Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

ventre affamé n'a pas d'oreilles [exp]

on ne peut pas réfléchir quand on a faim ; la faim étouffe tout le reste ; un homme affamé ne saurait être raisonné ; celui qui a faim n'écoute pas

Origine et définition

N'importe quel spécialiste d'anatomie humaine pourra vous confirmer que le ventre ne possède aucune oreille, et ce, qu'il soit affamé ou rassasié. Alors pourquoi une telle expression ?

Eh bien simplement parce qu'il est bien connu depuis lontemps (l'expression, sous une autre forme, date du IIe siècle avant J.C.) que celui qui a extrêmement faim est prêt à prendre des risques, à ne pas écouter la voix de la raison pour arriver à manger. Il en est de même pour celui qui, très pauvre, n'hésite plus à utiliser des moyens illicites ou dangereux pour subvenir à ses besoins.

Ici, la personne affamée est réduite à son ventre, ce point qui l'obsède et dont on imagine qu'il crie si fort famine que les hurlements couvrent sa petite voix intérieure qui lui dit de ne prendre aucun risque, même pour satisfaire sa faim, ou bien la voix d'un ami qui tente de lui faire entendre raison.

C'est Caton (dit "l'Ancien" ou "le Censeur" ) qui aurait le premier utilisé cette phrase, devenue proverbe, sous la forme "il est difficile de discuter avec le ventre, car il n'a pas d'oreille"[1]. C'est bien plus tard chez Rabelais dans le Tiers Livre que la forme actuelle est attestée pour la première fois, forme que Jean de la Fontaine utilise dans "Le milan et le rossignol" et que Proust a détournée en plaisanterie (voir les exemples).

[1] Selon Plutarque, biographe de Caton, cette phrase aurait été prononcée alors que, dans une période de disette, les Romains réclamaient à cor et à cri une distribution de blé initialement non planifiée. Caton s’y serait fermement opposé, considérant une telle mesure comme démagogique, et aurait dit à ses concitoyens : "Il est difficile de parler à un ventre, citoyens, car il n’a
pas d’oreilles".

Compléments

Est-il besoin d'être affamé pour ne plus écouter la voix de la raison ? Il semble qu'il suffise d'être gourmand. Ainsi, le magazine Sciences & Avenir a publié l'information suivante : Donneriez-vous vos mots de passe contre une barre de chocolat ? Interrogés dans le cadre d'une enquête fictive réalisée en 2008 devant une station de métro londonien, ils ont été 21% d'employés de bureau à accepter le troc. Les femmes seraient quatre fois plus faciles à corrompre que les hommes (45% d'entre elles donnent leurs mots de passe contre 10% des hommes).

Exemples

« Comment peut-il avoir des pensées générales, des sentiments généreux, des vertus civiques, lorsque tout le ramène aux nécessités de la vie domestique. Vivre libre est une noble et belle chose ; mais il faut vivre d'abord : ventre affamé n'a pas d'oreilles. »
Étienne Vacherot - La démocratie

« Mme de L'Eclin portant les cheveux en bandeaux qui lui cachaient entièrement les oreilles, on ne l'appelait jamais que "ventre affamé" »
Marcel Proust - À la recherche du temps perdu

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand ein voller Bauch studiert nicht gern après repas étude ne va
Allemand erst kommt das Fressen, dann kommt die Moral d'abord la bouffe, la morale après
Anglais (USA) hungry bellies have no ears les ventres affamés n'ont point d'oreilles
Anglais (USA) words are wasted on a starving man les mots sont gaspillés avec un homme affamé
Bulgare гладна мечка хоро не играе un ours affamé ne danse pas
Espagnol un estómago vacío es un mal consejero un estomac vide est un mauvais conseiller
Espagnol (Espagne) a buen hambre, no hay pan duro à bonne faim, il n'y a pas de pain dur
Espagnol (Espagne) el hambre es mala consejera la faim est une mauvaise conseillère
Espagnol (Espagne) Estómago hambriento no tiene oidos Ventre affamé n'a pas d'oreilles
Espagnol (Espagne) La necesidad no tiene leyes Nécessite fait loi
Hongrois Üres hasnak nem elég a szép szó. Au ventre creux ne suffisent pas les belles paroles. (Ventre affamé n’a pas d’oreilles.)
Italien ventre digiuno non ode nessuno ventre à jeun n'entend personne
Latin Primum vivere deinde philosophari Vivre d'abord, puis philosopher
Néerlandais honger maakt rauwe bonen zoet la faim adoucit les haricots crus/mal cuits
Néerlandais voor een hongerige maag is het slecht preken prêcher pour un ventre affamé ne marche pas bien
Néerlandais honger is een slechte raadgever la faim est un mauvais conseiller
Néerlandais een hongerige maag heeft geen oren un ventre affamé n'a pas d'oreilles
Néerlandais (Belgique) een hongerige maag luistert niet naar rede un estomac affamé n'écoute pas la raison
Néerlandais eerst komt het (vr)eten, dan de moraal d'abord la bouffe, après vient la morale Dreigroschenoper de Bertolt Brecht . Dans la chanson :: 'Wovon lebt der Mensch?
Portugais (Brésil) barriga vazia não ouve ninguém ventre vide n'écoute personne
Portugais (Brésil) barriga vazia não tem ouvidos le ventre vide n'a pas d'oreilles
Portugais (Brésil) homem em jejum não ouve a nenhum un homme à jeun n'écoute personne
Roumain Foamea e un rău sfetnic La faim est un mauvais conseiller
Roumain Ruşinea înconjură, foamea dă de-a dreptul La honte contourne, la faim va tout droit
Roumain ursul flămând nu joacă l'ours affamé ne danse pas
Russe голодное брюхо к учению глухо ventre affamé est sourd pour l'instruction
Slovaque Prázdne brucho – hluché ucho. Ventre vide - oreille sourde.
Turc aç ayi oynamaz l'ours affamé ne joue pas
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Commentaires sur l'expression « ventre affamé n'a pas d'oreilles » Commentaires

  • #41
    momolala
    30/03/2009 à 15:29
    • En réponse à syanne #38 le 30/03/2009 à 15:20* :
    • « Il fut un temps où l’on notait. Sur 10 ou sur 20, en points entiers, sans artificiellement dissocier le « fond » de la forme », si tant est... »
    Tu as pleinement raison quant à l’aspect évaluation diagnostique, mais dans l’évaluation formative à quoi servent les notes ? Quand un gamin a acquis la division par exemple, mécaniquement, avec les retenues, dans son emploi dans une situation de problème, continuons à l’exercer mais passons à autre chose dans nos objectifs d’apprentissage, sans que les résultats de ce gamin ne soient affectés ni par sa réussite première, ni par ses nécessaires erreurs à venir. C’est en se trompant qu’on apprend, si on sait tirer les leçons de ses erreurs. Bon, j’arrête là. Je n’avais qu’à continuer de bosser et de mettre mes théories en oeuvre pour les démontrer ipso facto. Quant aux remarques et annotations en marge, elles sont l’indispensable lien d’humanité avec les élèves. J’adorais ça. Ecrire... Faites excuses Msieurs Dames, on ne guérit jamais tout à fait d’avoir été enseignant.
  • #42
    Elpepe
    30/03/2009 à 15:37
    • En réponse à syanne #38 le 30/03/2009 à 15:20* :
    • « Il fut un temps où l’on notait. Sur 10 ou sur 20, en points entiers, sans artificiellement dissocier le « fond » de la forme », si tant est... »
    Ah ben vi, c’est partout pareil ! Dans les hostos, on rédige pour les infirmières des démarches, des protocoles de soins, des évaluations qualitatives et j’en passe, concernant TOUS les actes infirmiers. Des fois qu’elles n’auraient rien retenu de leur formation de base et qu’elles soient bêtes comme leurs pieds, hein ?
    De la sorte, on peut tirer les formations vers le bas, puisqu’il ne s’agit plus que de savoir lire -et suivre les fiches à la lettre- pour exercer "valablement" ce métier. Autre avantage indéniable : il n’est absolument plus nécessaire d’avoir appris à penser par soi-même, et fortement déconseillé d’exercer le moindre esprit critique. Pratique, n’est-ce pas ? On gagne du temps, et le temps c’est de l’argent.
    Comment ? La place de l’humain là-dedans ? Mais on s’en bat les flancs avec des queues de sardines, ma petite médème !
  • #43
    SyntaxTerror
    30/03/2009 à 15:41
    • En réponse à chirstian #35 le 30/03/2009 à 14:59 :
    • « L’andragogie est la pédagogie pour adultes
      le terme "pédagogie" venant du grec "enfant" il est effectivement difficile de l’appliquer à de... »
    De même on garde souvent le terme "enseignement" pour des enfants et celui de "formation" pour des adultes, sans que cette distinction ne soit très satisfaisante.

    D’où mon désarroi devant un nouveau panneau dans l’avenue :
    Trous en formation
    Des trous adultes ?
  • #44
    SyntaxTerror
    30/03/2009 à 15:55
    • En réponse à Elpepe #42 le 30/03/2009 à 15:37 :
    • « Ah ben vi, c’est partout pareil ! Dans les hostos, on rédige pour les infirmières des démarches, des protocoles de soins, des évaluations qu... »
    La place de l’humain là-dedans ? Mais on s’en bat les flancs avec des queues de sardines, ma petite médème

    ben tout à fait.
    La médecine, qui était une science expérimentale, oserais-je dire une science sociale, est devenue une suite de gestes techniques à accomplir.
    Vu le succès du feuilleton, on voit bien qu’on manque de Dr House, on veut des comptables !
  • #45
    SyntaxTerror
    30/03/2009 à 15:59
    Marcel Proust - À la recherche du temps perdu

    Si j’en crois la politique actuelle, il aurait dit :
    Ah ! la recherche ? du temps perdu !
  • #46
    <inconnu>
    30/03/2009 à 15:59*
    • En réponse à cotentine #31 le 30/03/2009 à 13:58 :
    • « je m’interroge : cet androloque d’Elpépé est-il "adulte" ???
      L’andragogie est la pédagogie pour adultes, le terme vient du grec anêr (andros... »
    « Païs, meiràxiov, ànèr, presbutès », Citation de Xénophon qui signifie enfant, jeune homme, homme fait, vieillard. Anèr, c’est l‘homme fait, le mâle, celui qui engendre, par opposition à la femme, aux jeunes gens, aux vieillards mais aussi … aux dieux.
    Je vais tenter de trouver un alphabet grec sous word qui fonctionnera peut-être ici par copie-rcoller.
    Andragogie : je découvre ce mot. Le Grand Robert de la LF précise d’abord qu’ànèr s’entend bien dans le sens de homme adulte avant de donner la définition suivante « science et pratique de l’aide éducative à l’apprentissage pour les adultes HOMMES ET FEMMES ». (Les majuscules sont de moi).
    Retour à l’expressio du jour avec un mot d’Alphonse Allais : Ventre affamé n’a pas d’oreille mais il a un sacré nez !
  • #47
    syanne
    30/03/2009 à 16:08
    • En réponse à chirstian #35 le 30/03/2009 à 14:59 :
    • « L’andragogie est la pédagogie pour adultes
      le terme "pédagogie" venant du grec "enfant" il est effectivement difficile de l’appliquer à de... »
    d’où l’invention du terme "andragogie" -qui n’a jamais eu un franc succès sur terre, mais que nous utilisons sur la Lune

    Si, comme le prétendent péremptoirement les étymologistes, la racine andros signifie bien « homme » en tant que « mâle », j’en déduis que : soit le monde des adultes formables est sur la Lune exclusivement masculin, soit la gogie sélénite n’est pas accessible à vos femmes, trop occupées qu’elles sont à battre le briquet.
    Mais si, comme je le crois puisque ma télé me l’affirme, la racine andros signifie « compote», peut-être faut-il entendre, dans « andragogie » (= pédagogie pour compotes), la formation qui viserait à rendre les copains plus malins ?
    Oui, je suis encore un peu loin du sujet, mais avec « compote », du moins, me rapproché-je du « ventre affamé »(et aussi de l’heure du goûter).
  • #48
    syanne
    30/03/2009 à 16:23
    • En réponse à <inconnu> #46 le 30/03/2009 à 15:59* :
    • « « Païs, meiràxiov, ànèr, presbutès », Citation de Xénophon qui signifie enfant, jeune homme, homme fait, vieillard. Anèr, c’est l‘homme fait... »
    Je découvre, moi aussi, cette "andragogie", qui nous vient, d’après le grand Culturel de Rey, de la didactique et serait employé surtout en français du Canada.
    Mais voilà qui ouvre des horizons de néologismes : androgynagogie = formation des hésitants ; « androgamagogie » = conseil en mariage gay ; androstéronogogie = formation des adolescents mâles ; auriculoventraffamagogie = tentative de revenir à l’expressio du jour.
    PS. Alphabet grec sous word : caractères spéciaux > sous-ensemble : « grec de base ».
  • #49
    chirstian
    30/03/2009 à 16:27
    dans l’évaluation formative à quoi servent les notes
    il ne peut pas y avoir de formation sans un objectif quantifiable, et donc, sans définir au préalable la façon dont on pourra s’assurer que cet objectif est atteint. L’évaluation est donc indispensable. Qu’elle soit formative ou sommative n’y change rien. Qu’elle ait recours à des points, des notes, des lettres ou des couleurs ne me choque pas, pourvu que la méthode soit simple et bien explicitée : veut-on évaluer les acquis ou les lacunes ? ...
    Mais en formation, si un apprenant n’a pas compris, c’est obligatoirement le formateur qui n’a pas été bon (et ce sont les apprenants qui doivent le noter à la fin) : c’est à lui de tenir compte des faiblesses de ses apprenants, y compris de leur manque d’attention, voire même de leur paresse éventuelle ...
    D’où vient que dans l’enseignement, de nombreux profs pensent que la mauvaise note met en évidence l’insuffisance de l’élève (il a mal compris, il n’a pas assez travaillé), au lieu de la leur ? Un peu comme l’acteur qui a fait un bide trouve que le public était mauvais ! Combien de profs sont convaincus que si 25 élèves sur 30 ont su faire, cela ne signifie pas que 5 ont été mauvais, mais que lui même n’a été bon qu’à 25/30° ?
    J’imagine que cela tient au fait que l’enseignant applique un programme dont le choix, la progression, les méthodes lui sont imposés, et qui sont réputés-par dogme ministériel- adaptés à tout élève acceptant de faire l’effort nécessaire. Et peut-être aussi que, dans un métier aussi difficile, dans lequel l’enseignant ne peut bénéficier d’aucune assistance -autre que l’expérience de ses collègues - il est parfois nécessaire de se donner l’impression rassurante qu’on a été bon et que ce sont les oreilles qui n’étaient pas assez affamées de savoir ?
  • #50
    chirstian
    30/03/2009 à 16:39
    • En réponse à syanne #48 le 30/03/2009 à 16:23 :
    • « Je découvre, moi aussi, cette "andragogie", qui nous vient, d’après le grand Culturel de Rey, de la didactique et serait employé surtout en... »
    je ne pensais pas provoquer autant de réactions avec le terme "andragogie" !
    Pour info, ce sont les américains qui l’ont introduit avant la guerre (je dirais 1930 ?) : Linderman dans son association. Depuis 10 ans la situation s’améliore, mais auparavant, dans une bonne librairie il y avait quelques 1000 ouvrages consacrés à la pédagogie pour 1 consacré aux adultes !
  • #51
    horizondelle
    30/03/2009 à 16:40
    • En réponse à Elpepe #42 le 30/03/2009 à 15:37 :
    • « Ah ben vi, c’est partout pareil ! Dans les hostos, on rédige pour les infirmières des démarches, des protocoles de soins, des évaluations qu... »
    Mais on s’en bat les flancs avec des queues de sardines, ma petite médème

    A propos de sardines, j’ai lu aujourd’hui un gag "du Chat" qui disait:
    "Sur un banc de sardines... ... on ne peut pas s’assoir" 🙂
    Mais lorsque le ventre crie famine, (il a donc une bouche à défaut d’oreilles?), il peut manger les flans avec des queues de sardines (bien que ça n’aille pas spécialement bien ensemble)
  • #52
    <inconnu>
    30/03/2009 à 16:42*
    • En réponse à Elpepe #42 le 30/03/2009 à 15:37 :
    • « Ah ben vi, c’est partout pareil ! Dans les hostos, on rédige pour les infirmières des démarches, des protocoles de soins, des évaluations qu... »
    Sur le principe, je suis entièrement d’accord avec toi. Sur le terrain c’est autre chose: J’ai une amie directrice d’un IFSI de l’AP-HP: le niveau des élèves est effroyable ( voir en 11 ci-dessus la dissert proposée par Horizondelle, je te jure que certains étudiants en IFSI pourraient rivaliser); leurs motivations, pour la plupart, sont médiocres voire douteuses, et largement exprimées, les stages hospitaliers souvent séchés.
    Il vaut sans doute mieux que ces infirm-iers-ières appliquent des protocoles plutôt que les laisser prendre des initiatives.
    Selon mon amie, pas mal découragée,genre je fais au mieux en attendant la retraite, un tiers de ses élèves sur le point d’obtenir leur DE sont incapable de doser une perfusion!
    Il est urgent de rester en bonne santé.
  • #53
    horizondelle
    30/03/2009 à 16:50
    • En réponse à chirstian #49 le 30/03/2009 à 16:27 :
    • « dans l’évaluation formative à quoi servent les notes
      il ne peut pas y avoir de formation sans un objectif quantifiable, et donc, sans défi... »
    Allez, je te mets 9,25 et je ne te dis pas sur combien. C’est de l’auto-évaluation 😉
    (Ensuite, en fonction de ton choix, sur 10 ou sur 20,on pourra orienter le débat sur l’estime de soi par exemple) 😄
  • #54
    Elpepe
    30/03/2009 à 16:51
    • En réponse à chirstian #49 le 30/03/2009 à 16:27 :
    • « dans l’évaluation formative à quoi servent les notes
      il ne peut pas y avoir de formation sans un objectif quantifiable, et donc, sans défi... »
    veut-on évaluer les acquis ou les lacunes ?

    En Equateur, on évalue les acquis tôt, tandis qu’à Venise, on évalue préférentiellement le comblement des lacunes.
  • #55
    horizondelle
    30/03/2009 à 16:52
    • En réponse à <inconnu> #52 le 30/03/2009 à 16:42* :
    • « Sur le principe, je suis entièrement d’accord avec toi. Sur le terrain c’est autre chose: J’ai une amie directrice d’un IFSI de l’AP-HP: le... »
    Ce n’est pas parce que le ventre n’entend rien qu’il faut baisser les bras! 🙁
  • #56
    God
    30/03/2009 à 17:01*
    • En réponse à <inconnu> #52 le 30/03/2009 à 16:42* :
    • « Sur le principe, je suis entièrement d’accord avec toi. Sur le terrain c’est autre chose: J’ai une amie directrice d’un IFSI de l’AP-HP: le... »
    C’est pas le sujet de l’expression,mais puisqu’on cause IFSI et qu’Elpépé s’intéresse au sujet...
    Ma fille est en deuxième année d’école d’infirmières à Aix en Provence. Elle confirme que la motivation pour le métier n’est pas le fort d’une partie des étudiant(e)s.
    Elle, par contre, se régale. Elle ne sèche même pas les nombreux cours facultatifs -ce qui, la connaissant, me prouve qu’elle a vraiment trouvé sa voie- et va aux stages hospitaliers avec beaucoup de plaisir car elle apprend toujours avec bonheur des quantités de choses, même dans les établissements où on pourrait penser qu’il n’y a pas grand chose à apprendre.
    Actuellement, elle bénéficie de peu de vacances (quelques jours à Noël, à Pâques et un seul mois en été) et ses études durent 3 ans et demi pendant lesquelles elle enchaîne les périodes périodes de cours de 1,5 à 2 mois et les stages de 1 mois en établissement où on procure des soins (elle est actuellement à l’infirmerie dans un lycée).
    Mais à la rentrée 2009, pour se calquer sur le modèle Licence-Maîtrise-Doctorat (donc durée réduite à 3 ans), les écoles d’infirmières vont avoir les mêmes vacances que les autres filières de fac. Le résultat immédiat va être : diminution du nombre d’heures de cours et forte réduction du nombre de stages.
    Autant dire que ça ne va pas du tout dans le sens d’une amélioration de la formation des infirmiers, hélas !
  • #57
    Elpepe
    30/03/2009 à 17:03
    • En réponse à <inconnu> #52 le 30/03/2009 à 16:42* :
    • « Sur le principe, je suis entièrement d’accord avec toi. Sur le terrain c’est autre chose: J’ai une amie directrice d’un IFSI de l’AP-HP: le... »
    J’ai aussi enseigné neuf ans en IFSI, plus deux en formation continue, toujours dans la santé. A une époque où le recrutement n’avait pas pour but la résorption du chômage, mais juste la formation d’infirmières compétentes à terme. C’est-à-dire où il y avait un réel niveau d’exigence au concours d’entrée, et un contrôle tout aussi réel des acquis à la fin de chaque année d’études.
    O tempora ! O mores ! Non, il ne faudrait pas que la population générale vieillisse, et donc ait besoin d’avoir recours à l’hospitalisation...
  • #58
    PHILO_LOGIS
    30/03/2009 à 17:07
    • En réponse à mickeylange #34 le 30/03/2009 à 14:24* :
    • « C’est pas Elpépé qui est androgogue c’est Chirstian.
      Que Pépé soit andrologue je veux bien, mais à mon avis il est plus attiré par le sexe... »
    * A part Filo sur les quais de gare.

    Comment? Caisses-tu-dis? Répète plus fort, j’entends pas...
  • #59
    PHILO_LOGIS
    30/03/2009 à 17:10*
    • En réponse à God #56 le 30/03/2009 à 17:01* :
    • « C’est pas le sujet de l’expression,mais puisqu’on cause IFSI et qu’Elpépé s’intéresse au sujet...
      Ma fille est en deuxième année d’école d’i... »
    Autant dire que ça ne va pas du tout dans le sens d’une amélioration de la formation des infirmiers, hélas !

    Irais-tu dès lors, jusqu’à dire que le système devient infirme, ou oserais-tu infirmer cette assertion?
    Infirmier, moi? que nenni, hein, Firmin! Tout juste Fermier IN, et encore...
  • #60
    Elpepe
    30/03/2009 à 17:13
    • En réponse à God #56 le 30/03/2009 à 17:01* :
    • « C’est pas le sujet de l’expression,mais puisqu’on cause IFSI et qu’Elpépé s’intéresse au sujet...
      Ma fille est en deuxième année d’école d’i... »
    Ah ben oui : Centre (hospitalier) affamé n’a point de cure-oreilles !
    Mais qu’est-ce que je débloque, moi ? Bon, ta fille, elle se destine à un noble métier de chien, où qu’y a pas d’heure pour manger ni dormir. Pour le reste, ça s’aménage. Gnarf ! Gnarf !