Les expressions françaises décortiquées
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tremper son biscuit [v]

introduire son membre viril dans un orifice adapté

Origine et définition

Cette expression apparue au milieu du XXe siècle est une évolution de l'ancienne expression "tremper son pain au pot" (employée, entre autres, par Rabelais), image très parlante pour qui est un peu au fait de la manière de faire les bébés.
Il est possible que le 'biscuit'[1], petite douceur qu'on s'accorde bien volontiers, vienne du vieux terme 'bistoquette' (qu'on trouve encore actuellement sous la forme 'bistouquette') qui désignait le pénis, instrument dont la forme est proche d'un boudoir, biscuit qui a pu faciliter la naissance de l'image.
[1] Ce mot est issu du latin médiéval 'biscoctus' qui signifiait "cuit deux fois" et qu'on retrouve en espagnol 'bizcocho', en italien 'biscotto' (qui a donné 'biscotte'), en portugais 'biscuto' et en provençal 'bescueit'.

Compléments

Se dit aussi parfois "tremper sa nouille".
Il est important de remarquer que, lorsqu'on trempe un biscuit le matin dans un breuvage chaud, celui-ci devient tout mou (et pas que le matin, d'ailleurs).
Heureusement que ce n'est pas le cas ici...

Exemples

« Il me fait signe... À moi l'honneur de tremper mon biscuit le premier. »
Alphonse Boudard - Le corbillard de Jules

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais to dip one's wick tremper sa mèche
Arabe (Tunisie) baddel el mè lil asfour changer l'eau pour l'oiseau
Autre sucar el melindro tremper le biscuit
Espagnol (Argentine) mojar el bizcocho tremper le biscuit
Espagnol (Espagne) Meterla en caliente La mettre dans du chaud
Espagnol (Espagne) mojar el churro tremper le churro
Français (Suisse) tremper son pinceau
Français (Canada) fourrer
Français (Canada) se tremper le pinceau
Grec βρέχω τη μπουκιά μου tremper sa bouchée de pain
Hongrois berakja neki il lui mis
Italien abbordare aborder
Italien inzuppare il biscotto tremper le biscuit
Néerlandais een nummertje maken faire un petit numero
Portugais (Brésil) afogar o ganso noyer l'oie
Portugais (Brésil) molhar o biscoito tremper le biscuit
Roumain a muia bidineaua tremper le pinceau
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Commentaires sur l'expression « tremper son biscuit » Commentaires

  • DiwanC
    02/11/2016 à 17:31*
    • En réponse à SyntaxTerror #99 le 02/11/2016 à 16:40* :
    • « Ceci n'est pas une charade à tiroirs :
      Mon premier est un serpent
      Mon deuxième est une plaque de terre cuite utilisée pour couvrir les toitu... »
    Che l'ai trouvée... mais avec kolossale triche !
    Aussi, che me tais ! Ya !
  • DiwanC
    02/11/2016 à 17:38*
    • En réponse à joseta #100 le 02/11/2016 à 17:23 :
    • « et Bouba
      J'ai essayé d'interpréter ce qu'a dit gonalzako, à savoir :
      'Mon troisième ne rit pas jaune'
      'Hu' c'est la solution. Encore faut-il... »
    'Hu' c'est la solution.
    Ne le prends pas mal, ô toi Grand Maître de ton disciple ! mais ça, on avait bien compris !
    🤡
  • Paracas
    02/11/2016 à 17:41*
    • En réponse à DiwanC #101 le 02/11/2016 à 17:31* :
    • « Che l'ai trouvée... mais avec kolossale triche !
      Aussi, che me tais ! Ya ! »
    Ach ! ich aussi mais che la gonnaizais !..
  • Paracas
    02/11/2016 à 17:43
    Et ma charade à tiroir ça commence à devenir compliqué à suivre....😐
  • DiwanC
    02/11/2016 à 18:04*
    • En réponse à gerard5253 #94 le 02/11/2016 à 15:09 :
    • « Le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui ( et nous occupe fort agréablement à d'autres moment) est un énorme pourvoyeur de métaphores .
      Il su... »
    Comme toi, j'avais pensé aux délicieuses nuits d'une demoiselle, miroir féminin de notre expression du jour...
    La feinte élégance d'Armelle pour énoncer des énormités, la bouche en cœur et l’œil innocent, est un bonheur. Elle fait de cette chanson une fine confiserie !
    Rien à voir avec la rudesse de "tremper son biscuit".
    Je n'ai pas voulu mélanger serviette et torchon.
    Toi, tu as osé et tu as bien fait !
    😄
  • DiwanC
    02/11/2016 à 18:22*
    • En réponse à Pierre Lincourt #98 le 02/11/2016 à 16:14 :
    • « Pour les 2 expressions du Québec, on peut questionner la forme pronominale de « se tremper le pinceau » qui n’est pas peut-être répandue sur... »
    Ici - dans notre hexagone - "fourrer" ayant le sens d'emplir, de "mettre dans un endroit creux, caché (comme qui dirait mettre dans un fourreau)", le pas fut vite franchi !
    Et "fourrer une dinde" n'a pas toujours le sens culinaire qu'on croit lire de prime abord !
  • gerard5253
    02/11/2016 à 19:04
    • En réponse à DiwanC #106 le 02/11/2016 à 18:22* :
    • « Ici - dans notre hexagone - "fourrer" ayant le sens d'emplir, de "mettre dans un endroit creux, caché (comme qui dirait mettre dans un fourr... »
    Et "fourrer une dinde" n'a pas toujours le sens culinaire qu'on croit lire de prime abord !

    C' est vrai les dindes parfois faut se les farcir 😉
  • Chrisor
    02/11/2016 à 21:28*
    Comment introduire... la chose ?
    Dans la liste du post 27 d'inconnu, on peut noter ''avoir la tringle ou la trique" en rapport uniquement avec l'érection, ''trousser, troncher, tromboner, tringler'' en rapport avec certains ''viens-Eva".
    Ces mots sont marqués par une unité linguistique inconsciente ''tr'' qui possède deux sens: celui de passage (entre, trans, trajet) que l'on rencontre dans ''introduction, intromission et pénétration'' initiant certains transports amoureux ou dans l'expression tremper le biscuit". Le second sens de ''tr'' évoque la notion de déviation de la ligne droite, généralisée à la déviation du droit chemin, second sens qui charge négativement la notion de passage.
    Mais pour ce qui est des expressions en rapport avec l'acte sexuel, l'unité la plus fréquente est ''cr,'' dont l'un des sens est la mort qui dans ce cas est qualifiée de petite. Il est curieux que derrière toutes ces expressions imagées et crues se dissimule cette petite mort évoquée dès qu'Adam eut cr oqué la pomme lors d'un premier cr ac crac .
    La liste suivante n'est-elle pas cr oustillante ?

    - Bivouaquer dans la crevasse - Sacrifier à Vénus ou consommer le sacrifice - Accrocher le wagon - Jouer du serre-croupière - Crapahuter le flemmard - Laminer l’écrevisse - Faire crier (maman) - S’accrocher au lustre - Tremper son sucre (qui fond comme le biscuit)- Tirer sa crampe - Mettre le petit Jésus dans la crèche - Faire criquon criquette - Décrotter - Manger de la chair crue -Ecraser son mégot dans le gigot - Faire une sieste crapuleuse - Faire la lutte creuse - Arroser le cresson - Cracher son plaisir ou son venin - S'escrimer avec une femme - Jouer de la croupe - Décrasser les oreilles à Médor - Accrocher une femme - Remuer le croupion - Casser sa cruche».
    Au total 26 expressions imagées avec des mots divers qui ont en commun seulement le groupe consonantique ''cr'' associé à toutes les voyelles qui signale la ''petite mort'' connue d' Adam quand il croqua la pomme. L'origine inconsciente de ce marquage est évidente et pourtant même les psychanalystes qui présentent pourtant une tendance récurrente à imaginer le caractère sexuel de nombreux vocables n'ont rien manifesté à ce propos comme s'ils n'avaient pas remarqué cette séquence signifiante qui se répète et insiste, une caractéristique du langage de l'inconscient comme le soulignait Lacan !

    Derrière le crac crac publicitaire de la biscotte (que l’on peut tremper aussi comme le biscuit!) et derrière ce langage fleuri de métaphores résonne, à notre insu, une petite mort annoncée, tout aussi cr… oustillante avec ''ot'' pour évoquer le saut et ''ille'' la pénétration ! Croire à la non motivation et à l’arbitraire des signifiants, c’est d’une part nier l’existence de l’inconscient collectif langagier (compréhensible pour Saussure en 1900) et, d’autre part croire à la génération spontanée du langage dans l’hémisphère gauche. Nous sommes tous des robots programmés par les mots qui ont été inventés en grande partie pour cela par le Sorcier au service du chef de la tribu : le pouvoir des mots au service des hommes de pouvoir. Cette emprise ensorceleuse des mots est connu depuis l’Antiquité et les hommes du clergé ne se sont pas privés de l’exercer. Tout apprentissage est un conditionnement qui programme l’hémisphère G. Le langage n’y échappe pas avec une perte de conscience en passant de la réflexion au réflexe pavlovien.
  • SyntaxTerror
    02/11/2016 à 21:43
    • En réponse à Chrisor #108 le 02/11/2016 à 21:28* :
    • « Comment introduire... la chose ?
      Dans la liste du post 27 d'inconnu, on peut noter ''avoir la tringle ou la trique" en rapport uniquement... »
    Cr oire serait donc commettre l'acte de chair ?
    l’hémisphère G
    Intéressante mise au point !
  • SyntaxTerror
    02/11/2016 à 21:48*
    • En réponse à SyntaxTerror #99 le 02/11/2016 à 16:40* :
    • « Ceci n'est pas une charade à tiroirs :
      Mon premier est un serpent
      Mon deuxième est une plaque de terre cuite utilisée pour couvrir les toitu... »
    Même si tout le monde connaît ou a trouvé la solution :
    Mon premier est un serpent : python
    Mon deuxième est une plaque de terre cuite utilisée pour couvrir les toitures : tuile
    Mon tout se trouve dans les garages alsaciens : python-tuile.
  • Chrisor
    02/11/2016 à 22:22*
    • En réponse à SyntaxTerror #109 le 02/11/2016 à 21:43 :
    • « Cr oire serait donc commettre l'acte de chair ?
      l’hémisphère G
      Intéressante mise au point ! »
    L'unité cr évoque la mort pour les être vivants ou la casse (et la forme géométrique de la ligne cassée ou brisée) pour les objets.
    Le verbe croire se lit ainsi : ir - or - cr soit mot à mot '' réflexion qui limite la mort''. La petite mort n'est évoquée que dans certaines expressions citées.
  • Chrisor
    02/11/2016 à 22:30*
    « Mourir ? Plutôt crever! », ce titre choc d'un documentaire de Stéphane Mercurio consacré au dessinateur et caricaturiste Siné, illustre le choix du verbe adéquat pour évoquer le symbolisme phonétique et même littéral de notre trépas. Comment ne pas entendre le groupe consonantique /cr/ ou voir le couple littéral ''cr'' comme un signe de mort qui rime dans la liste de mots suivants :
    Mourir, n'est-ce pas dans le langage vulgaire ''crever'' ? À «mourir de rire», répond vulgairement «c'est crevant». Être crevé, recru de fatigue n'est-il pas synonyme de mort de fatigue ? Lorsqu'un homme meurt, on l'enterre en lui creusant une tombe, en déposant sa dépouille dans un sépulcre ou une crypte funéraire au milieu d'une nécropole. Ce /cr/ résonne dans la rubrique nécrologique, du grec nekros, mort, à l'origine de nécropsie, examen des cadavres, et de nécrophage se nourrissant des morts. Les camps d'extermination nazis usaient de fours crématoires. Crémation, crématorium et crématiste sont liés aux funérailles par combustion du cadavre. Sur les tombes se dressent des croix (crux, crucis en latin, cross en anglais, Kreuz en allemand), signes visibles des morts enterrés. Hier nombre d'entre nous a déposé des chrysanthèmes sur la tombe de ses proches. Celui qui signait la mort se nommait croque-mort ; le morceau de tissu noir que l'on portait en signe de deuil à la coiffure ou au revers de la veste est un crêpe noir, insigne de mort. Un enfant mort-né se disait anciennement un crevard. Le crépuscule signe la mort du jour et parfois celui des Dieux avec un C majuscule. L'eau morte est dite croupie. La trompette de la mort, qui peut être celle qui annonce le Jugement dernier dans l'Apocalypse de Saint Jean, est aussi un champignon qui se nomme craterelle, dont l'image céleste désigne le nuage d'une explosion de bombe atomique ! L'argot n'échappe pas à ce conditionnement inconscient car ''mourir'' se dit aussi ''cronir''.
    Quand on tue quelqu'un on commet un crime, quand on tue une masse d'individus on commet un massacre et lorsqu'on tue ''religieusement'' cela devient un sacrifice.
  • Utilisateur supprimé
    03/11/2016 à 02:07
    • En réponse à Chrisor #112 le 02/11/2016 à 22:30* :
    • « « Mourir ? Plutôt crever! », ce titre choc d'un documentaire de Stéphane Mercurio consacré au dessinateur et caricaturiste Siné, illustre le... »
    Crémation, crématorium et crématiste sont liés aux funérailles par combustion du cadavre.

    Et le crémant de Touraine, alors ? Quand la bouteille est morte, c'est l'ex-crémant.
  • DiwanC
    03/11/2016 à 04:08*
    • En réponse à Chrisor #108 le 02/11/2016 à 21:28* :
    • « Comment introduire... la chose ?
      Dans la liste du post 27 d'inconnu, on peut noter ''avoir la tringle ou la trique" en rapport uniquement... »
    Eh bien, avec tout cela, j'en arriverais presque à la trouver jolie cette expression !
    Quand on tue quelqu'un on commet un crime,...
    Faut-il craindre alors les flammes d'un éternel enfer, le feu crépitant du Malin ? Ou innocent, crier, cracher sa haine face à une cruelle injustice ? Puis abandonnant toute crispation, croire en un monde débarrassé de la crasse qui le gangrène.

    C'est juste un petit exercice pour jouer avec les "cr" ! 🙂
  • Chrisor
    03/11/2016 à 08:57*
    La plupart des ''cr'' de vos mots sont liés à la notion de casse., même si d'après Ausone de Chancel ''On entre, on crie et c'est la vie ! On crie, on sort, et c'est la mort !" . Mais crier c'est surtout casser les oreilles d'autrui. La crasse évoque une croute cassante ! Se crisper comme se recroqueviller, se racrapoter indique une cassure de la ligne. On se casse en deux dit l'expression populaire, ce que l'on fait en crapahutant. Crépiter se lit : mouvement (it) - séparé (ep) de craquements (cr), un ''cr'' qui dérive de l'onomatopée crac.
  • DiwanC
    04/11/2016 à 02:10*
    • En réponse à Chrisor #115 le 03/11/2016 à 08:57* :
    • « La plupart des ''cr'' de vos mots sont liés à la notion de casse., même si d'après Ausone de Chancel ''On entre, on crie et c'est la vie ! O... »
    Et c'est grave Docteur ?
  • LuluBerlu
    18/11/2016 à 22:48
    Moi, je trouve que même si Chrisor a subrepticement introduit un "h", ou une "h", bon j'sais plus... dans son pseudo, il a quand même des tas de choses à nous dire. Respect Monsieur !
  • deLassus
    08/11/2020 à 14:34*
    Respect de la Parole de God ?

    Impeccable : le chapitre Origine et définition est en tous points conforme à ce qu'on trouve dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français (2011).

    L'exemple est le même, mais God, dans Son Livre, s'est lâché un peu et a développé la citation d'Alphonse Boudard.
    Comme vous êtes prévenus par nos amis de Reverso (voir en haut de page), je me lance moi-même :
    " Il me fait signe... À moi l'honneur de tremper mon biscuit le premier. Elle est troussée, elle se serre encore les cuisses pour retenir sa culotte... dans ces cas-là, on tire un peu et on l'écarte. Voilà, je m'enfonce... je n'ai plus qu'à limer comme il faut."
  • deLassus
    14/04/2023 à 23:07*
    • En réponse à deLassus #118 le 08/11/2020 à 14:34* :
    • « Respect de la Parole de God ?

      Impeccable : le chapitre Origine et définition est en tous points conforme à ce qu'on trouve dans le livre... »
    Petite nuance : Dans le Livre, le sous-titre de la page (signification) est :
    "Faire une pénétration sexuelle".