Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

en goguette [adv]

de bonne humeur ; sous l'effet de libations un peu trop copieuses ; en partie fine ; sous l'effet du vin et de la bonne chère ; qui est excité ; de joyeuse humeur

Origine et définition

'Goguette' est issu du mot 'gogue' (d'où vient également l'expression à gogo) qui, en ancien français, voulait dire 'réjouissance'.
Le mot date du milieu du XVIe siècle. Mais un siècle avant, dans le même domaine, "faire goguettes", c'était "faire ripailles" ou "se régaler". De ces excès au cours des fêtes, on disait aussi à la même époque "être dans ses goguettes" pour signifier "être de belle humeur".
Voilà donc une expression dont le sens n'a pas vraiment varié au fil des siècles depuis son apparition.

Exemples

« Les esquisses que mon fils avait faites d'après les dessins de Goya représentant des moines en goguette, et dont il avait orné notre chambre, le scandalisèrent un peu (…) »
George Sand - Hiver à Majorque

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais Excited Excité
Anglais (Canada) tipsy; feeling no pain titubant; dans les vapes
Anglais to be merry in one's cups avoir le vin gai
Espagnol (Argentine) estar alegre / Estar entonado être gai / avoir la bonne intonation
Espagnol (Espagne) estar alegre être gai
Espagnol (Espagne) Estar cachondo Être très excité et content
Espagnol (Espagne) estar chispa être étincelle
Français (Canada) être parti pour la gloire être joyeux, plein d'entrain
Français (Canada) être sur le party
Grec γίνομαι στουπί devenir une étoupe
Hongrois spiccesen en goguette
Italien essere su di giri être haut de tours
Italien essere in cimberli être en goguettes
Italien essere brillo être gris
Italien brillo être légèrement ivre
Italien allegro de bonne humeur
Néerlandais een beetje sikker (sjikker) zijn être joyeusement saoulé
Néerlandais in hogere sferen zijn ..... être dans des sphères (très) élevés (p.ex. sous influence d'alcool)
Néerlandais (Belgique) in de wind zijn être dans le vent
Néerlandais (Belgique) tipsy zijn être tipsy
Néerlandais boven zijn theewater zijn être dessus son eau pour le thé
Néerlandais een vrolijke dronk hebben avoir une gorgée joyeuse
Néerlandais voldaan zijn être satisfait
Portugais (Portugal) de pileque de pie
Portugais (Portugal) meio alto haut
Roumain afumat fumé
Roumain aghezmuit arrosé d'eau bénite
Roumain cherchelit en goguette
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Commentaires sur l'expression « en goguette » Commentaires

  • #61
    HoubaHOBBES
    19/01/2007 à 19:53
    • En réponse à <inconnu> #32 le 18/01/2007 à 14:29 :
    • « En Belgique, "être en goguette" signifie plutôt "faire la tournée des Grands Ducs", faire la fête et boire jusqu’à plus soif, mais hors de c... »
    Salut Marco,
    en effet, c’est un peu le sens intuitif qu’on lui donne, mais reconnaissons humblement que
    1- elle est rarement utilisée, et
    2- God a raison. Pas vrai, mon Gros Lapinouchet ? Hé, God, c’est à toi que je parle évidemment !
    Tu vois, le nouveau - là, il faut directement lui apprendre qu’ici, on n’est pas en Belle Gique : on est en Expressionie, dont Tu es le Grand Maître, notre Sauveur à toutes et tous.
    Sluuurp-Hobbes
    Et un salut-à-tous de Hobbes qui se fait tout petit dans son coin, et discret... Chhhht !
  • #62
    HoubaHOBBES
    19/01/2007 à 19:56
    • En réponse à Elpepe #49 le 18/01/2007 à 18:41 :
    • « Si je descends vers Toulon, ce sera vers mai-juin, je pense. Et vraisemblablement sans BB, parce qu’elle marne, pendant que je marine ! Et ç... »
    J’aime ! Et j’imagine que ton filleul, un neveu sans doute dit de toi :
    "C’est mon parrain, il est marrant ! C’est un marin qu’est mon parent."
    A+-Hobbes
  • #63
    momolala
    08/08/2009 à 06:04
    Deux ans et demi déjà sont passés ! Je n’en reviens pas. En ce jour de juillet, pas de tempête en vue, Eureka en goguette amoureuse, Borikito goguenard, qui nous lorgne depuis le Paradis, la porte restée ouverte a bien aéré le Phare : les djeunes d’Expressio, c’est à vous d’élever le débat et de nous éblouir à gogo de votre culture.
  • #64
    mickeylange
    08/08/2009 à 10:27*
    Sans la marine Van Gogh n’aurait pas pu aller à Tahiti.
    Comment c’est pas Van Gogh ? Je confonds avec Gogue hein. Ah bon !
    Vincent Paul et les autres.
  • #65
    <inconnu>
    08/08/2009 à 11:52
    Après un repas fortement arrosé
    Il passa la nuit en goguette,
    Penché
    Par dessus la blanche cuvette...
    Des gogues...l
    Le pauvret!
    Et pardon pour la rime
    Quin’a rien d’assassine...
    Car j’ai du aider Le Pauvret
    A regagner sa couche
    Et calmer le hoquet
    De ses agapes...un peu trop arroséees...
    Et j’ai les yeux qui...louchent!
    😡
  • #66
    momolala
    08/08/2009 à 12:23
    • En réponse à <inconnu> #65 le 08/08/2009 à 11:52 :
    • « Après un repas fortement arrosé
      Il passa la nuit en goguette,
      Penché
      Par dessus la blanche cuvette... »
    Même avec Mickey et l’ange qui l’accompagne et toi en double, il n’y a pas foule sur ce merrrveilleux site. Tous en goguette ?
  • #67
    mickeylange
    08/08/2009 à 12:28*
    • En réponse à momolala #66 le 08/08/2009 à 12:23 :
    • « Même avec Mickey et l’ange qui l’accompagne et toi en double, il n’y a pas foule sur ce merrrveilleux site. Tous en goguette ? »
    Non, ma Momo t’es pas toute seule. Tiens ils parlent des Adrets dans Var-matin.
    Mais revenons aux choses sérieuses:
    Le Nard est une huile essentielle de l’Himalaya elle participe à l’apaisement des tensions quotidiennes. Elle est traditionnellement connue en Inde pour ses propriétés sédatives et calmantes en application sur le plexus solaire ou sacré. On lui attribue un pouvoir d’induction sur les rêves.
    Mais finalement, je l’ai jetée aux gogues Nard.
    Ach !!!
    Il est où l’amiral des mâts gogues ?
    Re Ach !!!
  • #68
    Emeu29
    08/08/2009 à 13:17
    Je t’envoie déjà mondouble, tu ne voudrais pas que je vienne en personne, non plus ?
    Tu en demandes beaucoup, Gourmande que tu es ! 😉
    A propos de "-gogue", le pédagogue à l’air d’aimer ©
    Bonne journée !
  • #69
    <inconnu>
    08/08/2009 à 14:04
    Pour ce qui est d’avoir tiré à la ligne, vous fîtes fort le 18 janvier 2007, les piliers D’Expressio… ! Mention très bien à Cotentine, Momolala, file_au_logis, Elpepe, Eureka, borikito….
    Le 3 septembre 1959 à 21 heures, au Théâtre de La Michodière, un des très beaux Théâtres à l’italienne de Paris (environ 700 places), François Périer créait (en compagnie de Jacqueline Maillan), ce qui allait devenir l’un des plus immenses succès de son immense carrière : Gog et Magog , pièce anglaise de Roger MacDougall et Ted Allan adaptée en Français par Gabriel Arout, et dans une mise en scène de François Périer. La pièce à tenu l’affiche plusieurs années, et F. Périer l’a reprise dans le même Théâtre (dont il était aussi le directeur) pour plusieurs saisons de nouveau, vers le milieu des années 1970.
    Résumé de la pièce :
    Julien Fanshaw n’a pas réussi dans son métier de pianiste-compositeur et il n’est guère apprécié dans sa famille, sa femme exceptée. Il voit d’un très mauvais oeil surgir un certain David, son sosie, qui séduit tout le monde, et met les rieurs de son côté. Mais qui est David ? N’a-t-il pas été créé de toutes pièces par Julien dans un but pervers, voire criminel ? C’est du moins ce que pense l’inspecteur Gordon de Scotland Yard qui voudrait pour une fois empêcher un crime plutôt que d’intervenir après qu’il ait été commis. Cela ne lui réussit pas...
    Bien-sûr, François Périer jouait à la fois Julien et David.
  • #70
    momolala
    08/08/2009 à 16:54
    • En réponse à <inconnu> #69 le 08/08/2009 à 14:04 :
    • « Pour ce qui est d’avoir tiré à la ligne, vous fîtes fort le 18 janvier 2007, les piliers D’Expressio… ! Mention très bien à Cotentine, Momol... »
    Et qui tenait le balai-brosse dans cette distribution ? Parce que quand même, les utilités sont parfois indispensables !
  • #71
    <inconnu>
    08/08/2009 à 17:11
    Il suffit de demander!
    Gog et Magog
    de Roger MacDougall et Ted Allan (d’après Roy Vickers)
    Traduction : Gabriel Arout
    Création le 3 septembre 1959 : Théâtre de la Michodière (Paris)
    Mise en scène François Périer
    Scénographie Jean-Pierre Genisset
    Musique originale Michel Emer
    Avec François Périer (Julien et David Fanshaw)
    Jacqueline Maillan (Edith)
    René Blancard (Ernest)
    Teddy Bilis (Mr Thwaites)
    Josette Harmina (Elsa)
    Roger Carel (Inspecteur Gordon)
    J’ai le texte de la version française et de l’original anglais (pas ici!); La pièce originale porte un autre titre que je n’arrive pas à trouver sur gogol et il est scandaleux de parler de traduction, Gabriel Arout, excellent dramaturge, a fait un gros boulot d’adaptation qui rend la pièce française bien meilleure que la version originale.
  • #72
    mickeylange
    08/08/2009 à 17:13*
    • En réponse à <inconnu> #71 le 08/08/2009 à 17:11 :
    • « Il suffit de demander!
      Gog et Magog
      de Roger MacDougall et Ted Allan (d’après Roy Vickers)
      Traduction : Gabriel Arout »
    Périer c’est fou !
    alors deux !!!
    mais ça dit pas qui tenait le balai-brosse, et qui faisait des gâteries au producteur ?
  • #73
    momolala
    08/08/2009 à 17:19
    • En réponse à mickeylange #72 le 08/08/2009 à 17:13* :
    • « Périer c’est fou !
      alors deux !!!
      mais ça dit pas qui tenait le balai-brosse, et qui faisait des gâteries au producteur ? »
    Plus on est de fous plus on rit ! enfin, il paraît, parce qu’aujourd’hui il y a de l’écho dans le phare d’Expressio. On n’a pas parlé de gâteries au producteur qui ne s’appelait pas Bill !
  • #74
    <inconnu>
    08/08/2009 à 17:33
    • En réponse à momolala #70 le 08/08/2009 à 16:54 :
    • « Et qui tenait le balai-brosse dans cette distribution ? Parce que quand même, les utilités sont parfois indispensables ! »
    Et comment que les utilités sont indispensables... Et encore plus dans cette pièce que dans bien d’autres car il fallait bien "meubler" les sorties de Périer pour se changer de Julien en David et Vice-versa.
    J’ai eu, en 1986, le grand bonheur d’organiser une partie de la tournée de "Monsieur Chasse" avec le même François Périer" et de pouvoir mesurer la qualité du travail de ce très grand comédien, un des tout-meilleurs qu’il m’ait été donner de côtoyer, et en tournée, un compagnon parfait.
    Au cours de cette tournée, nous avons vécu une (més)aventure unique: Bien-sûr toutes les salles étaient combles, Feydeau+Périer=succès garanti, sauf que le jour où nous nous produisions à Roubaix (au Colisée, superbe Théâtre à l’allemande de près de 2.000 places)... L’équipe de France de Foootball, (inespérée à ce niveau paraît-il) affrontait en demi finale de la coupe du monde l’équipe d’Allemagne: toutes les places étaient vendues mais nous avons joué devant une salle à moitié vide!
  • #75
    <inconnu>
    08/08/2009 à 17:38*
    • En réponse à mickeylange #72 le 08/08/2009 à 17:13* :
    • « Périer c’est fou !
      alors deux !!!
      mais ça dit pas qui tenait le balai-brosse, et qui faisait des gâteries au producteur ? »
    qui faisait des gâteries au producteur ?

    Sur cette tournée là, personne, mais plus tard, j’ai vendu de l’Opérette pendant une dizaine d’années... Six à douze danseuses selon les Spectacles... des interprètes... des choristes... des musiciennes dans l’orchestre...
  • #76
    mickeylange
    08/08/2009 à 17:55*
    • En réponse à <inconnu> #75 le 08/08/2009 à 17:38* :
    • « qui faisait des gâteries au producteur ?
      Sur cette tournée là, personne, mais plus tard, j’ai vendu de l’Opérette pendant une dizaine d’ann... »
    Finalement... les danseuses ...les interprètes... les choristes... les musiciennes n’ont pas plus de moralité que les secrétaires.
    Heu... et la femme de ménage... elle astique pas ?
  • #77
    mickeylange
    08/08/2009 à 18:04
    • En réponse à <inconnu> #75 le 08/08/2009 à 17:38* :
    • « qui faisait des gâteries au producteur ?
      Sur cette tournée là, personne, mais plus tard, j’ai vendu de l’Opérette pendant une dizaine d’ann... »
    Les musiciennes jouent du pipeau
    les choristes ont toujours la bouche ouverte
    les danseuses ont les ballets roses
    la femme de ménage fait reluire
    mais les interprètes ?
  • #78
    <inconnu>
    08/08/2009 à 18:28
    • En réponse à mickeylange #77 le 08/08/2009 à 18:04 :
    • « Les musiciennes jouent du pipeau
      les choristes ont toujours la bouche ouverte
      les danseuses ont les ballets roses
      la femme de ménage fait re... »
    Les interprètes (en opérette) sont des solistes qui à la fois chantent, jouent la comédie et dansent... Tu vois, les possibilités étaient multiples... et la concurrence assez rare parce que le prestige du producteur, on a beau dire, ça marche encore, et qu’un fort pourcentage des "mâles" de la troupe préféraient leur semblables à la gent féminine.
  • #79
    momolala
    08/08/2009 à 19:35
    • En réponse à <inconnu> #78 le 08/08/2009 à 18:28 :
    • « Les interprètes (en opérette) sont des solistes qui à la fois chantent, jouent la comédie et dansent... Tu vois, les possibilités étaient mu... »
    Ah, ces artistes ! Note bien qu’on écrit indifféremment artiste au masculin et au féminin, à l’hermaphrodite, à l’homosexuel, au neutre devrait-on dire parfois... Ce qui permet à des acteurs de tenir des rôles féminins et inversement et d’aimer qui bon leur semble sans qu’il n’y ait rien à redire là-dessus... ou dessous.
  • #80
    cotentine
    09/08/2009 à 14:15
    • En réponse à momolala #79 le 08/08/2009 à 19:35 :
    • « Ah, ces artistes ! Note bien qu’on écrit indifféremment artiste au masculin et au féminin, à l’hermaphrodite, à l’homosexuel, au neutre devr... »
    comme Roméo et Juliette, dans la pièce de Shakespeare, le rôle de Juliette, dans les 1ères représentations, au XVIème siècle, était tenu par un beau jeune homme "déguisé" en damoiselle ...
    et dans l’école Normale de Filles (et non de filles normales) que j’ai fréquentée, j’ai joué, du fait de ma grande taille, des rôles d’hommes lors de représentations théâtrales 😉