme tu le dis si bien, l’Eglise n’impose rien (elle taxe seulement), donc si tu veux, il faut "obligatoirement aller" à l’Eglise (le bâtiment, ... de guère épais?)
    Quant au cierge, ta démonstration fut con bien brillante!
    L’Eglise, comme tu nous l’as fait si bien remarqué, acceptait tout sacrifice: une pucelle relapse, sorcière et hérétique fut brûlée à Rouen. Ce fut une beau feu de joie, dit l’Archevêque en place à l’époque, un certain Cauchon, si mes souvenirs sont bons. Mais eux aussi, lentement, partent en fumée...
    Avez-vous remarqué, mes biens chers frères,... et soeurs aussi, bien entendu, que les AT ne disent jamais d’AV?
  • #34
    PHILO_LOGIS
    14/10/2006 à 16:45
    • En réponse à borikito #32 le 14/10/2006 à 16:30 :
    • « "lorsqu’elles se débarrassaient ainsi de leurs cierges usagés"
      Objection, Votre Honneur !
      La Soeur Charlotte, cette végétarienne dont la cel... »
    oui, mais une de celle qu’on récupère après avoir foré un puits de 200m ou plus!
  • #35
    PHILO_LOGIS
    14/10/2006 à 17:34
    • En réponse à <inconnu> #18 le 14/10/2006 à 12:56 :
    • « Affirmatif ! Le breton est peinard !
      Mais Best, pas tout le temps !
      C’est la fôte à God, on ne peut pas accentuer les pseudo.
      Au départ, mon... »
    et "Domi nique Père Ben", ca veut dire quoi en breton?
    Peut-être "Soeur Sourire"?
    (Domi nique, nique, nique, ...)
  • #36
    <inconnu>
    14/10/2006 à 17:48
    • En réponse à <inconnu> #22 le 14/10/2006 à 14:00 :
    • « Ca dépend où tu prends tes appuis et de la durée du délit. »
    Je ne parlais pas de "délit"
  • #37
    chirstian
    14/10/2006 à 17:59
    • En réponse à borikito #32 le 14/10/2006 à 16:30 :
    • « "lorsqu’elles se débarrassaient ainsi de leurs cierges usagés"
      Objection, Votre Honneur !
      La Soeur Charlotte, cette végétarienne dont la cel... »
    objection retenue Me Borikito !
    Il est clair, toutefois, à la lecture de ce texte cul-te -si j’ose dire! - (voir cette page mais seulement si vous êtes majeur ) que la carotte est beaucoup plus fragile que le cierge, et d’un usage plus dangereux.
    C’est justement pour éviter de tels accidents que les cierges ont été dotés en leur partie centrale d’une mèche, dont le seul usage est à l’évidence de récupérer un morceau cassé. Or, sans vouloir décrier la carotte ,celle-ci ne dispose pas d’un tel avantage - sauf peut être en option : je ne suis pas spécialiste. Mais je m’en remets volontiers à l’arbitrage de nos amies -étrangement silencieuses aujourd’hui...
  • #38
    PHILO_LOGIS
    14/10/2006 à 18:37
    • En réponse à chirstian #37 le 14/10/2006 à 17:59 :
    • « objection retenue Me Borikito !
      Il est clair, toutefois, à la lecture de ce texte cul-te -si j’ose dire! - (voir cette page mais seulemen... »
    Monsieur Chirstian montre son inexpérience des choses de la quart rote: et la verdure, elle sert à quoi, à ton avis?
  • #39
    chirstian
    14/10/2006 à 18:47
    • En réponse à PHILO_LOGIS #38 le 14/10/2006 à 18:37 :
    • « Monsieur Chirstian montre son inexpérience des choses de la quart rote: et la verdure, elle sert à quoi, à ton avis? »
    sais pas ! croyais qu’avoir l’ou-verdure c’était avoir une touche : te dis, suis nul en jardinage : suis pas bêcheur , je roule des pelles et j’commence à rateauder...
  • #40
    cotentine
    14/10/2006 à 20:59
    • En réponse à borikito #24 le 14/10/2006 à 15:07 :
    • « Une intervention hors sujet (si God me le permet)
      Je fais, autant que possible du tourisme "équitable". Je suis donc allé assez souvent étud... »
    ce coquillage négligeable.

    est peut-être délicieux, mais il est coriace ... et quand on sait qu’il se repaît de cadavres (oui, j’en ai vu !) on n’a pas toujours envie de l’avoir à sa table !
    rien à voir avec la "carotte" de chez nous (j’évoque celle de Créances ... au label européen)