Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

sage comme une image [adj]

calme ; tranquille ; très sage ; très docile ; enfant tranquille et silencieux ; qui n'est pas turbulent ; qui est très docile et obéissant

Origine et définition

Certains imaginent que cette expression a un lien avec la naïveté des images d'Épinal. Mais il n'en est rien.
Si vous regardez bien une image représentant des enfants et si vous êtes un tant soit peu perspicace, vous constaterez que, quel que soit ce qu'ils supposés faire, les bambins qui y sont représentés sont complètement immobiles et silencieux[1].
Exactement le contraire de ces 'charmants' enfants qui vous environnent, sur lesquels il n'existe aucun bouton de volume à tourner vers la gauche, qui s'agitent dans tous les sens, se chamaillent sans arrêt et multiplient les bêtises et qui, les effrontés, ne craignent nullement vos remontrances.
Comment alors ne pas considérer ces enfants muets et immobiles qu'on voit sur les images comme ce qui serait l'idéal du comportement enfantin ?
C'est bien ce qui a été fait par ceux qui, doux rêveurs, ont imaginé cette expression au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle.
[1] Sinon, l'image s'appelle plutôt un film...

Exemples

« - Elle a été sage ce soir [la petite] ?
- Oh! madame... comme une image ! »
Eugène Labiche - La fille bien gardée

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand brav wie ein Engel sage comme un ange
Allemand so süss ! si sage / mignon !
Anglais as good as gold bon comme de l'or
Anglais quiet as a mouse tranquille comme une souris
Anglais (USA) pretty as a picture joli / sage comme une image
Espagnol (Argentine) tranquilo como un angelito sage comme un petit ange
Espagnol (Espagne) ¡ Un ángel ! un ange !
Espagnol (Espagne) más bueno que el pan meilleur que le pain
Espagnol (Espagne) màs bueno que un santo meilleur qu'un saint
Gallois fel angel comme un ange
Italien buono come una angelo bon comme un ange
Néerlandais (Belgique) zo braaf als een engel sage comme un ange
Néerlandais engelachtig angélique
Néerlandais zoet als een plaatje mignon / sage comme une image
Polonais grzeczny jak aniołek sage comme un petit ange
Roumain a sta ca mielul se tenir comme l'agneau
Roumain a sta ca un sfant se tenir comme un saint
Roumain cuminte ca un ingeras sage comme un petit ange
Roumain cumintenia pamantului la sagesse de la terre
Serbe miran kao bubica sage comme une image
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Commentaires sur l'expression « sage comme une image » Commentaires

  • cotentine
    01/12/2007 à 14:40
    • En réponse à momolala #100 le 01/12/2007 à 08:28 :
    • « Juste après la guerre, je venais au monde, mais ce dont je me souviens c’est qu’ils étaient heureux les yeux au fond des yeux, et c’était bi... »
    je n’ai pas "pris la mouche" (non, non, Tyto !)
    j’ai fait semblant de râler à cause des propos tenus par Lpp, tout en sachant qu’il y a une petite part de vérité ... et qu’être enseignant c’est souvent être démuni, désarmé face à certaines difficultés que rencontrent "nos" gosses (enfin ceux des autres qui deviennent les "nôtres" en période scolaire !) et je suis navrée des préoccupations de nos jeunes collègues qui rencontrent com-plexité, con-testations, con-traintes, etc. ... pires qu’il y a quelques années ! 🙁
  • Elpepe
    01/12/2007 à 15:55
    • En réponse à momolala #100 le 01/12/2007 à 08:28 :
    • « Juste après la guerre, je venais au monde, mais ce dont je me souviens c’est qu’ils étaient heureux les yeux au fond des yeux, et c’était bi... »
    Comme tu le dis bien, Momolala... à l’imparfait de l’indicatif. Nous sommes bien d’accord sur le sujet : je n’en prends pas mon parti, je constate simplement. Le phénomène est identique dans les hôpitaux, où nous n’étions pas plus à l’abri de l’angoisse, et palpions la mort plus souvent qu’à notre tour, mais avec une humanité qu’on ne cherchait pas à faire rentrer dans des tableaux Excel, ce qui est aujourd’hui, hélas, une pratique généralisée. A mon grand dam.
  • HoubaHOBBES
    01/12/2007 à 17:46
    Moi, je suis sage, je colorie des images ...
    Et vous ?
    Quiet-Hobbes
  • momolala
    02/12/2007 à 10:27
    • En réponse à Elpepe #102 le 01/12/2007 à 15:55 :
    • « Comme tu le dis bien, Momolala... à l’imparfait de l’indicatif. Nous sommes bien d’accord sur le sujet : je n’en prends pas mon parti, je co... »
    Je le sais bien, que nous sommes de la même espèce. Je pense que dans ces deux domaines essentiels de la mission publique, l’enseignement et la santé, plus peut-être que les moyens, il faut redonner la confiance et laisser les gens faire leur métier, sans souci de rentabilité ni d’"obligation de résultat" : on travaille sur de l’humain. On ne peut rendre sa santé à un mourant, on ne peut donner à chacun qu’un enseignement à la mesure de ses moyens. Le môme qui arrive avec deux heures de dessin animé dans la tête pour apprendre à l’école est battu d’avance. Celui qui est incapable de rester assis, de se concentrer est battu d’avance. Le maître qui en a un tiers seulement dans sa classe est aussi battu d’avance. Le père ou la mère qui inscrit un gosse au CP en disant "je ne sais pas comment vous allez faire parce que moi je n’y arrive pas avec lui" nous bat tous d’avance. Et on trouve des vigiles et des digicodes à l’entrée des services d’urgence des hôpitaux. Et les seules réponses qu’on nous propose pour ne pas perturber l’électeur sont des réponses administratives. Nous sommes tous d’accord.
  • DiwanC
    09/04/2011 à 01:47*
    • En réponse à momolala #104 le 02/12/2007 à 10:27 :
    • « Je le sais bien, que nous sommes de la même espèce. Je pense que dans ces deux domaines essentiels de la mission publique, l’enseignement et... »
    Quelle pêche ce jour-là, Momo ! Confiante en l’avenir, certaine que les jours à venir ne pourraient être que meilleurs, sûre qu’il y a du monde « et du beau monde sur terre » !
    Tout ça pour te taquiner, car c’est bien quand ça « cause sérieux » sur Expressio...
    de temps en temps ! :’-))
  • DiwanC
    09/04/2011 à 02:20*
    L’enfant sage comme une image se dissipe parfois et, en compagnie de l’ami Prévert, il devient aussi turbulent que le vent...
  • chirstian
    09/04/2011 à 09:52
    résumé de l’épisode précédent : au cours d’un 30 novembre dont on sentait bien qu’il ne passerait pas l’année 2007, nos expressionnautes ont débattu sur le triste sort des enfants à l’école, placés face à des enseignantes dont il a été révélé qu’elles se rêvaient volontiers sages comme des images, pour peu qu’elles soient tirées du Kamasoutra.
    4 ans après , diner dans la même salle qu’une famille avec enfants, ou voyager dans un même compartiment me donne la même envie incontrôlable de distribuer des baffes aux petits (parce que c’est quand même plus facile) et surtout aux grands qui ne comprennent pas que si leurs chers bambins ont le droit de faire chier les enseignants c’est parce que ceux-ci sont payés pour (mal ? bon, ça c’est un autre problème!) mais que moi pas.
    Les enfants ont-ils changé ? Les images ont-elles changé ?
    Ai-je tellement changé ? 🙁
  • LeboDan_Ubbleu
    09/04/2011 à 10:49*
    • En réponse à chirstian #107 le 09/04/2011 à 09:52 :
    • « résumé de l’épisode précédent : au cours d’un 30 novembre dont on sentait bien qu’il ne passerait pas l’année 2007, nos expressionnautes ont... »
    la même envie incontrôlable de distribuer des baffes aux petits...

    Les enfants, c’est comme les pets : il n’y a que les siens que l’on supporte ! :’-))
  • mitzi50
    09/04/2011 à 10:58
    Au XVIIè siècle l’ enfant, en tant que personne, n’ existait pas. Dans les familles aisées on le confiait aux soins d’ une nourrice, puis de gouvernantes (ou au couvent) etc... Dans les familles pauvres, il était un travailleur comme un autre dès qu’ il pouvait faire quelque chose. Puis au siècle des lumières on se mit à concevoir des traités d’ éducation (l’ Emile, de Rousseau, par exemple). Il y était question de sagesse, peut-être, mais pas d’ image... Par contre, chez la comtesse de Ségur, les enfants ne sont pas précisément "sages" (même les "petites filles modèles" ont leurs défauts...) mais il faut avouer que c’ est la première fois que l’ on trouve des idées aussi modernes et hardies. Il n’ y a, selon elle, pas de "mauvais enfants", mais des mauvais parents. Quand les parents se consacrent correctement à l’ éducation de leurs enfants, les travers de ces derniers se corrigent peu à peu. Le "Bon petit diable" devient un jeune homme charmant. Mais Georges, le fils de M. Dormère, père laxiste et injuste (Après la pluie, le beau temps), devient voleur et finit sa vie misérablement, en fuite au Mexique...Et les illustrations de la fameuse collection "Hetzel" sont très parlantes... et pas sages du tout ! Quant au comportement de nos chères têtes blondes (ou brunes) contemporaines,on y trouve de tout. Des petits c... à qui on laisse tout faire parce qu’ on a démissionné, d’ autres "qu’ on ne veut pas contrarier", en vertu d’ un résumé mal digéré de Dolto de magazines (alors que F. Dolto n’ a jamais été contre les punitions méritées, mais contre les châtiments corporels), et des enfants qui sont tout à fait agréables parce qu’ on leur a posé des limites. Ils feront certes des bêtises (qui n’ en a jamais fait....) telles que dessiner sur le canapé du salon (ou le mur fraîchement peint) avec des feutres indélébiles, mais ils ne le feront qu’ une fois. Même un enfant de 2 ans peut comprendre ce qu’ il n’ a pas le droit de faire !
  • PHILO_LOGIS
    09/04/2011 à 11:03
    Tu es un sage, Chirstian!
    Quelle réflexion profonde!
    ... Ou en serais-tu l’image?
    Le Mirage, en quelque sorte...
    Déjà que cette réflexion est sortie en Rafale... Tu lèves haut le Super-Etendard du Kamasutra et des enseignatnes réunis. Ton rugissement, tel celui du Jaguar ou celui du Cougar, voire même du Puma, s’élève (c’est normal, après les enseignantes) jusqu’au septième ciel, tel une Alouette, tandis que retentissent les jappements du Fennec ou les miaulements du Caracal dans les déserts, courant après la légère Gazelle.
  • PHILO_LOGIS
    09/04/2011 à 11:15*
    • En réponse à mitzi50 #109 le 09/04/2011 à 10:58 :
    • « Au XVIIè siècle l’ enfant, en tant que personne, n’ existait pas. Dans les familles aisées on le confiait aux soins d’ une nourrice, puis de... »
    telles que dessiner sur le canapé du salon (ou le mur fraîchement peint) avec des feutres indélébiles, mais ils ne le feront qu’ une fois.

    Bien d’accord avec toi, chère amie.
    De même que jouer avec les alumettes dans une poudrière, sauter par la fenêtre du dix-huitième étage et autres agaceries du genre...
    Redevenons sérieux:
    un gosse, même tout bébé, ne va pas arrêter de "marquer son territoire", c’est-à-dire de se définir une zone où il sera le maître. En grandissant, il va toujours repousser les limites de ce-dit teritoire. A nous, tout d’abord, c’est-à-dire les parents - de l’aider en cela, tout en lui faisant comprendre où sont les limites à ne pas dépasser. Les enseignants et éducateurs devront alors s’y associer. Moment crucial pour les parents: ne pas lâcher prise sous le prétexte fallacieux que c’est alors "aux autres" à faire ce boulot. Les parents sont et doivent rester au premier rang. Et surtout, surtout, ne pas refiler la patate chaude "aux institutions", "à l’Etat". Ces lois sur "la protection de la jeunesse" qui interdisent de balancer une taloche sur les fesses "du petit" ou de lui foutre un coup de pied au c*l quand il l’a mérité me font vomir. Le prof qui balance une beigne au "brave petit" pour l’empêcher de le taillader avec son cutter qui se retrouve devant le tribunal: cette situation est une honte. C’est l’abdication de toute une société parce que Madame et Monsieur les parents ont une vie professionnelle tellement pleine qu’il n’y a plus de place pour la vie familiale. Siouplé, remettons l’église au milieu du village et laissone le nez au milieu de la figure du prof qui a essayé de faire son boulot...
    Si les petites têtes blondes ou brunes tournent mal, c’est très souvent suite à l’abdication des parents... Kamasutra ou pas...
  • <inconnu>
    09/04/2011 à 11:20
    • En réponse à chirstian #107 le 09/04/2011 à 09:52 :
    • « résumé de l’épisode précédent : au cours d’un 30 novembre dont on sentait bien qu’il ne passerait pas l’année 2007, nos expressionnautes ont... »
    😡
    Chirstian, ça s’voit qu’t’es pas un prolo.
    Dans ma classe sociale, le chiards, on peut pas les faire garder par la nurse.
    Alors on est tous ensemble, les vieux, les mômes, nous et, c’est vrai, personne n’est "sage comme une image".
    😉
    Maintenant que t’as réveillé ma haine de classe : t’es pas en vacances avec tes pairs dont les caques ne sentent pas le hareng ??
    😏
  • chirstian
    09/04/2011 à 12:17
    • En réponse à <inconnu> #112 le 09/04/2011 à 11:20 :
    • « 😡
      Chirstian, ça s’voit qu’t’es pas un prolo.
      Dans ma classe sociale, le chiards, on peut pas les faire garder par la nurse.
      Alors on est tou... »
    Dans ma classe sociale, le chiards, on peut pas les faire garder par la nurse.
    la question est de fixer des limites aux enfants, et cela s’appelle l’éducation. Je ne vois pas là de problème de classe sociale. Je n’ai jamais fréquenté d’enfants élevés par une nurse, mais sont-ils pour autant mieux éduqués ? Si oui, cela reviendrait à dire qu’il faut être une professionnelle pour savoir éduquer des enfants. Mémé, maman, comment avez-vous fait sans nurse pour m’expliquer tout enfant que je ne devais pas faire chier les autres* ?
    Bon, vous me direz, aujourd’hui je me rattrape sur Expressio , mais c’est pas pareil. Et comme j’utilise un pseudo tu es le premier à avoir compris que j’étais un des enfants Rothschild, et que si je voyage en seconde c’est seulement pour approcher incognito le petit peuple ! 🙂
  • mickeylange
    09/04/2011 à 13:00
    • En réponse à <inconnu> #112 le 09/04/2011 à 11:20 :
    • « 😡
      Chirstian, ça s’voit qu’t’es pas un prolo.
      Dans ma classe sociale, le chiards, on peut pas les faire garder par la nurse.
      Alors on est tou... »
    Je trouve ta démarche négative.
    Personne n’est responsable de "la classe sociale" de ses parents c’est une évidence. Mais critiquer une classe plus favorisée que la tienne, au lieu d’essayer d’en faire partie, te mets dans une démarche négative qui te fait du tort.
    Mon grand-père était ouvrier et il à fini président de son syndicat professionnel. Ses enfants et petits enfants ont donc changé de "classe" (pour reprendre tes mots)
    Mais c’est plus difficile à faire que d’écouter les chantres de la démagogie, qui cherchent à faire croire que le mérite individuel ne peut exister et que le nivellement par le bas est la règle.
    Par ailleurs, c’est confortable, ça rejette la responsabilité sur les autres. Si dans une compétition tu pars étant persuadé que tu vas perdre, c’est pas la peine de prendre le départ. Mais chacun fait ce qu’il veut. 🙂
  • joseta
    09/04/2011 à 13:09
    Le gosse du menuisier es poli à limage du père.
  • <inconnu>
    09/04/2011 à 13:09
    • En réponse à chirstian #113 le 09/04/2011 à 12:17 :
    • « Dans ma classe sociale, le chiards, on peut pas les faire garder par la nurse.
      la question est de fixer des limites aux enfants, et cela s... »
    Meuh non !
    Je dis pas qu’il faut une nurse !
    Mémé, maman, comment avez-vous fait sans nurse pour m’expliquer tout enfant que je ne devais pas faire chier les autres* ?

    Je pose la même question aux miennes adorées, qui m’ont en plus appris l’alphabet avec des cubes en bois rouges et verts, et du coup, je savais lire avant l’école...
    Et, encore en plus, je devenais sage comme une image quand ma mère me faisait les gros yeux !
    Je vais t’expliquer ce qui m’a fait monter sur mes grands chevaux :
    J’ai des amis, que j’aime beaucoup par ailleurs, qui nous invitaient à dîner, mais c’était "entre adultes" !
    J’ai pas l’habitude. Chez moi, quand des amis invitaient mes parents, j’étais de la fête...! Mais attention, j’étais sage; je suis de la génération où les enfants ne touchaient à rien et la fermaient sur une banale injonction.
    Alors je n’ai ni le réflexe ni les sous pour une "baby sitter". Et mon gosse, je l’ai quand-même emmené à la soirée. Il était sage. Et puis comme il s’ennuyait, il est allé dans une chambre où il y avait DVD et le lecteur qui va avec. Et pis c’est tout !
    Je sais pas trop pourquoi les enfants l’ouvrent tellement maintenant. Mai 68 ? Culpabilisation des parents à cause des mauvaises vulgarisations de la psychanalyse ? Société de consommation où les enfants sont hyper gâtés ?
    En tous cas, chirstian, contente de discuter avec toi : 😉
  • joseta
    09/04/2011 à 13:10
    Les gosses trés religieux sont sages comme des icônes.
  • joseta
    09/04/2011 à 13:18
    Avoir des gosses sages comme des mages, c’est pas sorcier!
  • joseta
    09/04/2011 à 13:31
    Le dessinateur est verni, sages comme ses images, sont ses gosses!
  • chirstian
    09/04/2011 à 14:04
    • En réponse à <inconnu> #116 le 09/04/2011 à 13:09 :
    • « Meuh non !
      Je dis pas qu’il faut une nurse !
      Mémé, maman, comment avez-vous fait sans nurse pour m’expliquer tout enfant que je ne devais pa... »
    Je sais pas trop pourquoi les enfants l’ouvrent tellement maintenant
    je vais apporter une réponse très bassement matérielle, à mille lieux des grandes théories : depuis qu’une image animée et sonore s’est introduite dans notre univers, petite boîte en NB qui a conquis couleurs et grand écran au fil du temps, nos comportements ne sont plus les mêmes. Pourquoi se taire devant un adulte, puisque l’adulte parle devant la TV, ou supporte que la TV parle en même temps que lui. Les conversations se superposent maintenant dans tous les moments de la vie : je voyais hier un couple d’amoureux qui s’embrassait (à bouche que veux-tu) ce qui n’empêchait pas le mec de lire un texto par dessus l’épaule de sa nana ! J’imagine très bien un appel la nuit : "allo, t’es où ? Dans ma femme, et toi ? ..." Pourquoi faudrait-il se taire quand l’autre parle, si ce qu’il dit n’est pas "communication" mais remplissage sonore ? Et si la majorité des parents ne réagit plus au bruit de leurs enfants, autrement qu’en parlant encore plus fort, c’est sans doute parce que le bruit fait tellement partie de leur univers, qu’il ne leur pose aucun problème.
    Tes amis ne vous invitaient sans doute pas "entre adultes" pour une partouze (quoique ?) ni par mépris pour vos enfants, mais sans doute seulement pour pouvoir profiter d’un vrai moment d’amitié. Le fait que ton fils se soit montré un ange ne prouve pas qu’ils avaient tort dans leur démarche : pour ma lune de miel je n’ai invité que ma femme, et pourtant j’aime beaucoup ma belle-mère ! 🙂
    Qui se souvient aujourd’hui de ce magnifique proverbe arabe : "Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi" ?