Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

piqué de la tarentule [adj]

très agité ; qui éprouve un grand engouement pour quelque chose

Origine et définition

Voilà une expression un peu désuète qui date du XVIIIe siècle et qui s'emploie pour désigner une personne agitée, mais pas dangereuse pour son entourage, ou une personne passionnée.
La tarentule (anciennement 'tarente', nom issu de la ville italienne éponyme de Tarente où elle était commune) est une grosse araignée () dont la morsure passait pour provoquer des troubles nerveux et même la mort.
Les troubles se traduisaient entre autres par une agitation extrême, d'où la naissance de l'expression.
Par extension, une excitation pouvant aussi être provoquée par une passion pour quelque chose, la locution évoque aussi l'engouement important pour cette chose.

Exemples

« (...) le royaliste Chassagnon, avait connu Chalier avant 1789 (...) ; voici comment il le dépeint : "Je le vis à l'école des Dominicains ; des cantharides le travaillaient jusqu'à la moelle des os ; il avait été piqué de la tarentule ; il se démenait comme un saltimbanque, il bondissait comme une pythie (...) »
Louis Blanc - Histoire de la révolution française

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand wie von der Tarantel gestochen comme être piqué de la tarentule
Anglais he's got ants in his pants il a des fourmis dans les pantalons
Espagnol (Argentine) le picó el bichito la petite bestiole l'a piqué
Espagnol (Espagne) picado por la tarántula piqué de la tarentule
Espagnol (Espagne) tener hormigas en el culo avoir des fourmis dans le cul
Français (Canada) avoir la danse de St-Guy
Grec ton tsibise myga être piqué de la mouche
Italien essere morsi dalla tarantola être piqué de la tarentule
Latin male disposita bulbus ravagé du bulbe
Néerlandais peper in zijn reet / kont hebben avoir du poivre dans son cul
Néerlandais uit zijn bol gaan passer au travers de sa tête
Néerlandais als door een wesp gestoken comme piqué par une guêpe
Néerlandais geen rust in zijn gat hebben n'avoir pas de calme dans son trou du cul
Néerlandais (Belgique) hij heeft geen zittend gat il n'a pas le cul assis
Portugais (Brésil) estar em cólicas être en coliques
Portugais (Brésil) ter formigas nas calças avoir des fourmis dans le pantalon
Portugais (Brésil) ter formigas no bumbum avoir des fourmis sur son derrière
Portugais (Brésil) ter pulgas na cueca avoir des pouces au caleçon
Roumain a fi pișcat de streche être piqué du taon
Russe шило в заднице avoir une alêne au cul
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « piqué de la tarentule » Commentaires

  • #21
    <inconnu>
    13/10/2008 à 10:57
    • En réponse à subbuteo #19 le 13/10/2008 à 10:12* :
    • « A Courchevel les skieurs sont piqués de la Tarentaise.
      -Jean-Claude Dus, le piqué du baton-
      @ Alcalin : t’as dévalé la pente plus vite que... »
    16 secondes dans la vue ! je vais tous les éclater demain au challenge !
  • #22
    chirstian
    13/10/2008 à 10:58
    L’Amiral va encore dire que je tarentule les mouches , mais je reste sur ma faim, God : pourquoi cette construction "piqué de la tarentule" (qu’on trouve aussi dans : "pas piqué des hannetons", "des vers" ...) ?
    Je connais la construction : piquer de , par exemple dans "piquer du nez" , "piquer des deux" ... mais ici, on évoque le fait d’être piqué "par". On n’écrirait pas : être piqué des moustiques, (qui, pourtant, sont nos cousins). Même chose avec les verbes de sens proche : ils introduisent tous l’agent avec "par" : on ne dit pas "je suis mordu du chien"...
    La "tarentule" désignerait-elle ici la maladie transmise par la tarentule et l’expression se comprendrait-elle alors comme "être atteint de" la tarentule ?
  • #23
    <inconnu>
    13/10/2008 à 11:05
    • En réponse à chirstian #22 le 13/10/2008 à 10:58 :
    • « L’Amiral va encore dire que je tarentule les mouches , mais je reste sur ma faim, God : pourquoi cette construction "piqué de la tarentule"... »
    D’autant qu’à ma connaissance, les araignées ne piquent pas, elles mordent.
  • #24
    <inconnu>
    13/10/2008 à 11:13
    L’agité qui tire sa toile est un Spiderman... urbain. Pour suivre, faut s’accrocher… comme une bête !!!
    Non non Mesdames, ce n’est pas là, un amant pote en ciel ; juste un Comic-bouc ! (book) 😄
    Si la tarentule tue, c’est que le "tarentulesque" a encore de beaux jours et de belles nuits devant lui.
  • #25
    <inconnu>
    13/10/2008 à 11:17
    • En réponse à <inconnu> #23 le 13/10/2008 à 11:05 :
    • « D’autant qu’à ma connaissance, les araignées ne piquent pas, elles mordent. »
    Lézaraignées... Nouvelle génération !!!
  • #26
    chirstian
    13/10/2008 à 11:23
    • En réponse à <inconnu> #23 le 13/10/2008 à 11:05 :
    • « D’autant qu’à ma connaissance, les araignées ne piquent pas, elles mordent. »
    les araignées ne piquent pas, elles mordent
    je veux pas médire, mais c’est toutes des salopes ! 🙂
  • #27
    <inconnu>
    13/10/2008 à 11:28
    • En réponse à chirstian #20 le 13/10/2008 à 10:40 :
    • « le TGV de Corrèze arrive tard en Tulle. »
    """le TGV de Corrèze arrive tard en Tulle...."""
    Cahors de propos… A chacun son Lot !
    Ceci dit, la Corrèze-pondance n’est pas rompue… elle !
    @26 > Des Succubes...
  • #28
    <inconnu>
    13/10/2008 à 11:45
    • En réponse à chirstian #22 le 13/10/2008 à 10:58 :
    • « L’Amiral va encore dire que je tarentule les mouches , mais je reste sur ma faim, God : pourquoi cette construction "piqué de la tarentule"... »
    On retrouve je crois la même construction dans l’expression "pas piqué des vers" ou "pas piqué des hannetons".
  • #29
    <inconnu>
    13/10/2008 à 12:15
    J’ai quand même une question médicale par rapport à ce qui est dit par God. En cas d’agitation extrême, le sujet incriminé doit-il prendre fermement son sexe à deux mains ? Si Tante est qu’il puisse le faire avec ses deux paluches brunies ou non… Deux gaules valant mieux qu’une, on notera donc, dans ce cas, un retour évident du sujet vers une opinion politique qu’on croyait dépassée… Pour une libération complète, un pèlerinage à Colombey-les-Deux-Églises s’avèrerait donc nécessaire voire logique, Carla est l’actu avec ou sans le chichi encombrant d’ailleurs.
    Ps : toucher ou s’approcher de la Croix de Lorraine peut accélérer le processus de guérison. Vive la régénérescence, celle qui redonne calme et virginité pour une nouvelle toile de fond, même si Paul y tique.
    Honni Soie qui mal y tisse. 😛
  • #30
    chirstian
    13/10/2008 à 12:31
    • En réponse à <inconnu> #28 le 13/10/2008 à 11:45 :
    • « On retrouve je crois la même construction dans l’expression "pas piqué des vers" ou "pas piqué des hannetons". »
    d’où ma parenthèse : "qu’on trouve aussi dans : "pas piqué des hannetons", "des vers" ...)" : les grands esprits ne se lisent pas toujours, mais ils se rejoignent. 🙂
  • #31
    mickeylange
    13/10/2008 à 12:53
    • En réponse à chirstian #20 le 13/10/2008 à 10:40 :
    • « le TGV de Corrèze arrive tard en Tulle. »
    Logique avant d’arriver à Tulle il traverse le Poitou-Charente où il attrape la tarentitude, et par fraternitude... il dépasse plus le 35.
  • #32
    <inconnu>
    13/10/2008 à 12:55
    Tout de même, les symptômes sont également à rapprocher de la fameuse " Danse de Saint Guy". C’est donc guignolesque...
  • #33
    <inconnu>
    13/10/2008 à 12:55
    • En réponse à mickeylange #31 le 13/10/2008 à 12:53 :
    • « Logique avant d’arriver à Tulle il traverse le Poitou-Charente où il attrape la tarentitude, et par fraternitude... il dépasse plus le 35.... »
    35 ??? Il est vilaine...
  • #34
    <inconnu>
    13/10/2008 à 13:08
    Terminaisons en ule?
    Moi dans ma bulle
    je hullule...
    Houou!
    Je suis la chouchou!
    Houou!
    Je m’en fous de ce qui pullule
    ces petits poux...
    qui me gratullent!
    me congratullent.
    car ma plume de soie et de tulle
    m’isole de ces petits fous!
    Je m’enferme dans mon petit pulle
    jusqu’au cou.
    Hou, hou!
  • #35
    <inconnu>
    13/10/2008 à 13:09
    • En réponse à chirstian #30 le 13/10/2008 à 12:31 :
    • « d’où ma parenthèse : "qu’on trouve aussi dans : "pas piqué des hannetons", "des vers" ...)" : les grands esprits ne se lisent pas toujours... »
    Bon, je retourne me coucher, moi. Les mains sur les couvercules.
  • #36
    <inconnu>
    13/10/2008 à 13:14
    il bondissait comme une pythie (...) »
    Louis Blanc - Histoire de la révolution française

    Je ne connaissais pas l’expression "la pythie vient en bondissant" au contraire de "la pythie vient en mangeant" qui est très connue.
  • #37
    <inconnu>
    13/10/2008 à 13:20
    « Etre piqué de la tarentule »… de derrière les fagots ?
    Elle phagocyterait que ça ne m’étonnerait pas !
  • #38
    <inconnu>
    13/10/2008 à 13:48
    • En réponse à <inconnu> #36 le 13/10/2008 à 13:14 :
    • « il bondissait comme une pythie (...) »
      Louis Blanc - Histoire de la révolution française
      Je ne connaissais pas l’expression "la pythie vien... »
    Eclaire ma lanterne, c’est quoi pythie ?
  • #39
    chirstian
    13/10/2008 à 13:55*
    • En réponse à <inconnu> #36 le 13/10/2008 à 13:14 :
    • « il bondissait comme une pythie (...) »
      Louis Blanc - Histoire de la révolution française
      Je ne connaissais pas l’expression "la pythie vien... »
    pourquoi n’aurait-elle pas bondi ? Il lui fallait monter (au moins sur son trépied) pour recevoir la parole d’Apollon; et comme elle n’était pas très futée, on peut imaginer qu’elle essayait d’y monter en sautant. D’où l’expression : la pythie bête qui monte qui monte...
    Bon : ta remarque est juste et j’ai cherché l’explication. Je lis que les chrétiens, pour déconsidérer les mythes païens présentaient la pythie comme une folle, possédée, en transes ... Je suppose que c’est l’explication à cet adjectif qui ne correspond effectivement pas à l’image classique de la pythie grecque.
  • #40
    <inconnu>
    13/10/2008 à 13:59
    • En réponse à <inconnu> #38 le 13/10/2008 à 13:48 :
    • « Eclaire ma lanterne, c’est quoi pythie ? »
    Quelque chose comme un oracle (o ! désespoir) ou sa prêtresse. En fait je n’ai fait que piquer la citation dans l’exemple donné par God pour illustrer l’expression du jour.