Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

Au creux de la vague

Dans une mauvaise situation psychologique, économique...
Au bas de sa popularité (pour un artiste).

Origine

Qu'est-ce qu'une vague ? Les définitions varient selon les dictionnaires, mais la 8e édition de celui de l'Académie Française indique que c'est une "masse d'eau de la mer, d'un lac, d'une rivière, qui est agitée ou soulevée par les vents ou par toute autre impulsion".
Dans sa partie haute, elle comporte une crête. Entre deux points hauts, donc entre deux crêtes[1], il y a un point bas, le creux.
Avant de redescendre dans notre creux, il est intéressant de savoir qu'au XVIe siècle, si en Méditerranée, on parlait bien de 'vague', dans les océans, on parlait plutôt de 'oule' (écrit aussi 'houle'), mot imité de l'espagnol 'ola' qui signifie 'vague' et qui sert maintenant à désigner chez nous aussi ces vagues humaines que font parfois les spectateurs dans des tribunes.
Pour en revenir à notre creux, c'est métaphoriquement qu'il désigne une perte totale de dynamisme, là où la crête est un symbole d'élan ou d'énergie ; dans le creux, la masse d'eau est aussi effondrée que le moral de celui qui est dépressif.
[1] Car si un train peut parfois en cacher un autre (et même s'il est très rare de trouver un train sur une vague), une vague, elle, est toujours suivie d'une consoeur.

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Pays Langue Expression équivalente Traduction littérale
Algérie Arabe ?? ??? ??????? fi ain elissar Dans l’œil du cyclone
Pays de Galles Gallois Mae hi'n fain iawn arnaf i Il m'est très maigre
Allemagne Allemand Abgehalftert sein Être ôté
Angleterre Anglais At a low ebb Dans un recul bas (au plus bas)
Angleterre Anglais In the trough of the wave Au creux de la vague
Argentine Espagnol Caer/estar al/en el tacho Tomber/être à la poubulle/ dans la benne à ordures
Espagne Espagnol Estar en horas bajas Être en heures basses
Espagne Espagnol Estar en hores baixes Être dans les heures basses
Espagne Espagnol Tener un bajón Avoir une forte baisse
Espagne Espagnol Tener una mala racha Être sur une mauvaise série
Espagne Espagnol Tocar fondo Toucher le fond
Hongrie Hongrois Hullàmvölgyben van Il est au creux de la vague
Belgique Néerlandais In de put zitten Être dans le puits
Pays-Bas Néerlandais Aan de grond zitten Etre au fond
Pays-Bas Néerlandais In een diep dal zitten Être dans une vallée profonde
Pays-Bas Néerlandais In een dip zijn Être dans un creux (psychologique)
Norvège Norvégien Vaere helt ned in bunn Être tout à fait au fond
Brésil Portugais Estar no fundo do poço Être au fond du puits
Portugal Portugais Estar em baixo Être en bas (au niveau psychologique)
Slovaquie Slovaque Byť úplne na dne Être tout à fait au fond
Belgique Wallon Être dans le fond de sa gaïole Être dans le fond de sa petite cage
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Commentaires sur l'expression « Au creux de la vague » Commentaires

  • #1
    • Elpepe
    • 10/01/2007 à 00:54*
    Il le fait exprès, God, c’est sûr ! Encore une expression qui nous vient d’où vous savez, hein ? Bon, déjà, une toute petite précision s’impose : quand on dit qu’on a deux mètres de creux, c’est, par définition, par rapport au niveau qu’aurait la mer calme. Donc, deux mètres de creux égalent quatre mètres de dénivelé, entre le creux et la crète d’une vague. Mais la plupart des plaisanciers, dans cet exemple, préfèreront parler de quatre mètres de creux rencontrés dans une traversée quelconque, même s’ils ne partent pas forcément de Marseille, ni ne s’y dirigent inéluctablement (on rencontre des Phocéens partout).
    Ensuite, il est à noter que, lorsqu’on se trouve au creux de la vague, on peut avoir un mur d’eau en face, ou plus souvent derrière soi, d’où la nécessité de bien négocier les vagues, et, autant que faire se peut, jouer avec plutôt que vouloir la passer en force, car elle finira toujours par avoir le dernier mot.
    Par conséquent, et par opposition à la situation sur la crête de la vague, qui va nous faire prendre de la vitesse en en dévalant la pente, s’en trouver au creux signifie qu’on va devoir négocier le passage de la prochaine sous la coque, plutôt que sur la tronche du barreur. Parce que je vous assure que, quatre mètres d’eau qui vous tombent sur les endosses, ça décoiffe le marin, et un peu le bateau, aussi. D’une manière générale, on ne prend, ni ne dévale jamais une vague face à la pente, mais toujours avec un certain angle, que ’on repère très vite à la barre. Voili voilou, petits canaillous...
    Bon, sur ce, Pépé va au lit, rêver d’archi(pel des)Mède(s), et crier "Eurêka !". A cette page, vous verrez ce joli groupe d’ilots, dans le Sud du golfe de Rosas, tout au Nord de la Catalogne. A ne pas confondre avec le phare, le cap et les rochers éponymes, qui, eux, se trouvent à l’extrême Nord de Porquerolles (voir cette page).
  • #2
    • God
    • 10/01/2007 à 07:09
    • En réponse à Elpepe #1 le 10/01/2007 à 00:54* :
    • « Il le fait exprès, God, c’est sûr ! Encore une expression qui nous vient d’où vous savez, hein ? Bon, déjà, une toute petite précision s’imp... »
    Ah le PP ! Je me doutais bien que tu allais nous faire tout un cours sur la manière de bien prendre la vague, histoire de taper le moins possible et d’en prendre aussi peu que possible sur la tronche.
  • #3
    • momolala
    • 10/01/2007 à 07:11*
    • En réponse à Elpepe #1 le 10/01/2007 à 00:54* :
    • « Il le fait exprès, God, c’est sûr ! Encore une expression qui nous vient d’où vous savez, hein ? Bon, déjà, une toute petite précision s’imp... »
    quand on dit qu’on a deux mètres de creux, c’est, par définition, par rapport au niveau qu’aurait la mer calme. Donc, deux mètres de creux égalent quatre mètres de dénivelé, entre le creux et la crète d’une vague

    Pour illustrer le propos de Pepe j’ai recherché le truc que je comprenais bien en physique au lycée. Sur cette page vous verrez des animations qui, avec un peu d’attention, vous rappelleront à vos souvenirs aussi. Et en plus c’est très réussi visuellement, je trouve.
    A celles et ceux qui se croiraient au creux de la vague ce matin, je rappelle que les vagues évitées par Pepe peuvent leur sembler à la mesure de leur déprime, mais je souhaite que celles que vous trouverez surcette page vous ramènent à la juste proportion de vos soucis du moment. Cela ne réduit en rien le mérite de Pepe ni des autres marins. La plus grande trouille de ma vie dans le Golfe du Lion, et on ne plaisante pas ; j’avais l’impression qu’elles faisaient au moins 10 m, ces vagues !
  • #4
    • momolala
    • 10/01/2007 à 07:30
    • En réponse à Elpepe #1 le 10/01/2007 à 00:54* :
    • « Il le fait exprès, God, c’est sûr ! Encore une expression qui nous vient d’où vous savez, hein ? Bon, déjà, une toute petite précision s’imp... »
    A cette page, vous verrez ce joli groupe d’ilots, dans le Sud du golfe de Rosas, tout au Nord de la Catalogne.

    Pepe nous propose un bien joli voyage. Ces îlots sont beaux, intéressants du point de vue géologique et faunistique, mais surtout, leur histoire est jalonnée par la présence d’un roi (probablement de Catalogne) dénommé Martin 1er l’Humain et ça, c’est unique à ma connaissance ! Il a voulu y construire un monastère, au contraire de tous ceux qui l’y ont précédé ou suivi qui n’y ont vu qu’un intérêt stratégique. Ces hommes de peu de foi ont donc vu le monastère détourné de son objet initial baillé à la mer et la nature a fini par prendre le dessus : c’est l’humanisme à la Jean-Jacques Rousseau qui y a désormais cours. Merci Martin !
  • #5
    • OSCARELLI
    • 10/01/2007 à 07:30
    • En réponse à Elpepe #1 le 10/01/2007 à 00:54* :
    • « Il le fait exprès, God, c’est sûr ! Encore une expression qui nous vient d’où vous savez, hein ? Bon, déjà, une toute petite précision s’imp... »
    Allons, allons, Elpepe, tu nous la fais un peu courte!
    Tu prétends que cette expression vient de la marine? C’est un peu vague.
    Je connais d’autres migrants qui seraient depuis retournés sous leur yourte,
    Après nous avoir raconté une telle blague.
    A propos de blague, il n’y a pas ici de quoi faire un tabac:
    En effet, combien de marins, combien de capitaines,
    Ayant passé la nuit allègrement dans leur hamac
    Ont ainsi pu se balancer et profiter de l’aubaine.
    Un p’tit creux? Ben oui, quoi, la fringale
    De se retrouver chez toi, entouré des tiens
    Avec ta BB à adhésion totale
    Pendant que toi, tu te tapes un petit roupillon,
    Au sommet de ta splendeur, et c’est très bien,
    Tu revis ainsi les séquelles du dernier réveillon!
  • #6
    • momolala
    • 10/01/2007 à 08:15
    • En réponse à OSCARELLI #5 le 10/01/2007 à 07:30 :
    • « Allons, allons, Elpepe, tu nous la fais un peu courte!
      Tu prétends que cette expression vient de la marine? C’est un peu vague.
      Je connais d... »
    Pour faire aussi beau que Filo, il eût fallu se lever plus tôt. Ce sera peut-être pour demain. Mais vous pourrez trouver sur cette page quelque chose de joli, quelque chose de beau, quelque chose d’utile pour tous les marins et tous les capitaines qui sont partis joyeux pour des courses lointaines ....
  • #7
    • chirstian
    • 10/01/2007 à 09:13
    je n’aime pas faire des vagues, mais après son dernier film, mais je trouve que Godard est au creux de la nouvelle vague.
  • #8
    • chirstian
    • 10/01/2007 à 09:22
    une vague, elle, est toujours suivie d’une consoeur
    est-ce toujours le cas ? Lorsqu’on évoque le tsunami , fort heureusement , il s’agissait d’une vague unique - ou presque- et non d’une mécanique ondulatoire. La vague de fond ( raz-de-marée , lame de fond...) , a une crête , et un "pied" . Peut-on encore parler de creux ? (ou le terme de "vagues" est-il approprié ? ) .
    Le terme "vague" le serait-il ?
  • #9
    • momolala
    • 10/01/2007 à 09:29
    • En réponse à chirstian #8 le 10/01/2007 à 09:22 :
    • « une vague, elle, est toujours suivie d’une consoeur
      est-ce toujours le cas ? Lorsqu’on évoque le tsunami , fort heureusement , il s’agissai... »
    Je te renvoie au (3) en lien 2. Tout est bien expliqué pour les néophytes comme nous. Mais je ne crois pas qu’il se soit agit d’une vague unique. Il y en a eu une du type des vagues scélérates ci-dessus, mais il s’agissait bien quand même d’un bouleversement des sols en un point donné qui a créé un mouvement ondulatoire en cercles concentriques comme expliqué en lien 1. D’ailleurs on a parfois pu le voir sur les images filmées : la première vague, la plus haute si j’ai bien vu, a été suivie d’autres vagues moins importantes mais s’ajoutant à elle avant son reflux.
  • #10
    • momolala
    • 10/01/2007 à 09:36
    [Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
    Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
    Et de vagues rochers que les marées dépassent
    ....]
    Un vague terrain vague a-t-il des creux comme les vagues rochers que marées dépassent pour atteindre les vagues de dunes qui arrêtent les vagues ?
  • #11
    • cotentine
    • 10/01/2007 à 09:41
    Dans le film qui vient de sortir : "Coasts Guards", Kevin Costner et bien d’autres se battent contre les éléments déchaînés et il leur arrive même d’être "au creux de la vague" physiquement dans l’action et psychologiquement, après l’action ...
    Je connais bien cette situation : moral en berne, au fond des chaussettes et aborder le mur d’eau pour se retrouver sur la crête paraît insurmontable ... Faut ’trouver l’angle’ comme dit Elpepe ! Je souhaiterai un cours donné par un bon barreur, à défaut d’un bon capitaine, pour savoir maintenir le cap et ne plus couler à pic ! (à cause d’une vague traîtresse qui provoque la détresse ...
  • #12
    • cotentine
    • 10/01/2007 à 09:45
    "C’est pas l’homme qui prend la mer
    C’est la mer qui prend l’homme, ... Tatatin
    Moi la mer elle m’a pris
    Je m’ souviens un Mardi"
    Renaud
  • #13
    • chirstian
    • 10/01/2007 à 09:48
    l’étymologie de "vague" est intéressante : le français additionne des mots tirés de
    - le goth VOGAN : agiter , qui donne notamment la vague marine
    - le latin "VACUUS " : vide , qui donne le terrain vague
    - et le latin "VAGUS " : errant , qui donne le vagabond , divaguer, et l’idée de vague, d’imprécis...
    On peut dire : "Ses cheveux, vaguement coiffés en vagues, sur un crâne vague "
    L’expression "creux de la vague" est donnée par tous (et cette fois, pas seulement par Elpepe!) comme étant le creux entre deux crêtes de vagues de mer, et c’est l’évidence. Je me demande toutefois si l’expression n’a pas profité aussi des autres sens.
    Le mot creux, évoque le point le plus bas, donc "le comble de"... Dans le sens de vacuité : le comble du vide : plus creux que moi, tu meurs... (ce serait même un pléonasme car "creux"= cavité, mais aussi : vide)
    Dans le sens de l’errance, être au creux pourrait signifier être au comble de la "divagation" : complètement paumé !
    Encore une fois, il ne s’agit pas de remettre en cause l’explication la plus simple, mais de rappeler que les expressions qui s’imposent le plus facilement , sont souvent à la croisée de sens.
  • #14
    • eureka
    • 10/01/2007 à 09:52
    Non mais regardez moi Godsinbad et pepethesailor qui nous la jouent cépamoi célot’ et nous laissent dans le vague. Je vous fout mon billet de loterie périmé contre un billet pour les Seychelles qu’y sont de mèche ces deux là. Y sont pas au creux de la vague pour nous parler de vagues et de creux. D’ici qu’y nous enrôlent tous, qu’y nous apprennent le dynamisme et avant de redescendre dans notre creux, y aura une "flotte expressio" dans pas bezef de... noeuds
    Surfeurs, surfettes-surfaites ici joints, je vous espère toujours sur la crète de la vague
  • #15
    • louisann
    • 10/01/2007 à 09:52
    Bonjour les amis, c’est peut-être une vague idée, mais j’ai les idées vagues aujourd’hui,serais-je au creux de la vague.
    Bonne journée à tous.
  • #16
    • SyntaxTerror
    • 10/01/2007 à 10:11
    • En réponse à chirstian #13 le 10/01/2007 à 09:48 :
    • « l’étymologie de "vague" est intéressante : le français additionne des mots tirés de
      - le goth VOGAN : agiter , qui donne notamment la vague... »
    "L’expression "creux de la vague" est donnée par tous (et cette fois, pas seulement par Elpepe!) comme étant le creux entre deux crêtes de vagues de mer, et c’est l’évidence."
    Je vais me faire taper sur les doigts en demandant l’avis des spécialistes :
    "être au creux de la vague" est une situation relativement temporaire, non ?
    A la différence de la "traversée du désert" (là, pour dire que l’expression vient de la marine, accrochez-vous) qui, d’après la bible, dure une génération.
  • #17
    • chirstian
    • 10/01/2007 à 10:17
    • En réponse à louisann #15 le 10/01/2007 à 09:52 :
    • « Bonjour les amis, c’est peut-être une vague idée, mais j’ai les idées vagues aujourd’hui,serais-je au creux de la vague.
      Bonne journée à tou... »
    tu dis "vague" ? Tu divagues ma Diva ! Je suis sûr que tu vas te marrer aujourd’hui : attends seulement la marée. La marée haute ôte les idées vagues. Fais seulement gaffe à l’aquaplaning en scooter !
  • #18
    • chirstian
    • 10/01/2007 à 10:24
    • En réponse à SyntaxTerror #16 le 10/01/2007 à 10:11 :
    • « "L’expression "creux de la vague" est donnée par tous (et cette fois, pas seulement par Elpepe!) comme étant le creux entre deux crêtes de v... »
    sans être spécialiste, j’aurais tendance à dire qu’il y a pire qu’être au creux de la vague (de mer) , car l’expression indique qu’on flotte encore, non ? Mais va -t-on remonter ou couler ?
    Rattacher la "traversée du désert" à la marine ? Elpepe t’évoqueras le mer de sable, non ? Mais l’expression évoque-t-elle une crise plus longue ? Je ne sais pas.
  • #19
    • momolala
    • 10/01/2007 à 10:45*
    • En réponse à chirstian #13 le 10/01/2007 à 09:48 :
    • « l’étymologie de "vague" est intéressante : le français additionne des mots tirés de
      - le goth VOGAN : agiter , qui donne notamment la vague... »
    " comme étant le creux entre deux crêtes de vagues de mer"
    Ce n’est pas ce que dit l’Auteur : "deux mètres de creux égalent quatre mètres de dénivelé, entre le creux et la crète d’une vague." Cela fait une grande marche !
    Cela dit j’approuve sans réserve même vague ton idée que les expressions qui s’imposent sont souvent à la croix-zée des chemins : attends que Yannou intervienne !
  • #20
    • <inconnu>
    • 10/01/2007 à 10:57
    • En réponse à Elpepe #1 le 10/01/2007 à 00:54* :
    • « Il le fait exprès, God, c’est sûr ! Encore une expression qui nous vient d’où vous savez, hein ? Bon, déjà, une toute petite précision s’imp... »
    Elpepe est un pro, il n’a pas peur entre deux murs d’eau, mais hermes, lui, n’aime pas trop se trouver dans une situation où il ne voit pas l’horizon.
    Pour le sens émotif de l’expression, il faut se dire qu’au creux de la vague on n’a rien à espérer alors que sur la crête on a une chance de repérer un bateau, un phare, un amer, une île paradisiaque avec sa palmeriae, l’espoir, quoi.