Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

ne tirez pas sur le pianiste ! [exp]

soyez indulgent envers une personne qui est de bonne volonté ! ; n'accusez pas un lampiste au lieu du véritable responsable ! ; n'agressez pas un lampiste au lieu du véritable responsable !

Origine et définition

C'est Oscar Wilde qui, dans ses "Impressions d'Amérique", raconte qu'en 1880, dans le saloon de Leadville, ville-champignon où l'on venait de découvrir des gisements aurifères, il y avait un panneau qui disait "Please don't shoot the pianist. He is doing his best". Ce qui, en bon français, veut dire "Merci de ne pas tirer sur le pianiste. Il fait de son mieux".
Car c'est bien par allusion au Far-West que cette expression est née.
Qui n'a vu, entre autres dans ces livres d'histoire de l'Ouest illustrée par Morris et Goscinny () ou dans des westerns, ce fameux pianiste qui, dans les saloons, est toujours là, à la fois pour animer un peu les lieux et pour, grâce à sa musique, "adoucir les moeurs".
Sauf que quand les bagarres se déclenchaient ou les balles commençaient à voler, les deux premières victimes étaient souvent le miroir placé derrière le comptoir et le pianiste.
Celui qui 'prenait' était donc ce pauvre bougre plein de bonne volonté, tentant juste de faire son job, et certainement pas le responsable de la bagarre générale (sauf, peut-être, si sa musique était aussi pénible à supporter que celle d'Assurancetourix ).

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais to bark at the wrong tree aboyer vers le mauvais arbre
Anglais (USA) don't shoot the messenger ! ne tirez pas sur le messager !
Anglais (USA) don't shoot the pianist ! ne tirez pas sur le pianiste !
Anglais (USA) Please don't shoot the piano player. Prière de ne pas tirer sur le pianiste.
Espagnol (Espagne) ¡ No se equivoque de enemigo ! Ne vous trompez pas d'ennemi !
Espagnol (Espagne) no disparen al pianista ne tirez pas au pianiste
Espagnol (Espagne) no matar al mensajero ne tuer pas le messager
Gallois chwarae teg! franc jeu!
Grec μη πυροβολείτε τον πιανίστα! ne tirez pas sur le pianiste !
Italien non sparate sul pianista ne tirez pas sur le pianiste
Italien non accanirti! ne vous acharnez pas !
Italien non sparate al pianista! ne tirez pas au pianiste !
Néerlandais slacht niet de kip met de gouden eieren faut pas abattre la poule aux œufs d'or
Néerlandais (Belgique) schiet niet op de pianist ne tirez pas sur le pianiste
Néerlandais bijt niet in de hand die je voedt ne mord pas la main qui te nourit
Portugais (Brésil) não matem o messageiro ne tuez pas le messager
Roumain nu trageti in pianist! ne tirez pas sur le pianiste!
Russe не стреляйте в пианиста ! ne tirez pas sur le pianiste !
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « ne tirez pas sur le pianiste ! » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.


Commentaires sur l'expression « ne tirez pas sur le pianiste ! » Commentaires

  • #81
    <inconnu>
    03/10/2010 à 09:06
    • En réponse à <inconnu> #61 le 15/05/2007 à 19:17* :
    • « Quand même, c’est injuste, tu es pianiste à Bâle, tu animes un bal, Barre y est, puis, tu te prends une balle perdue : logique ou injuste ?... »
    Cela semble, pourtant, relever de ce que l’on peut appeler prôner la détente
    Seulement certains comprennent qu’ils faut utiliser celle de leur six coups...
  • #82
    PHILO_LOGIS
    03/10/2010 à 09:18*
    • En réponse à <inconnu> #81 le 03/10/2010 à 09:06 :
    • « Cela semble, pourtant, relever de ce que l’on peut appeler prôner la détente
      Seulement certains comprennent qu’ils faut utiliser celle de le... »
    Avec leurs six-coups et leurs carabines - COLT, REMINGTON, WINCHESTER et autres LEBEL - ils disaient prôner la détente en disant faut pacifier. Les autochtones répondaient faut pas s’y fier!
    Comme quoi, tout n’est qu’une question de point de vue.
  • #83
    <inconnu>
    03/10/2010 à 09:29*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #82 le 03/10/2010 à 09:18* :
    • « Avec leurs six-coups et leurs carabines - COLT, REMINGTON, WINCHESTER et autres LEBEL - ils disaient prôner la détente en disant faut pacifi... »
    Heu, objection: le Lebel était le fusil réglementaire de l’armée française encore en 1940... Mis en service en 1886 cette page. Il ne pouvait donc être utilise au Far-West.
  • #84
    mitzi50
    03/10/2010 à 09:44
    • En réponse à <inconnu> #79 le 03/10/2010 à 08:56 :
    • « car c’est lui qui tire sur les bouts.
      Ah, bon ? tiens donc... 🙂 »
    Sur un bateau, tout morceau de ficelle, cordage, etc, quels que soient diamètre, utilisation et longueur s’ appelle un bout (on prononce le t). Sauf celui de la cloche...
    Et tu as raison, le Lebel n’ a rien à faire au Far-West.
    Les Steinway et Bösendorder de concert non plus. Les pianistes ne disposaient que de pianos droits, comme du reste au cinéma muet, où ils improvisaient la plupart du temps au fur et à mesure que les images défilaients....Truffaut a été un ardent défenseur defilms série B américaine du temps où il était critique. Nul doute que ça l’ aie influencé jusque dans le choix du titre. Je me souviens surtout des deux scènes les plus "loufoques" : un gangster dit "que ma mère meure si je mens"... et une vieille dame s’ effondre. Et bien sûr "Avanie et Framboise", sous-titrée, à l’ époque du parlant !
    De toute façon il ne faut jamais tirer sur un musicien. Sauf, s’ il est très mauvais, avec des tomates.....
  • #85
    mitzi50
    03/10/2010 à 09:55*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #78 le 03/10/2010 à 08:41* :
    • « Suis-je donc le premier?
      Après avoir été l’avant dernier? Mon God, quelle remontée!
      Cette expressio me rapelle une phrase des Frères Ennemis... »
    Une minute de silence.... On n’ a jamais bien su le pourquoi du comment de la disparition d’un de ces frères (ou bien j’ ai mal suivi). Quant à la bouche pleine de caries, je me souviens plutôt de "La fille de Londres", chanson chantée par Germaine Montero :
    ....il jouait des ragtimes sur un vieux piano
    Un piano avec des dents de chameau" (ou à peu-près, toutes mes excuses à Pierre Mac Orlan !)
    Et, revenant à 2007, pourquoi n’ y aurait-il pas des pianos aqueux ? Il y a bien des montres molles, et sept apparitions de Lénine sur un piano à queue (du coup, ça doit le faire fondre en larmes, un "miracle" de cette espèce...)
  • #86
    PHILO_LOGIS
    03/10/2010 à 10:20
    • En réponse à <inconnu> #83 le 03/10/2010 à 09:29* :
    • « Heu, objection: le Lebel était le fusil réglementaire de l’armée française encore en 1940... Mis en service en 1886 cette page. Il ne pouvai... »
    Erreur, cher ami. Il y a eu des fusils Lebel aux Etats-Unis... Peut-être pas des masses, mais il y en a eu. Par exemple, via les forces francaises au Mexique, qui étaient là pour... soutenir... Maximilien.
  • #87
    God
    03/10/2010 à 10:29
    • En réponse à mitzi50 #85 le 03/10/2010 à 09:55* :
    • « Une minute de silence.... On n’ a jamais bien su le pourquoi du comment de la disparition d’un de ces frères (ou bien j’ ai mal suivi). Quan... »
    Quant à la bouche pleine de caries...

    Celui qui a la bouche pleine de caries chante, comme Luis Mariano : "Mes chicots, mes chiiiiiiiiiicots...".
  • #88
    mitzi50
    03/10/2010 à 10:32
    • En réponse à PHILO_LOGIS #86 le 03/10/2010 à 10:20 :
    • « Erreur, cher ami. Il y a eu des fusils Lebel aux Etats-Unis... Peut-être pas des masses, mais il y en a eu. Par exemple, via les forces fran... »
    Ce n’ étaient que des fusils "de contrebande", pas des armes usuelles....Donc pas "couleur locale" !
  • #89
    deLassus
    03/10/2010 à 10:48*
    • En réponse à mitzi50 #85 le 03/10/2010 à 09:55* :
    • « Une minute de silence.... On n’ a jamais bien su le pourquoi du comment de la disparition d’un de ces frères (ou bien j’ ai mal suivi). Quan... »
    ...il jouait des ragtimes sur un vieux piano
    Un piano avec des dents de chameau" (ou à peu-près, toutes mes excuses à Pierre Mac Orlan !)

    Bonjour !
    Tu n’as pas à t’excuser : c’est déjà super de te souvenir de cela :
    Voir cette page
  • #90
    mitzi50
    03/10/2010 à 10:51*
    • En réponse à God #87 le 03/10/2010 à 10:29 :
    • « Quant à la bouche pleine de caries...
      Celui qui a la bouche pleine de caries chante, comme Luis Mariano : "Mes chicots, mes chiiiiiiiiiicot... »
    Les chiiiiiiiiicots....sous le soleil qui channnnte.....pas de quoi vanter le Paradis des coeurs et de l’ amour ! En tout cas Mariano présentait une dentition bien blanche. Naturelle ou non, je n’ en sais rien. Par contre, dans le Japon de l’ époque médiévale, il était du plus haut "chic" (sans ot) de se faire noircir les dents ! Voir à ce sujet les "Notes de chevet", de Sei Shônagon, écrites au XIè siècle par une dame d’ honneur à la cour de Kyoto (Non, je ne lis pas couramment le japonais. Je me suis contentée d’ acheter le bouquin dans l’ édition Gallimard/Unesco). Dans l’ appareil critique, je peux lire : "on s’ est demandé si les japonais se noircissaient les dents par coquetterie ou, au contraire, pour montrer qu’ ils ne se souciaient pas de plaire ; il semble que la première hypothèse soit la bonne , puisque Sei place les dents bien noircies parmi les choses qui égaient le coeur..." A moins qu’ il y ait une troisième explication : pour que les "chicots noircis" se remarquent moins....
  • #91
    mitzi50
    03/10/2010 à 10:59*
    • En réponse à deLassus #89 le 03/10/2010 à 10:48* :
    • « ...il jouait des ragtimes sur un vieux piano
      Un piano avec des dents de chameau" (ou à peu-près, toutes mes excuses à Pierre Mac Orlan !)
      B... »
    Merci infiniment. J’ ai un double CD de Germaine Montero consacré essentiellement à Federico Garcia Lorca et à "Mère Courage" de Brecht, avec quelques autres chansons en prime, mais le petit livret qui va avec, s’ il donne tous les textes de Lorca, et un résumé de "Mère Courage" (que j’ ai eu la chance de voir au TNP avec Montero dans le rôle-titre), reste "muet" quant au reste, et je n’ avais pas le temps de passer la plage correspondante du CD sur ma chaîne...Donc je me souvenais surtout du chinois avec une casquette de marine ornée d’ une ancre coralline et du sale couteau... sans spécialité (celle de tuer, peut-être ?)
    P.S. Où vas-tu te produire dans la Sainte Russie ? Tu peux répondre par le Canal 12....
  • #92
    chirstian
    03/10/2010 à 15:58
    est-il plus facile de tirer sur un pianiste que sur un violoniste ou un flutiste ? Assurément ,oui ! Car la taille de son piano le rend moins mobile. (oui, je sais : le piano est équipé de roulettes, ce qui n’est pas le cas d’un violon ni d’une flute. Mais ces roulettes sont-elles efficaces ? Je me pose la question, n’ayant jamais été doublé par un piano, même quand je roule lentement. Et j’ajouterai que l’excès de vitesse mène au violon, pas au piano. Flute, alors ! )
    Ergo, considérons que le piano n’est pas mobile, et que le pianiste a donc un handicap. Pourquoi s’étonner, dans ces conditions, que le mouvement des Écologistes ait cherché à le protéger, en réduisant la période de la chasse au pianiste et en frappant d’opprobre ceux qui veulent le tirer.
    Sans compter qu’une tête de pianiste empaillée est nettement moins décorative que celle d’un dix-cors de chasse. Sauf si le pianiste est cocu. Mais généralement, les pianistes, méfiants et jaloux, demandent à leur épouse de leur tourner les pages de la partition : pour les surveiller. Mais à force, ils oublient de regarder leurs notes, et en font des fausses. Résultat le public excédé sort son arme et comme il ne doit pas tirer sur le pianiste, il se tire ailleurs (de lapin).
  • #93
    BeeBee
    03/10/2010 à 17:17
    • En réponse à chirstian #92 le 03/10/2010 à 15:58 :
    • « est-il plus facile de tirer sur un pianiste que sur un violoniste ou un flutiste ? Assurément ,oui ! Car la taille de son piano le rend moin... »
    CQFD ! Bravo, joliiiiii !😄
  • #94
    <inconnu>
    03/10/2010 à 19:08*
    • En réponse à mitzi50 #88 le 03/10/2010 à 10:32 :
    • « Ce n’ étaient que des fusils "de contrebande", pas des armes usuelles....Donc pas "couleur locale" ! »
    Le bromure aussi est un produit de... contre-bande ! 🙂
    Quant au pianiste on peut toujours lui "balancer" un ou deux ananas(*), également appelée "quadrillée" (*) qui devaient déjà exister à l’époque...
    (*) cf. l’argot militaire, essentiellement US...
  • #95
    <inconnu>
    03/10/2010 à 19:14
    n’agressez pas un lampiste
    comme un certain M. Leguignon, lampiste de son état...
  • #96
    <inconnu>
    03/10/2010 à 19:18*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #86 le 03/10/2010 à 10:20 :
    • « Erreur, cher ami. Il y a eu des fusils Lebel aux Etats-Unis... Peut-être pas des masses, mais il y en a eu. Par exemple, via les forces fran... »
    D’accord, mais quel modèle de Lebel ? L’intervention française n’eut lieu que pendant la guerre de sécession, essentiellement, or le Lebel (pour l’armée française) fut mis en service en 1887 (modèle 1886) et servit jusqu’aux années 1940 et fut encore le fusil de l’armée d’armistice ???
    Il en est même question dans le film: «On a perdu la 7eme compagnie».
    Extrait de Wikipédia sur le Lebel:
    la décision de mettre en commande le futur fusil Mle 1886 a été prise par le général Boulanger, ministre de la Guerre, en janvier 1886. En effet, il était devenu impératif de remplacer le Fusil Gras Mle 1874 à un coup, dépassé depuis l’apparition dans l’Empire Allemand du nouveau modèle de Mauser, le Mle 1871-84 à répétition.
    Donc au moment de la guerre de sécession et de l’intervention française au Mexique, le fusil réglementaire de l’armée française était le fusil Gras ou encore un Chassepot...
    Mais c’était plutôt le Chassepot puisque l’intervention s’est faite entre 1861 et 1867, cette page) et qu’en 1874, c’était déjà la troisième république avec Thiers (pourtant monarchiste...), comme président. Et que le fusil Gras, donc était de 1874.
    Wikipédia: cette page
    Il n’est pas question de Lebel sous le second empire, puisqu’il apparut plus tard, donc sous la troisième république...
    Cela me laisse père plexe
  • #97
    momolala
    03/10/2010 à 19:39
    • En réponse à <inconnu> #73 le 15/05/2007 à 23:09 :
    • « Oscar Wilde a dit: "When good people die, they go to Paris." Il l’a dit parce qu’il a pense que Paris est un Paradis! Et effectivement, il... »
    Puisque leur CIA leur recommande de ne pas venir à Paris, les States gardent donc tous leurs américains, les bons avec les mauvais. Mais ils étaient donc tous pianistes, les bons américains, qu’ils venaient se faire mourir chez nous ?
  • #98
    PHILO_LOGIS
    03/10/2010 à 20:00*
    • En réponse à <inconnu> #96 le 03/10/2010 à 19:18* :
    • « D’accord, mais quel modèle de Lebel ? L’intervention française n’eut lieu que pendant la guerre de sécession, essentiellement, or le Lebel (... »
    Toutafé, toutafé.
    Toutes mes excuses, j’ai eu l’occasion (comme ils sont déjà très vieux, n’est-ce-pas, plus rien de neuf) de vérifier médire mes dires et de me rendre compte que j’ai confondu Lebel (le mari à Monica) et Chassepot,... pas de bol!
    Je me souvenais d’avoir "hérité" d’un ami américain d’une carcasse de révolver d’origine francaise, complètement bouffée par la rouille, après avoir passé de nombreuses dizaines d’années enterré. Après des efforts incommensurés, nous avons réussi à lui redonner une allure reconnaissable. Il s’agissait d’un révolver Lefaucheux (et non Lebel). Ma seule excuse est de l’avoir revendu il y a déjà 26 ou 27 ans, lors de mon départ de Belgique.
  • #99
    mitzi50
    03/10/2010 à 20:17
    • En réponse à <inconnu> #94 le 03/10/2010 à 19:08* :
    • « Le bromure aussi est un produit de... contre-bande ! 🙂
      Quant au pianiste on peut toujours lui "balancer" un ou deux ananas(*), également app... »
    Et on prétend que la musique adoucit les moeurs....
    En tout cas, on ne tire plus sur les pianistes aux U.S.A. Sinon Hélène Grimaud n’ y aurait pas vécu avec ses loups, et n’ y aurait pas fait carrière de façon méritée, d’ ailleurs. Mais en France nous avons un vilain travers : nous estimons souvent plus les musiciens étrangers que ceux issus de nos Conservatoires nationaux (Paris et Lyon seulement. Les autres n’ ont pas le même prestige et leurs premiers prix, pas la même valeur).
    @ chirstian : un clavecin petit modèle est plus léger. Mais c’ est un instrument à cordes pincées et non pas frappées. De là à penser que tous les pianistes sont suffisamment marteaux pour se faire tirer comme des pigeons....
  • mitzi50
    03/10/2010 à 20:21*
    • En réponse à momolala #97 le 03/10/2010 à 19:39 :
    • « Puisque leur CIA leur recommande de ne pas venir à Paris, les States gardent donc tous leurs américains, les bons avec les mauvais. Mais ils... »
    Ils étaient parfois bons écrivains (Hemingway, par exemple), et ne mouraient pas tous en France. Ceci dit le plus français des musiciens spécialisés dans la musique baroque est un américain qui vit en France : j’ ai nommé William Christie. Et chacun de ses concerts est un enchantement. Je souhaite donc... qu’ il ne meure pas !
    Tout à coup je repense à la fin de la seconde guerre mondiale, et à la réunion des alliés à Potsdam. Truman venait de remplacer Roosevelt à la présidence des USA mais n’ était pas au courant de tout... Il était par contre bon pianiste amateur. Et se délassa en jouant la" rêverie" de Schumann. Ce qui donna lieu à une contrepèterie savoureuse : Traümerei von Schumannn devint Schaümerei von Truman (grosso modo cela signifie Truman "écumant" (de rage). Il a probablement eu l’ impression que Staline lui tirait dans le dos.....