Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

panier à salade [n]

voiture de police destinée à transporter des prévenus ou des prisonniers ; fourgon de police

Origine et définition

Ceux qui ne sont plus très jeunes ont connu les paniers à salade métalliques, sortes de boules de grillage avec des poignées et destinées à secouer la salade mouillée afin de l'essorer.
Des versions plus élaborées de ces objets ont également existé ().
De ces paniers, il faut garder l'idée d'un récipient à claire-voie dans lequel la salade est extrêmement secouée.
Les premières voitures cellulaires du XIXe siècle, tirées par des chevaux, étaient constituées de parois à claire-voie (ce n'est qu'un peu plus tard qu'elles ont été remplacées par des parois pleines).
Les routes de l'époque n'ayant pas encore la surface lisse des nôtres, les prisonniers qui étaient transportés dans ces véhicules pendant de longs trajets sur des routes en partie défoncées y étaient tellement secoués, qu'ils ont vite été assimilés à cette pauvre salade dans son panier.
Par extension, le véhicule est devenu lui-même un panier à salade, les parois pleines et le confort qu'ont aujourd'hui ces moyens de transport n'ayant pas suffi à leur faire perdre leur surnom.

Exemples

A moins que ce fut un panier à salade.
Vous avez entendu qu'un panier à salade avait heurté une bétonnière, Ed?
Il se tire dans un panier à salade plutôt que dans un corbillard.
Sinon, elle se change en panier à salade.
Patate est dans Le panier à salade

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand grüne Minna minna verte
Allemand zeiserleswagen voiture de tarin
Anglais (USA) paddy wagon chariot irlandais
Anglais meat-waggon chariot à viande
Anglais paddy wagon wagon paddy
Anglais (USA) black Maria maria noire
Catalan furgó cel·lular fourgon cellulaire
Catalan furgó policial fourgon policier
Chinois véhicule
Danois salatfad panier à salade
Espagnol (Espagne) coche, furgon celular voiture, fourgon cellulaire
Espagnol (Espagne) una lechera une laitière
Italien furgone cellulare fourgonnette de police
Néerlandais boevenwagen voiture de bandits
Néerlandais een zespijper une six-buses
Portugais (Brésil) camburão
Portugais (Brésil) tintureiro teinturier
Portugais (Portugal) ramona panier à salade = vehícule policier
Roumain din dragoste par amour
Roumain dubă fourgon
Roumain regina nopții reine de la nuit
Roumain dubă le douteux
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « panier à salade » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.


Commentaires sur l'expression « panier à salade » Commentaires

  • #21
    chirstian
    13/05/2007 à 17:11
    • En réponse à <inconnu> #17 le 13/05/2007 à 11:59 :
    • « Merci de cette précision sur le chaînon manquant. Est-ce que la présence des voyageurs indigents dans le caisson est supposée ou attestée ?... »
    ma citation ( y compris " ou les voyageurs trop pauvres pour payer une place de voiture ") est tirée du TLFI ( cette page mais attestée aussi par d’autres sources.
    On ne la peut donc panier...
  • #22
    Elpepe
    13/05/2007 à 17:11
    • En réponse à <inconnu> #20 le 13/05/2007 à 16:28 :
    • « Joyeux anniversaire Bonobo. Mais tu n’es pas là ? On t’as pas embarqué dans le panier à salades au moins ? J’ai un ami qui s’appelle Bono, i... »
    Claudiiiiiiiiiiiiiiiiiiine ! Et il est Malgache, Bono ?
  • #23
    syanne
    13/05/2007 à 17:51
    En cuisine, on trie la salade avant de la mettre dans le panier.
    En justice, on trie la salade à la sortie du panier : les musiciens vont au violon, les terrassiers au trou, les sportifs au ballon, les médecins au bloc, les carrossiers en taule, les menuisiers au clou, les fêtards en boîte, les biologistes en cellule, etc.
    PS. Bon anniversaire et bonne année libertaire, Bonobo !
  • #24
    syanne
    13/05/2007 à 17:56
    Un bon conseil : ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier à salade, surtout s’il est percé.
  • #25
    Elpepe
    13/05/2007 à 17:58
    • En réponse à syanne #23 le 13/05/2007 à 17:51 :
    • « En cuisine, on trie la salade avant de la mettre dans le panier.
      En justice, on trie la salade à la sortie du panier : les musiciens vont a... »
    etc.

    Et les péripatétiputes ? Au cul-de-basse-fosse ?
  • #26
    syanne
    13/05/2007 à 17:59*
    Je me demande s’il vaut mieux manger du crabe dans un panier à salade ou une salade dans un panier de crabes.
  • #27
    syanne
    13/05/2007 à 18:05
    Attention : si vous essorez votre laitue dans un panier à salade, vous risquez de mouiller les poulets.
  • #28
    Elpepe
    13/05/2007 à 18:20
    Bon, les gosses : Pépé retourne chercher BB à son stand d’atelier d’écriture "Plumes et pinceaux", sur le quai qui fait face à la magnifique enceinte gallo-romaine de la cité cénomane. Grande manifestation annuelle où elle tient un stand de son atelier d’écriture (Écritures en liberté), tandis que les peintres du dimanche et artistes locaux peignent en "live" ladite muraille, sous les yeux esbaudis* des chalands médusés par les Géricault** en herbe.
    Je vous raconte ça pour le principe, car aujourd’hui, vu la météo, les peintres ont tous plié leur chevalet avant midi, et tous les flyers ont été emportés au vent mauvais, deci-delà, pareils à la lettre morte : pas un chat !
    Allez, au lit ! Les mains sur la chaufferette... Brrr !
    * Eh bah, hi hi !
    ** Oui ?
  • #29
    tytoalba
    13/05/2007 à 19:11
    • En réponse à Elpepe #28 le 13/05/2007 à 18:20 :
    • « Bon, les gosses : Pépé retourne chercher BB à son stand d’atelier d’écriture "Plumes et pinceaux", sur le quai qui fait face à la magnifique... »
    on se croirait à une réunion d’anciens combattants. Je n’ai connu mai 68 que de mon lointain lycée de Belgique.
    "Sous les pavés la plage" me fait penser au "panier de crabe" dans lequel se vautrent tous les "paniers percés" politiques.
    Je profite de mon passage pour souhaiter une bonne fête à toutes les mamans où qu’elles soient.
  • #30
    <inconnu>
    13/05/2007 à 19:20
    • En réponse à Elpepe #18 le 13/05/2007 à 12:00 :
    • « Ma fille Marine (c’est son prénom - aucune allusion à la trirème - LPP si tu m’entends)
      Peux pas faire moins que décerner la trirème du jou... »
    J’en ai connu un, qui n’était pas ma sœur, qui en mettant sa main au panier (pas à salade) à perdu tous ses doigts.
    Il était tombé sur une culotte bouffante ! Bien fait !
  • #31
    momolala
    13/05/2007 à 19:47
    • En réponse à tytoalba #29 le 13/05/2007 à 19:11 :
    • « on se croirait à une réunion d’anciens combattants. Je n’ai connu mai 68 que de mon lointain lycée de Belgique.
      "Sous les pavés la plage" m... »
    on se croirait à une réunion d’anciens combattants

    Oh mais que oui, même si je n’avais pas l’emploi du temps adéquat ! A cette époque, ma jolie, les femmes venaient d’obtenir le droit de travailler sans l’autorisation de leur mari, les malheureuses inconscientes (1965), et on nous pensait encore toutes dans le panier des "incapables mineures" : bien que majeure à l’ancienne mode j’ai dû obtenir l’autorisation de me marier de la directrice de l’Ecole Normale où j’étudiais sous l’oeil prudent de la République (malheureuse inconsciente encore !). Ce ne sont pas des salades, et des comme celles-là, j’en ai un plein panier !
    Politiquement mai 68 n’a pas changé grand chose au fond, mais socialement beaucoup de choses ont évolué. Souvenirs, souvenirs mais aussi expérience d’avant, comme nos grands-mères, et d’aujourd’hui, comme nos filles. Très adaptables finalement les 68tards !
    @Chirstian et Peinard, Syanne et Pepe : chapeau-champagne !
  • #32
    <inconnu>
    13/05/2007 à 20:25
    • En réponse à momolala #31 le 13/05/2007 à 19:47 :
    • « on se croirait à une réunion d’anciens combattants
      Oh mais que oui, même si je n’avais pas l’emploi du temps adéquat ! A cette époque, ma j... »
    La permission de se marier ?? A moi ça me parait abhérrant, je vous félicite pour votre courage, momo, vraiment (sans ironie aucune) !!!
    J’ remercie toutes ces femmes qui se sont battues pour notre liberté aujourd’hui, c’est pas encore la parité totale, mais c’est déja beucoup mieux !!!!
    Oh et puis ne parlez pas trop de plage sous les pavés, ça me donne de fausses illusions de vacances....nan mais vous comprenez, avec nos rues goudronées maintenant...hi hi !
  • #33
    tytoalba
    13/05/2007 à 20:52
    • En réponse à momolala #31 le 13/05/2007 à 19:47 :
    • « on se croirait à une réunion d’anciens combattants
      Oh mais que oui, même si je n’avais pas l’emploi du temps adéquat ! A cette époque, ma j... »
    C’était une manière de plaisanter. Je ne suis pas née de la dernière pluie, mais n’ayant que 15 ans à cette époque (à vos calculettes), j’étais plus intéressée par les beatniks et autres hippies que par la politique.
    Il est vrai qu’au point de vue social bien des choses ont changé, même si parfois, j’ai l’impression qu’on fait marche arrière. Merci Benoït.
    Pour ce qui est des bizarreries, j’en ai subi une aussi. En 1981 et 1983, lorsque j’ai eu mes enfants, j’ai dû à ma sortie de la maternité aller les reconnaître à l’hôtel de ville. Tout cela parce que je n’étais pas mariée. Ce qui fait que le premier extrait de naissance mentionne la reconnaissance par le père puisque j’avais signé le papier mais mentionnait "non reconnu de (moi)". C’est un comble. Heureusement cela a changé il y a quelques années.
  • #34
    syanne
    13/05/2007 à 20:53
    Je suis dans la panade, j’ai perdu mon panier,
    Mon panier plein d’salade, pour nourrir mon vannier,
    Mon vannier qu’est malade et veut d’la chicorée,
    D’la chicorée sauvage, ou d’la laitue pommée,
    Car comm’le dit l’adage, de toute éternité :
    « Qui mange de la salade, jamais plus n’est malade ».
    Si j’nourris pas l’malade, on croira que j’l’ai tué,
    Dans l’panier à salade, alors on va m’emmener.
    Si j’débite ma salade, on m’croira folle à lier,
    Y diront qu’j’les balade, et je n’pourrai pas nier.
    Ah quelle dégringolade, pour un foutu panier !*
    * Variante pour âmes moins sensibles :
    Ah quelle dégringolade, pour un foutu vannier !
  • #35
    <inconnu>
    13/05/2007 à 20:54
    • En réponse à momolala #6 le 13/05/2007 à 08:11 :
    • « C’est le privilège de la jeunesse que de trouver des mamies nées avant elle ! Mais bon pied, bon oeil et le reste aussi, la mamie ! A croire... »
    Ah que oui, momolala (non, Johnny n’est pas mon idole). Je ne me souviens pas d’avoir lancé un seul pavé à l’époque (ni plus tard, d’ailleurs). Par contre, j’ai beaucoup manifesté, je compte continuer et je tiens à ce que jamais JAMAIS aucune injustice ne me laisse indifférente. Nous avons été quelques-uns à rêver de changer le monde. On ne peut pas dire que nous ayons beaucoup réussi. Mais il y a eu des avancées. Nous en étions. Nous continuons.
    S’pas ??????
  • #36
    <inconnu>
    13/05/2007 à 21:01
    • En réponse à <inconnu> #15 le 13/05/2007 à 11:29* :
    • « époque à laquelle se rattache les expressions :
      "sautez au yeux, comme un pavé à la gueule d’un flic" et "sous les pavés, la plage"
      A cette... »
    En hommage à Maxime, justement, il y a deux chansons que j’adore (entre autres) : d’abord la fabuleuse, chichiteuse et géniale FONTENAY AUX ROSES, avec son voussoiement subtil, quii amène à la chute... Et puis LA ROUILLE avec cette belle rime si "peace and love" :
    "La rouille aurait un charme fou si elle ne s’attaquait qu’aux grilles"...
  • #37
    <inconnu>
    13/05/2007 à 21:08
    • En réponse à syanne #34 le 13/05/2007 à 20:53 :
    • « Je suis dans la panade, j’ai perdu mon panier,
      Mon panier plein d’salade, pour nourrir mon vannier,
      Mon vannier qu’est malade et veut d’la c... »
    Bravo, Ssyanne. Pour tâcher d’être à la hauteur et te répondre, un de ces jours, il va falloir que je m’entraîne sérieusement !
    Mais j’en ai très envie...
    Bonne nuit.
  • #38
    <inconnu>
    13/05/2007 à 22:05
    • En réponse à <inconnu> #3 le 13/05/2007 à 01:53 :
    • « En Etats-Unis on a toujours dit "Paddy wagon," ce qui n’est pas tres PC parce qu’il y a des irlandais qui le trouvent pejoratif. Ainsi, au... »
    Chez moi, en Angleterre, on dit "Paddy wagon" très rarement (et certainement non pas à la compagnie des irlandais). En général, l’expression "Black Maria" ou même "prisoner transport vehicle" (c’est à dire "Véhicule pour le transport des prisonniers") est beaucoup plus commun.
    Alors, pourquoi on utilise l’expression américaine "paddy wagon" en Angleterre quand il n’y a pas de policiers irlandais comme aux États-Unis? C’est parce qu’ici les irlandais sont dedans.
  • #39
    cotentine
    13/05/2007 à 23:27
    • En réponse à <inconnu> #38 le 13/05/2007 à 22:05 :
    • « Chez moi, en Angleterre, on dit "Paddy wagon" très rarement (et certainement non pas à la compagnie des irlandais). En général, l’expression... »
    C’est parce qu’ici les irlandais sont dedans.

    C’est un joke, j’espère ! ... alors dans ce cas, il faut faire comme les copains, il vaut mieux ajouter un smiley ! dans le genre 😉 ou 😄 ...et ainsi, on est tous dans le même panier (à salade ou pas) on se moque des belges ... qui se moquent de nous et réciproquement et de toutes sortes d’ autres "z’animaux" singuliers comme les BONOBO(s) dont c’est aujourd’hui l’anniversaire ... Happy birthday ! ami Bonobo ... 😉
  • #40
    Marcek
    14/05/2007 à 00:00
    Chers amis, l’anniversaire de Bonobo me ramène vers vous par- delà la mer Méditerranée, ohé, ohé, ohé!
    Triste panier à salade que celui dont on nous parle aujourd’hui: pour égayer l’atmosphère, je vous propose ma salade coquine, laissant la parole à mon cher Octave...BON ANNIVERSAIRE BONOBO (ou Beau NOBO...)

    La salade (Souvenirs d’Octave)
    Dans la cuisine, à pas de loup
    Si ce n’est à pas de matou,
    J’aimais pénétrer par surprise
    Tandis que la gentille Lise
    Se consacrait à maintes tâches.
    Je sentais frémir mes moustaches
    En détachant son tablier
    Alors qu’appuyée à l’évier
    Elle rinçait quelque salade.
    Et mes mains partaient en balade
    Sous sa robe. Je retroussais
    Ses jupons. Elle protestait
    Mais moi, je n’en tenais pas compte !
    Aujourd’hui je l’avoue sans honte
    Est-ce le parfum des épices
    Qui me suggérait les supplices
    Auxquels Lise se soumettait ?
    Et quand son chignon s’écroulait
    Sous mes attaques surprenantes
    Je la tenais presque mourante
    Dans mes bras .Alors, j’embrassais
    Sa nuque offerte et ses épaules
    Et puis je reprenais mon rôle
    De jeune homme bien élevé
    En attendant le déjeuner…