Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

copains comme cochons [exp]

amis comme cochons ; très amis ; liés par une grande amitié ; proches comme cul et chemise ; camarades comme cochons ; amis comme larrons en foire

Origine et définition

Jamais on ne vit une paire de cochons s'en aller bras dessus, bras dessous, liés d'amitié à la vie à la mort.
Alors pourquoi cet animal qui a donné lieu à tant d'expressions péjoratives aurait-il servi à construire celle-ci ?
Tout simplement parce qu'il n'a rien à voir là dedans !
Le cochon d'ici est une déformation du mot soçon (lui-même parfois modifié en chochon) qui voulait dire 'camarade, associé".
A l'origine, au XVIe siècle, on disait 'camarades comme cochons', avant que les 'camarades' ne soient remplacés par 'amis' la fin du XVIIIe, puis par 'copains' à partir du XIXe.

Exemples

Nous étions comme copains comme cochons.
Je parie que vous serez copains comme cochons.
Vous étiez copains comme cochons, autrefois.
Non pas que Conor et moi étions copains comme cochons ; Il va bien, et il n'a pas puni Klaus de l'avoir poignardé, donc, comme d'habitude, ils seront copains comme cochons, et je devrais réparer les dégâts.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand busenfreunde amis de seins
Allemand wir Pech und Schwefel zÉtats-Unismmenhalten être unis comme le brai et le soufre
Anglais (USA) BFFs [best friends forever] meilleurs amis pour toujours
Anglais (USA) bosom buddies copains de poitrine
Anglais as thick as thieves aussi intimes que des voleurs
Anglais thick as thieves épais comme des voleurs
Anglais to be hand in glove être main dans le gant
Anglais to be like a house in fire etrecomme une maison en feu
Arabe (Maroc) rouh l rouh âme dans l'ame
Arabe (Tunisie) rassine fi chéchia deux têtes dans un chapeau
Espagnol (Argentine) amigos como chanchos copains comme cochons
Espagnol (Argentine) como culo y calzoncillo comme cul et slip
Espagnol (Espagne) dios los cría y ellos se juntan dieu les crée, et ils se rassemblent
Espagnol (Espagne) estar a partir un piñon être comme deux doigts de la main
Espagnol (Espagne) ser culo y mierda être cul et merde
Espagnol (Espagne) ser uña y carne être ongle et chair
Espagnol (Espagne) Uña y carne Ongle et chair (= Cul et chemise / Inséparables / Copains comme cochons)
Français (France) tout cul tout qu'mich tout cul tout chemise
Français (France) ch'est cul et qu'miche c'est cul et chemise
Français (Canada) comme une paire de fesses inséparables
Hongrois kebelbarátok amis de seins
Hongrois országos haverom mon copain du pays
Hébreu ידידים בלב ובנפש (yedidim belèv ouvnèfèch) amis de l’âme et du cœur
Hébreu צמד חמד (tsèmèd khèmèd) joli couple
Italien amici per la pelle amis pour la peau
Néerlandais hartsvriendinnen amies de coeur
Néerlandais dikke vrienden//// vrienden voor het leven gros amis//// amis pour la vie
Néerlandais boezemvrienden amis de poitrine
Néerlandais (Belgique) twee handen op een buik deux mains sur un ventre
Néerlandais twee handen op één buik...... deux mains sur un ventre
Néerlandais gezworen vrienden des ami(e)s juré(e)s
Néerlandais bloedbroeders amis par le sang
Portugais (Brésil) amigos do peito amis de la poitrine
Portugais (Brésil) são como cu e bunda sont telles que cul et fèsses
Portugais (Brésil) ser unha e carne être ongle et chair
Roumain prieteni la toartă amis à l'anse
Roumain prieteni la catarama amis à la boucle
Wallon (Belgique) mi vî soçon amis comme cochons
Wallon (Belgique) ni chîr qui d'on cou ne chier que par un cul
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Commentaires sur l'expression « copains comme cochons » Commentaires

  • #1
    momolala
    09/12/2006 à 05:52
    Bonjour du jour à tous et à chacune,
    God restant très réservé sur l’origine du mot "soçon" lui-même, je suis allée fouiner ailleurs, et là, qu’est-ce que je vois ? C’est du pur favoritisme pour expressio.be : une soce est un mot existant dans le vocabulaire de nos soçons septentrionaux (pour moi) avec le sens voulu : voir cette page. Faciiiiile, maintenant, non ?
    Donc soce, société, association, nous voilà tous soçons, et copains en plus comme Picards ; ça ne m’étonne pas du tout que ce mot chaleureux, écho de liens, de solidarité, de règles de vie communes librement acceptées, d’épaules solides, d’émotions et de belles fêtes soit un mot du Nord.
  • #2
    momolala
    09/12/2006 à 05:55
    Une autre source, histoire de vérifier :
    Copains comme cochons
    – букв.перевод : «приятели как свиньи»
    Значение :
    Они запанибрата, закадычные друзья.
    Происхождение :
    Никто и никогда не видел двух свинок, идущих под руку, связанных дружбой до гробовой доски. Так почему же это животное, которое так часто употребляется в выражениях с негативным значением, послужило основой для словосочетания, приведенного выше?
    Все очень просто – ему там совсем нечего делать!
    Слово «cochon» в данном случае является искажением слова « soçon » (часто произносится как chochon), которое обозначает «друг, товарищ».
    Изначально в 16 веке говорили « camarades comme cochons » - «товарищи как свиньи». Затем в конце 18 века слово « camarades » - товарищи было заменено на слово « amis » - друзья, а в 19 веке на слово « copains » - приятель.
  • #3
    momolala
    09/12/2006 à 05:58*
    J’ai la cour pour moi toute seule, tu parles si j’en profite : une autre, savoureuse je trouve sur cette page.
    Un extrait pour vous mettre l’eau à la bouche : "Quand ’ne saquî dit d’in-ôte qu’èst c’èst s’soçon, c’èst-st-a pô près come quand l’grand Montaigne dijeut dè s’pus proche camarâde Etyène de la Bowécie " c’est parce que c’était lui, c’est parce que c’était moi ".
    In soçon, c’èst-st-in-ôte li meume, c’èst l’cén qui pinse come nous, c’èst l’cén qu’on vôreût bén awè d’lé nous quand on-z-a in pèpin, c’èst l’cén qu’èst toudi là pou choûtér vos miséres, c’èst l’cén à qui c’qu’on pinse dins lès moumints d’pléji èt dins lès pwènes."
  • #4
    cotentine
    09/12/2006 à 06:13
    sont pas toujours copains les cochons ! Quand une affaire est traitée et que les 2 protagonistes se sont mis d’accord, ils terminent toujours par un : "Topons-là, cochon qui s’en dédit !" ce qui est bien une manière d’entrevoir l’éventuelle traîtrise de l’un des deux ... et ça m’étonnerait qu’ils restent copains dans ce cas-là ! 🙁
  • #5
    PHILO_LOGIS
    09/12/2006 à 07:46
    • En réponse à momolala #3 le 09/12/2006 à 05:58* :
    • « J’ai la cour pour moi toute seule, tu parles si j’en profite : une autre, savoureuse je trouve sur cette page.
      Un extrait pour vous mettre l... »
    eh bé, Momo, tu te mets au wallon, maintenant? Chapeau plus que très bas, là.
    Tiens, permet-moi de te faire un p’tit soçon dans l’cou pour ça...
  • #6
    PHILO_LOGIS
    09/12/2006 à 07:47*
    • En réponse à cotentine #4 le 09/12/2006 à 06:13 :
    • « sont pas toujours copains les cochons ! Quand une affaire est traitée et que les 2 protagonistes se sont mis d’accord, ils terminent toujour... »
    Ben mon cochon!
    lundi, nous verrons quels sont les copains comme cochons, parmi nous.
    Et cochon qui s’en dédit et ne vient pas...
  • #7
    borikito
    09/12/2006 à 08:34
    • En réponse à momolala #1 le 09/12/2006 à 05:52 :
    • « Bonjour du jour à tous et à chacune,
      God restant très réservé sur l’origine du mot "soçon" lui-même, je suis allée fouiner ailleurs, et là,... »
    Je retiens que les parisiens ont transformé soçon en chochon.
    Car c’est bien une spécialité parisienne que de transformer les prononciations.
    Ainsi, j’en ai souvent entendu dire "korizo" pour "chorizo"(à prononcer chorisso).
    korizo ! vous voulez rire ? Doit-on dire alors : le kien a kié sur le trottoir ? quand il a, comme à son habitude, délicatement déposé son étron ?
  • #8
    borikito
    09/12/2006 à 08:40
    • En réponse à momolala #2 le 09/12/2006 à 05:55 :
    • « Une autre source, histoire de vérifier :
      Copains comme cochons
      – букв.перевод : «приятели как свиньи»
      Значение : »
    Un peu de laisser-aller dans la syntaxe, Momo. A surveiller !
  • #9
    eureka
    09/12/2006 à 09:02
    • En réponse à momolala #2 le 09/12/2006 à 05:55 :
    • « Une autre source, histoire de vérifier :
      Copains comme cochons
      – букв.перевод : «приятели как свиньи»
      Значение : »
    Petite cochonne de copine !! moi, c’est celle-là que je connaissais. je voulais la dire, tu m’as coupé l’herbe sous les pieds ou plutôt tu m’as fait un soçon d’enfant dans le dos".......
    Cochons, Cochonnes Bonjour
  • #10
    Rikske
    09/12/2006 à 09:07
    • En réponse à PHILO_LOGIS #6 le 09/12/2006 à 07:47* :
    • « Ben mon cochon!
      lundi, nous verrons quels sont les copains comme cochons, parmi nous.
      Et cochon qui s’en dédit et ne vient pas... »
    Ben, tu vois, désolé, mon soçon, mais j’pourrai pas y être... L’ami HoubaHOBBES t’expliquera pourquoi. Amusez-vous bien, soyez sages, si pas sages, soyez prudents, et n’acceptez pas de bonbons des vieilles dalmes que vous ne connaissez pas dans la rue.
  • #11
    <inconnu>
    09/12/2006 à 10:46
    Moi je dirais bien "copains comme chaussons ! après tout, ils ne se séparent jamais ces deux là !
    Bon week end à tous
  • #12
    chirstian
    09/12/2006 à 10:50
    Bonjour !
    Moi je voudrais revenir sur le terme copain qui va sans dire, mais va encore mieux en le disant : à l’origine nous avions cum -pano = compagnon = qui partage le pain
    et sans aller chercher la Cêne, le repas partagé était, dans toutes les civilisations , le signe de la fraternité.
    A la ferme, ou dans les ateliers, les ouvriers mangeaient avec les patrons. Les classes sociales sont apparues lorsque les patrons ont fait table à part.
    Copain est la version moderne de compagnon, dans laquelle on trouve naturellement la même origine évidente de pain partagé.
    Et quand on voit la façon dont les cochons partagent la même auge, on comprend que l’expression ait perduré sous cette forme...
  • #13
    Elpepe
    09/12/2006 à 10:53*
    Bonjour bonjour !
    J’enfile mes soçettes et je suis à vous : voilà !
    Bon, puisqu’on traite des suidés aujourd’hui, je vous rappelle qu’un verrat et une truie de race limousine à poil laineux donnent des porcelets de laine, dont on fait des pulls pour l’Afrique (d’où l’expression : "un éléphant dans un magasin de porcelaine").
    Et il est tout à fait injuste de dire que le cheval est le meilleur ami de l’homme. La cochonne aussi.
  • #14
    <inconnu>
    09/12/2006 à 11:35
    • En réponse à chirstian #12 le 09/12/2006 à 10:50 :
    • « Bonjour !
      Moi je voudrais revenir sur le terme copain qui va sans dire, mais va encore mieux en le disant : à l’origine nous avions cum -pan... »
    à l’origine nous avions cum -pano = compagnon = qui partage le pain
    Si les copains partagent le pain, que peuvent bien partager les copines ? 😉
    Je vous aurais bien dit cochons, cochonnes, bonjour, mais Euréka l’a déjà fait...
    A que cela ne tienne, copains, copines, bonjour !
  • #15
    <inconnu>
    09/12/2006 à 11:44
    • En réponse à borikito #7 le 09/12/2006 à 08:34 :
    • « Je retiens que les parisiens ont transformé soçon en chochon.
      Car c’est bien une spécialité parisienne que de transformer les prononciations... »
    Doit-on dire alors : le kien a kié sur le trottoir ?
    Certes non (et arrête de t’énerver, c’est pas bon pour ta tension), mais, en revanche et en Normandie (et aussi en Picardie je crois), tu pourras entendre "y a l’ken pis l’ka qui courrent après les vakes", par exemple...
  • #16
    Elpepe
    09/12/2006 à 11:53*
    • En réponse à <inconnu> #15 le 09/12/2006 à 11:44 :
    • « Doit-on dire alors : le kien a kié sur le trottoir ?
      Certes non (et arrête de t’énerver, c’est pas bon pour ta tension), mais, en revanche... »
    Tiens, à propos de chiée : savez-vous combien ça fait, "une chiée" *?
    * Tiens, God, encore une qui n’est pas à ton catalogue. Mais je ne te la propose pas par le formulaire haddock, que régulièrement tu m’ergotes que Chirstian va pas la vouloir, passe-queue nani-nanère. Donc, voilà : je la dépose là, sur le trottoir, tu passes avec ta motocrotte et après tu la déverses où tu veux, hein ? Profits ou pertes, selon ton humeur ! 😄
  • #17
    God
    09/12/2006 à 12:08
    • En réponse à Elpepe #16 le 09/12/2006 à 11:53* :
    • « Tiens, à propos de chiée : savez-vous combien ça fait, "une chiée" *?
      * Tiens, God, encore une qui n’est pas à ton catalogue. Mais je ne te... »
    C’est pas une expression, juste un mot d’argot.
    Maintenant, c’est une grande quantité (et encore plus grande avec une tétrachiée).
    Au départ, c’était onze personnes ou choses.
    Pourquoi ?
    Simplement parce que onze fait chiée (on s’fait chier).
    « Jeu de mots ! » aurait dit Maître Capello.
  • #18
    <inconnu>
    09/12/2006 à 12:25
    • En réponse à <inconnu> #14 le 09/12/2006 à 11:35 :
    • « à l’origine nous avions cum -pano = compagnon = qui partage le pain
      Si les copains partagent le pain, que peuvent bien partager les copines... »
    Je trouve que cochons du jour, bonjour ! cochons du soir, bonsoir ! ça sonne bien mais je crains que ça ne jette un froid dans les auges...
  • #19
    Elpepe
    09/12/2006 à 12:44
    • En réponse à God #17 le 09/12/2006 à 12:08 :
    • « C’est pas une expression, juste un mot d’argot.
      Maintenant, c’est une grande quantité (et encore plus grande avec une tétrachiée).
      Au départ... »
    Eh bien, tout faux, God ! Désolé... Aucun jeu de mots, ni même mot d’argot, à l’origine, que ce vieux mot de notre belle langue (lire ou relire la comtesse de Sévigné).
    La chiée, donc, vient directement de la Royale, à une époque où il n’y avait pas de WC "marinisés", ni, comme c’est maintenant obligatoire même en plaisance, de "cuve à eaux noires".
    Ça se passait ainsi : chaque matin, on installait, depuis le bastingage et au-dessus du vide, sous le vent bien sûr, une longue planche percée de trous, et qu’on gréait entre les haubans de deux mâts. Ces trous étaient peut-être au nombre de onze sur certains navires, mais pas nécessairement !
    Ensuite, le bosco, à coups de sifflet, "envoyait la première chiée", puis la deuxième... jusqu’à ce que tout l’équipage y soit passé.
    On néglige trop souvent l’apport de la Marine à la langue...
  • #20
    God
    09/12/2006 à 12:52
    • En réponse à Elpepe #16 le 09/12/2006 à 11:53* :
    • « Tiens, à propos de chiée : savez-vous combien ça fait, "une chiée" *?
      * Tiens, God, encore une qui n’est pas à ton catalogue. Mais je ne te... »
    Ah bien sûr ! Si tu précises pas le sens de chiée, alors évidemment.
    Ta chiée à toi, c’est celle que chacun fait régulièrement (sauf le con stipé) dans sa cuvette de WC. Mais elle ne vient pas de la marine et le nombre de marins n’a rien à voir là-dedans. Elle date de l’époque où un être vivant a commencé à devoir expulser les restes de la transformation de ses aliments.