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Expressio, le dictionnaire des expressions françaises décortiquées, est une encyclopédie des expressions et locutions qui propose l'histoire, l'origine ou l'étymogie des expressions françaises suivantes :
« Péter les plombs, disjoncter »
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Forum de discussion autour de l'expression - Mode d'emploi - Nombre de commentaires : 33
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Bayer, d'où nous est resté "bée" dans "rester bouche bée"
C'est pas tout-à-fait ça !
Dans l'ordre chronologique : 1120 : 'baer', variation de 'beer' qui a donné 'béer' d'où vient réellement la bouche bée 1190 : 'baier', puis 'bayer', plus tard 'bayer aux corneilles' date de 1662.
Béer d'où vient aussi "béant". Béant tel le trou dans notre culture(*) si nous n'avions pas expressio.fr pour le combler.
(*)Le premier qui enlève "ture" reçoit ma main dans la figure !
Merci les gars (les filles aussi j'espère) pour tous vos commentaires. Je passe un temps fou à vous lire. J'm'amuuuuse !
Et aussi, merci les Brusseleirs. ça est une fois tof tiens!
Ah, ben, j'en suis béat : le trou de ma culture bée moins !
J'ai fait une découverte aujourd'hui : j'ai toujours cru, pour ne l'avoir jamais vu écrit, que l'on écrivait "bailler" aux corneilles. Mais comme quand on baille, on ouvre la bouche (même en essayant d'étouffer le baillement) ça revient à peu près au même . On apprend tous les jours, eh oui !
Selon l'Office québécois de la Langue française, qui consacre une page en ligne aux homophones du verbe bailler (bâiller, bayer), l'expression fait aussi référence au fruit du cornouiller :
« Littéralement, la locution pourrait signifier « perdre son temps en regardant une chose aussi insignifiante que l’est la corneille pour le chasseur » (cet oiseau représentant une petite proie immangeable) ou « le fruit du cornouiller pour l’amateur de fruits » (la saveur aigrelette de ce fruit étant peu appréciée). » (voir l'original via BDL depuis http://www.oqlf.gouv.qc.ca/index.html)
On dirait que cette expression vous a cloué le bec... Me goure-je? (On apprends le bon français sur expressiopoint effère
pour le bon cancre, au fond de la classe, assis près du radiateur ; "Bayer aux corneilles" ou "regarder les mouches voler" ... c'st du pareil au même ... ça revient à "peigner la girafe" !!! ... en 2 mots, ça revient à s'emm... !!!
[ Modifié le 17/12/2006 à 11:32:35 ]
A Rouen, les éléves baillent devant Corneille, le lycée qui porte le nom d'un enfant du pays...Mais peut-être se reveillent-ils au son de la musique de Corneille l'enfant du Rwanda ?
Il me semble que "bayer" en vieux françois signifiait "donner" : donner (du grain) aux corneilles était chose inutile. "Bayer aux corneilles" signifierait donc faire quelque chose qui ne sert à rien, puis ne rien faire.
Je crois qu'il y a un expressionaute qui possède encore son Lagarde et Michard du Moyen Âge. S'il est présent sur le site, il nous éclairera peut-être de son phare dans la journée. [ Modifié le 17/12/2006 à 07:53:21 ]
"... et en donnèrent une grand(somme d'argent). Pour laquelle bayer et payer, baillèrent plusieurs otages, tant hommes comme femmes, qui depuis furent longtemps prisonniers, à rouen et ailleurs, pour la finance dessusdite"
Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet, éd. par AC Buchon, Paris. A. Desprez libraire-éditeur 1836 p.791-792 recherche de Pierre Michelin, maire de Folleville et président de la Société des Antiquaires de Picardie Pour la donner (porter) et payer, ils envoyèrent (missionnèrent) plusieurs otages..... [ Modifié le 17/12/2006 à 07:43:46 ]
Aucun dictionnaire ancien (en remontant au XVIIe), ni le DHLF n'indiquent que 'bayer' pouvait signifier 'donner'.
Par contre c'est bien le cas pour 'bailler' qui n'a ni la même origine, ni la même signification. Confondaison ou confondage ?
"regarder les mocuhes voler" Le cancre en question, qui baye aux corneilles, n'aura donc même pas l'occasion de "sodomiser les brachycères" qui sont devenus méconnaissables (très prudemment travestis) ? [ Modifié le 17/12/2006 à 08:39:19 ]
C'est probable, mais tenace : j'entends encore mon professeur de français de 5ème qui me fit découvrir avec émerveillement notre langue au Moyen Âge. Mais il est vrai que les "traductions" en français moderne sont ultérieures et forcément approximatives, chaque dictionnaire relevant des connaissances du moment de l'histoire de la langue et de la subjectivité de son auteur. Cf l'exemple que je cite plus haut !
C'était une tribu d'indiens réputés pour voler, mais dans les magasins... Le dernier des Mocuhes s'est éteint, il n'y a pas longtemps, écrasé par une tapette.
Tenace aussi. Sur le fond, tu as raison, mais :
1. Les profs qui font des erreurs, assurés de leur savoir, il y en a un certain nombre. 2. Les fôtes d'orthographe avaient déjà été inventées au temps de Charles VI (celle d'Enguerrand ou Enguerand). Alors qu'on sait remonter très loin sur l'étymologie de nombreux mots, je trouve très étonnant que 'bayer' ne soit jamais, mais alors jamais, depuis 1606, associé à 'donner'. Alors qu'on me procure des références de sources dignes de foi qui cite cette signification et je me laisserai convaincre.
Pierre Michelin et moi avons dû avoir des professeurs formés à la même école par une professeur lui-même convaincu de sa science. Je ne me suis jamais posé la question et n'ai donc pas croisé mes informations. Le DHLF est un projet de cadeau perso pour le moment ! En toute humilité, j'apprends et j'en suis fort aise.
Je vais m'aérer pendant que le soleil lui, luit (plus que ma science !). A tout à l'heure sans doute quand tout le monde sera éveillé.
@Co, la Tantine,
@Petula, la Pétulante, @Momo, qu'est toujours là là, dites-moi, mesdames, n'avez vous donc rien de mieux à faire, la nuit, que de vous trouver les pieds dans les "blogs" de départ, le doigt sur la gâchette, à ne pas encore bailler pour nous la bailler belle en bayant aux corneilles? Faites la course, ou quoi? Seriez-vous donc des enfants de la baille, que vous rebondissez ainsi sur tous les sujets, ou est-ce plutôt pour éviter que notre LPP national ne vous foute à la baille? C'est vrai que pour cela, la Baie du Cotentin deviendrait pour l'heure la Baie des Anges, si vous y étiez.
bailler et bâiller
bailler vient du latin "bajulare" : porter a pris un sens de "donner" au XII comme extension de porter, qui n'existait pas en latin. Il en reste les termes juridiuques actuels de bail (location) ,bailler (donner en location etc... Le "bajulus" (portefaix) a pris du galon, puisque la charge publique a été donnée au "bailli" ... rien à voir donc avec la famille de "bâiller" (bâillement, bâillon, enrebailler etc...) du latin "batare" : ouvrir involontairement la bouche sous l'action de la faim, de la fatigue, de l'ennui etc... C'est aussi de "batare" que sont venus bayer ou béer. l'accent circonflexe de bâiller vient-il évoquer la bouche ouverte ? Il est en tous cas tout à fait possible de dire : je baye (ou bâille) au corneilles (rien à foutre ce matin !) et je baille aux Corneilles ( je loue un appartement à la famille Corneille) [ Modifié le 17/12/2006 à 10:39:12 ]
Je crois qu'il y a un expressionaute qui possède encore son Lagarde et Michard du Moyen Âge je pense ne pas être le seul dans ce cas , d'autant que -sauf erreur de ma part - ils sont toujours édités ! On en a dit tout le mal possible : choix et hiérarchisation arbitraire des auteurs, choix arbitraire des textes , et surtout modifications des textes cités (paragraphes ou pages entières supprimés en oubliant de l'indiquer , ne serait-ce que par "...") , dénaturant la pensée de l'auteur ... Mais notre génération y a tellement appris ! Je doute ,en tous cas, qu'on y trouve ce genre de renseignements car ce n'était pas du tout leur vocation. Au mieux, si l'expression figure dans un texte reproduit, aurait-on un renvoi (12): bayer et non bailler ... Tes petits enfants demanderont-ils un jour : " quelqu'un a-t-il conservé son intégrale d'Expressio ? "
je pense l'avoir dit il y a belle lurette, mais sans doute que Momo bayait aux corneilles, ce jour-làlà...
Et je n'ai pas que celui du Moyen-Age. Ceux qui me manque, par contre, ce sont ceux relatifs à l'Histoire... J'y pense comme petits cadeaux que je me ferai lorsque je prendrai ma retraite professionnelle... au moment où je pourrai encore plus vous emmmmmmmm, euh, visiter sur ce site absolument génial, géré de main de mètre par notre Godemichou à toutes et tous, et à Doré (et pas seulement Gustave) de surcroît...
Je pensais quant à moi que cela siginifiait
Manifester l'ennui alors que l'on jouait Othon et Sertorius(1) au théâtre français (1) pièces de Corneille, comme chacun sait.
C'est justement la racine romaine "bajularer" que mon professeur de français qui était aussi celui de latin baillait à bayer à cause du [j] précisément. Ce qui ne signifie pas qu'elle ait eu raison, Madame Edme !
@Filo (22) Je faisais allusion au Lagarde et Michard du Moyen Âge à cause du Roman de Renart dans lequel il me semble que l'on baille ou baye ? quelques coups de bâtons à Ysengrin. Je n'ai point révisé dans le texte et ma mémoire me fait défaut. God a sans aucun doute raison dans sa définition du jour. Pour l'histoire c'était Mallet-Isaac. Très contestés aussi avec le temps. [ Modifié le 17/12/2006 à 13:13:53 ]
lorsque je prendrai ma retraite professionnelle et c'est pour quand ?Il faut que je sache si je serai encore assez vaillante pour mettre mon 'grain de sel' et si je pourrai encore comprendre les subtilités des élucubrations de chacun ... y'en a des ... qui se bonifient en prenant de l'âge et d'autres dont la mémoire défaille (Hein, Momo ! c'est ce que tu dis plus haut) ... et ne riez pas de moi, sinon je vous "baillerai sur le nez" comme dirait Molière (dans le Bourgeois gentilhomme, acte III scène 2 ) ![]() "je te baillerai sur le nez, si tu ris davantage" (là, le sens est bien: porter ou donner ... un coup ou une claque sur le nez) mais ce bailler-là n'est sans doute qu'un homonyme de bayer !
Othon et Sertorius(1) au théâtre français vous me la baillez belle ! Rien que le titre ,comment résister ? Et encore, à l'époque on ne faisait pas de suites, et nous avons donc échappé à "Othon : le retour" , "Le fils de Sertorius" , "le fils d'Othon contre-attaque" , "la malédiction de Sertorius" ainsi qu'aux parodies : "Othus et Sertorion" , "Y a t il un Othon dans l'avion de Sertorius"... Joué au Guignol du Luxembourg , ça passe peut être mieux qu'au Français ?
là, le sens est bien: porter ou donner ... un coup ou une claque sur le nez c'est naturellement le sens de bailler (et non de bâiller -ou bayer) , mais au lieu de le chercher dans les langues antérieures au français, on peut aussi le rechercher dans celles qui l'ont suivi, et on trouvera sans peine sa trace en créole :"Ba moin en tibo ,deux tibo, trois tibo doudou Cotentine " ... [ Modifié le 17/12/2006 à 15:26:59 ]
lorsque je prendrai ma retraite professionnelle Dans moins longtemps que tu ne croies et plus longtemps que je le voudrais.......et c'est pour quand ? Eh oui, que veux-tu... Ils m'aiment bien et ne veulent pas me lâcher les basses quettes, ni le reste, d'ailleurs... A propos de bayer, bailler, baîller, etc..., le bailli, c'est quand même le mec qui porte, apporte, donne, au nom de son seigneur, non? Dès lors, c'est pas du bouilli, tout ca, hein? C'est du tout cuit... slurp Ca c'est pour God, il comprendra... [ Modifié le 17/12/2006 à 20:31:15 ]
"Ce terme pouvait aussi bien désigner l'oiseau, présent en grande quantité à cette époque…" (God)
L’expression POURRAIT venir de la marine car n’est-ce pas sur des bateaux à voiles (voir Astérix)* que ces guetteurs improvisés ou pas étaient perchés et qui, du haut de leurs vigies, perchoirs inconfortables étaient censés donner l’alerte en cas de menaces d’invasions de hordes barbares, de vikings, de jeunes de banlieues et autres actrices de films X ? Euh, non le dernier exemple est pas bon, pas nuisible, elles font dans le social il paraît... scuzez. ![]() Aujourd’hui, les oiseaux ne sont pas aussi nombreux mais qu’ils sont pléthore ces vigiles en France à bayer d’ennui, donc aux corneilles aux entrées de nos temples de la consommation que sont nos supers, hypers, méga paires de mes… des magasins. Toutes ces marchandises, tous ces stocks qui nous choquent par leur ampleur. Mais nous voulons quand même être servis en premier, n’est-ce pas ? *A Elpp, l’Argonaute d’argumenter…
Et voir aussi - n'en déplaise à certains (que je ne nommerai pas, par peur des sanctions suite à une délation) la célèbre série des histoires de "Barberousse", de Pilote (mâtin, quel formule!)...
du haut de leu' vigie, disais-tu, mon f'rè'! Oh oui, je te c'ois!...
le chercher dans les langues antérieures au français Mettrais-tu parfois ta langue ailleurs, cher ami? Au postérieur, par exemple? Hein? Oui, je sais, c'est de mauvais goût... Enfin, selon ce que certains m'ont dit...
A propos de créole, il existe en Guadeloupe une section (comme on dit ici) de la commune de Bouillante nommée Baillargent, parce qu'il s'y trouvait depuis les années 1700 un octroi pour passer un gué avant qu'unpontnypasse.
Ceci pour confirmer l'orthographe antique du mot.
L'expression Bayer à Corneille viendrait di XVIIe siècle. Les amateurs de théâtre étaient divisés entre le genre dramatique (Racine et Pierre Corneille) et la comédie de Molière. Les amateurs de théâtre dit plus sérieux dénigraient la comédie alors que les amateurs de Molière disaient qu'ils n'avaient pas envie d'aller bayer à Corneille,
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