Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

voir Naples et mourir [v]

accomplir un désir souhaité si ardemment qu'après la vie perd tout son sens ; réaliser un souhait ultime

Origine et définition

Cette expression est aussi utilisée par les Napolitains pour dire que leur ville est d’une telle beauté, qu’une fois qu’on l’a vue, le reste n’a plus aucune importance et on peut mourir en paix (Vedi Napoli e poi muori!
qui se traduit par « Vois Naples et puis meurs ! »).


Mais heureusement que toutes les personnes qui visitent Naples n’y restent pas six pieds sous terre ! Le cimetière y serait depuis très longtemps arrivé à saturation.


On trouve de nombreuses explications plus ou moins crédibles sur l’origine de cette expression (en général venant de la déformation d’un nom de lieu situé plus ou moins à proximité de Naples comme Morire ou Mori), mais la plupart sans aucun fondement.

Il est en fait assez probable qu’elle a été inventée par Goethe, au XVIIIe siècle, dans Voyage en Italie, qui, je ne vous étonnerai pas, est le récit d’un voyage qu’il a effectué dans ce pays de 1786 à 1787, récit où il cite l’expression dans sa forme actuelle, probablement après l’avoir entendue à Naples dans sa version italienne.


À propos de Naples, et même si c’est hors sujet, on se rappellera que « le mal de Naples » était une des appellations de la syphilis, due à l’idée fausse que la maladie était apparue dans cette ville en 1494. Et au XVIIe siècle, on a vu apparaître l’expression aller à Naples sans passer par les monts qui signifiait « attraper une maladie vénérienne ».

Exemples

« Si l'Italie est le jardin de l'Europe, Naples est le jardin de l'Italie, et je ne dirai pas : "Voir Naples et mourir, mais bien plutôt : Voir Naples et vivre pour la revoir !" »
Lambossy de Fuyens - Souvenirs d’Italie - 1857

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand Rom sehen und sterben (Goethe) voir Rome et mourir
Allemand neapel sehen und sterben voir Naples et mourir
Anglais See "Nipples" and die ! Voir "mamelons" et mourir ! / Voir Naples et mourir ! (jeu de mots en anglais "Naples" → "Nipples")
Anglais see Naples and die voir Naples et mourir
Anglais to see Naples and die voir Naples et mourir
Arabe (Tunisie) tawa nkol'ha ya mout ija maintenant je peux dire à la mort viens !
Espagnol (Argentine) ver Nápoles y después morir voir Naples et après mourir
Espagnol (Espagne) de Madrid al cielo de Madrid au ciel
Français (France) qui a vist Paris et noun Cassis a ren vist ! qui a vu Paris et pas Cassis n'a rien vu ! N.B. : ce n'est pas une traduction mais cette devise de Cassis est analogue dans son sens
Hongrois Nápolyt látni és meghalni voir Naples et mourir
Italien vedi Napoli e poi muori voir Naples et puis mourir
Néerlandais Eerst Napels zien en dan sterven (voir Naples et mourir) Voir Naples d'abord puis mourir
Portugais (Brésil) Em Nápoles você chora duas vezes, quando chega e quando vai embora Ver Nápoles e depois morrer
Roumain vedi Napoli, poi muori (en orig. en italien) voir Naples et mourir
Russe увидеть Париж и умереть voir Paris et mourir
Serbe videti Pariz i umreti voir Paris et mourir
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Commentaires sur l'expression « voir Naples et mourir » Commentaires

  • lalibellule
    23/09 à 20:15
    • En réponse à Mintaka #240 le 23/09 à 19:58* :
    • « Certainement pas mais je n'aime pas trop la musique en général. J'ai horreur de la radio et je m'accommode très bien du silence. Pas impossi... »
    Tu n’aimes pas danser non plus ?
  • Mintaka
    23/09 à 20:20*
    • En réponse à lalibellule #241 le 23/09 à 20:15 :
    • « Tu n’aimes pas danser non plus ? »
    Non plus. Et je n'aime ni les fêtes ni la foule, j'aime bien boire un verre ou manger avec seulement une ou deux personnes à la fois, quatre au maximum sinon c'est le brouhaha.
  • atheofv
    23/09 à 20:30
    • En réponse à Mintaka #242 le 23/09 à 20:20* :
    • « Non plus. Et je n'aime ni les fêtes ni la foule, j'aime bien boire un verre ou manger avec seulement une ou deux personnes à la fois, quatre... »
    Il vaut mieux boire tout seul que de s'en passer...

    Mais s'il y a du monde ça marche aussi.
  • atheofv
    23/09 à 20:38
    • En réponse à Mintaka #242 le 23/09 à 20:20* :
    • « Non plus. Et je n'aime ni les fêtes ni la foule, j'aime bien boire un verre ou manger avec seulement une ou deux personnes à la fois, quatre... »
    Je me demande si la Biche aime guincher...

    Si c'est le cas, il va falloir que tu t'y mettes !

    Une vieille polka piquée, une rumba d'enfer, une mazurka de derrière les fagots et tu emballes un max !
  • Mintaka
    23/09 à 20:42*
    • En réponse à atheofv #244 le 23/09 à 20:38 :
    • « Je me demande si la Biche aime guincher...

      Si c'est le cas, il va falloir que tu t'y mettes ! »
    Mais je pense que la Biche préfère les femmes, elle a fait remarquer plusieurs fois la beauté (selon ses goûts) de l'une ou l'autre. Et je ne me vois pas changer de sexe.
  • lalibellule
    23/09 à 20:42
    • En réponse à Mintaka #242 le 23/09 à 20:20* :
    • « Non plus. Et je n'aime ni les fêtes ni la foule, j'aime bien boire un verre ou manger avec seulement une ou deux personnes à la fois, quatre... »
    J’ai envoyé ce paragraphe à l’IA en demandant le nom de cette condition :
    
    C’est une condition connue de la science. Le cerveau n’arrive pas à s’accommoder au bruit, enfin il y a une limite basse de bruit qu’il tolère. Autrement le cerveau est surexcité par le bruit.

    Réponse : Cette condition médicale et scientifique s'appelle l'hyperacousie. Dans le cas de l'hyperacousie, le seuil de tolérance physique aux sons est anormalement bas.
    L’hyperacousie : C'est le terme le plus probable si vous pensez à une limite basse de décibels. Le cerveau a un dysfonctionnement du système de gain (le "volume" interne). Des bruits banals et de faible intensité (le bruit des clés, de la vaisselle, une conversation normale) sont perçus par le cerveau comme extrêmement forts, agressifs, voire physiquement douloureux. Le seuil de tolérance (la limite basse) est effondré.
    Lorsque le cerveau réagit de manière disproportionnée à une catégorie de sons spécifiques (même de faible intensité), on parle également de misophonie.
  • Mintaka
    23/09 à 20:54*
    • En réponse à lalibellule #246 le 23/09 à 20:42 :
    • « J’ai envoyé ce paragraphe à l’IA en demandant le nom de cette condition :
      
      C’est une condition connue de la science. Le cerveau n’arriv... »
    Et en plus à des tests auditifs on m'a dit que je faisais de l'hyperacousie. Quand j'étais jeune j'entendais un ver de terre éternuer à 100 m.
    Par exemple je préférerais des grands magasins sans musique. Le silence ne me dérange absolument pas. Je ne comprends pas qu'on ne puisse pas aimer le silence comme si on avait peur de retrouver face à soi-même.
  • lalibellule
    23/09 à 21:03
    Si besoin est, tu peux te servir d’un casque anti-bruit.
  • Mintaka
    23/09 à 21:07*
    • En réponse à lalibellule #248 le 23/09 à 21:03 :
    • « Si besoin est, tu peux te servir d’un casque anti-bruit. »
    Ce n'est pas très pratique et c'est désagréable à porter. Sans compter que ça fait con et que ce n'est pas aérodynamique.

    Et par exemple pourquoi mettre de la musique dans les bistrots, on est là pour discuter avec les autres, pas pour avoir un bruit de fond qui ne sert à rien sinon à faire des bruits parasites.