Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

les boeuf-carottes [n]

la police des polices ; inspection générale

Origine et définition

Il existe deux origines à cette expression argotique datant de la deuxième moitié du XXe siècle.
La première, donnée par André Larue (dans 'Les flics' en 1969) viendrait du fait qu'une fois qu'un policier est passé à la moulinette de la police des polices et a été mis à pied, voire 'démissionné', il ne lui reste plus que la possibilité d'avoir du boeuf aux carottes à son menu, plat supposé peu cher donc au coût adapté à son nouveau budget.
La seconde est proposée en 1984 dans le film "Les Ripoux" de Claude Zidi, selon lequel l'IGS laisse longuement mitonner ou mijoter le présumé coupable[1], comme on le ferait d'un bon boeuf aux carottes.
[1] Sans s'adresser à lui, en l'ignorant, pour qu'il puisse bien gamberger et soit mûr pour passer à table au moment de son interrogatoire, mais certainement pas pour y manger du boeuf aux carottes.

Compléments

La gendarmerie dispose aussi de ses boeuf-carottes, le BEC ou Bureau des Enquêtes et Contrôles.
En clair, chez eux, il ne fait pas bon tomber sur un BEC.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand generalinspektion der Dienststellen ; aufsichtsbehörde inspection générale des services ; inspection
Anglais (USA) IA [Internal Affairs] / II [Internal Investigations] AI [Affaires internes] / EI [Enquêtes internes] [selon la municipalité, "IA" étant de loin le plus commun]
Anglais (USA) the Rat Squad la Brigade des rats
Portugais (Brésil) corregedor de polícia contrôleur de police
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Commentaires sur l'expression « les boeuf-carottes » Commentaires

  • le gone
    19/01/2016 à 15:53
    • En réponse à DiwanC #218 le 19/01/2016 à 14:27* :
    • « Je veille, je surveille ! Et si je vois le bœuf courir dans l'herbe – telle la souris verte – je l'attrape par les cornes et seulement par l... »
    ... et tu le trempes dans l'huile ? dur dur ! Enfin c'est qu'une comptine... Bon, je te laisse à ton opération "suivez le boeuf" pas jeune cette pub d'avant les vaches folles ! Il paraît que ce qui rends les vaches folles c'est la vitesse des trains... avant elles prenaient le temps de tourner la tête tranquille avec les vieille loco, mais maintenant zont plus le temps et leurs tronches partent en vrille ! et elles ont contaminé les autres loin des trafics et des agitations humaines. Tu va voir que Bouba va monter au créneau ! Non, je ne dis pas de mal des TGV je balance un diagnostic un peu vache 😉
  • le gone
    19/01/2016 à 16:07
    Bon. L'ordi est en train de lâcher ou alors cela vient de mon FAI ...
  • Utilisateur supprimé
    19/01/2016 à 16:10
    • En réponse à le gone #219 le 19/01/2016 à 14:36 :
    • « Je parlais pas de foot ! Surtout pas ! Nous avons de VRAIS champions ailleurs comme par exemple le Judo, le Hand-ball etc. »
    Judo : des ceintures bleues ? 😄
  • DiwanC
    19/01/2016 à 16:51
    • En réponse à ipels #220 le 19/01/2016 à 15:16 :
    • « C'est un copiste du Moyen Âge, à Rome.
      Un jour qu'il allait à confexe, pour une visite au lupanar,
      son supérieur lâcha une vexe.
      Il faut que... »
    Joli tesste !
  • Paracas
    19/01/2016 à 16:59*
    • En réponse à DiwanC #218 le 19/01/2016 à 14:27* :
    • « Je veille, je surveille ! Et si je vois le bœuf courir dans l'herbe – telle la souris verte – je l'attrape par les cornes et seulement par l... »
    Merci pour la surveillance.
    Le boeuf n'a pas accroché au fond de la marmite comme je l'aurai cru....😉
    Ah oui, le film....hé bien j'apprehendais un peu mais sans faire un effet boeuf, il se laisse déguster sans déplaisir..
    Voilà, voilàààààààààà
  • le gone
    19/01/2016 à 17:06
    • En réponse à Utilisateur supprimé #223 le 19/01/2016 à 16:10 :
    • « Judo : des ceintures bleues ? 😄 »
    Entre autre. Mais quel que soit la couleur ou le dan ce sport comme tous les arts martiaux est le contraire absolu d'une équipe de foot qui oublie trop souvent le collectif pour jouer perso. C'est dommage d'ailleurs. Et puis rappelle-toi ces onze milliardaires faisant grève aux championnats du monde il y a quelques années... pfff Depuis ce truc j'évite tous les matchs de ces messieurs. Par contre le foot féminin se porte bien. Elles en veulent, elles ont la gnaque et sont adroites, constructives. Comme quoi, hein !
  • DiwanC
    19/01/2016 à 17:15
    • En réponse à le gone #226 le 19/01/2016 à 17:06 :
    • « Entre autre. Mais quel que soit la couleur ou le dan ce sport comme tous les arts martiaux est le contraire absolu d'une équipe de foot qui... »
    Ça veut dire quoi ce "Comme quoi, hein !" ?
  • le gone
    19/01/2016 à 17:25
    Tout de suite menace d'affront ! C'est vrai que ça peut porter à confusion... Quoique... 🙂
    Comme quoi je ne dénigre pas ce sport mais certains participants. Je ne suis pas un macho !
  • joseta
    19/01/2016 à 17:36*
    - Allô ? Ici, l'école Voltaire,vous pourriez nous apporter 10 caisses de craies blanches, S.V.P ?
    - O.K. demain sans faute je vous fais parvenir ça avec mon commis...
    - votre commis ?
    - oui, le commis sert mes craies...
    - il travaille pour vous ?
  • DiwanC
    19/01/2016 à 17:43
    • En réponse à le gone #228 le 19/01/2016 à 17:25 :
    • « Tout de suite menace d'affront ! C'est vrai que ça peut porter à confusion... Quoique... 🙂
      Comme quoi je ne dénigre pas ce sport mais certai... »
    Je ne dis rien... je m'informe, c'est tout.
    Ce doit être l'atmosphère suspicieuse du jour qui m'influence !
    🙂
  • le gone
    19/01/2016 à 18:02
    • En réponse à DiwanC #230 le 19/01/2016 à 17:43 :
    • « Je ne dis rien... je m'informe, c'est tout.
      Ce doit être l'atmosphère suspicieuse du jour qui m'influence !
      🙂 »
    Nom du père ! Nom de la mère ! Adresse ! Tes faits et gestes de la nuit du mardi au samedi ! Fais pas le malin hein sinon ça va chauffer COMPRIS ? !
  • Utilisateur supprimé
    19/01/2016 à 18:55
    • En réponse à joseta #229 le 19/01/2016 à 17:36* :
    • « - Allô ? Ici, l'école Voltaire,vous pourriez nous apporter 10 caisses de craies blanches, S.V.P ?
      - O.K. demain sans faute je vous fais parv... »
    Le commissaire aryen ?
  • DiwanC
    19/01/2016 à 19:08*
    • En réponse à le gone #231 le 19/01/2016 à 18:02 :
    • « Nom du père ! Nom de la mère ! Adresse ! Tes faits et gestes de la nuit du mardi au samedi ! Fais pas le malin hein sinon ça va chauffer COM... »
    Ah... non ! Me frappez pas... D'abord, j' l'ai jamais vu... ou alors y a longtemps... Sais même pas comment il s'appelle... et puis j'étais pas là... enfin pas tout le temps... et j'ai fermé les yeux pendant qu'ils trucidaient la vieille... alors son complice qu'est beau comme un camion, je ne saurais même pas le reconnaître...
    Vous n'allez retenir une pauvre orpheline innocente... Avec tout ça, sais même plus où j'habite alors pour mon adresse, tu peux te brosser... c'est vrai, je vous assure.
    Quant à la nuit de mardi à samedi... j'ai dormi comme une souche, ça je m'en souviens bien ! On avait fait une nouba d'enfer avec vot' copain Gérard... mais si vous le connaissez ! Gérard Lebœuf... ah ! vous voyez ! Il m'a raccompagnée chez moi... 120-130 dans les rues ! Il est fou vot' copain ! Faut dire qu'on avait pas mal bu, tous...
    Après il est monté pour un dernier verre et puis... enfin bref...
    Quand il est parti, y m'a fait promettre :
    - Si on t'interroge, tu m' connais pas, t'as compris ?
    Et j'ai promis... croix de bois, croix de fer.
    J' peux partir main'nant ?
  • ipels
    19/01/2016 à 19:35
    • En réponse à DiwanC #224 le 19/01/2016 à 16:51 :
    • « Joli tesste ! »
    ... t'es mignonne tu sais !
    comme ma brue_celle avec mon plus jeune.
    ... ici, les 'beu', c'est les flics,
    et les carottes, on les tire du roc directement.
  • DiwanC
    19/01/2016 à 19:56*
    • En réponse à ipels #234 le 19/01/2016 à 19:35 :
    • « ... t'es mignonne tu sais !
      comme ma brue_celle avec mon plus jeune.
      ... ici, les 'beu', c'est les flics,
      et les carottes, on les tire du ro... »
    😄 Merci !
    Nos flics d'ici, quand ils ne sont pas bœufs, sont "cognes", ou "poulets" "ou "perdreaux" ou "vaches" dont de temps en temps les malfrats - et pas qu'eux ! - souhaitent le trépas !
    Frénétique l'une d'elles attache
    Le vieux maréchal des logis
    Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
    Mort aux lois, vive l'anarchie!"

    Si tu veux tout, c'est et !
  • le gone
    19/01/2016 à 21:08
    • En réponse à DiwanC #233 le 19/01/2016 à 19:08* :
    • « Ah... non ! Me frappez pas... D'abord, j' l'ai jamais vu... ou alors y a longtemps... Sais même pas comment il s'appelle... et puis j'étais... »
    Ouaiiiis, c'est criant de Vérité !
    Bon à tantôt
  • SyntaxTerror
    19/01/2016 à 21:29
    • En réponse à DiwanC #235 le 19/01/2016 à 19:56* :
    • « 😄 Merci !
      Nos flics d'ici, quand ils ne sont pas bœufs, sont "cognes", ou "poulets" "ou "perdreaux" ou "vaches" dont de temps en temps les... »
    Nos flics d'ici

    Ils sont maintenant des "Schmitt" entêtés ou des "Schmidt" endettés, je ne sais pas bien..
  • ipels
    19/01/2016 à 23:22
    • En réponse à DiwanC #235 le 19/01/2016 à 19:56* :
    • « 😄 Merci !
      Nos flics d'ici, quand ils ne sont pas bœufs, sont "cognes", ou "poulets" "ou "perdreaux" ou "vaches" dont de temps en temps les... »
    ... quand même, ce qu'il était beau de son vivant,
    il devait sentir le sable chaud.
    ... quand à souhaiter leur trépas, ce ne devait pas
    être son cas pour de vrai, c'est entendu,
    mais pour de faux, ça va de soi.
  • DiwanC
    19/01/2016 à 23:50
    • En réponse à ipels #238 le 19/01/2016 à 23:22 :
    • « ... quand même, ce qu'il était beau de son vivant,
      il devait sentir le sable chaud.
      ... quand à souhaiter leur trépas, ce ne devait pas
      êtr... »
    Nous serions des millions de malheureux si un jour on apprenait qu'il fut un méchant homme...
  • Psylocybe
    19/05/2020 à 01:54*
    Je crois que nous avons moins d'animosité envers la flicaille que vous en avez chez vous (France, Belgique...) Nos policiers sont souvent de la famille, si on peut dire, oncle, tante, nièce et même quelques étudiantes qui en avaient marre du crime et des côtés sombres de notre existence fébrile. À force de ramasser les déchets de l'humanité, on devient cynique et on perd le sens de l'humour (si on l'a déjà eu).

    Évidemment, on peut souhaiter vivre comme Georges, en anarchistes mais l'anarchie faut la défendre; y a des rastaquouères qui nous guettent à tous les carrefours. Ils n’attendent que ça. À moins de vouloir vivre aux U.S of A. avec un Sig Sauer (le P320) à la hanche et une Kalachnikov (7.62×39mm) en bandoulière, j'aime encore mieux nos petits pays vastes par l’amour (et la géographie qu’on essaye de partager) qu’on y partage si bien chantés par Cesária Évora qui n’avait qu’une ile, mais quelle ile.
    ֍ ֍ ֍ ֍

    — Hissez-moi ces huniers et mettez les focs au vent, s’écrie la capitaine, on n’est pas au Club Med. Cette barque, vous me la faites fumer du dargeot! On se remue!

    L’équipage de la Princesse Galeuse fait d’hommes et de femmes à 50 % dodeline du chef sur une ligne un peu éparse, à peine remis de la bombance dominicale. C’est quand même un mardi et le réveil du lundi a été pénible, la capitaine ayant permis un quartier libre en vertu du mois de Marie qui avait bercé son enfance.

    — Et si on peut pas dormir un mardi matin, on dormira quand, grommèle la chef-hunière, une rude gaillarde, encore envapée de ses excès de la veille?

    La Nouvelle-Orléans, c’est pas vraiment le lieu idéal pour devenir anachorète pénitent. Et éviter la chetouille.

    — Tu me les as passées en revue?

    — Oui ma capitaine et j’ai même vérifié derrière les oreilles, mais pour la chetouille, je peux pas dire, le doigt suffit pas.

    Iphigénie, la mine sévère, scrute les gabières qui, les mains tendues et les doigts écartillés montrent leurs ongles à leur spartiate Atalante.
    — Ça peut aller pour ce matin, après tout, c’est un mardi, mais on fera mieux la prochaine fois!

    — Aye, aye, ma capitaine!

    La barque, ses focs gonflés par la brise matinale, de sa fine étrave, fend les flots de plus en plus salés de l’estuaire en route vers le Golfe (normale 4) et de nouvelles aventures.

    — On s’ennuie pas sur ce rafiot, on sert pas de bœuf-carottes, hein mon Gros, interjecte la capitaine, plaisantant pour une rare fois.

    — Je vous le fais pas dire. Y a de l’action et on mange bien, même quand on dort, le bortsch est de première bourre! Le cuisinier (y vient de Pétionville quand même) aime beaucoup les betteraves.

    Et puis, je suis pas vraiment gros, je vous fais remarquer, mais on a des gros os dans la famille… et, comme vous savez, des braques de collection! On m’a même proposé une illustration en daguerréotype, de profil, pour le Musée de l’Homme.

    À l’horizon, presqu’invisible sur l’eau quasi lustrale, un cuirassé nordiste cache sa basse silhouette, seuls sur le pont qui dépasse à peine des flots, les servants d’un gros canon à l’âme lisse, gesticulent comme des pantins projetant leur ombre sur une aube qui rosit.

    Ange-Eusèbe examine d’un œil critique, sa lunette vissée dans l’œil gauche, son meilleur, l’embarcation unioniste aplatie sur les flots : C’est de la classe du Molitor, ma capitaine, mais il a un gros Dahlgren de 14 pouces. S’il nous tire au but, on est tous morts!

    — Eh ben, c’est l’heure de louvoyer! Et tu me charges les caronades, on va leur nettoyer le pont à ces salopards de Yankees de mes deux!

    — Sauf vot’ respect, je vous fais remarquer qu’ils sont quand même contre l’esclavage. Et on va où comme ça, ma capitaine?

    — Au Yucatán mon Gros, au Yucatán où l’or attend!