Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

bout du tunnel [n]

la fin du tunnel ; la fin d'une période ; la fin d'une situation difficile à vivre ; moment limite dans une situation compliquée

Origine et définition

Sur le sentier qui passe au fond des gorges du Verdon, il existe des tunnels sans éclairage, dont un très long et courbe où, lorsqu'on s'y aventure démuni d'une lampe de poche (soit parce qu'on n'était pas prévenu de la nécessité d'en emporter une, soit parce qu'on pensait crânement pouvoir s'en passer), on est vraiment très heureux de finir par voir le bout du tunnel, au sens propre comme au sens figuré.
Un tunnel sans lumière, c'est forcément très sombre, qualificatif qu'on peut aussi appliquer à une période ou une situation difficile à vivre.
Alors le parallèle avec un véritable tunnel est facile à faire : on est toujours heureux lorsqu'on passe de l'obscurité à la lumière, que ce soit au sens propre parce qu'on est effectivement à la sortie du tunnel ou bien au sens figuré parce qu'on arrive à la fin d'une période difficile.
En 1897, on trouve "sortir du tunnel", le bout du tunnel datant du début du XXe siècle.

Exemples

« Fin décembre 1993, le pays secoué par le séisme de la violence meurtrière pouvait enfin entrevoir la fin du tunnel, la remise en marche des organes de l'état. »
Gaëtan Sebudandi, Pierre-Olivier Richard - Le drame burundais

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand ende des Tunnels bout du tunnel
Allemand licht am Ende des Tunnels sehen voir la lumière au bout du tunnel
Anglais end of the tunnel extrémité du tunnel
Anglais every cloud has a silvery lining chaque nuage est doté d'un cadre d'argent
Anglais to get out of the wood sortir des bois
Anglais to have turned the corner avoir tourné le coin
Anglais (USA) a light at the end of the tunnel une lumière au bout du tunnel
Anglais (USA) to be out of the woods être sorti de la forêt
Anglais (USA) to be over the hump être sur la bosse
Arabe اخر النفق dernier tunnel
Arabe نهاية النفق extrémité du tunnel
Chinois 隧道尽头 extrémité du tunnel
Espagnol (Espagne) La luz al final del túnel La lumière à la fin du tunnel
Espagnol (Espagne) sacar de un apuro sortir d'un mauvais pas
Espagnol (Espagne) Ver el cielo abierto Voir le paradis ouvert
Espagnol (Espagne) ver la luz al final del tunel voir la lumière à la fin du tunnel
Espagnol (Espagne) final del túnel bout du tunnel
Hongrois látni a fényt az alagút végén voir la lumière au bout du tunnel
Italien fondo del tunnel fond du tunnel
Italien vedere la luce alla fine del tunnel voir la lumière à la fin du tunnel
Italien essere fuori dal tunnel être dehors du tunnel
Latin terminus cuniculi le bout du tunnel
Néerlandais (Belgique) er is licht aan het eind van de tunnel il ya de la lumière à la fin du tunnel
Néerlandais het einde van de lijdensweg la fin du chemin de souffrance
Néerlandais het einde van de tunnel zien voir la fin du tunnel
Néerlandais het licht schijnt in de duisternis la lumière luit dans les ténèbres
Néerlandais er gloort licht aan het einde van de tunnel de la lumière luit au bout du tunnel
Polonais końcu tunelu extrémité du tunnel
Portugais (Brésil) a luz no fim do túnel la lumière à la fin du tunnel
Portugais (Portugal) final do túnel fin du tunnel
Roumain lumina de la capătul tunelului la lumière du bout du tunnel
Russe свет в конце туннеля lumière au bout du tunnel
Turc yolun sonu le bout du chemin
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Commentaires sur l'expression « bout du tunnel » Commentaires

  • #21
    Jonayla
    07/08/2008 à 11:03
    Tunnel du final
    Lune d’un filant
    Duel latin funn
    Du nanin L fluté
    La flûte d’un Nin
    La nuit N d’un elf
    Anna Na !
  • #22
    mickeylange
    07/08/2008 à 11:06
    • En réponse à lejnan #20 le 07/08/2008 à 11:02 :
    • « Pour moi, cette explication c’est de l’hébreu, mais ça tombe bien, car Google me propose une pub, sur le bandeau de droite, pour apprendre c... »
    Non non c’est pas de l’Hébreu c’est de la physique "cantique" pompée sur Wikipédia
    (enfin la première explication) la deuxième...
  • #23
    Jonayla
    07/08/2008 à 11:45
    • En réponse à Jonayla #21 le 07/08/2008 à 11:03 :
    • « Tunnel du final
      Lune d’un filant
      Duel latin funn
      Du nanin L fluté »
    Tout Bunuel de NL
    Tube d’un lot luné
    Elle bout d’un T nu
    Tunnel du boulet
    Né out d’un tube LL
    Tout lu Bled en nu
  • #24
    Muscat
    07/08/2008 à 11:57
    • En réponse à cotentine #11 le 07/08/2008 à 10:02 :
    • « je n’y connais rien en physique quantique, mais apparemment, il existe un "effet tunnel" cette page ... c’est surtout le microscope qui l’ut... »
    Oui...D’ailleurs Raymond Devos l’avait très bien compris:
    "Quand on casse un bout de bois en deux,il y a deux bouts à chaque bout".
    Et ça c’est pas chinois à comprendre!
  • #25
    <inconnu>
    07/08/2008 à 13:13
    • En réponse à Jonayla #23 le 07/08/2008 à 11:45 :
    • « Tout Bunuel de NL
      Tube d’un lot luné
      Elle bout d’un T nu
      Tunnel du boulet »
    Lu : blonde en tutu.
    Un blond têtu élu !
    Un duel nul botte ?
    Anna NenAVraimentPasBeaucoup
  • #26
    <inconnu>
    07/08/2008 à 13:34*
    Deux vers holorimes ou il est question de tunnels et de bouts !
    C’est laid ces tunnels pour l’habitât urbain !
    C’est laisser une aile pour la b. . . à Urbain ! 😕
    Glloq
  • #27
    <inconnu>
    07/08/2008 à 13:44
    Dans le tunnel, une lumière blanche jaillit...Je vole ou je nage...j’en sais rien (comme dirait Gabin)...Je me demande si je suis entrain de vivre une NDE ou une MST...Seuls, les "morts pions" suaront me le dire quand je serai au bout du bout du bout du tunnel...
  • #28
    chirstian
    07/08/2008 à 14:57
    • En réponse à AnimalDan #18 le 07/08/2008 à 10:56* :
    • « Bin mon vieux, effectivement tu te déranges pas souvent, mais quand tu le fais c’est pas pour rien :’-))
      Reste que je m’inscris en faux, et... »
    euh, je pense que tu aurais du mal à défendre le "qu’il " !
    Condorcet soulève une fois de plus le problème de la syntaxe française. Je crois que c’est hier que quelqu’un évoquant la netetiquette se défendait de signaler une faute de français. Et c’est vrai que ce n’est pas le meilleur moyen de se faire des amis ! D’un autre côté, s’il est un site sur lequel nous devrions être irréprochables, c’est bien Expressio. Je ne parle naturellement pas là des fautes volontaires qui cherchent à produire un effet quelconque. Mais comment les distinguer si elles sont mélangées à des fautes involontaires ?
    Mais deux facteurs se combinent pour produire des fautes : la possibilité de déplacer des mots : un clic et la place du COD se trouve changée , un effacement et le "qu’il" , qui introduisait correctement "ait voulu ..." ne marche plus avec "soit" ...
    Et en second : la difficulté de relire un texte à l’écran, même si nous en prenons le temps.
    Alors : quand signaler une faute ? J’avoue que prendre une leçon de grammaire qui ne m’apprend rien, parce que j’ai laissé passer une faute de frappe, ne me met pas de bonne humeur.
    Il faudrait probablement pouvoir prendre le problème par le troisième bout du tunnel.
  • #29
    chirstian
    07/08/2008 à 15:17
    la faim du tunnel évoque donc une situation difficile à vivre, et c’est normal. Mais la solution existe : il faut leur donner à manger. Quoi ? Ah, ça c’est une question pertinente! Je ne sais pas, moi : des bouts de quelque chose. Des bouts de tunnel par exemple.
    Bon, le seul problème c’est qu’ alors le tunnel raccourcit. Un tunnel dont l’entrée et la sortie se confondent ce n’est plus un tunnel : c’est une absence absolue de tunnel (et de quoique ce soit d’autre). Mais si les deux bouts sont séparés de 22 centimètres nous avons quand même un tunnel. Mais qu’on appelle un arche.
    Comment ? "Une" arche ? Moi je pensais qu’avec 22 centimètres on était un mâle, mais bon , là on pine, aîe!
  • #30
    chirstian
    07/08/2008 à 15:26
    • En réponse à Condorcet #16 le 07/08/2008 à 10:46* :
    • « Il serait erroné d’induire de la rareté de mes interventions que je ne suis plus des vôtres : je me réjouis chaque jour de voir les plus fid... »
    les plus talentueux d’entre nous continuer de déconner joyeusement,
    et puisque Condorcet est parmi nous , il pourra nous justifier son emploi du "continuer de" , là où j’aurais opté pour "continuer à déconner"... sachant que l’essentiel dans les deux cas , est ... de ne pas s’arrêter ! 🙂
  • #31
    Jonayla
    07/08/2008 à 15:41*
    Ah la petite bière blonde,
    qu’on boit sous les tunnels,
    quand les p’tits moutons bêlent,
    du côté de nos gens
    Euh ... Sorry, très fatiguée
  • #32
    Muscat
    07/08/2008 à 15:53
    • En réponse à chirstian #30 le 07/08/2008 à 15:26 :
    • « les plus talentueux d’entre nous continuer de déconner joyeusement,
      et puisque Condorcet est parmi nous , il pourra nous justifier son empl... »
    Eh!bien,oui,tu as raison,c’est continuer à...
    Comme quoi,on n’en finit pas d’apprendre sur expressio!
  • #33
    SyntaxTerror
    07/08/2008 à 16:09
    • En réponse à AnimalDan #9 le 07/08/2008 à 09:00 :
    • « On devrait toujours commencer par creuser les deux bouts d’un tunnel et les faire communiquer entre eux. Après on verrait bien.
      cette page... »
    Rat pelle toit, Barbara,
    c’est comme ça qu’ a été creusé le tunnel sous la Manche.
    Les deux trous ont coïncidé au centimètre près.
    C’était Raymond "la science" Barre qui nous avait annoncé le bout du tunnel.
    L’opposition d’alors lui avait répondu que c’était un train qui arrivait dans l’autre sens.
  • #34
    chirstian
    07/08/2008 à 16:22
    • En réponse à Muscat #32 le 07/08/2008 à 15:53 :
    • « Eh!bien,oui,tu as raison,c’est continuer à...
      Comme quoi,on n’en finit pas d’apprendre sur expressio! »
    trop simple ! on continue à devoir ... pour éviter "de devoir" , mais ici le verbe commençant par "dé" il n’y a pas de hiatus à l’oral. Les deux sont donc corrects , mais avec une nuance subtile qui m’a toujours échappée, et ma question à Condorcet n’était pas une mise en boîte.
  • #35
    Jonayla
    07/08/2008 à 16:48
    • En réponse à chirstian #34 le 07/08/2008 à 16:22 :
    • « trop simple ! on continue à devoir ... pour éviter "de devoir" , mais ici le verbe commençant par "dé" il n’y a pas de hiatus à l’oral. Le... »
    Il me semble que Hanse a une explication là-dessus dans son bon usage. Je regarderai à l’occasion.
  • #36
    <inconnu>
    07/08/2008 à 16:49*
    J’étais assis au bout d’un banc, un sandwiche au boudin blanc à la main, déambulant le long des tunnels méandreux de ma pensée, quand je sentis quelqu’un s’asseoir à l’autre bout du banc.
    C’est un réflexe, chez moi, dès qu’on touche à mon banc, je boude. Pas vous ? 😮
    Je m’apprêtais à l’affrontement, quand ouvrant enfin les yeux, je vis qu’il s’agissait d’une femme superbe : une Antillaise au teint d’ébène, un pan bagnat à la main.
    Je m’imaginais alors, caressant les plus noirs desseins ! Et je décidais d’engager la conversation :
    - - Moi : « Ne vous ais-je pas déjà rencontré quelque part ? »
    - - Elle : « C’est très possible. J’y vais souvent ! »
    - - Moi : « Voulez-vous goûter de mon boudin blanc ? »
    - - Elle : « Non, merci. Vous voyez, je crois que l’on finit par devenir ce que l’on mange, alors du boudin, très peu pour moi ! »
    - - Moi : « Votre pan bagnat contient du thon. Et vous savez du boudin au thon, je ne vois pas la différence ! »
    - -Elle : « Il y en a une. C’est une différence de teint. Voyez vous je préfère le bou. . din noir c’est une spécialité Antillaise. D’ailleurs justement, voilà mon compagnon Martiniquais qui arrive. »
    Effectivement.
    Je leur laissais le banc et me mis en quête d’un autre banc. J’en ai trouvé un occupé par un boudin au sang bleu. Nous avons fait connaissance et je suis allé au bout, car au moins, elle avait des thunes, elle.
  • #37
    mickeylange
    07/08/2008 à 17:48
    • En réponse à chirstian #28 le 07/08/2008 à 14:57 :
    • « euh, je pense que tu aurais du mal à défendre le "qu’il " !
      Condorcet soulève une fois de plus le problème de la syntaxe française. Je crois... »
    Moi je suis pour la défense du Kil, qu’il soit rouge ou rosé.
  • #38
    mickeylange
    07/08/2008 à 17:51
    • En réponse à <inconnu> #36 le 07/08/2008 à 16:49* :
    • « J’étais assis au bout d’un banc, un sandwiche au boudin blanc à la main, déambulant le long des tunnels méandreux de ma pensée, quand je sen... »
    Je leur laissais le banc et me mis en quête d’un autre banc. J’en ai trouvé un occupé par un boudin au sang bleu. Nous avons fait connaissance et je suis allé au bout, car au moins, elle avait des thunes, elle.

    Tu oserais répéter ça devant Juliette ? :’-))
  • #39
    Condorcet
    07/08/2008 à 18:55
    • En réponse à chirstian #34 le 07/08/2008 à 16:22 :
    • « trop simple ! on continue à devoir ... pour éviter "de devoir" , mais ici le verbe commençant par "dé" il n’y a pas de hiatus à l’oral. Le... »
    Levons le doute : on peut continuer de OU continuer à. Confirmation par la copie d’un extrait du paragraphe 907 du «Bon Usage» de Goosse/Grevisse
    Continuer de est plus fréquent encore que commencer de dans la langue écrite, même non littéraire, et le choix est donc plus libre encore : Elle continue d’exister (Code civil, art. 694). — Il continua de galoper vers la cantinière (Stendhal, Chartr., III). — L’un continuait de rire et l’autre de maugréer (Verne, M. Strogoff, I, 11). — Je continuais d’interroger le marinier (H. Malot, Sans famille, II, 19). — Il continuait de faire chaud (Zola, Bête hum., I). — Le latin […] a continué d’exister longtemps après la chute de l’empire romain (M. Bréal, Essai de sémantique, 3e éd., p. 311). — Le problème de l’âme des bêtes […] continue d’être discuté (Lanson, dans Volt., Lettres phil., S. T. F. M., t. I, p. 186). — Il continue toujours de pleurer (Péguy, Myst. des saints Innoc., p. 121). — Je continuerai de m’y référer (Ét. Gilson, La société de masse et sa culture, p. 77). — Il avait continué d’y adhérer longtemps (Beauvoir, Force des choses, p. 111). — Il continue de regarder les rhinocéros (Ionesco, Rhinocéros, p. 97). — L’Encyclique de Paul VI […] continue d’entretenir une certaine agitation dans les esprits (Gascar, dans le Figaro litt., 13 avril 1967). — Le Japon continue de purger ses excès financiers et bancaires (M. Vernholes, chronique économ., dans le Monde, 21 déc. 1995). Etc.

    Voilà qui nous mettra tous d’accord 😛
  • #40
    chirstian
    07/08/2008 à 19:25
    • En réponse à Condorcet #39 le 07/08/2008 à 18:55 :
    • « Levons le doute : on peut continuer de OU continuer à. Confirmation par la copie d’un extrait du paragraphe 907 du «Bon Usage» de Goosse/Gre... »
    intéressant ! de mon coté je lis :(Dictionnaire des difficultés du français d’aujourd’hui )
    1. Continuer à se dit lorsque l’action commencée se prolonge ou que l’état précédent persiste : "Ils ont continué à parler sans plus s’occuper de moi".
    2. Continuer de se dit pour insister sur l’absence d’interruption dans une action ou sur la permanence d’un état pendant une période donnée : "Ils ont continué de l’aider jusqu’à la fin de leur vie.
    euh...
    donc en 1 : l’accent mis sur la poursuite d’une action, et 2 sur l’absence d’interruption ? Nuance subtile ! Je continue à ne pas comprendre clairement, et de ne pas comprendre davantage ! Les deux bouts du tunnel sont lumineux, mais entre les deux, c’est le noir absolu. 😐