Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

Faire grève

Pour des travailleurs, cesser de travailler de manière concertée (en général pour obtenir des avantages ou faire revenir la direction de l'entreprise sur une décision).

Origine

Tous ceux qui ont suivi des cours d'histoire de France ont lu ou entendu la phrase "untel a été pendu ou untel sera guillotiné en place de Grève".
La place de Grève se trouvait à Paris ().
Elle s'appelait ainsi parce qu'on y trouvait une grève, quai en pente douce plongeant dans la Seine et permettant un déchargement aisé des nombreuses marchandises transportées sur le fleuve et livrées à Paris via ce qui était à une époque son port le plus important.
Ce n'est qu'en 1830 que, en raison de sa situation, cette place a été renommée "Place de l'Hôtel de Ville".
Mais bien avant cette date, 'être en grève', c'était d'abord être sans travail.
Les ouvriers au chômage se réunissaient sur la place de Grève où les patrons venaient les chercher, en fonction de leurs besoins en personnel.
Le sens de l'expression a évolué à partir du tout début du XIXe siècle lorsque des ouvriers, exploités par des patrons peu scrupuleux, ont décidé d'abandonner le travail et de 'se mettre en grève' en se réunissant sur la place du même nom.

Compléments

Pour en savoir un peu plus sur la grève ().

Ailleurs

Si vous souhaitez savoir comment on dit « Faire grève » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

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Pays Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemagne Allemand Streiken Mettre bas (les outils)
Angleterre Anglais To strike Mettre bas (les outils)
États-Unis Anglais To go on stike Se mettre en grève
Argentine Espagnol Hacer huelga/ hacer paro Faire grève
Argentine Espagnol Parar Arreter
Espagne Espagnol Hacer huelga Se mettre en grève
Espagne Espagnol Ir a la huelga Aller à la grève
Hongrie Hongrois Sztrájkolni Grèver / Faire grève
Italie Italien 'Ncruciàri 'i vràzza Croiser les bras (attitude de celui qui ne veut rien faire)
Italie Italien 'ncruciàri 'i vràzza Croiser les bras
Italie Italien Scioperare Faire grève
Pays-Bas Néerlandais Het werk er bij neerleggen Déposer le travail
Pays-Bas Néerlandais Staken Cesser
Brésil Portugais ficar de braços cruzados croiser les bras
Roumanie Roumain A face grevă Faire grève
Serbie Serbe Штрајковати (en cyrilique) Faire grève
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Commentaires sur l'expression « Faire grève » Commentaires

  • #1
    • Elpepe
    • 07/04/2007 à 00:23
    MESSAGE DE L’AMIRAUTÉ :
    Quand on navigue, il est fortement déconseillé de se mettre en grève (sauf pour les catas, biquilles et quillards béquillés, évidemment). Mieux vaut croiser au large en attendant la marée, et lire les cartes marines (voir la catastrophe qui vient de se produire en Grèce).
  • #2
    • cotentine
    • 07/04/2007 à 00:35
    tout ne s’est pas passé en Place de Grève à Paris ... dans les mines, dans le Nord et les pays Nordiques, ce "bras de fer" a duré plus d’une génération ... et en France ...
    les 1ères grèves se sont faites dans la répression, exemple des canuts (première grève ouvrière en France, parmi les premières en Europe) : 1831 : armée envoyée, ouvriers se rendent maître de la ville. Environ 600 victimes dont environ 100 morts et 263 blessés côté militaire, et 69 morts et 140 blessés côté civil. Armée de 26 000 hommes, 150 canons commandée par le fils du roi et le maréchal Soult, mate la rébellion. 600 morts et 10 000 personnes expulsées de la ville 1834 : « Sanglante semaine ». Plus de 600 de victimes. 10 000 insurgés faits prisonniers, condamnés à la déportation ou à de lourdes peines de prison. Droits sociaux et démocratiques acquis dans affrontement et avec répression ; en même temps, luttes contre répression totalement liée à lutte pour droits (exemple, protection du licenciement).
    le droit de grève est un droit qui a laissé un lourd tribut chez nos anciens !!!
  • #3
    • <inconnu>
    • 07/04/2007 à 00:47
    Des patrons peu scrupuleux, ça existe, ça ?
    En attendant, quand je vais de Morlaix (devise : S’ils te mordent,...) à Lannion par la côte on passe par Locquirec ( film "HÔTEL DE LA PLAGE"), St Efflam (si vous chercher un prénom breton pour le petit dernier) et St Michel-en-grève (sa plage, son église, ses étals d’algues vertes à même le sable : Ça sent le vécu... et la marée). Et là comme un seul syndicaliste, dans la voiture retentit une voix :
    "St Michel... (tout le monde) en grève...St Michel... (tout le monde) en grève"
    Des patrons peu scrupuleux, ça n’existe pas, voyons !
  • #4
    • cotentine
    • 07/04/2007 à 00:50
    en Belle Gique, qui s’est battu ? et a fait grève pour accéder au droit de vote (non, pas pour les femmes, ne rêvons pas !) ... La Centrale des mineurs lance un appel à la grève générale. En avril 1893, 200.000 ouvriers se mobilisent. Face à ce mouvement, les parlementaires votent un compromis proposant d’accorder le suffrage universel pour les hommes mais de le tempérer par le vote plural. Le vote, jusque-là facultatif, devient obligatoire. Chaque citoyen belge de sexe masculin âgé de 25 ans et domicilié depuis un an dans la même commune se voit accorder par la Constitution un droit de vote, une voix d’électeur. Certains citoyens peuvent avoir des voix supplémentaires s’ils remplissent les conditions suivantes : être père de famille âgé d’au moins 35 ans et possédant une habitation, être propriétaire et/ou capacitaire. Nul ne peut cumuler plus de trois voix. Le corps électoral passe de 137.000 à 1.370.600 électeurs. Mais 850.000 hommes ne disposent que d’une seule voix alors que 290.000 en possèdent deux et 220.000, trois. (brèfle ... c’est pas encore l’égalité, mais y’a un p’tit progrès !)
  • #5
    • cotentine
    • 07/04/2007 à 01:11
    y’a d’abord eu les pays Nordiques (Scandinavie, Irlande, etc qui ont oeuvré pour le droit au travail en su bissant et en faisant subir l’état de grèves + ou - anarchiques, mais ce sont les "§Ricains" qui ont le mieux réussi à s’organiser et à aboutir ... grâce à la grève ... et vive le 1er mai ! fête du travail et du muguet, tout en étant un jour chômé et payé !!! cette page
    Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d’obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Travail. 😄
  • #6
    • momolala
    • 07/04/2007 à 07:07*
    La grève ou la Grève, c’est pareil et faire grève, c’est rester sur le sable, Pepe ne me démentira pas. S’il y a gros temps, c’est chômage technique. S’il y a beau temps, faut qu’on en ait gros sur la patate pour ne pas vouloir prendre le large pour une campagne, tout en sachant qu’il faudra ensuite se serrer la ceinture.
    Quand on en arrive là, c’est pour ouvrir les yeux des sourds. Les glandes lacrymales vibrent et son nez le chatouille : le patron sent que ça sent mauvais, ce qui ébranle par voie nasale son tympan et ses osselets, et tout à coup, son cerveau sollicité dans l’urgence réagit, le plus souvent en égratignant son portefeuille. Vous me suivez ?
    Tuons tout de suite les idées reçues : non, les journées de grèves ne sont pas payées. A mon souvenir, elles l’ont été en 36 par la solidarité syndicale et en 1968 par décision politique. Pour un fonctionnaire, un Jean-foutre d’instit qui laisse encore les enfants sur les bras de leurs parents pour réclamer des moyens décents de les faire travailler par exemple, c’est une amputation de 1/30ème du brut par jour. Normal. C’est juste qu’il faut le dire. Aux USA ce sont les syndicats, extrêmement puissants, qui prennent le relais comme dans la grève des camionneurs de 1997 (voir cette page). Nos syndicats se délayent dans la culture individualiste du moment. La solidarité n’est plus le maître mot d’une société où la Fraternité devient de plus en plus sélective. C’était mon billet d’humeur du jour.
    Mais bonjour de ce beau jour à toutes, tous, chacune, chacun ! Bon retour à BB qui a bien fait de revenir avant le départ des cloches car les voies de circulation vont devenir impénétrables !
  • #7
    • momolala
    • 07/04/2007 à 07:12
    Hier, à Fréjus, 23°, et les touristes de la zone C plus blanches que blanc faisaient la grève en bikini à l’heure du déjeuner. A 14 h 30, quand j’ai quitté mon banc à l’ombre, elles étaient déjà rose-crevette. Qui a dit que les couleurs passent au soleil ?
  • #8
    • memphis
    • 07/04/2007 à 08:15
    • En réponse à momolala #7 le 07/04/2007 à 07:12 :
    • « Hier, à Fréjus, 23°, et les touristes de la zone C plus blanches que blanc faisaient la grève en bikini à l’heure du déjeuner. A 14 h 30, qu... »
    le plus extraordinaire, dans ce cas, c’est la persévérance et l’opiniâtreté que mettent certains touristes à faire la grève, "profitant du soleil" dès le lever du jour jusqu’à la tombée de la nuit. Et comme à ce moment "tous les chats sont gris"... J’ai décidé de me mettre en grève aujourd’hui pour obtenir le paiement des heures de ménage, lavage, repassage, préparation de repas et autres broutilles quotidiennes pour lesquelles mon cher et tendre prétend que (dessin du jour), je "me noie dans un verre d’eau"...
  • #9
    • OSCARELLI
    • 07/04/2007 à 08:45*
    Un jour comme aujourd’hui, se mettre en grève?
    Mais bon sang de bonsoir, je rêve!
    Il fai trop beau pour travailler (*)
    C’est décidé, je reste couché!
    Non, non, pas dans mon petit lit douillet,
    Non, plutôt au milieu des cols chics, dans les prés (*),
    Vous savez, ces cols blancs, ces collets montés,
    De beaucoup de sang bleu irrigués.
    Ceux qui viennent voir les prolos, les zyeuter:
    Oui, ceux qui se salissent les mains à travailler
    Dans le cambouis, et sans merder,
    Pour qu’les aristos puissent aller (pique?)-niquer.
    Aujourd’hui, les pieds dans le ruisseau (*)
    C’est décidé, j’éclabousse, je fais le sot!
    Aujourd’hui est un bon jour pour faire une trève,
    Aujourd’hui, non, c’est définitif, pas de grève!
    (*) Dis, Elpépé, imagine donc cela avec Lady Theure de par Toches, hein, quelle allure cela aurait!
    Dis-moi, mon [slurp] gentil petit Godemichou adoré qui ne demande qu’à nous faire plaisir, [/slurp] crois-tu que nous pourrions avoir le compte-rendu de la Convention dernière et quelques photos pour nos Pâques? Nous avons été bien gentils et bien méritants aussi, quand même?
    Allez, bonne journée à tous, je vais rendre ma toute etite cabane au fond du jardin à nouveu habitable, ouvrir portes-z-et fenêtres, tout aérer, désinfecter, ouvrir l’eau, rétablir le courant, retourner mon jardin, ...
    et demain, je resterai couché, ... avec un tour de reins!
    Bien le bonjour du jour à tous les bêcheurs et toutes les bêcheuses...
  • #10
    • OSCARELLI
    • 07/04/2007 à 08:50*
    • En réponse à memphis #8 le 07/04/2007 à 08:15 :
    • « le plus extraordinaire, dans ce cas, c’est la persévérance et l’opiniâtreté que mettent certains touristes à faire la grève, "profitant du s... »
    Attends, je t’envoie une bouée, là... O
  • #11
    • memphis
    • 07/04/2007 à 09:51
    • En réponse à OSCARELLI #10 le 07/04/2007 à 08:50* :
    • « Attends, je t’envoie une bouée, là... O »
    Ouf! Je vais pouvoir rejoindre la grève, où je vais reprendre ma grève, qui va malheureusement grever mon budget! Merci!
  • #12
    • chirstian
    • 07/04/2007 à 10:01
    Mais bien avant cette date, ’être en grève’, c’était d’abord être sans travail.
    plus exactement : les ouvriers "faisaient la grève" , c’est à dire qu’ils arpentaient la grève en attente de l’arrivée des bateaux à décharger, ou "étaient en grève" , c’est à dire restaient sur place, en attente du prochain travail.
    Les halles étaient à deux pas, pour y recevoir le contenu des bateaux, quant aux barques elles-mêmes, beaucoup étaient détruites sur place pour servir de bois de chauffage. Le quai de la "rapée" recevait les bois plus nobles , pour alimenter les ébénistes du Fg St Antoine.
    L’évolution de l’expression citée par God me surprend ; je ne me souviens pas de mouvements ouvriers significatifs ayant eu lieu sur la place de la Grève qui auraient modifié l’expression. J’ai toujours lu que le sens s’était seulement déplacé de "cesser (involontairement) le travail" à "cesser (volontairement) le travail" avec la même notion d’inaction en période de travail.
  • #13
    • <inconnu>
    • 07/04/2007 à 10:06
    vu dans la rubrique AILLEURS
    c’est faire grève en anglais
    Signification : strike c’est faire grève en anglais (voir mode d’emploi pour ceux qui ne connaissent pas)
    Fin du tutoriel de m...
  • #14
    • chirstian
    • 07/04/2007 à 10:26*
    • En réponse à momolala #6 le 07/04/2007 à 07:07* :
    • « La grève ou la Grève, c’est pareil et faire grève, c’est rester sur le sable, Pepe ne me démentira pas. S’il y a gros temps, c’est chômage t... »
    Nos syndicats se délayent dans la culture individualiste du moment. La solidarité n’est plus le maître mot d’une société où la Fraternité devient de plus en plus sélective
    allez, j’y vais aussi de mon petit débordement : il me semble que le sujet l’autorise.
    La Fraternité syndicale a été très forte autrefois mais elle visait essentiellement à la défense des intérêts de ses membres contre ceux qui n’en faisaient pas partie : on a plus d’exemples de luttes de Compagnons entre eux que contre les patrons. Et ce sont ces luttes de clans qui ont entrainées leur interdiction. Le patronat de l’époque, et les clients, avaient tout à gagner d’une organisation qui avaient ses droits, mais aussi ses devoirs.
    Aujourd’hui la faiblesse des syndicats en France est une calamité : non pour les ouvriers, mais pour le patronat qui ne dispose pas d’un interlocuteur autorisé. La puissance des syndicats américains, ou allemands permet une négociation salariale : l’accord pris entre le patron et le syndicat sera obligatoirement appliqué. En France, l’accord doit être ensuite ratifié par des salariés qui suspectent aussitôt des syndicats de ne pas avoir défendu leurs intérêts, d’où nécessité d’une mise en scène dramatique qui appauvrit l’entreprise (actionnaires et salariés).
    (les salariés : parce qu’effectivement les jours de grève ne sont pas payés. Pourquoi le seraient-ils , et par qui ? Et les actionnaires, parce que , lorsqu’une entreprise ne produit pas, ses charges continuent à courir : frais généraux , taxes, salaires des non grévistes, même s’ils ne peuvent plus travailler etc...)
    Enfin il ne faut pas oublier que plus on défend ceux qui sont à l’intérieur d’un système, plus on pénalise ceux qui sont à l’extérieur. Un CDI surprotégé, conduit à des CDD à répétition. L’augmentation des salaires conduit à la suppression de postes. Vous imaginez les grandes surfaces conserver des caissières avec un SMIC à 1500€ , alors qu’elles peuvent être remplacées par des portiques électroniques qui lisent automatiquement votre chariot et débitent votre compte ?
    Bon, allez, j’arrête ... pour le moment.
  • #15
    • OSCARELLI
    • 07/04/2007 à 11:09*
    • En réponse à chirstian #14 le 07/04/2007 à 10:26* :
    • « Nos syndicats se délayent dans la culture individualiste du moment. La solidarité n’est plus le maître mot d’une société où la Fraternité de... »
    Continuant sur ta lancée, j’attrape la balle au bond...
    Remplacer les caissières, as-tu dit.
    Eh bien, pourquoi pas?
    Ce n’est en fait pas supprimer des emplois, ce qui se passerait là. Ce serait déplacer le travail.
    En effet, il est de plus en plus évident que le travail à (il s’agit de la préposition et non du verbe avoir) peu de valeur ajoutée (comme caissier, caissière, personnel chargé du nettoyage, personnel charger du remplissage des rayons, etc... pour ne rester que dans le commerce) est un tavail qui coûte de plus en plus (augmentation du smig) et rapporte de moins en moins, si tant est que l’on peut chiffrer ce que cela rapporte.
    Bon. Partons du principe que ces emplois (caissier, caissière) soient supprimés et remplacés par des portiques. Ces portiques, il faut bien que quelqu’un les développe, il faut bien que quelqu’un les construise, il faut bien que quelqu’un les installe, il faut bien que quelqu’un en assure la maintenance. De plus, il faut aussi qu’il y ait des personnes - oui, des personnes: càd des travailleurs, employés et salariés) pour s’occuper de toute la logistique y afférante. Et d’autres personnes qui s’occuperont de la mise en réseau informatisé de tous ces-dits portiques.
    Je ne veux pas dire ici que c’est très bien de tout systématiser, automatiser et robotiser. Je veux dire ici qu’il faudrait que les syndicats cessent de râler sur la perte des emplois. Il n’y a pas de perte d’emploi! Il y a un changement de type d’emploi. Certains types n’existent ou n’existeront plus, d’autres sont apparus ou apparîtront. C’est à nous à être suffisamment intelligents et courageux pour nous adapter, pour évoluer. Oui, c’est de plus en plus rapide, oui, c’est de plus en plus difficile, oui, c’est de plus en plus pénible. Tout cela est - probablement - vrai. Je suis - presque - pensionné et m’adapte encore. C’est ca, ... ou rien...
    Je considère que c’est un enrichissement pour mézigue. C’est un "challenge" aussi. Et j’ai assez de fierté personnelle pour vouloir être vainqueur.
    Je vous souhaite à toutes et tous la même chose.
    Et ceux et celles pour qui cela est VRAIMENT trop difficile - oui, il y en a, et je ne parle pas des faignasses - et bien ceux-là, il nous faut les aider. FULLSTOP.
  • #16
    • cotentine
    • 07/04/2007 à 11:33
    • En réponse à OSCARELLI #15 le 07/04/2007 à 11:09* :
    • « Continuant sur ta lancée, j’attrape la balle au bond...
      Remplacer les caissières, as-tu dit.
      Eh bien, pourquoi pas?
      Ce n’est en fait pas sup... »
    Il n’y a pas de perte d’emploi! Il y a un changement de type d’emploi.

    Mon grand-père était maréchal-ferrant et il n’a jamais fait grève ... il était le seul du village ! Il a travaillé jusqu’à son dernier souffle et n’a été "remplacé" que par un garagiste et un atelier de machines agricoles ... car depuis sont apparus les tracteurs et les chevaux ont été mis dans les moteurs des automobiles ... Il n’est jamais non plus allé sur la grève car le Perche est fort loin de la mer pour qui se balade à pied, à cheval ou à vélo ! 😉
  • #17
    • cotentine
    • 07/04/2007 à 12:55
    et pour faire grève, sans violence, on peut faire une grève de la faim limitée ou illimitée !
    "La grève de la faim illimitée n’a pas comme objectif, comme c’est le cas pour une grève de la faim limitée, de protester contre une injustice et de sensibiliser l’opinion publique. Ceux qui l’entreprennent se disent déterminés à la poursuivre jusqu’à ce qu’ils aient obtenu satisfaction, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’injustice qu’ils dénoncent soit supprimée. Elle n’est pas seulement une action de conscientisation, elle veut être une action de pression et de contrainte. ..."
    Heureusement, une grève de la faim n’implique pas une grève de la soif ! 😉
    Marceeeeeeeeell !
  • #18
    • <inconnu>
    • 07/04/2007 à 15:25*
    • En réponse à OSCARELLI #15 le 07/04/2007 à 11:09* :
    • « Continuant sur ta lancée, j’attrape la balle au bond...
      Remplacer les caissières, as-tu dit.
      Eh bien, pourquoi pas?
      Ce n’est en fait pas sup... »
    Salut Filo !
    A une réalité appelant une modernité, une réalité économique se fait jour. Bien pour tous les actionnaires concernés mais la société regrettera une fois de plus le lien social qu’elle va supprimer avec les seniors qui parfois n’ont personne d’autre à qui parler. Pour avoir tenu en gérance des magasins, je sais qu’il y a des personnes, qui de la journée ne parleront qu’à la caissière de leur petite épicerie, boulangerie… On applaudira le progrès technologique, on dénoncera la déshumanisation de tout un pan de la structure sociale… comme d’hab.
    Déjà nos services, télécoms, EDF/Gdf et autres nous répondent depuis des centres d’appels, on entend une voix suivant un plan de parlotte bien précis mais on ne voit même pas ce qui se cache derrière. Cela tue le dialogue débridé pourtant nécessaire à une plénitude individuelle.
    Même si c’est pour évoquer la météo ou la nouvelle maîtresse du monsieur au troisième, l’avantage du dialogue inutile réside dans ce qu’il apporte : un sentiment de compter pour quelqu’un, quelque chose... sinon vive la canicule penseront-ils…
    Quand l’équilibre n’est plus là, les esprits se laissent aller à penser qu’ils ne sont plus utiles. Nous soliloquerons tous à qui mieux mieux sauf si bien entendu, nous inscrivons d’office tous les futurs frustrés du dialogue sympa à un site comme celui-ci. Au moins, Sexprimer aura un sens près de chez eux.
    En résumé, vive le portique intelligent mais que les plus belles caissières (et caissiers pour les dames) soient recyclées à nous conseiller en jupes bien courtes dans les rayonnages, ça excitera l’impulsion/pulsion tactile, euh non d’achat voulais-je dire.
    Mais Filo, dis moi, lorsque tu vas dans un magasin d’outillage et que tu as besoin de conseils, tu préféreras à l’avenir un robot placé en bout de gondole ou un pro avisé du jardinage ?
    Présence humaine = émulation, pas oublier cette notion.
    Bon jardinage à toi, Veinard_best ! (frère de Peinard)
  • #19
    • momolala
    • 07/04/2007 à 18:25
    • En réponse à chirstian #14 le 07/04/2007 à 10:26* :
    • « Nos syndicats se délayent dans la culture individualiste du moment. La solidarité n’est plus le maître mot d’une société où la Fraternité de... »
    J’arrive un peu tard mais je tiens à te dire que je suis tout à fait de ton avis quant à la place que devraient occuper les syndicats dans l’économie de notre pays. C’est tellement vrai que le MEDEF lui-même réclame des syndicats forts. Ce sont les pseudo-coordinations constituées autour d’un problème ponctuel qui ont achevé le syndicalisme. Par ailleurs faut-il ou non un syndicalisme politique ? J’ai toujours pensé que non, mais on m’accusait de corporatisme. C’était un raccourci odieux mais à ce niveau de discussion on tombe vite de l’argument à l’argutie.
    Je suis retraitée, mais toujours syndiquée, bien que ma cotisation soit finalement onéreuse, mais je le reste pour que mon syndicat puisse exister, comme beaucoup de ma génération.
    La disparition de nombreuses filières économiques est inéluctable. Dans ton analyse tu sous-entends qu’il devrait y avoir des transferts d’activité. Ce serait vrai sans les délocalisations. Mais, quoi qu’il en soit, quoi qu’on en pense, l’économie mondiale est ce qu’elle est. Reste qu’il faut manger, se loger, se soigner, élever ses enfants, les éduquer, et que pour ça, il faut travailler. Si on ne travaille pas, on ne consomme pas non plus et on pèse plus lourd sur ceux qui travaillent (les retraités ne sont pas ici en cause).
    La grève, puisque c’est le jour d’en parler, était un outil formidable en période de production mécanisée puisqu’elle empêchait l’entreprise de fonctionner (en préservant l’outil de travail, demandez à mon père !). Quand il ne reste plus que les fonctionnaires ou assimilés pour faire grève, à leur grand désespoir qui fut aussi le mien, tout le monde s’en fout ou s’en indigne. La question qui se pose, selon moi, est de savoir ce qu’on pourrait substituer à ce mode d’action pour peser sur les décisions politico-économiques des entreprises comme de l’Etat. Une solution serait, tu l’auras compris, des syndicats forts.
  • #20
    • <inconnu>
    • 07/04/2007 à 19:00
    Syndicat, Priez pour nous !
    Vous êtes bien sérieux aujourd’hui !
    Que de choses vraies malheureusement !
    Je ne rentrerai pas dans le débat ! Je fais grève ! et surtout, je pense que notre modèle de société consumériste a vécu ! 😢
    Notre planète va finir par faire grève et cela sera grave !
    Ce qui est étonnant c’est qu’on ne tient pas compte de ses divers préavis.
    Mais je n’ai pas de solution valable à proposer pour une société, la solution ne peut qu’être individuelle à la base. Mais l’individu est-il prêt à renoncer à ses "avantages acquis"?