Les expressions françaises décortiquées
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faire faux bond [v]

poser un lapin ; ne pas répondre aux attentes ; manquer à un engagement ; ne pas aller à un rendez-vous ; ne pas se rendre à un rendez-vous ; se dérober ; manquer un rendez-vous

Origine et définition

Cette expression est attestée au XVIe siècle comme signifiant "faire banqueroute", peut-être par malentendu avec "faire faux bon (de paiement)", pratique pouvant mener à la faillite.
A la même époque, "jouer un faux bond" ne signifiait pas quelque chose comme 'décevoir' mais plutôt comme 'trahir' ou 'nuire'.
L'origine de ce faux bond, qu'on le joue ou qu'on le fasse, vient du jeu de paume () où une balle peu franche, qui rebondit mal ou qui rebondit en déviant ne peut être renvoyée.
La personne qui fait faux bond est, par métaphore, assimilée à cette fichue balle qui déçoit profondément de n'avoir pas rebondi comme il le fallait.

Compléments

Vous aurez compris qu'ici, le 'bond' est un rebond ; il n'est ni le James, ni le saut.
Et pourtant, celui est est au bord d'une faille profonde et qui doit sauter de l'autre côté n'a vraiment pas intérêt à faire un faux bond.
Il doit donc bien prendre son élan, à supposer qu'il ait pu en emmener un avec lui, car vu la taille et le poids de l'animal (), c'est difficile à caser dans l'avion en bagage accompagné...
Et puis malheureusement, aucun manuel du genre du Kamasutra n'indique comment il faut le prendre, son élan, avant de s'envoyer en l'air avec lui au-dessus du précipice.
Sans compter que le poids de la bête (500 kg, excusez du peu !) ne facilite pas le saut...
En conclusion, si vous êtes au bord d'une faille profonde, ne cherchez surtout pas à passer de l'autre côté, quitte à faire faux bond à celui qui vous y attend ; en effet, avec élan, vous courez à la cata et sans élan, c'est pareil.
Et ne croyez surtout pas qu'un caribou () fera l'affaire à la place de l'élan, car malgré son poids deux à trois fois moindre, personne n'a jamais prétendu prendre son caribou avant de sauter.

Exemples

« À cause de Robert qui lui a fait faux bond, Bernard va être obligé d'écrire lui-même un article sur Brecht. »
Françoise Mallet-Joris - Le jeu du souterrain

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand jemanden im Stich lassen laisser qn. dans le pique
Allemand jemanden hängen lassen und : Jemanden versetzen laisser pendre qn. Déplacer qn
Anglais to let someone down laisser tomber quelqu'un
Anglais to stand someone up faire faux bond à quelqu'un, le laisser tomber
Anglais (USA) to leave someone in the lurch laisser quelqu'un dans une embardée
Espagnol (Argentine) dejar plantado planter la quelqu'un
Espagnol (Argentine) hacer la pera faire la poire
Espagnol (Espagne) dar un plantón a alguien donner un plant à quelqu'un
Espagnol (Espagne) salir rana sortir une grenouille
Espagnol (Espagne) ser un malqueda être celui qui ne se présente pas à un rendez-vous
Gallois rhoi cawell i rywun donner cage à quelqu'un
Hongrois otthagyni, mint szent Pál az oláhokat quitter comme Saint-Paul les Valaques
Hébreu הבריז לו (hivriz lo) lui a posé un lapin
Italien dare buca donner un trou
Italien mancare ad un appuntamento manquer un rendez-vous
Néerlandais iets is 'beneden peil quelque chose sous le niveau, en dessous de la norme
Néerlandais dat is 'knudde c'est nulle, ça ne vaut pas un clou
Néerlandais iemand in de steek laten laisser quelqu'un dans le steek
Néerlandais iemand een blauwtje laten lopen laisser courir un bleu à quelqu'un
Portugais (Brésil) dar um bolo donner un gâteau
Portugais (Portugal) dar o bolo donner le gâteau
Portugais (Portugal) dar pra trás reculer
Portugais (Portugal) deixar na mão laisser en main
Roumain a da plasă donner filet
Roumain a i-o trage le baiser
Roumain a lăsa (pe cineva) mofluz laisser (qqn.) mécontent/désabusé
Roumain a lăsa cu buzele umflate laisser avec les lèvres gonflées
Roumain a se da inapoi se donner en arrière
Roumain a se trage pe fund se tirer sur le derrière
Roumain a trage clapa tirer le clapet
Russe подставить placer quelqu'un sous
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « faire faux bond » Commentaires

  • DiwanC
    13/01/2016 à 19:38*
    • En réponse à Paracas #197 le 13/01/2016 à 18:42* :
    • « Nous sommes bien d'accord !
      Autre agacement :
      - Tu veux boire un coup ?
      - Grave ! »
    Il y a aussi les
    - C'est trop ! (Variante : Elle/Il est trop !)
    - C'est génial ! pour tout et n'importe quoi. Un TGV arrive-t-il à l'heure ? "C'est génial !" alors que c'est tout simplement normal et habituel, s' pas ! 😛
    Mais tous, un jour ou l'autre, on a failli, on s'est laissé aller aux habitudes de langage du moment; Qui ne s'est pas écrié : "Super !" parce qu'on apprenait une agréable nouvelle ou au contraire - mais là le ton n'est pas le même - parce qu'un emmernnuiment se profilait à l'horizon ?
  • le gone
    13/01/2016 à 19:52
    • En réponse à DiwanC #201 le 13/01/2016 à 19:38* :
    • « Il y a aussi les
      - C'est trop ! (Variante : Elle/Il est trop !)
      - C'est génial ! pour tout et n'importe quoi. Un TGV arrive-t-il à l'heur... »
    Quand j'étais gamin et que je trouvais quelque chose de bien les copains et moi on disait 'c'est vachement bat !... " et puis il y a quelques années lorsqu'une question était posée à quelqu'un et qu'il suffisait de répondre oui ou non la personne répondait "tout à fait"...
    - vous êtes gaucher ou droitier ?
    - tout à fait ! grrrrrr
  • SyntaxTerror
    13/01/2016 à 20:23
    • En réponse à le gone #202 le 13/01/2016 à 19:52 :
    • « Quand j'étais gamin et que je trouvais quelque chose de bien les copains et moi on disait 'c'est vachement bat !... " et puis il y a quelque... »
    Là, c'est moi qui suis lâché.
    A la question : "vous êtes gaucher ou droitier ?" , on peut répondre par oui ou par non ?
  • le gone
    13/01/2016 à 20:30
    • En réponse à SyntaxTerror #203 le 13/01/2016 à 20:23 :
    • « Là, c'est moi qui suis lâché.
      A la question : "vous êtes gaucher ou droitier ?" , on peut répondre par oui ou par non ? »
    D'accord dans ce cas tu diras soit gaucher soit droitier.
    Mais si j'ai disons, forcé le trait : cette tendance à bien existé !
  • Paracas
    13/01/2016 à 20:32
    • En réponse à Utilisateur supprimé #200 le 13/01/2016 à 19:29* :
    • « Comme tu es beau garçon quand tu rougis ! Enfin comme je t'imagine..., 'spa ? »
    Wouaouuuu.....y a longtemps qu'une femme ne m'a pas parlé comme ça !
    Mais tu sais, le Bouba c'est pas un perdreau de l'année....il ressemble à Alain mais Deloin .....😄
  • Paracas
    13/01/2016 à 20:34
    • En réponse à DiwanC #201 le 13/01/2016 à 19:38* :
    • « Il y a aussi les
      - C'est trop ! (Variante : Elle/Il est trop !)
      - C'est génial ! pour tout et n'importe quoi. Un TGV arrive-t-il à l'heur... »
    Nickel ton commentaire !
  • Utilisateur supprimé
    13/01/2016 à 21:52*
    • En réponse à Paracas #205 le 13/01/2016 à 20:32 :
    • « Wouaouuuu.....y a longtemps qu'une femme ne m'a pas parlé comme ça !
      Mais tu sais, le Bouba c'est pas un perdreau de l'année....il ressemble... »
    Un perdreau de l'année...pour une femme en anglais c'est qu'elle n'est pas une poule du printemps...a spring chicken...le tout premier film français que j'ai vu c'était lui le star, Alain Delon, et ça remonte à 1958 quand j'étais A SPRING CHICKEN...il reste beau, lui...pourquoi un film frančais passait à St. Louis au cinéma du quartier comme ça je ne sais pas...ça n'arriverait pas de ces jours-ci parce qu'il n'existe plus de cinémas dans les quartiers residentiels...c'est peut-être à cause de ce film que je deviens francophile...
  • DiwanC
    13/01/2016 à 22:22*
    • En réponse à Utilisateur supprimé #207 le 13/01/2016 à 21:52* :
    • « Un perdreau de l'année...pour une femme en anglais c'est qu'elle n'est pas une poule du printemps...a spring chicken...le tout premier film... »
    Bon... Eh bien on s'éclipse discrètement... on vous laisse tranquilles, Bouba et toi.
  • deLassus
    04/02/2021 à 21:58
    Respect de la Parole de God ?

    Cette expression n'a pas été reprise dans le livre "Les 1001 expressions préférées des français" (2011).

    L'exemple me semble de style tout à fait godesque.

    Bravo Reverso pour n'avoir touché à rien !!!
  • lalibellule
    11/05/2023 à 17:55*
    Ça va ressembler à un exemple de Reverso tant il est dépourvu de détails ou contexte ...

    Je suis navrée de vous faire faux bond.

    La langue maternelle par Vassilis Alexakis (un roman recommandé par un ancien expressionate de Paname)
  • joseta
    24/08/2024 à 08:10
    QUI SUIS-JE ? nº348

    Je suis un romancier (essayiste et poète) américain
    - presque oublié après ma mort, je suis redécouvert dans les années 1920 à travers un roman qui est aujourd’hui considéré comme l’une des plus grandes figures de la littérature américaine
    - je m’engage comme simple marin à 20 ans sur un navire marchand, puis sur un baleinier. Je déserte pour m’installer aux îles Marquises
    - mon premier livre et sa suite (1846 et 1847) sont des récits d’aventures inspirés de ma rencontre avec les peuples des îles
    - mon ambition littéraire croissante
    - de 1853 à 1856, je publie de courtes fictions dans des magazines
    - en 1857, je voyage en Angleterre, je visite le Proche-Orient et je publie ma dernière oeuvre en prose
    - en 1863, je m’installe à New York, où je finis par occuper le poste d’inspecteur des douanes américaines. À partir de ce moment, je concentre mes pouvoirs créatifs sur la poésie
    - en 1866, j’écris ce qui est ma réflexion poétique sur les questions morales de la guerre de Sécession
    - mon épopée métaphysique est publiée en 1876
    - en 1886, je prends ma retraite. Au cours de mes dernières années, je publie (sur mes fonds personnels) 2 volumes de poésie et je laisse une nouvelle inachevée à ma mort, qui serà publiée, à titre posthume, en 1924
    - âgé de 16 ans, je m’inscris au lycée classique d’Albany. Durant ces années, je fais mes premières lectures marquantes: James Fenimore Cooper, Walter Scott, Byron, les poètes anglais du XVIIIème siècle. (Après les cours, je tiens les comptes du commerce de mon frère)
    - en 1837, le commerce fait faillite, et la famille s’installe à Lansingburgh (petite ville sur les bords de l’Hudson). J’enseigne queque temps comme instituteur dans une école de campagne, près de Pittsfield. Puis de retour à Lansingburgh, je suis des cours d’arpentage au collège
    - en 1939, je m’engage comme mousse à bord d’un navire marchand en partance pour Liverpool. À mon retour, je trouve un nouveau poste d’école à Greenbush, en 1840
    - puis je me rends dans l’Illinois, où je parcours la frontière occidentale et je descends le Mississipi jusqu’à Cairo
    - à la fin de 1840, je me rends à Nantucket et je m’inscris sur un trois-mâts baleinier de 358 tonnes, et j’embarque à New Bedford. Je parcours le Pacifique et je visite le îles Galapago et les Marquises où je déserte en juillet 1842
    - je visite aussi Tahiti, Mooréa et Hawaii. Ensuite, je m’engage comme simple matelot dans l’équipage de la frégate USS United States de la marine de guerre américaine qui débarque à Boston en octobre 1844
    - la rédaction de mon premier roman a des difficultés à trouver un éditeur. C’est en 1846 qu’il est finalement publié à Londres, où il devient un bestseller immédiat. Le succès facilite mes démarches: le Boston publisher accepte mon roman suivant. J’assois ma notoriété sur des récits d’aventures exotiques à caractère autobiographique
    - un roman de 1849 marque un premier tournant dans ma carrière littéraire. Puis j’écris 2 autres (souvenir de la marine marchande et souvenir de la marine de guerre)
    - n 1850, lors d’une excursion dans le Massachussets, je rencontre par hasard l’écrivain Nathaniel Hawthorne; nous produisons une forte impression l’un sur l’autre. Hawthorne n’a pas tardé à identifier en moi des lignes louangeuses qui me comparent à Shakespeare
    - mon roman de 1851 a des critiques excellentes, et lorsque le roman paraît aux États-Unis, les ventes sont plutôt bonnes
    - mais, la suite de ma carrière littéraire est une longue suite de désillusions. Mes ouvrages suivants sont sévèrement critiqués et pour faire face à mes finances fragiles, je me fais conférencier. De 1857 à 1860, je me produis dans les lyceums
    - en 1866, ma femme fait jouer ses relations pour que j’obtienne un poste d’inspecteur de douanes de la ville de New York (moi qui, depuis quelques années plus tôt, n’aimais pas cet emploi). Je m’acquitte pourtant de ma tâche, 19 années durant, gagnant la réputation d’être le seul employé honnête dans une maison connue pour sa corruption généralisée
    - ma carrière publique d’écrivain est arrivée à son terme. (En privé, je continue à écrire)
    - ci-dessous je vous donne le titre de 3 de mes oeuvres

    Zut ! Depuis mardi, l’ampoule de la véranda est grillée...faudra que je pense à en acheter une autre, nom d’une pipe !
  • atheofv
    24/08/2024 à 08:28
    • En réponse à joseta #211 le 24/08/2024 à 08:10 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº348

      Je suis un romancier (essayiste et poète) américain
      - presque oublié après ma mort, je suis redécouvert dans les ann... »
    Trouvé

    Je connaissais bien sûr son ouvrage (......) mais ignorais tout de l'auteur...
  • atheofv
    24/08/2024 à 08:33
    Hi han insiste au cas où vous n'auriez pas compris...

    ne pas aller à un rendez-vous ; ne pas se rendre à un rendez-vous
  • atheofv
    24/08/2024 à 14:11*
    Roumain a se da inapoi se donner en arrière


    On comprend mieux pourquoi Hi han prévient :

    Le contenu présenté peut contenir des termes inappropriés liés à votre recherche.
  • atheofv
    24/08/2024 à 14:14
    l'est pas mal aussi celle-là :

    Néerlandais iemand in de steek laten laisser quelqu'un dans le steek
  • joseta
    24/08/2024 à 16:28*
    • En réponse à joseta #211 le 24/08/2024 à 08:10 :
    • « QUI SUIS-JE ? nº348

      Je suis un romancier (essayiste et poète) américain
      - presque oublié après ma mort, je suis redécouvert dans les ann... »
    JE SUIS
    Image externe (auteur de Moby Dick)
    Herman MELVILLE
    New York, 1819/1891

    Mes oeuvres:
    1) Mardi
    2) L’ampoule
    3) La véranda
    Voilà !