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![]() [ Pas de compléments pour cette expression ]
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![]() EAU (22) , VAU (1)
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Forum de discussion autour de l'expression - Mode d'emploi - Nombre de commentaires : 35
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"Le lait tombe: adieu veau, vache, cochon, couvée,"
Tout part à vau-l'eau, en vrille, file en quenouille, se barre en couilles... A dit le bon La Fontaine. [ Modifié le 26/04/2009 à 01:23:53 ]
J'aime bien le sens premier de cette expression qui aurait mérité un devenir plus positif, comme l'eau suivant son fil s'enrichit des eaux qu'elle reçoit en cours et des paysages qu'elle traverse. Ces eaux du vau ont dû être "Usinées, tamisées, usées, rapiécées, égouttées, dégoûtées,...*" pour être si méprisées. Expression "civilisée" de boutiquier ou de banquier en charentaises.
![]() *Prévert - Le retour à la mer
"suivre le fil de l'eau" serait-ce le fil à couper le beurre, le fil du temps, le fil de l'épée, le fil d'Ariane?Il y a tellement de fils que l'on s'y perd un tant soit peu. Et encore, je n'ai pas encore parlé des quatre fils Aymon, des fils morts pour la Patire, etc. Et puis il nous faudrait parler des files d'attente, des sept filles d'Eve, on n'en sortirait plus. Dès lors, laissons nous porter, non pas au fil de l'eau, mais le petit déjeuner au lit, par exemple...
A notre époque de téléphones portables, tout va à vau-l'eau, même l'expression aller à vau-l'eau ! . La preuve j'ai entendu ce matin quelqu'un dire allo à vélo !
Papi Mougeot de Carjac.
les marins (marine à voile) avaient l'expression : aller à vau l'eau vent pour dire que le vent n'était pas suffisant. Et comme les marins faisaient l'andouille, une fois au porc, l'expression est passée dans la charcuterie.
Il y a aussi le fil du rasoir...Mais je file chercher des croissants!
sans oublier le fil au logis !
![]()
c'est quand il reçut le roi à Vaux-le-Vicomte que la carrière de Fouquet partit à vau l'eau, Vicomte !
Tout va à Volo (au nord de Chicago). - Voir à cette page. Voulez-vous y aller également, vous y visiterez un musée de l'automobile qui a de quoi concurrencer AutoWorld (Parc du Cinquantenaire, Bruxelles), voir à cette page
Et c'est dans Rabelais que nous lisons qu'«à Beaumont le Vicomte» !
Voilà qui donne toute sa force à la présence d'un amiral au pays des rillettes.
Ca me rappelle un collègue qui utilise l'expression "à tire la rigolo" !
Memo Hobbes
trace de la présence (napoleonico-gastronomique) française en Espagne,on trouve en Ibérie des "volovan"(prononcer "volovane" ).
voici 48 ans je mettais les pieds sur mon premier voilier, le "file-au-vent",sloop en bois de 5m70,aux voiles rèches et si ocrées!
mon vieux dictionnaire me dit que l'équivalent espagnol serait " ir aguas abajo" se qui se traduirait littéralement comme "aller eaux en bas" ce qui, phonétiquement,ne manque pas de saveur (vous aimez Raymond Devos?).
mais je ne crois pas avoir souvent entendu cela ici,on dit plutot (l'ami de mickey) "irse al garete" (aller à la dérive) ou des expressions comme "todo se va a la mierda" ¿ faut-il traduire ?
soit ! on peut aller à vau-l'eau, mais peut-on en revenir ?
Comment y va t-on d'abord ? sur le dos d'un jeune bovin ? pour l'itinéraire exact je vais regarder sur Mappy de vache !
C'est à partir de cette période que son sens abstrait commence à apparaître l'ennui c'est qu'on ne sait pas pourquoi, et God fait joyeusement l'impasse ! Résumons : on a d'abord le sens de: "suivre le fil de l'eau" conservé jusqu'au XVI : c'est limpide (le terme s'impose).On a en dernier, le passage du "mauvais fonctionnement" à " la perte ou la faillite" et qu'entre les deux " il n'y a qu'un petit pas qui a vite été franchi" : je le crois sans peine. Mais, Oh God, ce que tu esquives sans vergogne c'est le passage à ce mauvais fonctionnement, confirmé par d'autres expressions similaires, mais absolument pas expliqué ! A quelle époque, et pourquoi, le courant est-il devenu trop rapide pour entrainer l'idée de naufrage ? Tes sources sont allées au vau-l'eau ?
allez!ce dimanche si serein ne saurait passer sans une petite provocation ironique nique,nique, venue de la buvette du phare d'expressio,ou du fumoir à varec'h attenant:
cette expression vient sinon de la marine,du moins de la Bretagne. En effet,au moment de sortir d'un établissement de boissons (pour migrer vers un autre estaminet) on lance un " Kenavo,l'hote"pour saluer le tenancier. les gens qui vivent à l'est du duché de Bretagne n'ont retenu que vo' -lo' ,et,considérant la lente mais certaine descente vers la biture (s'achevant dans le caniv'eau,notons la similitude avec kenavo),ce vau-l'eau aux consonnances des "messieurs d'Paris" devint la marque d'un certain laisser-aller. yehed mad!Marceeeel,une aut'bolée d'cidr',tes clopes au goemon ça donne soif!
Vaux est donc le pluriel de vau ; il me semblait pourtant communément admis que c'était le pluriel de val. Est-ce une dérive ?
Est-ce une dérive , ou est-ce l'autre ?
Val et vau sont deux formes du même substantif. Il n'est donc étonnant qu'ils aient le même pluriel (encore que "les vals" soit admis également). A vau-l'eau se rencontre également aveau l'eau , à vau leau , à vau-leau. (dixit mon dico parce que pour ma part, mes connaissances sont plutôt à vau le vin.
Je ne sais pas si c'est une dérive, mais je remarque que c'est d'autant plus incompréhensible que si l'on dit bien :
--> Un cheval, des chevaux. On dit tout aussi bien : --> Un cheval vaut, des chevaux valent. ![]() Sans parler des pluriels «associés» : --> Un veau vaut, des veaux valent, un veau dévale le val, des veaux dévots aux vaux ! [ Modifié le 26/04/2009 à 17:47:23 ]
Absolument, les mots en al forment leurs pluriels en aux. La preuve: des taureaux, un taural, un futal, des futaux, etc... Simple, non?
on dit aussi : un Perceval , des Roncevaux , mais c'est pas la même histoire. Le premier c'est l'histoire du Graal (un graal, des gros) , l'autre c'est Roland et Durandal (pluriel : des durs en dos).
avec cette règle de grammaire,c'est du gatal
donner à "à vau-l'eau" le sens de "péricliter" est très approprié, puisque ce verbe avait en latin médiéval le sens de "faire naufrage", puis de "périr par naufrage". Le verbe "perillier" signifiait au XIIeme "périr en mer" .
Aujourd'hui "péricliter" c'est seulement "Aller vers son déclin, se dégrader physiquement ou moralement". La périclitation, (action de se dégrader) est à prendre dans un sens général. Alors que la périclitorisation est à prendre (et à lécher) dans un sens plus ciblé. Poil au nez.
merci chirstian,
notre langue se fait si agile grace à tes éloges,j'espère en faire profiter Carmen.
Comme disent les Cajuns de Louisiane: Marie Laveau l'eau.
Comme disent les vendeurs dans les abattoirs: A veau lot, combien?
De plus en plus loqique et simple: un péripatéticien est un sage philosophe, alors qu'une péripatéticienne... Quoi qu'en pensent nos contemporaines, il n'y a pas de hasard, n'est-ce-pas?
[ Modifié le 26/04/2009 à 20:56:16 ]
qui prétend que le péripatéticien est un sage ? L'histoire nous dit seulement qu'il s'inspire de la pensée d'Aristote, lequel dissertait en se baladant au lieu de rester assis devant son PC. La péripatéticienne, de même, au lieu de rester assise devant son MAC , arpente le trottoir jusqu'à ce qu'elle rencontre quelque disciple d'Aristote, et que tous deux aillent baiser en marchant, en rendant gloire à Aristote, Pompée et Benoit.
il n'y a qu'un petit pas qui a vite été franchi. Un petit pas pour God, mais un grand pas pour l'humanité des expressionautes !Franchi : alleï, à Jacta Est en passant par Jacta Nord et Jacta Centrale ! Ce n'est plus le bête rubis, c'est l'homme ni tram ni bus !
Aristote est un philosophe, (et un très grand, même si beaucoup de ses théories ont été développées par ses successeurs), or un philosophe, par définition, (philo-sophos) est un homme qui se consacre à la sagesse! Syllogisme? Qui a dit syllogisme?
[ Modifié le 26/04/2009 à 22:41:52 ]
un péripatéticien est un sage philosophe or un philosophe, par définition, (philo-sophos) est un homme qui se consacre à la sagesse! Syllogisme? Qui a dit syllogisme? Syllogisme… et pléonasme ! (Un homme qui se consacre à la sagesse est un philosophe, or un péripatéticien est un sage philosophe, donc un péripatéticien est un pléonasme)
Bien-sûr!Ta démonstration est aussi limpide que celle de Platon (pour expliquer le syllogisme):
Tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme, donc Socrate est mortel. Je te soupçonne de connaître aussi bien que moi les meilleurs exemples de dérives auquel peut mener ce système de raisonnement... L'un des mérites d'Aristote (ses successeurs péripapéticiens plus vraisemblablement) est d'avoir sensiblement perfectionné la logique Socrato- platonnicienne... En développant, on va arriver à Kant via Saint Augustin et quelques autres! Ce n'est paut-être pas le lieu? Il est 0 h 30, je vais découvrir l'expression du jour: on est déjà demain.
Suite à mon apport 27 ci-dessus et ceux qu'il a déclenchés, je viens de me pencher sur Aristote et les péripatéticiens qui, je l'avoue, ne sont plus ma préoccupation majeure depuis un temps certain. J'ai plaisir à vous faire partager cette découverte tant irrésistible que je l'ai vérifiée à plusieurs sources: Aristote, orphelin vers 11 ans, a été élevé (et sacrément bien), par un beau-frère du nom deProxène.
Proxène ? C'est net !
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