Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

Gros-Jean comme devant [exp]

ne pas être plus avancé ; avoir eu un espoir important et être déçu

Origine et définition

Autrefois, un Gros-Jean était un rustre ou un niais. Et devant était compris comme avant.
Un Gros-Jean qui n'arrivait pas à comprendre quelque chose, même après qu'on lui eut donné des informations susceptibles de l'aider, était donc aussi stupide après qu'avant.
C'est Jean de la Fontaine qui a popularisé cette expression dans La Laitière et le Pot au lait ()

Compléments

Le Gros-Jean était aussi présent dans l'expression inutilisée aujourd'hui : "Gros-Jean en remontre à son curé" pour parler de celui qui ne sait rien mais prétend apprendre des choses à celui qui détient le savoir.

Exemples

Vraiment ? Toi, bon perdant, te voilà Gros-Jean comme devant, pour un bon billion d'années.
Je voudrais dès lors que la Commission m'explique si elle pense que la position de la présidence néerlandaise est effectivement correcte et donc utilisable ou si elle s'estime Gros-Jean comme devant.
On se retrouve Gros-Jean comme devant trois ans après.
Ce qui fait qu'il y a un déficit de 20000 logements pour les 20000 ménages qui se retrouvent, Gros-Jean comme devant, sans logement ou qui doivent partager un logement contiguë avec un autre ménage.
J'avais besoin d'argent et je me suis retrouvé Gros-Jean comme devant.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand dastehen wie der Ochse vorm Berg Être là comme le bœuf devant la montagne
Allemand er ist wie die Kuh vorm neuen Tor il se retrouve comme la vache devant un nouveau portail
Allemand …Da steh ich nun, ich armer Tor, und bin so klug als wie zuvor… … et maintenant me voici là, pauvre fou, tout aussi sage que devant …
Anglais back to square one retour à la case départ
Arabe (Tunisie) bouzid mekssi, Bouzid éeriâne bouzid habillé, Bouzid nu
Espagnol (Argentine) mucho ruido y pocas nueces beaucoup de bruit et peu de noix
Espagnol (Espagne) mi gozo, en un pozo ma jouissance est tombée dans un puits
Espagnol (Espagne) Quedarse en ayunas Rester à jeun
Français (Canada) se retrouver le bec à l’eau ne pas obtenir ce que l’on désire
Français (Belgique) être kikke biche être désemparé
Gallois boddi wrth y lan se noyer au large de la côte
Italien chì asino nasce, asino muorei qui nait âne, âne meurt
Italien restare il Bertoldin di prima rester le Bertoldin d'avant
Néerlandais terug naar af de retour vers la case de départ
Néerlandais twaalf ambachten, dertien ongelukken douze métiers, treize accidents
Néerlandais wie voor een dubbeltje geboren is wordt nooit een kwartje qui est né comme une pièce de 10 centimes, n'en sera jamais une de 25 centimes
Roumain s-a dus bou şi s-a-ntors vacă il est allé bœuf et est rentré vache
Roumain a se intoarce de unde a plecat revenir d'où on est parti
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « Gros-Jean comme devant » Commentaires

  • #1
    PHILO_LOGIS
    28/07/2006 à 08:38
    moi qui croyais déjà lire des tas de commentaires piquants, relevés (comme les compteurs), spirituels, voire même savants, et bien je le suis.
  • #2
    louisann
    28/07/2006 à 09:06
    • En réponse à PHILO_LOGIS #1 le 28/07/2006 à 08:38 :
    • « moi qui croyais déjà lire des tas de commentaires piquants, relevés (comme les compteurs), spirituels, voire même savants, et bien je le sui... »
    Déjà levé!! t’es pas en vacances toi ?
  • #3
    <inconnu>
    28/07/2006 à 09:19
    On dit aussi "être de la revue", mais il y manque l’idée du gas niais... c’est plutot seulement passer à coté d’un truc sympa sans avoir le droit d’y participer, avoir père dû en somme !
  • #4
    <inconnu>
    28/07/2006 à 09:21
    • En réponse à PHILO_LOGIS #1 le 28/07/2006 à 08:38 :
    • « moi qui croyais déjà lire des tas de commentaires piquants, relevés (comme les compteurs), spirituels, voire même savants, et bien je le sui... »
    Je ne me fais pas de soucis, filo, les comme en terre y vont venir, je les sens gros comme une maison (celle du gros Jean)...
  • #5
    Rikske
    28/07/2006 à 09:32*
    • En réponse à <inconnu> #3 le 28/07/2006 à 09:19 :
    • « On dit aussi "être de la revue", mais il y manque l’idée du gas niais... c’est plutot seulement passer à coté d’un truc sympa sans avoir le... »
    Je pensais plutôt que l’expression "être de la revue" signifiait être couillonné, pris au piège, attrappé. Je pense qu’elle tire son origine de la revue des troupes, qui, pour beaucoup de militaires (déguisés en soldats), était une corvée pénible (surtout par 40° à l’ombre !). Notre God peut-il confirmer (ou infirmer) cette allégation ?
  • #6
    chirstian
    28/07/2006 à 09:35
    Le verbe grojer (dont le participe présent : je suis grojeant est devenu "je suis gros-Jean" fin 18° ) s’employait beaucoup :
    Grojes-tu ? Vous grojâtes, mes amis ! J’eus aimé que vous grojatassiez davantage etc...
    Il n’était, certes, pas interdit de grojer par derrière , mais la morale chrétienne préconisait la grojation par devant. Je ne voudrais pas vous choquer par des détails scabreux...
    Rappel : on disait , quand on grojeait beaucoup : grojer comme deux vents à décorner les boeufs. (voir l’expression du 10 juillet)
    Gros-Christian
  • #7
    PHILO_LOGIS
    28/07/2006 à 09:36
    • En réponse à Rikske #5 le 28/07/2006 à 09:32* :
    • « Je pensais plutôt que l’expression "être de la revue" signifiait être couillonné, pris au piège, attrappé. Je pense qu’elle tire son origine... »
    Question pour militaires (déguisés en soldats): pourquoi rester à l’ombre quand il y fait aussi chaud? Faut êt c.. quand même.
  • #8
    PHILO_LOGIS
    28/07/2006 à 09:37
    • En réponse à louisann #2 le 28/07/2006 à 09:06 :
    • « Déjà levé!! t’es pas en vacances toi ? »
    oui, madame, donc: j’en profiteQ!
  • #9
    PHILO_LOGIS
    28/07/2006 à 09:38
    • En réponse à PHILO_LOGIS #1 le 28/07/2006 à 08:38 :
    • « moi qui croyais déjà lire des tas de commentaires piquants, relevés (comme les compteurs), spirituels, voire même savants, et bien je le sui... »
    j’ai fait ici une bête faute, et personne n’a relevé (ouf!): un commentaire spirituel, des commentaires spiritueux, non? Alei, santei!
  • #10
    chirstian
    28/07/2006 à 09:58*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #9 le 28/07/2006 à 09:38 :
    • « j’ai fait ici une bête faute, et personne n’a relevé (ouf!): un commentaire spirituel, des commentaires spiritueux, non? Alei, santei! »
    comment taire "spiritueux " ? En ne le disant pas , tout simplement !
    Ainsi taisu , le spiritueux est donc caché dans le pot aux roses (cf hier) , d’où commentaire à l’eau de rose (Delly, Arlequin...)
  • #11
    Condorcet
    28/07/2006 à 10:11
    • En réponse à chirstian #6 le 28/07/2006 à 09:35 :
    • « Le verbe grojer (dont le participe présent : je suis grojeant est devenu "je suis gros-Jean" fin 18° ) s’employait beaucoup :
      Grojes-tu ?... »
    L’acad sort de l’ombre :
    ne confondons pas le passé antérieur « j’eus aimé » et le conditionnel passé 2ème forme « j’eusse aimé »…
    Tonnerre de God !
  • #12
    borikito
    28/07/2006 à 10:17
    • En réponse à PHILO_LOGIS #7 le 28/07/2006 à 09:36 :
    • « Question pour militaires (déguisés en soldats): pourquoi rester à l’ombre quand il y fait aussi chaud? Faut êt c.. quand même. »
    Au Sahara, le militaire disait : "Il fait 45° à l’ombre !... heureusement, qu’il n’y a pas d’ombre !"
  • #13
    HoubaHOBBES
    28/07/2006 à 10:28*
    Au début des origines (c’est vous dire si il y a longtemps !), il y avait deux expressions parfaitement connues et utilisées par tous: "Gros-Jean comme devant" et "Maigre-Louis comme derrière" dont la signification était absolument la même.
    La nature faisant merveilleusement les choses a décidé - après la fable de monsieur Jacob Delafontaine - déconomiser les choses suite à cet infime déséquilibre causé par le fabuliste.
    La deuxième version s’est perdue, tant que même notre God adoré l’ignorait, et nous sommes restés GJCD (c’est long à écrire).
    Pour ceux qui auraient un doute sur mon explication véridique, je rappelle qu’au début des origines, il y avait de la matière et de l’antimatière en quantités égales, seule condition pour que l’Univers aie pu naître du néant, et vous savez tous très bien ce qu’il nous reste : la matière.
    Mais où donc est passée l’antimatière? Je vous le demande !
  • #14
    Rikske
    28/07/2006 à 10:47*
    • En réponse à HoubaHOBBES #13 le 28/07/2006 à 10:28* :
    • « Au début des origines (c’est vous dire si il y a longtemps !), il y avait deux expressions parfaitement connues et utilisées par tous: "Gros... »
    C’est vrai, ça ! Nous exigeons le retour de l’anti-matière ! Et plus vite que ça ! Au besoin, nous ferons circuler une pétition sur la toile !
  • #15
    PHILO_LOGIS
    28/07/2006 à 11:48
    • En réponse à Rikske #14 le 28/07/2006 à 10:47* :
    • « C’est vrai, ça ! Nous exigeons le retour de l’anti-matière ! Et plus vite que ça ! Au besoin, nous ferons circuler une pétition sur la toile... »
    mais vite, alors, pour que je puisse pétitionner avec vous avant mes vacances, petain de m... alors
  • #16
    chirstian
    28/07/2006 à 12:05*
    • En réponse à Condorcet #11 le 28/07/2006 à 10:11 :
    • « L’acad sort de l’ombre :
      ne confondons pas le passé antérieur « j’eus aimé » et le conditionnel passé 2ème forme « j’eusse aimé »…
      Tonnerre... »
    tiens, il existe donc des règles en français ?
    Blague à part, avec toutes ces c... j’en perds mon français : Pourquoi un conditionnel passé 2° forme ?
    Proposition principale au passé antérieur de l’indicatif (oui, je sais , mais enfin ...) , simulatannéité : subordonnée au subjonctif imparfait , non ? Sais plus !
  • #17
    chirstian
    28/07/2006 à 12:16
    • En réponse à HoubaHOBBES #13 le 28/07/2006 à 10:28* :
    • « Au début des origines (c’est vous dire si il y a longtemps !), il y avait deux expressions parfaitement connues et utilisées par tous: "Gros... »
    une pensée pour Ferdinand Lope, candidat perpétuel aux législatives du Quartier Latin, sous la 4°. Ses partisans étaient les lopettes , et ses adversaires les antilope. Hélas jamais élu !
    L’anti GOD a existé , c’était le DOG de Venise . Rappelons toutefois que
    "Un doge doit dissimuler ses armoiries, il ne peut accepter de présents, ni quitter son palais sans motif officiel. Le café, le théâtre lui sont défendus. S’il désire se retirer hors de Venise, ce n’est qu’avec la permission de ses Conseillers.
    Sur sa bourse personnelle, il est tenu d’offrir cinq fois l’an, un fastueux banquet."
    Est-ce que cela va tenter God ?
  • #18
    PHILO_LOGIS
    28/07/2006 à 13:04
    • En réponse à chirstian #17 le 28/07/2006 à 12:16 :
    • « une pensée pour Ferdinand Lope, candidat perpétuel aux législatives du Quartier Latin, sous la 4°. Ses partisans étaient les lopettes , et s... »
    attention qu’il ne se retourne aussi comme une vieille chaussette contre toi, ... et nous par la même occase, et ne dise: bon, je montrerai donc mes armoiries (ca, on s’en tape encore), mais alors, il doit accepter tous les présents de ses admirateurs (ca, c’est nous!), qu’il puisse toujours quitter son palais (il l’a fait, le bougre) avec ou sans motif officiel. Non, môssieu, les vacances, c’est pas une excuse!
    Ensuite, il sera tous les jours au bistrot, au théâtre et dans tous les autres lieux de père dission que la morale réprouve...
    Et enfin, que sur notre bourse personnelle, qu’il ne se fasse offrir au moins cinq fois l’an de fastueux banquets.
    Ca va pas, la tête, non? Pourquoi tu vas lui mettre des idées pareilles dans le ciboulot, à notre God, le seuk, l’unique, celui qu’il nous faut?
    Non, God, t’as pas tout lu... L’intervention de Hobbes n’est qu’un leurre... C’est comme qui dirait un mirage d’un esprit ayant beaucoup souffert de la canicule...
  • #19
    PHILO_LOGIS
    28/07/2006 à 13:04*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #18 le 28/07/2006 à 13:04 :
    • « attention qu’il ne se retourne aussi comme une vieille chaussette contre toi, ... et nous par la même occase, et ne dise: bon, je montrerai... »
    Comment disait-il encore à propos de sa compagne, le Ferdinand? Ne parlait-il pas de sa Lope?
  • #20
    borikito
    28/07/2006 à 14:37
    • En réponse à chirstian #16 le 28/07/2006 à 12:05* :
    • « tiens, il existe donc des règles en français ?
      Blague à part, avec toutes ces c... j’en perds mon français : Pourquoi un conditionnel pass... »
    Pour coller à l’actualité de la conjugaison française, une seule adresse :
    http://www.yatahonga.com/details.php?image_id=32999&src=mail