Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

une vérité de La Palice [n]

une lapalissade ; une évidente vérité qui prête à rire

Origine et définition

« Le vainqueur a remporté la victoire »
« Le jour de sa mort a été le dernier jour de sa vie »
Voilà deux beaux exemples de ce que l'on pourrait aisément qualifier de vérité de La Palice ou lapalissade, plus proprement appelé 'truisme', sauf que ce cher Monsieur de La Palice doit se retourner dans sa tombe à chaque fois qu'on évoque son nom de cette manière, moqueuse tellement l'évidence est flagrante.
Jacques de Chabanne, seigneur La Palice est né vers 1470.
Il était maréchal de France lorsqu'en 1525, alors qu'il participait en Italie au siège de Pavie en compagnie de François Ier, il y trouva la mort[1].
Afin qu'il soit enterré dans son pays, son corps fut transporté en France et ceux de ses soldats qui avaient une âme de poètes lui dédièrent une chanson dont des vers disaient "un quart d'heure avant sa mort il faisait encore envie".
Mais en l'absence de traces écrites et suite aux déformations liées aux nombreuses transmissions verbales, ces vers devinrent "un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie".
Voilà comment Monsieur de La Palice qui, sinon, aurait probablement été oublié, passa malencontreusement à la postérité et comment naquit la toute première lapalissade[2], une affirmation d'une évidence telle qu'elle fait au moins sourire.
[1] "J'aime bien" cette expression. Il est assez rare que quelqu'un la cherche et pourtant, lorsqu'elle lui tombe dessus, on dit qu'il l'a trouvée. Étrange, non ?
[2] Le mot 'lapalissade' vient de la ville de La Palisse, dans l'Allier, où se trouve le château de Jacques de La Palice dans la nef de la chapelle duquel il fut enterré.

Exemples

« Le 10 mai, si je suis élu, c'est bien que j'ai la majorité, pardonnez cette vérité de La Palice. »
François Miterrand - Débat télévisé au second tour de l’élection présidentielle - 1981
« Quand on dit beaucoup de lapalissades, on n'est qu'un sot, mais quand on dit un mensonge, on est un malhonnête homme. »
Charles Péguy - Oeuvres de prose

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais a truism un truisme
Anglais (USA) yogi Berrism un yogiberrisme
Catalan tan cert com ara és de dia Aussi sûr que c'est le jour
Catalan tan cert com el sol Si certain que le soleil
Espagnol (Argentine) una verdad de Pero Grullo / Una perogrullada une vérité de Pero Grullo
Espagnol (Espagne) una verdad de Perogrullo / Una perogrullada une vérité de Perogrullo / Une perogrullade
Italien una verità lapalissiana une vérité de La Palice
Néerlandais dubbele-porte brisé-schuifdeuren une lapalissade, (construction humoristique)
Néerlandais een waarheid als een koe une vérité comme une vache
Roumain o lapalisadă une lapalissade
Suédois tårta på tårta tarte sur tarte
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « une vérité de La Palice » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

Voir aussi


Commentaires sur l'expression « une vérité de La Palice » Commentaires

  • <inconnu>
    24/01/2013 à 19:21*
    • En réponse à mickeylange #120 le 24/01/2013 à 19:15* :
    • « J’ai reçu d’un ami d’expressio par le canal 12 la lapalissade suivante.
      Braguette:
      Rideau du théâtre de Popaul
      Comment c’est pas une lapalis... »
    Germaiiiiine ! Ici, aux pieds, euh, non ! Aux rideaux !
  • DiwanC
    25/01/2013 à 02:38*
    @120 et @121 - J’arrive, j’arrive... Bon, veux bien vous expliquer mais, je vous préviens , je ne ferai pas ça tous les jours !

    Cette histoire demande un petit saut dans le temps.
    Nous sommes le 26 avril 1758 et dans la maison d’Yves et Diane de la Braque, naît l’héritier tant attendu, Marc, un solide garçon dont - dès sa plus tendre enfance – on ne peut douter de la virilité.
    Marc grandit. Le métier d’armes qui est celui de tout gentilhomme ne l’intéresse pas. Il ne rêve que musique, peinture, sculpture... il s’attarde dans les tavernes fréquentées par les rapins, les soubrettes...
    Il a vingt ans lorsqu’il s’éprend de Marie, une jeune actrice. Pour elle, il abandonne la vie facile et suit sa belle sur les routes où brinqueballent les roulottes du théâtre ambulant. Éric, le directeur, accueille généreusement Marc, lui confie quelques taches puis de petits rôles et, rapidement il s’aperçoit que le jeune homme n’est pas dépourvu de talent.
    Aussi, lorsqu’en 1788, Éric propose à la troupe de monter la pièce « Paul et Virginie » (inspirée du célèbre roman de Bernardin de Saint-Pierre), c’est Marc qui tiendra l’un des rôles-titre. C’est un succès, Marc triomphe et ses compagnons de jeux – mi par malice, mi par jalousie – le surnomment rapidement Popaul.
    La troupe n’est pas bien riche ; les décors coûtent cher, les costumes plus encore. On ne jette rien, on utilise tout : ainsi, c’est dans un reste de rideau rouge qu’est taillé un pantalon de scène pour Marc-Popaul.
    Le tissu est mince et dissimule mal la ...vigueur de Popaul-Marc. Le jour où celui-ci – après un petit temps passé dans la cabane au fond du jardin - ne remarque pas le désordre de sa toilette, Éric l’interpelle :
    - Ben alors, Popaul, on a mal reboutonné son rideau de théâtre !
    Et pis c’est tout ! 😄 Un p’tit mouchoir M’sieur Ubbleu ?
  • reginama
    25/01/2013 à 12:11
    réponse à Mintaka - c’est voulu... non, pas tellement, c’est plutôt instinctif, esthétique - j’ai trouvé que ça faisait trop de hhhh pour un mot qui se doit d’aller droit au but, sans fioritures.
    mais t’en fais pas, encore quelques années de textos et l’académie va devoir se bouger pour trouver des orthhhographhhes au goût du jour et arrêter de copier servilement les erreurs consacrées par les clercs de notaires, faméliques et prétentieux, payés au mot graphé et non pas à la fidélité philologique.
  • Utilisateur supprimé
    22/07/2018 à 03:20*
    Aujourd'hui nous fêtons les Marie-Madeleine. Voici des madeleines au bain-marie.
  • Utilisateur supprimé
    22/07/2018 à 03:26
    • En réponse à Utilisateur supprimé #124 le 22/07/2018 à 03:20* :
    • « Aujourd'hui nous fêtons les Marie-Madeleine. Voici des madeleines au bain-marie. »
    À l'époque de Jésus (pas à cet époxy), il n'y avait pas de bas nylon. C'est pourquoi cette fille, on l'appelait Marie-bas-de-laine. Elle ne pouvait pas être polie et s'taire non plus, alors elle s'est contentée de bas mi-longs.
  • DiwanC
    22/07/2018 à 03:45*
  • Paracas
    22/07/2018 à 06:09*
    Le problème c'est que cette lapalissade tout le monde pense pouvoir se l'approprier
    "Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."
    Serions nous donc tous les cons de quelqu'un ?.....
    Je vous laisse réfléchir à cette grande question métaphysique et m'en vais préparer le café à déguster avec les bons croissants tout chauds qui, s'ils n'étaient pas déjà arrivés ne seraient pas encore là.....🙂
    PS: Ah oui, pas de video aujourd'hui, c'est un texte posthume alors vous savez qui s'y colle....
    Comme il chante moins bien que si c'était mieux je préfère vous éviter ça...
  • Kyrikou
    22/07/2018 à 08:06
    • En réponse à DiwanC #126 le 22/07/2018 à 03:45* :
    • « En arrivant les voilà !
      🙂 »
    Coucou
    Me demandais comment était arrivée cette jolie habitude des croissants 😄
  • Kyrikou
    22/07/2018 à 08:06
    • En réponse à DiwanC #126 le 22/07/2018 à 03:45* :
    • « En arrivant les voilà !
      🙂 »
    Coucou
    Me demandais comment était arrivée cette jolie habitude des croissants 😄
  • Kyrikou
    22/07/2018 à 08:08
    • En réponse à Paracas #127 le 22/07/2018 à 06:09* :
    • « Le problème c'est que cette lapalissade là tout le monde pense pouvoir se l'approprier
      "Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."... »
    Bah je dirais qu'on est forcément le con de quelqu'un 😉
  • Paracas
    22/07/2018 à 08:14
    • En réponse à Kyrikou #128 le 22/07/2018 à 08:06 :
    • « Coucou
      Me demandais comment était arrivée cette jolie habitude des croissants 😄 »
    Ben j'ai commencé à faire le café tous les jours et un jour Diwan a eu la riche idée d'offrir les croissants le dimanche....
    C'est aussi simple que si c'était pas plus compliqué...
  • Paracas
    22/07/2018 à 08:14
    • En réponse à Kyrikou #128 le 22/07/2018 à 08:06 :
    • « Coucou
      Me demandais comment était arrivée cette jolie habitude des croissants 😄 »
    Ben j'ai commencé à faire le café tous les jours et un jour Diwan a eu la riche idée d'offrir les croissants le dimanche....
    C'est aussi simple que si c'était pas plus compliqué...
  • Paracas
    22/07/2018 à 08:15
    Tiens ! Nous bissons ensemble.....
    Cette intimité commence à être gênante....
  • Paracas
    22/07/2018 à 08:16
    • En réponse à Kyrikou #130 le 22/07/2018 à 08:08 :
    • « Bah je dirais qu'on est forcément le con de quelqu'un 😉 »
    C'est aussi mon avis et je le partage..
  • Kyrikou
    22/07/2018 à 08:17
    1er bissage du jour....Bonjour 🤡
  • Kyrikou
    22/07/2018 à 08:45
    • En réponse à Paracas #133 le 22/07/2018 à 08:15 :
    • « Tiens ! Nous bissons ensemble.....
      Cette intimité commence à être gênante.... »
    Mais non, mais non , c'sonsses les plus gênés qui s'en vont 😉
    Pis quand y d'la gêne, y a pas d'plaisir 😕
    Et moi, suis pas gêné du tout 😄
  • Kyrikou
    22/07/2018 à 08:46
    • En réponse à Paracas #132 le 22/07/2018 à 08:14 :
    • « Ben j'ai commencé à faire le café tous les jours et un jour Diwan a eu la riche idée d'offrir les croissants le dimanche....
      C'est aussi sim... »
    Mais dans tout ça, on attend toujours le kawa, Bouba 😉
  • Paracas
    22/07/2018 à 09:34
    Oh faut te réveiller je l'ai préparé à l'étage 127 !
  • Paracas
    22/07/2018 à 09:34
    Oh faut te réveiller je l'ai préparé à l'étage 127 !
  • Paracas
    22/07/2018 à 09:34
    Tiens du coup t'en as un double.