Bayer aux corneilles - dictionnaire des expressions françaises Expressio par Reverso - signification, origine, étymologie

Bayer aux corneilles

Regarder en l'air, rester sans rien faire.

Origine

Le verbe bayer qui signifie "avoir la bouche ouverte" ne doit pas être confondu avec bâiller.
Quant aux corneilles, au XVIe siècle, elles désignaient des objets insignifiants, sans importance. Ce terme pouvait aussi bien désigner l'oiseau (Lien externe), présent en grande quantité à cette époque, que le fruit du cornouiller (Lien externe).

Bayer aux corneilles voulait donc dire "rester bouche ouverte à regarder en l'air, contempler ou désirer des choses sans intérêts".

Ailleurs

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PaysLangueExpression équivalenteTraduction littérale
Allemagnede Löcher in die Luft starrenregarder fixement des trous dans l'air
Allemagne (Bavière)de Maulaffen feilhaltenMettre en vente des "singes de gueule" (= singe fictif)
Autrichede In's Nachtkastel schauenRegarder la table de chevet
Angleterre / États-Unisen To have one's head in the cloudsAvoir la tête dans les nuages
Espagnees Estar en BabiaÊtre à Babia (région montagneuse de la province de León)
Espagnees Estar en las nubesÊtre dans les nuages
Argentinees Estar paspando moscasRester en chassant des mouches
Espagne (Catalogne)es Estar a la lluna de ValènciaÊtre dans la lune de Valence
Argentinees Andar por las nubesMarcher entre les nuages
Espagnees Estar en el limboÊtre dans les limbes
Espagnees Estar pensando en las musarañas.Penser aux musaraignes.
Canada (Québec)fr Compter les mouches
Hongriehu Bámul a fejéből. Regarder depuis sa tête.
Italieit Avere la testa fra le nuvoleAvoir la tête dans les nuages
Italieit Stare con il naso per ariaRester avec le nez en l'air
Pays-Basnl « Met z'n hoofd in de wolken lopen » (bijdrage hierboven) heeft niets met een vertaling van 'Bayer aux corneilles' te maken.Désolé mais «Met z'n hoofd in de wolken lopen» (contribution d'un compatriote dans cette rubrique et qui veut dire 'se sentir très heureux') n'est pas une expression idiomatique similaire de 'Bayer aux corneilles'.
Pays-Basnl Voor zich uit starenFixer le vide devant soi
Pays-Basnl Kringetjes spugenCracher des ronds
Pays-Basnl Naar de hemel starenAvoir les yeux fixés vers le ciel
Brésilpt Estar viajandoÊtre en train de voyager
Brésilpt Estar nas nuvensÊtre dans les nuages
Roumaniero A căsca gura laBayer à
Roumaniero A avea capul in noriAvoir la tête dans les nuages
Russieru Витать в облакахPlaner dans les nuages
Russieru Считать воронCompter les corneilles

Vos commentaires
Bayer, d’où nous est resté "bée" dans "rester bouche bée"
réponse à . HoubaHOBBES le 24/05/2006 à 16h38 : Bayer, d’où nous est resté "bée" dans "rester bouche ...
C’est pas tout-à-fait ça !
Dans l’ordre chronologique :
1120 : ’baer’, variation de ’beer’ qui a donné ’béer’ d’où vient réellement la bouche bée
1190 : ’baier’, puis ’bayer’, plus tard
’bayer aux corneilles’ date de 1662.
Béer d’où vient aussi "béant". Béant tel le trou dans notre culture(*) si nous n’avions pas expressio.fr pour le combler.
(*)Le premier qui enlève "ture" reçoit ma main dans la figure !
Merci les gars (les filles aussi j’espère) pour tous vos commentaires. Je passe un temps fou à vous lire. J’m’amuuuuse !
Et aussi, merci les Brusseleirs. ça est une fois tof tiens!
Ah, ben, j’en suis béat : le trou de ma culture bée moins !
J’ai fait une découverte aujourd’hui : j’ai toujours cru, pour ne l’avoir jamais vu écrit, que l’on écrivait "bailler" aux corneilles. Mais comme quand on baille, on ouvre la bouche (même en essayant d’étouffer le baillement) ça revient à peu près au même . On apprend tous les jours, eh oui !
Selon l’Office québécois de la Langue française, qui consacre une page en ligne aux homophones du verbe bailler (bâiller, bayer), l’expression fait aussi référence au fruit du cornouiller :

« Littéralement, la locution pourrait signifier « perdre son temps en regardant une chose aussi insignifiante que l’est la corneille pour le chasseur » (cet oiseau représentant une petite proie immangeable) ou « le fruit du cornouiller pour l’amateur de fruits » (la saveur aigrelette de ce fruit étant peu appréciée). »

(voir l’original via BDL depuis http://www.oqlf.gouv.qc.ca/index.html)
On dirait que cette expression vous a cloué le bec... Me goure-je? (On apprends le bon français sur expressiopoint effère
pour le bon cancre, au fond de la classe, assis près du radiateur ; "Bayer aux corneilles" ou "regarder les mouches voler" ... c’st du pareil au même ... ça revient à "peigner la girafe" !!! ... en 2 mots, ça revient à s’emm... !!!
réponse à . cotentine le 17/12/2006 à 00h16 : pour le bon cancre, au fond de la classe, assis près du radiateur ; ...
A Rouen, les éléves baillent devant Corneille, le lycée qui porte le nom d’un enfant du pays...Mais peut-être se reveillent-ils au son de la musique de Corneille l’enfant du Rwanda ?
Il me semble que "bayer" en vieux françois signifiait "donner" : donner (du grain) aux corneilles était chose inutile. "Bayer aux corneilles" signifierait donc faire quelque chose qui ne sert à rien, puis ne rien faire.

Je crois qu’il y a un expressionaute qui possède encore son Lagarde et Michard du Moyen Âge. S’il est présent sur le site, il nous éclairera peut-être de son phare dans la journée.
"... et en donnèrent une grand(somme d’argent). Pour laquelle bayer et payer, baillèrent plusieurs otages, tant hommes comme femmes, qui depuis furent longtemps prisonniers, à rouen et ailleurs, pour la finance dessusdite"
Chroniques d’Enguerrand de Monstrelet, éd. par AC Buchon, Paris. A. Desprez libraire-éditeur 1836 p.791-792
recherche de Pierre Michelin, maire de Folleville et président de la Société des Antiquaires de Picardie

Pour la donner (porter) et payer, ils envoyèrent (missionnèrent) plusieurs otages.....
réponse à . momolala le 17/12/2006 à 07h24 : Il me semble que "bayer" en vieux françois signifiait "donner" : don...
Aucun dictionnaire ancien (en remontant au XVIIe), ni le DHLF n’indiquent que ’bayer’ pouvait signifier ’donner’.
Par contre c’est bien le cas pour ’bailler’ qui n’a ni la même origine, ni la même signification.
Confondaison ou confondage ?
réponse à . cotentine le 17/12/2006 à 00h16 : pour le bon cancre, au fond de la classe, assis près du radiateur ; ...
"regarder les mocuhes voler"

Le cancre en question, qui baye aux corneilles, n’aura donc même pas l’occasion de "sodomiser les brachycères" qui sont devenus méconnaissables (très prudemment travestis) ?
réponse à . God le 17/12/2006 à 08h26 : Aucun dictionnaire ancien (en remontant au XVIIe), ni le DHLF n’indiquent ...
C’est probable, mais tenace : j’entends encore mon professeur de français de 5ème qui me fit découvrir avec émerveillement notre langue au Moyen Âge. Mais il est vrai que les "traductions" en français moderne sont ultérieures et forcément approximatives, chaque dictionnaire relevant des connaissances du moment de l’histoire de la langue et de la subjectivité de son auteur. Cf l’exemple que je cite plus haut !
réponse à . borikito le 17/12/2006 à 08h27 : "regarder les mocuhes voler" Le cancre en question, qui baye aux corneilles, n&r...
C’était une tribu d’indiens réputés pour voler, mais dans les magasins... Le dernier des Mocuhes s’est éteint, il n’y a pas longtemps, écrasé par une tapette.
réponse à . momolala le 17/12/2006 à 08h47 : C’est probable, mais tenace : j’entends encore mon professeur d...
Tenace aussi. Sur le fond, tu as raison, mais :
1. Les profs qui font des erreurs, assurés de leur savoir, il y en a un certain nombre.
2. Les fôtes d’orthographe avaient déjà été inventées au temps de Charles VI (celle d’Enguerrand ou Enguerand).
Alors qu’on sait remonter très loin sur l’étymologie de nombreux mots, je trouve très étonnant que ’bayer’ ne soit jamais, mais alors jamais, depuis 1606, associé à ’donner’.
Alors qu’on me procure des références de sources dignes de foi qui cite cette signification et je me laisserai convaincre.
réponse à . God le 17/12/2006 à 09h01 : Tenace aussi. Sur le fond, tu as raison, mais : 1. Les profs qui font des e...
Pierre Michelin et moi avons dû avoir des professeurs formés à la même école par une professeur lui-même convaincu de sa science. Je ne me suis jamais posé la question et n’ai donc pas croisé mes informations. Le DHLF est un projet de cadeau perso pour le moment ! En toute humilité, j’apprends et j’en suis fort aise.

Je vais m’aérer pendant que le soleil lui, luit (plus que ma science !). A tout à l’heure sans doute quand tout le monde sera éveillé.
@Co, la Tantine,
@Petula, la Pétulante,
@Momo, qu’est toujours là là,

dites-moi, mesdames, n’avez vous donc rien de mieux à faire, la nuit, que de vous trouver les pieds dans les "blogs" de départ, le doigt sur la gâchette, à ne pas encore bailler pour nous la bailler belle en bayant aux corneilles? Faites la course, ou quoi?

Seriez-vous donc des enfants de la baille, que vous rebondissez ainsi sur tous les sujets, ou est-ce plutôt pour éviter que notre LPP national ne vous foute à la baille? C’est vrai que pour cela, la Baie du Cotentin deviendrait pour l’heure la Baie des Anges, si vous y étiez.
réponse à . God le 17/12/2006 à 09h01 : Tenace aussi. Sur le fond, tu as raison, mais : 1. Les profs qui font des e...
bailler et bâiller
bailler vient du latin "bajulare" : porter a pris un sens de "donner" au XII comme extension de porter, qui n’existait pas en latin. Il en reste les termes juridiuques actuels de bail (location) ,bailler (donner en location etc... Le "bajulus" (portefaix) a pris du galon, puisque la charge publique a été donnée au "bailli" ...
rien à voir donc avec la famille de "bâiller" (bâillement, bâillon, enrebailler etc...) du latin "batare" : ouvrir involontairement la bouche sous l’action de la faim, de la fatigue, de l’ennui etc... C’est aussi de "batare" que sont venus bayer ou béer.

l’accent circonflexe de bâiller vient-il évoquer la bouche ouverte ?

Il est en tous cas tout à fait possible de dire :
je baye (ou bâille) au corneilles (rien à foutre ce matin !)
et je baille aux Corneilles ( je loue un appartement à la famille Corneille)
réponse à . momolala le 17/12/2006 à 07h24 : Il me semble que "bayer" en vieux françois signifiait "donner" : don...
Je crois qu’il y a un expressionaute qui possède encore son Lagarde et Michard du Moyen Âge
je pense ne pas être le seul dans ce cas , d’autant que -sauf erreur de ma part - ils sont toujours édités !
On en a dit tout le mal possible : choix et hiérarchisation arbitraire des auteurs, choix arbitraire des textes , et surtout modifications des textes cités (paragraphes ou pages entières supprimés en oubliant de l’indiquer , ne serait-ce que par "...") , dénaturant la pensée de l’auteur ... Mais notre génération y a tellement appris !
Je doute ,en tous cas, qu’on y trouve ce genre de renseignements car ce n’était pas du tout leur vocation. Au mieux, si l’expression figure dans un texte reproduit, aurait-on un renvoi (12): bayer et non bailler ...
Tes petits enfants demanderont-ils un jour : " quelqu’un a-t-il conservé son intégrale d’Expressio ? "
réponse à . chirstian le 17/12/2006 à 10h56 : Je crois qu’il y a un expressionaute qui possède encore son Lagard...
je pense l’avoir dit il y a belle lurette, mais sans doute que Momo bayait aux corneilles, ce jour-làlà...
Et je n’ai pas que celui du Moyen-Age.
Ceux qui me manque, par contre, ce sont ceux relatifs à l’Histoire...
J’y pense comme petits cadeaux que je me ferai lorsque je prendrai ma retraite professionnelle... au moment où je pourrai encore plus vous emmmmmmmm, euh, visiter sur ce site absolument génial, géré de main de mètre par notre Godemichou à toutes et tous, et à Doré (et pas seulement Gustave) de surcroît...
Je pensais quant à moi que cela siginifiait
Manifester l’ennui alors que l’on jouait
Othon et Sertorius(1) au théâtre français

(1) pièces de Corneille, comme chacun sait.
réponse à . chirstian le 17/12/2006 à 10h35 : bailler et bâiller bailler vient du latin "bajulare" : porter a pris...
C’est justement la racine romaine "bajularer" que mon professeur de français qui était aussi celui de latin baillait à bayer à cause du [j] précisément. Ce qui ne signifie pas qu’elle ait eu raison, Madame Edme !

@Filo (22)
Je faisais allusion au Lagarde et Michard du Moyen Âge à cause du Roman de Renart dans lequel il me semble que l’on baille ou baye ? quelques coups de bâtons à Ysengrin. Je n’ai point révisé dans le texte et ma mémoire me fait défaut. God a sans aucun doute raison dans sa définition du jour.

Pour l’histoire c’était Mallet-Isaac. Très contestés aussi avec le temps.
réponse à . file_au_logis le 17/12/2006 à 11h52 : je pense l’avoir dit il y a belle lurette, mais sans doute que Momo bayait...
lorsque je prendrai ma retraite professionnelle
et c’est pour quand ?
Il faut que je sache si je serai encore assez vaillante pour mettre mon ’grain de sel’ et si je pourrai encore comprendre les subtilités des élucubrations de chacun ... y’en a des ... qui se bonifient en prenant de l’âge et d’autres dont la mémoire défaille (Hein, Momo ! c’est ce que tu dis plus haut) ... et ne riez pas de moi, sinon je vous "baillerai sur le nez" comme dirait Molière (dans le Bourgeois gentilhomme, acte III scène 2 ) 
"je te baillerai sur le nez, si tu ris davantage" (là, le sens est bien: porter ou donner ... un coup ou une claque sur le nez) mais ce bailler-là n’est sans doute qu’un homonyme de bayer !
réponse à . OliverrTwist le 17/12/2006 à 12h00 : Je pensais quant à moi que cela siginifiait Manifester l’ennui alor...
Othon et Sertorius(1) au théâtre français
vous me la baillez belle ! Rien que le titre ,comment résister ? Et encore, à l’époque on ne faisait pas de suites, et nous avons donc échappé à "Othon : le retour" , "Le fils de Sertorius" , "le fils d’Othon contre-attaque" , "la malédiction de Sertorius" ainsi qu’aux parodies : "Othus et Sertorion" , "Y a t il un Othon dans l’avion de Sertorius"... Joué au Guignol du Luxembourg , ça passe peut être mieux qu’au Français ?
réponse à . cotentine le 17/12/2006 à 13h21 : lorsque je prendrai ma retraite professionnelleet c’est pour quand ? ...
là, le sens est bien: porter ou donner ... un coup ou une claque sur le nez
c’est naturellement le sens de bailler (et non de bâiller -ou bayer) , mais au lieu de le chercher dans les langues antérieures au français, on peut aussi le rechercher dans celles qui l’ont suivi, et on trouvera sans peine sa trace en créole :
"Ba moin en tibo ,deux tibo, trois tibo doudou Cotentine " ...
réponse à . cotentine le 17/12/2006 à 13h21 : lorsque je prendrai ma retraite professionnelleet c’est pour quand ? ...
lorsque je prendrai ma retraite professionnelle
...et c’est pour quand ?
Dans moins longtemps que tu ne croies et plus longtemps que je le voudrais....
Eh oui, que veux-tu... Ils m’aiment bien et ne veulent pas me lâcher les basses quettes, ni le reste, d’ailleurs...

A propos de bayer, bailler, baîller, etc..., le bailli, c’est quand même le mec qui porte, apporte, donne, au nom de son seigneur, non?
Dès lors, c’est pas du bouilli, tout ca, hein?
C’est du tout cuit...
slurp
Ca c’est pour God, il comprendra...
"Ce terme pouvait aussi bien désigner l’oiseau, présent en grande quantité à cette époque…" (God)

L’expression POURRAIT venir de la marine car n’est-ce pas sur des bateaux à voiles (voir Astérix)* que ces guetteurs improvisés ou pas étaient perchés et qui, du haut de leurs vigies, perchoirs inconfortables étaient censés donner l’alerte en cas de menaces d’invasions de hordes barbares, de vikings, de jeunes de banlieues et autres actrices de films X ? Euh, non le dernier exemple est pas bon, pas nuisible, elles font dans le social il paraît... scuzez. 

Aujourd’hui, les oiseaux ne sont pas aussi nombreux mais qu’ils sont pléthore ces vigiles en France à bayer d’ennui, donc aux corneilles aux entrées de nos temples de la consommation que sont nos supers, hypers, méga paires de mes… des magasins.

Toutes ces marchandises, tous ces stocks qui nous choquent par leur ampleur. Mais nous voulons quand même être servis en premier, n’est-ce pas ?

*A Elpp, l’Argonaute d’argumenter…
réponse à . <inconnu> le 17/12/2006 à 17h55 : "Ce terme pouvait aussi bien désigner l’oiseau, présent en g...
Et voir aussi - n’en déplaise à certains (que je ne nommerai pas, par peur des sanctions suite à une délation) la célèbre série des histoires de "Barberousse", de Pilote (mâtin, quel formule!)...
du haut de leu’ vigie, disais-tu, mon f’rè’! Oh oui, je te c’ois!...
réponse à . chirstian le 17/12/2006 à 15h26 : là, le sens est bien: porter ou donner ... un coup ou une claque sur le ...
le chercher dans les langues antérieures au français
Mettrais-tu parfois ta langue ailleurs, cher ami? Au postérieur, par exemple? Hein? Oui, je sais, c’est de mauvais goût... Enfin, selon ce que certains m’ont dit...
réponse à . chirstian le 17/12/2006 à 15h26 : là, le sens est bien: porter ou donner ... un coup ou une claque sur le ...
A propos de créole, il existe en Guadeloupe une section (comme on dit ici) de la commune de Bouillante nommée Baillargent, parce qu’il s’y trouvait depuis les années 1700 un octroi pour passer un gué avant qu’unpontnypasse.
Ceci pour confirmer l’orthographe antique du mot.
L’expression Bayer à Corneille viendrait di XVIIe siècle. Les amateurs de théâtre étaient divisés entre le genre dramatique (Racine et Pierre Corneille) et la comédie de Molière. Les amateurs de théâtre dit plus sérieux dénigraient la comédie alors que les amateurs de Molière disaient qu’ils n’avaient pas envie d’aller bayer à Corneille,
Où il est question d’une très jeune Marquise

Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant
J’ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t’emmerde en attendant.


Qui repousse les avances d’un vieux barbon qui la poursuivait de ses assiduités

- "C’est la seule Corneille que j’ai trouvé......Comment "C’est tout ?"
Pour le coup vous me la baillez belle. Fi des cuistres, Monsieur. Je ne saurai endurer un instant de plus votre présence.
Souffrez que je prenne congé..........mon café est prêt !"
réponse à . <inconnu> le 13/01/2013 à 20h12 : L’expression Bayer à Corneille viendrait di XVIIe siècle. L...
Qui ne connaît cette phrase construite avec le nom d’auteurs célèbres:
"La Corneille perchée sur la Racine de La bruyère Boileau De La Fontaine"

Difficile d’y caser Molière........dommage.
C’est le seul qui m’ait vraiment amusé pendant ma scolarité.......Je me souviens d’une année, c’était en 4° je crois, on avait une prof de français, raide dingue de Molière, qui nous faisait jouer des scénettes de ses pièces.
Au début on trouvait ça nul ( on avait 13/14 ans ! ) mais petit à petit on s’est pris au jeu et ensuite on en redemandait......

C’était la séquence souvenirs de Bouba........
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 06h25 : Qui ne connaît cette phrase construite avec le nom d’auteurs c&eacut...
Chaussée de Molière ?
332 kms séparent la Chaussée St Victor et Roche la Molière......
Aujourd’hui c’est la St Monique ( pardon Mintaka, je t’ai pris ton annonce journalière ! )......Quel rapport avec notre expression ?
Aucun sinon que j’ai découvert une écrivain s’appellant Monique Molière....

Et aussi bonne fête à ma petite sœur ........

Bon, revenons à nos corneilles........
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 07h27 : Aujourd’hui c’est la St Monique ( pardon Mintaka, je t’ai pris...
ANAGRAMMES
Labourer caline sexy
Canaille bourre sexy
♫ Domonique nique nique… ♫ 
réponse à . cotentine le 17/12/2006 à 00h16 : pour le bon cancre, au fond de la classe, assis près du radiateur ; ...
pour le bon cancre, au fond de la classe, assis près du radiateur

Chic, on parle de moi........
réponse à . amapola le 16/07/2006 à 11h55 : J’ai fait une découverte aujourd’hui : j’ai toujou...
Idem pour bibi, j’ai toujours cru que l’on écrivait "bailler"

Nathalie...( A que coucou ! )
DEVINETTE
Par quel autre nom désigne-t-on aussi les corneilles ?
- Nathalie Baye, parce qu’on dit Nathalie Baye aux corneilles.
réponse à . HoubaHOBBES le 24/05/2006 à 16h38 : Bayer, d’où nous est resté "bée" dans "rester bouche ...
Boudiou, bouche bée, ce bout de chou de bébé bée et baille......
réponse à . joseta le 27/08/2013 à 07h50 : DEVINETTE Par quel autre nom désigne-t-on aussi les corneilles ? - N...
Je ne sais pas mais j’ai remarqué que le bandeau publicitaire à droite ne montre que des corps beaux !.........
réponse à . joseta le 27/08/2013 à 07h50 : DEVINETTE Par quel autre nom désigne-t-on aussi les corneilles ? - N...
Nathalie baye aux corneilles ? ............J’en jaunis à l’idée !.........
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 07h59 : Nathalie baye aux corneilles ? ............J’en jaunis à l&rsq...
Il y avait aussi Quand Johnny a l’idée, Nathalie bâille
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 06h25 : Qui ne connaît cette phrase construite avec le nom d’auteurs c&eacut...
J’ai appris cette phrase moi aussi, mais la fontaine s’appelait la fontaine Molière. Et voilà, Molière est casé.
réponse à . charmagnac le 27/08/2013 à 08h05 : J’ai appris cette phrase moi aussi, mais la fontaine s’appelait la f...
Alors "acta est fabula" .........
réponse à . charmagnac le 27/08/2013 à 08h03 : Il y avait aussi Quand Johnny a l’idée, Nathalie bâille...
Paraphrasant la pub d’une marque de moutarde, il y a aussi Il n’y a que Baye qui m’aille
Mme Armstrong disait:
"Il a un beau corps, Neil !".......

Ca c’est pour mon Maître........
Comme les supporters du club de foot de Leverkusen restaient bouche-bée devant leur équipe, on l’a appelée Bayer Leverkusen.
réponse à . charmagnac le 27/08/2013 à 08h05 : J’ai appris cette phrase moi aussi, mais la fontaine s’appelait la f...
Oui, mais il n’y a pas de jeu de mot avec Molière !
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 08h13 : Mme Armstrong disait: "Il a un beau corps, Neil !"....... Ca c’est p...
Je te trouve bien luCid aujourd’hui...
réponse à . <inconnu> le 27/08/2013 à 08h30 : Oui, mais il n’y a pas de jeu de mot avec Molière !...
Il est sous-entendu: dans la phrase, ils ont évité le mot lierre. 
COMPLÉMENTS
Le toréador s’est fait encorneille par le taureau.
Je vais chercher un corneille de frites.
L’ophtalmologue m’a dit que j’avais une lésion à la corneille.
En Angleterre, il n’y a pas de corneilles, alors ils disent tout simplement: bye.
réponse à . joseta le 27/08/2013 à 09h26 : En Angleterre, il n’y a pas de corneilles, alors ils disent tout simplemen...
Par contre, dans l’Allier, y’a une commune qui en a tellement qu’on l’appelle: Bayet aux corneilles !
Pour leurs bombardements en piqué pendant la guerre, les Allemands utilisaient des choucas.
réponse à . <inconnu> le 27/08/2013 à 09h34 : Pour leurs bombardements en piqué pendant la guerre, les Allemands utilis...
Geai dit que c’était à freux, il n’y avait pas pie que ça.
réponse à . <inconnu> le 27/08/2013 à 09h37 : Geai dit que c’était à freux, il n’y avait pas pie que...
C’est chouette ces jeux de mots.......
Les chouettes ne sont pas des corps vidés et pourtant il a bien fallu le faire pour les empailler.
réponse à . <inconnu> le 27/08/2013 à 09h55 : Les chouettes ne sont pas des corps vidés et pourtant il a bien fallu l...
Tu croâ ca toi ?
Je trouve que tous ces jeux de mots sur les oiseaux sont oiseux.

Comme disait l’autre (qui déjà ?) : mais non, je rigoooooooooooooole !
T’es gai comme un pinson ?
réponse à . deLassus le 27/08/2013 à 10h25 : Je trouve que tous ces jeux de mots sur les oiseaux sont oiseux. Comme disait l...
Dans un jardín d’animaux, le volatile est soumis à certaines règles, qu’on appelle:
loi zoo.
"rester bouche ouverte à regarder en l’air, contempler ou désirer des choses sans intérêts".

C’est l’image de ceux qui bâillent (*) aux chimères
Cependant qu’ils sont en danger,
Soit pour eux, soit pour leurs affaires.


(*) verbe confondu avec bayer ou béer, veut dire ici : regarder avec étonnement

cette page
L’oiseau, quand il a bien mangé, il a puffin.
Alcali, comme prénom pour un volatile, c’est mignon n’est-ce pas ?
DEVINETTE
Quand un condor se faufile dans un appartement, quelle est la pièce qu’il aime le plus ?
- la chambre à coucher, parce que c’est là ’qu’on dort’.
Charade :
Mon 1er est un oiseau qui passe, une rondelle de saucisson dans le bec,
Mon 2ème est un oiseau qui passe, une rondelle de saucisson dans le bec,
Mon 3ème est un oiseau qui passe, une rondelle de saucisson dans le bec,
Mon 4ème est un oiseau qui passe, une rondelle de saucisson dans le bec,
Mon 5ème est un oiseau qui passe, une rondelle de saucisson dans le bec,
Mon 6ème est un oiseau qui passe, une rondelle de saucisson dans le bec,
Et mon tout est une saison.
Réponse : c’est le printemps, parce que les six rondelles sont de retour.
réponse à . comte_arebours le 27/08/2013 à 12h06 : Charade : Mon 1er est un oiseau qui passe, une rondelle de saucisson dans l...
Le PRINTEMPS ?
Pourtant, à voir l’énoncé, c’est plutôt monAUTOMNE.
(en tout cas, ça n’a pas ÉTÉ très d’HIVER)
Et si t’es gai, ris donc !
réponse à . deLassus le 27/08/2013 à 10h25 : Je trouve que tous ces jeux de mots sur les oiseaux sont oiseux. Comme disait l...
je me doutais bien que tu n’allais pas nous voler dans les plumes !
réponse à . comte_arebours le 27/08/2013 à 12h06 : Charade : Mon 1er est un oiseau qui passe, une rondelle de saucisson dans l...
Mon premier est un gendarme qui rentre à la caserne....
Mon deuxième est un gendarme qui rentre à la caserne
Mon troisième est un gendarme qui rentre à la caserne
Mon quatrième est un gendarme qui rentre à la caserne
Mon cinquième est un gendarme qui rentre à la caserne
Mon sixième est un gendarme qui rentre à la caserne

Mon tout est ce que l’on dit en alsace au printemps

réponse: Les six cognes sont de retour.........
réponse à . joseta le 27/08/2013 à 12h18 : Le PRINTEMPS ? Pourtant, à voir l’énoncé, c&rsqu...
Etonnamment monotone et lasse est ton âme en mon automne, hélas !

Vers holorime de Louise de Vilmorin......
réponse à . saharaa le 27/08/2013 à 11h35 : "rester bouche ouverte à regarder en l’air, contempler ou dé...
Je la connaissais pas celle là..........
réponse à . comte_arebours le 27/08/2013 à 11h47 : Alcali, comme prénom pour un volatile, c’est mignon n’est-ce ...
Mon premier a été volé,
Mon deuxième se bourre comme une pipe,
Mon troisième vaut cent francs,
Mon tout est une voiture légère.

Mon premier est Til parce que Alcali volatil (Alcali vola Til)
Mon deuxième est bu parce que Bucéphal, et que Phalsbourg (Bu c’est Phale et Phale s’bourre)
Mon troisième est ry parce rivoli, que Lycée Saint-Louis et que Saint Louis c’est cent francs (Ry vaut Ly - Ly c’est cinq louis).
Mon tout est Tilbury.

Cette charade à tiroir ’ach’ment chiadée est de Victor Hugo
Les voisins du dessus ont tant et si bien décortiqué cette expression qu’il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent, comme dirait l’autre*, bavard impénitent s’il en est !

Ceci pourtant** : le bée, de bouche bée a produit abée (1444), l’ouverture par laquelle tombe l’eau qui fait aller le moulin.

Et ceci encore** : il y a bouche bée et aussi gueule bée qui va donner - devinez quoi… - eh oui ! bégueule, qu’on utilise pour qualifier une femme ridiculement prude. Mais un homme aussi peut être bégueule… ou non. Ainsi Voltaire qui écrit dans une lettre : Non, mon cher, je ne suis pas si bégueule ; je vous aime de tout mon coeur ; …

*deLassus, si parfois tu me lis…
**avec l’aide d’Alain Rey.
Je crois que c’est un reflexe normal quand on voit quelqu’un bouche bée de conclure que sa tête soit vide, ou pire, que cette personne soit un peu déséquilibrée. Ski n’est pas forcément logique. Mais les reflexes nous servent d’alerte au danger éventuel.  

Bayer aux corneilles peut être day dream songer, faire une rêverie en pleine journée.
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 12h33 : Mon premier a été volé, Mon deuxième se bourre comm...
Une autre, qui a un point commun avec la tienne...
Mais j’te dis pas lequel tout de suite...

Mon premier est un assassin.
Mon second travaille à La Poste.
Mon troisième ne rit pas jaune.
Mon quatrième n’est pas rapide.

Mon 1er, c’est VIC... car Vic tue Aïe.
Mon 2nd, c’est TOR... car Tor est facteur.
Mon 3eme, c’est HU... car Hu rit noir.
Mon 4eme, c’est GO... car Go est lent.

Z’avez vu le point commun ?
réponse à . LuluBerlu le 27/08/2013 à 15h25 : Une autre, qui a un point commun avec la tienne... Mais j’te dis pas leque...
Z’avez vu le point commun ?
Chateaubriand peut-être... Quoique.. en relisant, n’y aurait-il pas - sous-jacent - une référence freudienne ? Me d’mande...
:&rsquo)
Si vous regardez attentivement sa bouche, sur cette photo, vous vous apercevrez que c’est bien elle, qu’a bâillé...
réponse à . DiwanC le 27/08/2013 à 13h11 : Les voisins du dessus ont tant et si bien décortiqué cette express...
deLassus, si parfois tu me lis…
"Parfois" et "me" sont incongrus :
Je vous lis toujours., tous et toutes.
C’est avec un plaisir accru
Que je n’en perds pas une goutte.
réponse à . LuluBerlu le 27/08/2013 à 15h25 : Une autre, qui a un point commun avec la tienne... Mais j’te dis pas leque...
J’la connaissais celle là aussi.......ben, le point commun c’est le père Hugo, non ?........
réponse à . joseta le 27/08/2013 à 16h03 : Si vous regardez attentivement sa bouche, sur cette photo, vous vous apercevrez ...
paraît qu’elle monte tellement dans les aigus qu’elle casse ta fiole en cristal.......et pour retrouver la même, tintin !
réponse à . DiwanC le 27/08/2013 à 13h11 : Les voisins du dessus ont tant et si bien décortiqué cette express...
Voyons, voyons tu commets un crime de lèse majesté en subodorant que l’ami deLassus puisse omettre la lecture de la moindre intervention de notre si merveiiiiiiiiiiiiiiiiilleux site !.......
réponse à . lalibellule1946 le 27/08/2013 à 15h23 : Je crois que c’est un reflexe normal quand on voit quelqu’un bouche ...
Bayer aux corneilles peut être day dream songer

A défaut de bâiller aux chimères, grues, corneilles ou autres volatiles, ou peut-être à force d’y bayer, j’ai déniché celles-ci, qui sont ma foi assez jolies, et que je vous baille sitôt, tirées de Ornithologie du promeneur, de Dominique Meens.

Oui oui, dites-moi que je baye aux corneilles, que je perds mon temps tête en l’air, bouche ouverte, mais rappelez-vous bayer, baer, baier, béer, du latin "batare", convoiter, regarder avidement ce qu’on désire. Bayer aux corneilles, l’éternel reproche adressé à celui qui ne se contente pas de la vie qu’on lui impose, et bien sûr, un jour ou l’autre, se met à envier les corneilles.

Et pourquoi, cher Monsieur, précisément les corneilles ? [...] Bayer aux corneilles, c’est se nettoyer les yeux. [...] C’est-à-dire voir [...] le noir de la corneille quitter la peur, le deuil, la mort, la cruauté, la tristesse, voir le noir sauter vers le soleil, la joie de vivre, le plaisir de la ronde.
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 17h04 : paraît qu’elle monte tellement dans les aigus qu’elle casse ta...
Classe de la société scandinave
Caste à fiords.
réponse à . deLassus le 27/08/2013 à 16h59 : deLassus, si parfois tu me lis…"Parfois" et "me" sont incongrus : Je vou...
Fort bien ! *
Je lis tout également. Et je relis tous les écrits passés, souvent fort intéressants voire savants, souvent fort délirants, souvent forts amusants, et parfois - mais parfois seulement - un petit rien barbants !

*Ah ! tu as modifié ton texte : celui-là est plus charmant...
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 17h06 : Voyons, voyons tu commets un crime de lèse majesté en subodorant q...
J’espère que sa lèse-majesté deLassus ne se mettra pas en colère et qu’elle voudra considérer que - me désaltérant, comme elle, à l’onde pure d’Expressio, je fais en sorte de ne pas troubler son breuvage… Je ne bois que du Lagon bleu !
Et c’est l’heure ! Marceeel ! 
On trouve dans l’Encyclopédie, la vraie, la grande, l’unique, celle de Diderot, la description d’une assez singulière façon de bayer aux corneilles. Ca me fait penser à la chasse au dahu ...

On en [il s’agit des corneilles] fait encore, à ce qu’on dit, une chasse singulière à Roumens, aux environs de Castelnaudari. On va dans une forêt où il y en a beaucoup. On ébranche plusieurs arbres. Le soir on se couvre de noir depuis la teste jusqu’aux piés. On a des corneilles de bois peint en noir. On met ces corneilles sur les arbres ébranchés. On se place au milieu. D’autres vont secouer les arbres circonvoisins, et effaroucher les corneilles. Elles s’envolent, et trompées par les corneilles peintes, elles se précipitent sur les arbres ébranchés, où les chasseurs vêtus de noir et perchés les prennent à la main. Cette chasse [...] se fait pendant les nuits les plus obscures.

Le rédacteur a juste oublié de préciser que les chasseurs perchés doivent rester tout ce temps la bouche ouverte ...
réponse à . Enkidou le 27/08/2013 à 18h29 : On trouve dans l’Encyclopédie, la vraie, la grande, l’unique,...
Merci d’avoir passé du temps à recopier et à mettre en français plus moderne cet extrait de l’Encyclopédie... Quelle patience tu as ! J’en baille d’admiration.
réponse à . Enkidou le 27/08/2013 à 17h33 : Bayer aux corneilles peut être day dream songer A défaut de b&acir...
Drôle d’oiseau, ce Dominique Meens mais j’aime...  
réponse à . DiwanC le 27/08/2013 à 16h03 : Z’avez vu le point commun ?Chateaubriand peut-être... Quoique.....
Chateaubriand peut-être...
Tu as raison de mentionner ici notre ami Chateaubriand, qui n’était pas n’importe qui puisqu’il a réussi à écrire ses mémoires alors qu’il était déjà mort, et qui en plus, spécialement pour Expressio, s’est fendu d’un magnifique exemple d’utilisation du verbe béer, verbe qui est, comme on le sait tous maintenant puisqu’on a tous tout lu depuis le début, le même verbe que bayer :

« Montaigne dit que les hommes vont béant aux choses futures : j’ai la manie de béer aux choses passées ». D’où les fameuses (ou fameux ?) Mémoires d’outre-tombe, qui m’ont fait bâiller d’ennui quand j’ai tenté de les lire il y a quelques années.

Je n’ai pas cherché pour les corneilles, mais je suis persuadé que Chateaubriand y a pensé aussi, même si c’est le chant d’une grive qui a été sa madeleine à lui.

Cela dit, personnellement je penche plutôt du côté de Montaigne.
Comme beaucoup d’entre nous, suis restée sur le verbe de l’expression et j’ai omis de lire ce que Rey disait à propos de corneille. J’ai glané ceci :

Bayer aux corneilles s’éclaire peut-être par sa variante bayer comme une corneille qui abat des noix, l’animal étant pris comme symbole de maladresse.

Rey dit également qu’on appelle corneille d’Ésope, l’écrivain qui en plagie un autre... comme le fit La Fontaine en récrivant sous le titre Le Corbeau et le renard l’histoire qu’Ésope avait intitulée Le Renard et la corneille.
réponse à . DiwanC le 27/08/2013 à 19h00 : Comme beaucoup d’entre nous, suis restée sur le verbe de l’ex...
Rey dit également qu’on appelle corneille d’Ésope, l’écrivain qui en plagie un autre
Je ne sais pas si c’est pour éviter d’âtre accusé de plagiat que La Fontaine, pour fustiger ceux qui "se parent des dépouilles d’autrui", a transformé la corneille d’Esope en geai dans sa fable Le Geai paré des plumes du Paon.

Drôle de choix en tout cas, car si je peux comprendre que la corneille puisse être tentée de se parer des plumes du paon, le geai n’a vraiment pas besoin de ça !
La corneille étant au corbeau ce que le crocodile est à l'alligator, c'est à dire caïman la même chose je vous livre ce texte de Georges tellement inédit que même pas Le Fox-Terrier Forestier l'a interprêté.......

C'est par c'qu'il y a des rats
Des rats gros comme ça
C'est un vieux château teau teau
Cerné de corbeaux beau beau


Et si y en a un qui trouve un bis repetita* là dedans je veux bien manger un rat vivant.......

En attendant je fais le café..........

* Je parie un corbeau contre un crocodile que je vous ai déjà parlé de Marquise...........( qui à 26 ans devait avoir un corps beau ! ).....
réponse à . BOUBA le 18/08/2015 à 06h08 : La corneille étant au corbeau ce que le crocodile est à l'alligato...
La corneille étant au corbeau ce que le crocodile est à l'alligator, c'est à dire caïman la même chose
C'est ce que tu croâ ! 
réponse à . Mintaka le 18/08/2015 à 06h38 : La corneille étant au corbeau ce que le crocodile est à l'all...
Oui, c'est ce que je croâ.........et pie sait tout !
Tout est d'une simplicité enfantine, que dis-je, d'une limpidité cristalline, nous avons :

Béer, (d’où vient "bouche bée"), du latin populaire batare, bâiller, signifiant "être grand ouvert".

Bâiller du latin encore plus populaire batacŭlare, bâiller, dérivé de batare et signifiant "ouvrir la mâchoire d'un mouvement involontaire" (bâillement) ou "être béant", par exemple pour un vêtement, une porte (cf. entrebâiller).

Bailler issu de "baillier" qui signifie donner.

Bayer qui signifie "avoir la bouche ouverte" (mais sans bâillement), juste pour avaler les aspirines du même nom.

Sur ce, bye bye !
réponse à . BOUBA le 18/08/2015 à 07h17 : Oui, c'est ce que je croâ.........et pie sait tout !...
Effectivement, la pie est un corps vidé corvidé, tout comme la corneille et le corbeau.
La pie et l'écureuil

Dame la pie dans son logis
Entreposait or et rubis
Un écureuil de ses voisins
Accumulait noisettes et grains
-"Vous vous donnez bien du mal"
Lui dit la présomptueuse
-"Pour récolter un fruit banal
-Indigne d'une gent sérieuse"
L'écureuil fit la sourde oreille
Et continua son labeur
Apportant en son nid des merveilles
Avec toujours la même ardeur.
Un jour un corbeau arriva
Et l'or de la pie déroba
Sans prêter le moindre intérêt
Au brave écureuil affairé.
La pie tenta de résister
Mais à la force elle dut céder
C'est alors que l'écureuil dit:
-" Ecoutez donc dame la pie
-Que la leçon vous serve à vie
-Ne raillez pas les gens de peine
-Qui pour presque rien se démènent
-A l'avenir, qu'on se le dise,
-Evitez donc les convoitises
-Et ne faites plus étalage de vos richesses
-C'est plus sage"................

réponse à . Mintaka le 18/08/2015 à 07h23 : Effectivement, la pie est un corps vidé corvidé, tout comme la cor...
La pie est d'ailleurs le seul oiseau qui comme son nom l'indique allaite ses petits au nombre de 3,14 par couvée. Si tu ne me crois pas, tu es un impie !
réponse à . Alnitak le 18/08/2015 à 07h28 : La pie est d'ailleurs le seul oiseau qui comme son nom l'indique allai...
nombre de 3,14

C'est d'ailleurs pourquoi elle n'effectue que des vols circulaires dans un rayon très restreint......
réponse à . BOUBA le 18/08/2015 à 07h42 : nombre de 3,14 C'est d'ailleurs pourquoi elle n'effectue que des vols circulaire...
Oui, des vols d'or et rubis... 
Bayer aux corneille peut-être dangereux: imaginez qu'au même moment passe un pigeon et qu'il en fasse un largage en vol ? Beuark... 
C'est pourquoi il faut remercier Dieu de ne pas avoir donné d'ailes aux vaches...  Beuark+++ 
réponse à . Jacques1949b le 18/08/2015 à 09h40 : Bayer aux corneille peut-être dangereux: imaginez qu'au même moment ...
réponse à . BOUBA le 27/08/2013 à 12h33 : Mon premier a été volé, Mon deuxième se bourre comm...
Cette charade à tiroir
Bon, puisqu'on en est aux charades à tiroir :
Mon 1er est un assassin
mon 2ème est un assassin
mon 3ème rit des assassins
mon dernier n'est pas pressé
et mon tout est un grand poète

réponse :
mon 1er c'est Vic, parce que victuaille (vic tue aille)
mon 2ème c'est tor parce que tortue (le tort tue, c'est bien connu)
mon 3ème c'est U parce que urinoir (U rit noir)
mon dernier c'est Go parce que goéland (go est lent)

mon tout est donc Victor Hugo
Non, simple hypothèse qui a une très faible possibilité de se réaliser mais qui n'est pas nulle...
Pas mal le photo-montage 
Une autre à tiroirs que Victor Hugo n'aurait pas désavouée:
Mon premier fait des cochoncetés avec un macchabée
Mon deuxième fait des cochoncetés avec un animal
Mon troisième, fait des cochoncetés avec un étranger
Mon quatrième vient du froid
Mon tout est un comptoir des Indes

Evidemment, ce ne peut être que Pondichéry, seul comptoir des Indes de quatre syllabes:
Pon parce que Pon suce pendu (pont suspendu)
Di parce que Di tire en bique (dithyrambique)
Ché parce que CHE chia (chéchia) sur la tête d'un Turc
Ry parce que Ri vaut Li (Rivoli), Li vaut ni (Livonie), Ni vaut do (niveau d'eau), do c'est ut, et ut est russe (utérus)
réponse à . BOUBA le 18/08/2015 à 07h28 : La pie et l'écureuil Dame la pie dans son logis Entreposait or et r...
Un jour un corbeau arriva
Et l'or de la pie déroba
Mon God, mon God, dans quel monde vivons-nous !
Voilà maintenant que les corbeaux deviennent kleptobirds, alors que, depuis Rossini, c'était l'apanage des pies !
Quoique... ce sont bien des corbeaux, gras et dodus, qui gardent les joyaux de la Couronne de la Tour de Londres...
La légende de ces corbeaux veut que s'ils quittent la Tour de Londres : la Tour Blanche, la monarchie et le royaume des Perfides tout entier s'écrouleront... Espérons qu'avec le réchauffement climatique, ils aillent bientôt se rafraîchir les pattes sous des cieux plus cléments...
réponse à . ergosum le 18/08/2015 à 19h11 : Une autre à tiroirs que Victor Hugo n'aurait pas désavouée:...
Victor Hugo remettait le calembour à la fiente de l'esprit qui vole...
Pourtant,... Il sortit de la vie comme un vieillard en sort, c'est bien de Victor Hugo, dans "Les Burgraves"...
réponse à . ergosum le 19/08/2015 à 11h06 : Pourtant,... Il sortit de la vie comme un vieillard en sort, c'est bien de Victo...
Et la question est : l'a-t-il fait exprès ?
réponse à . ergosum le 19/08/2015 à 11h06 : Pourtant,... Il sortit de la vie comme un vieillard en sort, c'est bien de Victo...
J'ai retrouvé le terme : kakemphaton.

Si vous souhaitez savoir comment on dit « Bayer aux corneilles » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici

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