Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

Pendre la crémaillère

Célébrer, par un repas ou une fête, son installation dans un nouveau logement.

Origine

De nos jours, si la fête associée à la "pendaison de crémaillère" existe bien toujours, il y a belle lurette que l'objet à l'origine de cette expression a disparu de nos foyers.
Au XVIe siècle, en cette période où les plaques de cuisson à induction ne risquaient pas de tomber en panne au grand dam de leur propriétaire, la cuisson des plats se faisait principalement dans l'âtre du foyer, la marmite étant suspendue à une crémaillère () permettant de régler la hauteur du récipient au-dessus du feu.
Je rappelle qu'à l'époque, les 5 pièces duplex avec terrasse sur les toits n'étaient pas fréquents chez le peuple qui devait souvent se contenter d'un une pièce au sol en terre battue, des fois partagé avec les bêtes.
Il n'empêche que la construction de la maison était une activité à laquelle la famille, les amis et les voisins participaient de bon coeur. Pour les en remercier et fêter leur entrée dans leur nouveau foyer dans lequel l'indispensable crémaillère venait juste d'être enfin installée, parmi les quelques autres travaux de finition, les heureux occupants ne manquaient pas d'organiser un repas ou une fête où leur toute nouvelle crémaillère pouvait enfin être étrennée.
Et c'est depuis cette époque que perdure notre expression, malgré la disparition définitive de l'objet.

Exemple

« (…) elle (Héloïse) voulait pendre, et sans moi (Crevel), la crémaillère rue Chauchat, avec des artistes, des cabotins, des gens de lettres (…) »
Honoré de Balzac - La cousine Bette

Ailleurs

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Pays Langue Expression équivalente Traduction littérale
Tunisie Arabe Dachen edar Inaugurer la maison
Allemagne Allemand (das) Richtfest feiern Fêter la fête de la construction (finie)
Allemagne Allemand Die Einzugsfete Fête d'emménagement
Angleterre Anglais To have a house-warming party Faire une fête pour le réchauffement de la maison
États-Unis Anglais Hosting a Housewarming Party Invitation à une fête pour la pendaison de la crémaillère
Espéranto Espéranto Feste inaùguri novan hejmon Inaugurer par une fête une nouvelle demeure
Argentine Espagnol Fiesta de inauguracion Fête d' inauguration
Espagne Espagnol Estrenar la casa Étrenner la maison / Pendre la crémaillère
Espagne Espagnol Inaugurar la casa Inaugurer la maison
Estonie Estonien Soolaleivapidu pidama Tenir une fête du pain et du sel
Canada Français Faire son open house
Italie Italien Fare (organizzare) una galzega Prendre (fêter) une crémaillère
Italie Italien Sbagnàri Fêter avec du liquide (alcoolique)
Belgique Néerlandais De haard inbranden Brûler la cheminée
Pays-Bas Néerlandais Een housewarmingparty houden Organiser une fête pour chauffer la maison
Brésil Portugais Fazer um open-house Faire une journée portes ouvertes
Brésil Portugais Festa da cumeeira La fête du faîte
Portugal Portugais Festejar a entrada numa nova casa Festoyer en entrant dans une nouvelle maison
Roumanie Roumain A inaugura noul apartament sau casa Ouvrir le nouvel appartement ou maison
Roumanie Roumain A pune bradul Mettre le sapin (traditionnellement on posait un petit sapin sur la charpente d'un toit d'une maison en construction pour lui porter bonheur)
Roumanie Roumain Chef de casa noua Fête de maison nouvelle
Roumanie Roumain Petrecere de inaugurare Fête d' inauguration
Suède Suédois Inflyttningsfest Fête d'emménagement
Belgique Wallon Liégeois : Pinde li crama - Fé on pindèdje di crama Pendre la crémaillère
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Déformée

  • Pendre la crème ailleurs

Commentaires sur l'expression « Pendre la crémaillère » Commentaires

  • #1
    • cotentine
    • 04/06/2007 à 00:39
    malgré la disparition définitive de l’objet.

    Hé, hé ! il existe des maisons rénovées où on a laissé "la" grande cheminée (prête à cuire un boeuf !) avec la crémaillère ! Evidemment je n’y fais pas mijoter la soupe tous les soirs ... mais avec les bols ardéchois en haut des chenêts, ça fait illusion !
    par souci d’économie, j’ai installé une trappe basculante pour fermeture de conduit de cheminée quand la braise est froide ... mais l’hiver c’est génial !
    quand on vit en ville, on connaît moins ce "gadget" !!!
  • #2
    • jayant
    • 04/06/2007 à 06:47
    Aujourd’hui, j’ai eu non seulement ma dose quotidienne de la culture francaise mais une double dose - puis que vous employez aussi le mot etrenner-que j’ai cherche dans le dictionnaire. Nous avons en Inde la coutume selon laquelle le vendeur laisse profiter le premier client du jour en cherchant a lui faire un prix avantageux en pensant que cette affaire lui (au vendeur) apportera du bonheur.C’est la meme idee dans etrenne.
    Mais pourquoi utilise-t-on le mot aubaine quand il y a des soldes dans les supermarche ?(l’etymologie donnee par le Petit Robert est plutot negative. ( ma connaissance du francais et de la france est vieille de quelques annee- je ne connais pas bien la periode chirac, encore moins la Sarkoland.)
  • #3
    • OSCARELLI
    • 04/06/2007 à 07:25
    • En réponse à jayant #2 le 04/06/2007 à 06:47 :
    • « Aujourd’hui, j’ai eu non seulement ma dose quotidienne de la culture francaise mais une double dose - puis que vous employez aussi le mot e... »
    Bienvenue, jayant! C’est absolument génial de t’avoir parmi nous! J’ose espérer que nous pourrons passer de très bons moments avec toi, comme nous le faisons depuis belle lurette entre nous. Sois donc des nôtres! Tu étrennes ce site aujourd’hui, et c’est une aubaine pour nous tous!
    Tiens, je suis sûr qu’Elpépé te jouera une aubade, et ce, dès l’aube; quelles aubaine!
    Pendre la Crème à Hyères. Pourquoi, grands dieux, n’y aurait-il plus de crème par là-bas, je vous le demande? Cet ingrédient n’a pas encore disparu des foyers ni de la ville, ni de la région, ni même de Sarkoland (j’aime ce nom, merci jayant!).
  • #4
    • OSCARELLI
    • 04/06/2007 à 07:25
    Cette expression vient - comme de juste - de la marine.
    La crème étant pendue à la crémaillère, il suffisait de déterminer à quelle hauteur celle-ci devait être accrochée pour déterminer la force du vent.
    Il fallait partir du crochet le plus haut - ce qui donnait le mouvement de balancier le plus court -, puis descendre le pot de crème petit à petit jusqu’au moment où le mouvement devenait suffisant que pour faire déborder la-dite crème.
    Si, étant arrivé au crochet le plus bas, la crème ne débordait toujours pas, on disait alors : c’est beau, c’est fort, cela mérite un 1. Depuis, c’est devenu Beaufort force 1.
    Si le débordement arrivait à l’avant dernier crochet: Beaufort force 2, et ainsi de suite jusqu’au crochet le plus haut: Beaufort force 12. Mais cela était très rare, le dématage se produisait généralement plus tôt...
  • #5
    • chirstian
    • 04/06/2007 à 08:52
    pendre la crémaillère vient probablement d’Angleterre. Chez nous on les guillotinait. Mais de toutes façon, c’est de l’histoire ancienne puisque la peine de mort a été supprimée.
    Les crémaillères normales (blanches) peuvent donc respirer. Les autres risquent seulement d’être reconduites à la frontière.
  • #6
    • charlesattend
    • 04/06/2007 à 09:21
    • En réponse à chirstian #5 le 04/06/2007 à 08:52 :
    • « pendre la crémaillère vient probablement d’Angleterre. Chez nous on les guillotinait. Mais de toutes façon, c’est de l’histoire ancienne pui... »
    sans vouloir prendre position, c’est pourtant dans les marmites noires qu’on fait les meilleurs missionnaires..
  • #7
    • tytoalba
    • 04/06/2007 à 10:37
    bonjour à tous les fondus et fondues du site et bienvenue à Jayant puisqu’il semblerait qu’il soit nouveau.
    En excursion à Chamonix, nous avons pris le train à crémaillère pour monter à la mer de glace (que j’aurais préférée pistache). Alors prendre la crémaillère ou la pendre, voilà la question.
    @charlesattend : ne dit-on pas aussi que c’est dans les vieilles marmites qu’on fait la meilleure soupe, peu importe sa couleur, pourvu que le missionnaire soit dans la bonne position. 🙂
  • #8
    • chirstian
    • 04/06/2007 à 12:15
    hier j’ai fait une entorse à mon régime, en prenant de la crême Chantilly ! D’où l’expression " prendre de la crême hier". Mais il n’y en avait plus sur place, et j’ai du aller en acheter. L’expression est donc devenue : "prendre de la crême ailleurs". Finalement, il y en avait à Hyères , d’où l’expression : "prendre de la crême à Hyères."
    (j’ai aussi pris un Krema, hier, mais je ne vais pas vous raconter ma vie, hein ?)
  • #9
    • cotentine
    • 04/06/2007 à 12:54
    je ne connais pas le nom de toutes les pièces qui composent ma voiture, mais je possède crémaillère de direction assistée sur ma 306 et je n’ai pas envie de m’y pendre ! ni qu’on me la prenne, c’est trop agréable pour la conduite ! 😉
  • #10
    • Elpepe
    • 04/06/2007 à 13:07
    • En réponse à OSCARELLI #4 le 04/06/2007 à 07:25 :
    • « Cette expression vient - comme de juste - de la marine.
      La crème étant pendue à la crémaillère, il suffisait de déterminer à quelle hauteur... »
    Ah ben voilà : ça, c’est de la contribution à l’essorage de la Marine, hein ? Si ça continue, je vais vendre ma trirème ailleurs, et te pendre haut et court dans la cheminée du pas-que-beau.
    Bon, je me calme : tu l’as ! Beau, fort : hourra, Gand ! Fort, ce Kleddouz...
  • #11
    • Elpepe
    • 04/06/2007 à 13:14
    • En réponse à cotentine #9 le 04/06/2007 à 12:54 :
    • « je ne connais pas le nom de toutes les pièces qui composent ma voiture, mais je possède crémaillère de direction assistée sur ma 306 et je n... »
    et des biellettes (une paire de petites ailes, quoi...) aussi !
    Le mec à Neaux desserre vis.
  • #12
    • momolala
    • 04/06/2007 à 13:41*
    Si l’expression ne s’est pas éteinte, c’est grâce à un instituteur alsacien, cousin de l’ami Hansi. En effet celui-ci avait pour habitude d’illustrer ses leçons de vocabulaire d’un dessin artistiquement tracé à la craie au tableau. Pour ne pas salir ses bâtons de craie de couleurs diverses et variées, qui coûtaient fort cher, il les glissait dans un porte-craie au fonctionnement identique à celui de nos compas de tableau. Cet instrument était muni d’un lien qui permettait de le suspendre à un crochet, près de la boîte à craies. Le maître préparant son tableau hors la présence de ses élèves, ceux-ci le voyaient toujours pendu à sa place, sauf le dernier jour de l’année.
    En effet ce jour-là, notre instituteur livrait tableau noir et craies de couleurs pour la matinée à ses élèves qui y inscrivaient les traditionnels messages d’au revoir, de bonnes vacances, ornés de délirants dessins d’Alsacienne à gros nœud et d’Alsaciens à beau nez poilu.
    Quand l’heure du déjeuner approchait, le maître tapait dans ses mains et, s’adressant à l’un de ses élèves, comme il le fit pour les 14 frères de ce dernier qui l’avaient précédé sur les bancs de la classe, dans le silence qui baigne les grands événements, il disait solennellement : « Pends la craie, Meyer. » Ceci fait, tout le monde prenait son panier pour un pique-nique géant et animé dans le pré voisin.
    Depuis l’Alsace est revenue dans le giron de notre République qui, s’entêtant à confondre Alsaciens et Allemands, fit un amalgame avec l’expression ancienne citée par God. Ainsi « Pends la craie, Meyer » devint « Pends la craie, Mayer » et, pas confusion de lettres mais point de sens, « Pendre la crémaillère » a ressuscité, sans que ceux qui la pendent désormais sachent pour la plupart ce qu’était une crémaillère.
    Ah, quel merveilleux site, quand même, où l’on peut délirer à l’aise !
    @Pepe
    Pendant que tu étais en ouiquinde avec BB, Bonobo a, je crois, largement mérité une trirème, samedi il me semble. Je laisse bien entendu la large jury qui t’entoure délibérer sur ce point !
  • #13
    • chirstian
    • 04/06/2007 à 13:48
    Il n’empêche que la construction de la maison était une activité à laquelle la famille, les amis et les voisins participaient de bon coeur.
    de bon coeur, je ne sais pas, mais l’aide en milieu rural était très organisée et très codifiée. Différente selon les régions, et notamment selon le type de culture : différence entre les communautés de blé noir et de blé blond par exemple... Chacun savait avec exactitude ce qu’il pouvait attendre de la collectivité, et ce qu’il devait lui rendre. Une notion du service public reposant sur des droits et des devoirs...
    Concernant la crémaillère il faut indiquer qu’il s’agit d’un "meuble " (c’est à dire d’un objet pouvant être déplacé) , mais la tradition exigeait de la laisser dans la maison pour laquelle elle avait été commandée. On la pendait donc seulement à la fin de la construction, et en cas de déménagement (ils étaient rares !) on la trouvait déjà installée. L’expression, de nos jours, s’étend à toute arrivée dans un nouveau logement.
  • #14
    • <inconnu>
    • 04/06/2007 à 14:00
    • En réponse à tytoalba #7 le 04/06/2007 à 10:37 :
    • « bonjour à tous les fondus et fondues du site et bienvenue à Jayant puisqu’il semblerait qu’il soit nouveau.
      En excursion à Chamonix, nous av... »
    "Alors prendre la crémaillère ou la pendre, voilà la question."
    L’important je crois, est de ne pas vivre à ses crochets…
    @ Chirstian 8 : peut-on manger un Kréma dans un Crématorium sans choquer ?
  • #15
    • <inconnu>
    • 04/06/2007 à 14:08
    • En réponse à chirstian #13 le 04/06/2007 à 13:48 :
    • « Il n’empêche que la construction de la maison était une activité à laquelle la famille, les amis et les voisins participaient de bon coeur.... »
    Aujourd’hui, ce qui est de bon ton de laisser à ceux qui vont investir votre ancienne maison, c’est le râteau… mais faut pas s’attendre en retour et pour autant à recevoir une pelle de la femme sexy du tout nouveau propriétaire… Quoique, les bonnes pioches sont un peu partout. Il suffit de creuser un peu la conversation et hop, on déballe et on pend le saucisson sous les yeux de la belle… en lui posant la rituelle question : « Alors, c’est du lard ou du cochon ? ».
    Ca va aller, ça va aller... 🙂
  • #16
    • Elpepe
    • 04/06/2007 à 14:15
    • En réponse à momolala #12 le 04/06/2007 à 13:41* :
    • « Si l’expression ne s’est pas éteinte, c’est grâce à un instituteur alsacien, cousin de l’ami Hansi. En effet celui-ci avait pour habitude d’... »
    Bonobo a, je crois, largement mérité une trirème

    M’enfin, Momolala... Quand je rentre de ouiquinde, je lis tout ce que j’ai en retard ! Et rajoute mon grain de sel (qui n’en manque pas), décerne la ou les trirèmes éventuelles (c’est donc déjà fait, pour Bonobo)... Bref, je fais mon boulot d’Amiral, quoi... 24/24 à la passerelle !
    Yapluka retourner voir là-bas si j’y suis, et vous me verrez, preuve que je suis doué d’Ubu quitté.
    Alfred 🙂
  • #17
    • AnimalDan
    • 04/06/2007 à 14:19
    "Excusez mon retard, dit le bourreau, j’étais à une pendaison de crémaillère..."
  • #18
    • <inconnu>
    • 04/06/2007 à 14:25
    • En réponse à AnimalDan #17 le 04/06/2007 à 14:19 :
    • « "Excusez mon retard, dit le bourreau, j’étais à une pendaison de crémaillère..." »
    "de crémaillère"
    Aujourd’hui ?
  • #19
    • <inconnu>
    • 04/06/2007 à 14:27*
    Personne ne pense au Père Noël qui dans ces époques là en descendant par le conduit de cheminée se faisait immanquablement labourer le fessier par la dentelure de l’objet. Ce qui est ignoble, c’est de ne penser qu’à son Q et pas assez à celui du visiteur potentiel, surtout le Père Noël qui déjà se fadait la conduite en traîneau par un sale temps, la descente répétitive des conduits, la suie Suisse lorsqu’il se trouvait en Helvétie… Mais au fait, c’était un boulot au noir ça non ?
    Je dis que ce n’était rien d’autre que des tentatives de meurtres et la crémaillère pendue, l’arme du crime. Pas de cadeaux pour le Père Noël était l’aveu le plus fréquemment avoué par les parents méfiants d’ailleurs… ou d’ici.
    Source : Archives Nationales du Crime en Milieu Rural Helvétique.
    @ Momo 12 > Sacré Mayer va…
  • #20
    • Elpepe
    • 04/06/2007 à 15:11*
    - Prendre la maille crée
    - L’Irlande, perle cramée
    - Émile perdra là l’encre
    - La merdaille crêpe ren
    - Armelle reprend l’acier
    - Merle recèle prandial
    - Le RPR : la nièce de la mer
    - Le MRP relarde la nièce
    - Le MNR relarde la pièce
    - Le rapiécer le rend mal
    - Clamer dealer ni lèpre
    - La Mer niée perd le Carl
    - La mercière lapée - NDLR
    - Le ciel rendra la perme
    - Radin celé lèpre la mer
    - Ce lin reparle de la mer
    - Déclarer le mal, en pire
    - Le céleri prend la rame (new)
    - Le prime lance-lard rée (new)
    - Celle de parrain Merle (new)
    - Le péril de l’arme crâne (new)
    - Mal céder le plein rare (new)
    - La caprin mâle de l’erre (new)
    - Le repli de l’amer rance (new)
    - L’ânier de Marcel perle (new)
    - Dillan repère Marcel
    Marceeeeeeeeeeeeeeel !
    Anna Gramme