Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

brûler ses vaisseaux [v]

accomplir un acte après lequel tout recul est impossible ; s'engager dans une entreprise en s'interdisant de revenir en arrière ; prendre une décision en s'interdisant de revenir en arrière ; passer le point de non-retour

Origine et définition

À moi lecteur, deux mots. Ôte-moi d'un doute. Connais-tu bien Agathocle de Syracuse ?
Eh bien si ce n'est pas le cas et que tu veux en savoir rapidement plus, tu peux aller voir cette page-ci .
Sache simplement que ce conquérant du IVe siècle avant Jésus-Christ, lorsqu'il s'attaqua à Carthage en Afrique du nord, après y avoir débarqué ses troupes, fit brûler ses navires afin de s'assurer qu'il n'y aurait pas de retour possible en urgence (après une retraite ou une défaite).
Pour lui, les seules options possibles étaient la mort ou la victoire qui donnerait ensuite le temps de rebâtir tranquillement une flotte.
Cette manière de procéder sera également citée chez Guillaume le Conquérant (), au XIe siècle, ou bien chez Hernán Cortés (), au XVIe siècle.
C'est au début du XIXe siècle que l'expression brûler ses vaisseaux apparaît, avec les sens figurés qu'on lui connaît, par référence à ce comportement.

Exemples

« C'est d'ailleurs pour un homme, dans toutes les circonstances de la vie, le fait d'une conscience droite et en même temps d'une habile politique, que de savoir courageusement brûler ses vaisseaux et couper court, par une profession de foi bien nette, à tous les retours et à toutes les équivoques. »
Claude-Alphonse Valson - La vie et les travaux du baron Cauchy - 1868

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand alle Brücken hinter sich abbrechen détruire tous les ponts derrière soi
Anglais burn your boats brûler sea vaisseaux
Anglais to burn your bridges brûler ses ponts
Chinois 破釜沉舟 détruire la marmite et faire brûler les navires
Espagnol (Espagne) quemar las naves brûler les vaisseaux
Espagnol (Espagne) quemar las velas bruler les voiles
Gaélique écossais leig fiodh na drochaid leis an t-sruth quitte le bois de ton pont avec les courants
Hongrois felégeti a hidakat maga mögött brûler les ponts derrière soi
Hébreu חסם כל דרך חזרה bloquer n’importe quel chemin de retour
Italien tagliarsi i ponti alle spalle couper, rompre les ponts derrière soi
Japonais haisui-no jin son champ de bataille devant la rivière
Néerlandais zijn schepen achter zich verbranden bruler ses vaisseaux derrière soi
Néerlandais de dood of de gladiolen la mort ou les glaïeuls
Néerlandais het 'point of no return' voorbijgaan passer son 'point of no return
Néerlandais een onomkeerbaar besluit nemen prendre une décision irréversible
Polonais spalić za sobą wszystkie mosty brûler tous les ponts derriere soi
Portugais (Brésil) meter as caras mettre les visages
Portugais (Brésil) não ter mais volta ne plus avoir de retour
Portugais (Brésil) Queimem as naus Brûlez les vaisseaux
Roumain a arde toate punţile brûler tous les ponts
Russe сжечь все мосты brûler tous les ponts
Russe сжигать за собой мосты brûler tous les ponts derrière soi
Tchèque spálit za sebou mosty brûler les ponts derrière soi
Turc gemileri yakmak brûler les navires
Turc köprüleri atmak détruire les ponts
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Commentaires sur l'expression « brûler ses vaisseaux » Commentaires

  • #21
    <inconnu>
    23/07/2009 à 13:17
    • En réponse à God #3 le 23/07/2009 à 07:09 :
    • « Je ne sais pas, cher God, où tu as trouvé que Guillaume le conquérant, qui n’était pas tendre non plus, avait brûlé ses vaisseaux.
      Difficil... »
    Dont acte pour ta source, mais :
    De « Guillaume le conquérant », de Paul Zumthor, médiéviste reconnu, éditions du Seuil, collection Point Histoire, j’extrais la phrase suivante :
    « Guillaume le Conquérant, ayant débarqué le 28 septembre 1066 pour entamer sa Conquête de l’Angleterre, trouva le fort sans défense et put mettre sa flotte à l’abri dans la baie ». J’ajoute, en résumant, à partir du même ouvrage, que la flotte française qui débarqua à Pavensey ce 28 septembre était composée de 650 bateaux environ, contenant 8.000 hommes, leurs montures, leurs armures et pour certains… leurs valets ! Le 14 octobre suivant ils ont flanqué une sacré pile aux perfides à Hastings, Guillaume a laissé quelques « cadres » sûrs pour franciser sa conquête, puis s’en est retourné avec une bonne partie des troupes… En armure et à la nage, tu crois ?
  • #22
    <inconnu>
    23/07/2009 à 13:23*
    • En réponse à <inconnu> #1 le 23/07/2009 à 01:48* :
    • « Je découvre Agathocle de Syracuse avec qui je ne suis pas sûr d’avoir envie de devenir copain. Je ne sais pas, cher God, où tu as trouvé que... »
    Je suis certain que chez Homère, dans l’Iliade, au siège de Troie, il y a une histoire de bateaux brûlés,

    Eureka!
    L’Iliade d’Homère (traduction de Leconte de Lisle, 1818-1894) Chant 9 :
    … Si ton coeur te pousse à retourner en arrière, va ! voici la route ; et les nombreuses nefs qui t’ont suivi de Mykènè sont là, auprès du rivage de la mer.
    … - Salut, Akhilleus ! Aucun de nous n’a manqué d’une part égale, soit sous la tente de l’Atréide Agamemnôn, soit ici. Les mets y abondent également. Mais il ne nous est point permis de goûter la joie des repas, car nous redoutons un grand désastre, ô race divine ! et nous l’attendons, et nous ne savons si nos nefs solides périront ou seront sauvées, à moins que tu ne t’armes de ton courage. Voici que les Troiens orgueilleux et leurs alliés venus de loin ont assis leur camp devant nos murailles et nos nefs. Et ils ont allumé des feux sans nombre, et ils disent que rien ne les retiendra plus et qu’ils vont se jeter sur nos nefs noires.
    … Si déjà tu as résolu ton retour, illustre Akhilleus, et si tu refuses d’éloigner des nefs rapides la violence du feu destructeur, parce que la colère est tombée dans ton coeur, comment, cher fils, pourrai-je t’abandonner et rester seul ici ?
    … Il serait plus honteux pour toi de ne secourir les nefs que lorsqu’ elles seront en flammes.
    … Je ne me soucierai plus de la guerre sanglante avant que le divin Hektôr, le fils du brave Priainos, ne soit parvenu jusqu’aux tentes et aux nefs des Myrmidones, après avoir massacré les Argiens et incendié leurs nefs.
    Cette traduction est épouvantable, ce qui ne m’étonne pas vraiment de ce" poète" parnassien poussif dont le plus grand titre de gloire est d’avoir succédé à V. Hugo à l’Académie, mais apparemment c’est la seule proposée par gogol. Pour les courageux très curieux, le texte complet à cette page.
  • #23
    <inconnu>
    23/07/2009 à 13:24
    • En réponse à Paracas #15 le 23/07/2009 à 11:16 :
    • « Et le 27 Novembre 1942 la flotte française se saborde en rade de toulon pour ne pas que les teutons se l’accaparent....... »
    Voir apport 1 ci-dessus, peut-être?
  • #24
    <inconnu>
    23/07/2009 à 13:34
    • En réponse à PHILO_LOGIS #17 le 23/07/2009 à 12:11 :
    • « le 27 novembre 1942, la flotte française se saborde en rade de Toulon
      ... pour ne pas tomber aux mains des allemands....
      Ha, ha. La belle a... »
    Parfaitement exact!
    Je crois (plus le temps de chercher) que l’amiral qui commandait la flotte française de méditerranée a été condamné à mort pour avoir attendu que les allemands minent la rade de Toulon avant de songer à faire sortir ses bateaux direction L’Afrique du Nord et qu’il a longtemps croupi dans un cul de basse-fosse avant d’être gracié.
  • #25
    chirstian
    23/07/2009 à 13:52
    • En réponse à <inconnu> #21 le 23/07/2009 à 13:17 :
    • « Dont acte pour ta source, mais :
      De « Guillaume le conquérant », de Paul Zumthor, médiéviste reconnu, éditions du Seuil, collection Point Hi... »
    puis s’en est retourné avec une bonne partie des troupes… En armure et à la nage, tu crois ?
    et le tunnel ?
    Ah non, raté : Hastings c’est le 14 octobre; et le tunnel n’a été terminé que le 10 décembre.
  • #26
    chirstian
    23/07/2009 à 13:54
    au moins, au Sahara, quand on brûle ses vaisseaux du désert, on peut les bouffer.
  • #27
    <inconnu>
    23/07/2009 à 15:22
    • En réponse à <inconnu> #20 le 23/07/2009 à 12:50 :
    • « L’officier qui a ordonné les excercices de tir de munitions à balles traçantes a brulé ses vaisseaux et ceux des autres. 😡 😡
      Je suis eff... »
    Oui, c’est bien triste. Notre belle provence est dévastée. Je connais tous ces coins. Et les aigles de Bonelli qui nichaient dans les rochers ? C’est une espèces protégée. Les alentours de leur habitat est interdit aux promeneurs mais pas au feu hélas.
  • #28
    SyntaxTerror
    23/07/2009 à 15:41
    • En réponse à <inconnu> #2 le 23/07/2009 à 04:43* :
    • « Ca va pas la tête, brûler ses vaisseaux !!!!. LPP, os court, dit lui à God que c’est IMPENSABLE , faut être fou pour faire une chose pareill... »
    Ouais, hein, brûler ses vaisseaux pour finir par nous vendre des barres chocolatées à la noix ... de coco. Triste fin.
  • #29
    SyntaxTerror
    23/07/2009 à 15:47
    • En réponse à <inconnu> #20 le 23/07/2009 à 12:50 :
    • « L’officier qui a ordonné les excercices de tir de munitions à balles traçantes a brulé ses vaisseaux et ceux des autres. 😡 😡
      Je suis eff... »
    Ma jeunesse ne s’est pas passée par là, mais ça n’empêche pas de pester contre les inconscients qui trouvent toujours le moyen de foutre le feu aux dernières pinèdes en été. C’est génétique, ou bien ?
  • #30
    SyntaxTerror
    23/07/2009 à 15:51
    En gros, il vaut mieux franchir le Rubicon pour aller jacter à l’Est que de brûler ses vaisseaux, au moins, on garde une poire pour la soif.
  • #31
    <inconnu>
    23/07/2009 à 16:15
    • En réponse à SyntaxTerror #29 le 23/07/2009 à 15:47 :
    • « Ma jeunesse ne s’est pas passée par là, mais ça n’empêche pas de pester contre les inconscients qui trouvent toujours le moyen de foutre le... »
    Là, c’est de la connerie doublée d’inconscience et de méconnaissance des risques d’incendies avec le vent. Même les allemands pendant la guerre n’avaient pas fait si fort. Avec un tir mal dirigé ils avaient envoyé un obus à blanc dans la maison de fonction de l’institutrice. Après des excuses, ils avaient réparé le mur. Aujourd’hui c’est irréparable.
  • #32
    SyntaxTerror
    23/07/2009 à 16:49
    • En réponse à <inconnu> #31 le 23/07/2009 à 16:15 :
    • « Là, c’est de la connerie doublée d’inconscience et de méconnaissance des risques d’incendies avec le vent. Même les allemands pendant la gue... »
    méconnaissance des risques d’incendies avec le vent

    Il y a vraiment un endroit en France où on ne sait pas que pour allumer un feu, il faut souffler dessus ?
    Si l’ennemi attaque, on est mal barrés, comme dirait l’Amiral.
  • #33
    <inconnu>
    23/07/2009 à 16:50
    A cette page Je viens de trouver ce beau texte de Jean Giono pour ceux qui aiment les arbres. Dommage que ce soit de son invention.
  • #34
    Elpepe
    23/07/2009 à 16:52
    • En réponse à mickeylange #5 le 23/07/2009 à 09:14 :
    • « Elpépé ne navigue que sur une coquille de noix ouverte
      Dis que c’est un amiral à la noix pendant que tu y est !
      Momo collée samedi. »
    Ah, mon tout-petit... mon disciple... St Mary’s est toujours à la même place. L’Irlande aussi, probablement, mais je n’ai pas vérifié, avec cette météo pourrie plus quelques avaries, aussi bénignes que désagréables. Barrer sous la pluie, merci bien ! Et si la girouette et l’anémomètre sont bien installés en tête de mât, je n’ai toujours pas l’afficheur dans le cockpit. Enervant... y’a des jours, comme ça, où tu as envie de brûler ton vaisseau, la capitainerie, le chantier naval, Météo France et tout le bataclan. Plus la perfide Albion, évidemment...
    Bon, je file, que BB attend son Amiral préféré pour lui mettre le feu à son gros vaisseau bleu, par en-dessous, là... Tu mords ? Enfin... façon de parler, hein !
    A demain, sans doute. Soyez sages, hmmm ?
  • #35
    momolala
    23/07/2009 à 17:16
    • En réponse à <inconnu> #33 le 23/07/2009 à 16:50 :
    • « A cette page Je viens de trouver ce beau texte de Jean Giono pour ceux qui aiment les arbres. Dommage que ce soit de son invention. »
    Pour celles et ceux qui ont des enfants dans leur entourage, cette nouvelle dont je ne me lasse pas est éditée sous forme d’album, superbement illustré : un beau et utile cadeau à aimer... J’ai cherché la référence sur Internet : il semble qu’il soit épuisé dans cette édition mais il est toujours édité chez Gallimard dans un autre format.
  • #36
    mickeylange
    23/07/2009 à 17:43
    • En réponse à Elpepe #34 le 23/07/2009 à 16:52 :
    • « Ah, mon tout-petit... mon disciple... St Mary’s est toujours à la même place. L’Irlande aussi, probablement, mais je n’ai pas vérifié, avec... »
    Ah te voilà toi, tu aurais pu me dire que tu allais chez ta mer.
    Regarde, la voilà la ElPomPonnette... Bachibouzouc, ectoplasme, marinière. C’est maintenant que tu reviens? Et le pauvre Mickey, dis, qui s’est fait un mauvais sang d’ancre pendant ces huit jours ! Il tournait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu’une Pierre, il était... Et toi, pendant ce temps-là avec ton marin de gouttières... Un irlandais, un bon à rien... Un rouquin du clair de lune... Qu’est-ce qu’il avait, dis, de plus que lui; ton berger qui gardait les mouton de ta mer*?"
    Qu’est-ce qu’ils avaient, dis, de plus que Mickey?
    Toi tu dis : "rien." Mais, si tu osais parler, ou si tu n’avais pas la honte - ou pas pitié du vieux Mickey - tu me dirais : "Il était plus beau." Et qu’est-ce que ça veut dire, beau ? Et la tendresse bordel, qu’est-ce que tu en fais ? Dis, ton marin de gouttières, est-ce qu’il se réveillait, la nuit, pour te regarder dormir ? Voilà, tu as vu le verre de rosé, le verre de rosé du pauvre Mickey. Dis, c’est pour ça que tu reviens ? Tu as eu faim et tu as eu froid ?... Va, bois mon rosé, ça me fait plaisir... Dis, est-ce que tu repartiras encore ?
    Parce que, si tu as envie de repartir, il vaudrait mieux repartir tout de suite : ça serait sûrement moins cruel...
    *"mouton de ta mer" expression pied-noir
    Le plagiat qu’a fait Marceeel de ce texte est à cette page
  • #37
    chirstian
    23/07/2009 à 18:00
    • En réponse à <inconnu> #31 le 23/07/2009 à 16:15 :
    • « Là, c’est de la connerie doublée d’inconscience et de méconnaissance des risques d’incendies avec le vent. Même les allemands pendant la gue... »
    il ne faut pas condamner les militaires avant la fin de l’enquête. Rien ne dit qu’ils n’ont pas tiré pour se défendre. Dans cette région, les cigales sont énormes ! 😐
  • #38
    momolala
    23/07/2009 à 18:25
    • En réponse à chirstian #37 le 23/07/2009 à 18:00 :
    • « il ne faut pas condamner les militaires avant la fin de l’enquête. Rien ne dit qu’ils n’ont pas tiré pour se défendre. Dans cette région, le... »
    Encore un légionnaire qui voulait sentir le sable chaud ! Pardonnez-moi celle-là, mes amies Marseillaises ou presque. Un certain hérisson m’aura sans doute déjà absoute. Vous savez comme je les aime ces arbres. Cette année où il a beaucoup plu et tard, on se sentait plus tranquilles : c’était oublier Canjuers (voir le document de l’armée de Terre sur cette page). Heureusement, quand les marins s’y mettent, ils ne brûlent que leurs vaisseaux !
  • #39
    God
    23/07/2009 à 18:59
    • En réponse à <inconnu> #21 le 23/07/2009 à 13:17 :
    • « Dont acte pour ta source, mais :
      De « Guillaume le conquérant », de Paul Zumthor, médiéviste reconnu, éditions du Seuil, collection Point Hi... »
    En armure et à la nage, tu crois ?

    Sais pas. J’y étais pas, pas plus que Paul Zumthor, j’imagine.
    Moi, ce que je sais, c’est que trois de mes sources évoquent Guillaume pour cette expression. Alors qui a thor, qui a raison ?
  • #40
    <inconnu>
    23/07/2009 à 19:04
    • En réponse à momolala #38 le 23/07/2009 à 18:25 :
    • « Encore un légionnaire qui voulait sentir le sable chaud ! Pardonnez-moi celle-là, mes amies Marseillaises ou presque. Un certain hérisson m’... »
    Justement tout le monde s’accorde pour dire que Canjuers aurait dû servir de leçon. Non Canjuers n’est pas oublié mais cet incendie est plus grave, tellement de paysage superbes ont été anéantis. Par exemple, tous près de Marseille à Saint Loup, un grand parc magnifique. On pouvait y faire beaucoup de choses : vélo, ballon, escalades, promenades etc...Et ce joli quartier, niché dans la colline, chateau St Loup. Je vais en découvrir encore certainement. Les pompiers ont peur encore pour cette nuit. Ce n’est pas fini. Je n’oublie pas non plus le dévouement de tous les pompiers, ils sont admirables.