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passer sous les fourches caudines [v]

être vaincu ; être contraint d'accepter des conditions humiliantes ou ruineuses ; subir une cuisante humiliation

Origine et définition

Cette expression fait allusion à l'armée romaine qui, en 321 avant J.C, fut cernée dans un défilé appelé les Fourches Caudines ou Furcae Caudinae ( par l'armée samnite dont le chef obligea les soldats romains à passer, courbés et les mains liées dans le dos, sous un joug formé de fourches et lances dressées par le vainqueur.

Exemples

Madrid a été contraint, ou a cru l'être, de passer sous les fourches caudines du Fonds monétaire international qui lui a imposé un sévère plan d'austérité.
Un levier de chantage suffisant pour obliger Berlin d'accepter volens nolens, contrainte et forcée, de passer sous les fourches caudines dressées par l'administration Obama.
Je remercie Mme Napoletano, parce que nous avons réussi au moins à faire en sorte que la Commission s'engage à ne plus passer sous les Fourches caudines des gouvernements locaux pour les programmes de démocratisation.
Et enfin, elle a occupé le poste de secrétaire et porte-parole de l'autorité municipale de la ville de Trebic.Mme Jourová doit maintenant passer sous les fourches caudines du Parlement, qui l'auditionnera dans les prochaines semaines.
Certains, comme Erich von Stroheim, refusèrent de passer sous les fourches caudines, il le paya fort cher.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand einen Spiessrutenlauf über sich ergehen lassen subir le châtiment des baguettes
Anglais (USA) to suffer a humiliating defeat / the humiliation of defeat subir une défaite humiliante / l'humiliation de la défaite
Anglais (USA) to kowtow se prosterner
Anglais to run the gauntlet courir en passant devant les gantelets
Anglais (USA) to accept humiliating terms accepter des termes humiliantes
Anglais (USA) to cry uncle crier tonton !
Anglais (USA) to eat crow manger du corbeau
Anglais (USA) to kneel in submission s'agenouiller en soumission
Arabe (Maroc) bahdlou il l'a humilié
Arabe (Maroc) sabbnou il l'a savonne
Espagnol (Espagne) pasar las horcas caudinas faire quelque chose forcé
Espagnol (Espagne) pasar por el aro traverser l'anneau
Italien passare sotto le forche caudine passer sous les fourches caudines
Italien subire un giudizio particolarmente severo subir un jugement particulièrement sévère
Néerlandais een tocht naar Canossa maken aller à Canosse
Néerlandais onder het Caudijnse juk door gaan passer sous le joug caudin
Néerlandais spitsroeden lopen une très ancienne punition avec des baguettes à frapper
Portugais (Brésil) ser humilhado subir des humiliations
Roumain a trece pe sub furcile caudine passer sous les fourches caudines
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « passer sous les fourches caudines » Commentaires

  • #21
    momolala
    19/04/2008 à 11:12
    • En réponse à chirstian #6 le 19/04/2008 à 08:50 :
    • « encore une expression dans laquelle j’aimerais une précision : God résume très bien cette péripétie fameuse de l’une des guerres Romains-Sam... »
    Je te propose d’aller faire un tour sur cette page : apparemment, les soldats ont dû passer sous le "joug des lances des Samnites" après avoir été vaincus dans les Fourches Caudines. D’une pierre, deux coups en quelque sorte.
  • #22
    cotentine
    19/04/2008 à 11:12*
    • En réponse à mident #20 le 19/04/2008 à 11:06 :
    • « Quelle était donc la chanson de Brassens parlant du Gibet de Monfaucon, de Monsieur Villon et que lui vivait avec cinq ciècles de retard ?... »
    Quelle était donc la chanson de Brassens parlant du Gibet de Monfaucon,
    C’est dans
  • #23
    momolala
    19/04/2008 à 11:15
    • En réponse à mident #20 le 19/04/2008 à 11:06 :
    • « Quelle était donc la chanson de Brassens parlant du Gibet de Monfaucon, de Monsieur Villon et que lui vivait avec cinq ciècles de retard ?... »
    Et voici donc les paroles sur cette page !
  • #24
    chirstian
    19/04/2008 à 11:45
    • En réponse à <inconnu> #14 le 19/04/2008 à 10:21 :
    • « Il serait plus agréable d’être enfourchée 😕 »
    J’ai beau bien réfléchir : je n’imagine pas
    qui peut rester de bois quand l’enfourche Caudine.
    Je ne suis pas maso mais je n’aspire qu’à
    repasser mille fois sous ses fourches caudines.
  • #25
    <inconnu>
    19/04/2008 à 11:53
    • En réponse à chirstian #24 le 19/04/2008 à 11:45 :
    • « J’ai beau bien réfléchir : je n’imagine pas
      qui peut rester de bois quand l’enfourche Caudine.
      Je ne suis pas maso mais je n’aspire qu’à
      re... »
    De la grande poésie !!!! Il n’y a toujours pas d’émoticone d’admiration. 😎
  • #26
    chirstian
    19/04/2008 à 12:01
    • En réponse à cotentine #22 le 19/04/2008 à 11:12* :
    • « Quelle était donc la chanson de Brassens parlant du Gibet de Monfaucon,
      C’est dans »
    pour les amateurs de Brassens , il y a ce site cette page on l’on peut en écouter beaucoup, avec les textes.
    Rien à voir, mais : il ne me semble pas qu’on puisse utiliser l’expression ainsi. On ne passe pas sous les fourches caudines. On passe obligatoirement (je crois) sous les fourches caudines de quelqu’un.
  • #27
    Elpepe
    19/04/2008 à 12:02
    Jean Cau dînaît-il à la fourche ?
  • #28
    Elpepe
    19/04/2008 à 12:03
    • En réponse à chirstian #26 le 19/04/2008 à 12:01 :
    • « pour les amateurs de Brassens , il y a ce site cette page on l’on peut en écouter beaucoup, avec les textes.
      Rien à voir, mais : il ne me se... »
    Des noms ! Des noms !
  • #29
    momolala
    19/04/2008 à 12:06*
    • En réponse à Elpepe #28 le 19/04/2008 à 12:03 :
    • « Des noms ! Des noms ! »
    Je te dédie ce poème qui fait (enfin) le lien entre l’expression du jour et la Marine. Une trirème à vie, ça se mérite dans la durée !
  • #30
    momolala
    19/04/2008 à 12:14
    • En réponse à chirstian #26 le 19/04/2008 à 12:01 :
    • « pour les amateurs de Brassens , il y a ce site cette page on l’on peut en écouter beaucoup, avec les textes.
      Rien à voir, mais : il ne me se... »
    Le Littré de l’Emile dit : "♦ Fig. Passer par les fourches Caudines, subir des conditions humiliantes."
    La page de Wikipedia vers laquelle je t’envoie en §21 indique : "« Passer sous les fourches caudines » est une expression employée dans la langue française qui signifie, par extension, que l’on doit subir une épreuve difficile et humiliante."
    Il n’est donc pas fait mention d’un complément d’objet second. (Je ne veux pas me montrer pédante, je révise. Si Syanne est dans les parages ... qu’elle me rassure sur ma mémoire !)
  • #31
    chirstian
    19/04/2008 à 12:23
    • En réponse à <inconnu> #25 le 19/04/2008 à 11:53 :
    • « De la grande poésie !!!! Il n’y a toujours pas d’émoticone d’admiration. 😎 »
    de la grande poésie ? Nous savons bien que non !
    Je laisse ce domaine à Marcek, notre amie
    celle dont tant de vers assurent le renom
    et dont nous attendons la venue aujourd’hui.
    Je suis certain qu’elle a, discrètement écrit
    un poème pour fêter ce bel anniversaire
    et que bien avant la fin de l’après midi
    elle nous remerciera, à sa façon... en vers.
    Moi j’aime seulement taquiner les idées
    mélanger quelques mots, cherche quelque homonyme.
    Il faut que ça soit court pour ne pas vous lasser
    et que chacun des vers respecte bien la rime.
    C’est ainsi que chez nous en buvant la chopine
    on aime tirer profit de la langue française.
    Un bon mot nous suffit pour nous sentir à l’aise
    et nous ne redoutons nulle fourche caudine.
  • #32
    Elpepe
    19/04/2008 à 12:26
    • En réponse à momolala #29 le 19/04/2008 à 12:06* :
    • « Je te dédie ce poème qui fait (enfin) le lien entre l’expression du jour et la Marine. Une trirème à vie, ça se mérite dans la durée !... »
    Merci, Momolala. C’est très beau... et tellement vrai !
  • #33
    Elpepe
    19/04/2008 à 12:33
    • En réponse à chirstian #31 le 19/04/2008 à 12:23 :
    • « de la grande poésie ? Nous savons bien que non !
      Je laisse ce domaine à Marcek, notre amie
      celle dont tant de vers assurent le renom
      et don... »
    [émoticone chapeau bas]
    Et même en maniant, poète, à la truelle,
    La langue de Molière ou celle de Céline,
    Je tiens à rajouter ici mon grain de sel :
    D’Erato repassons sous les fourches caudines.
  • #34
    <inconnu>
    19/04/2008 à 13:15
    • En réponse à chirstian #31 le 19/04/2008 à 12:23 :
    • « de la grande poésie ? Nous savons bien que non !
      Je laisse ce domaine à Marcek, notre amie
      celle dont tant de vers assurent le renom
      et don... »
    Voici un poème de Marcek pour un anniversaire cette page
    J’aime beaucoup sa poésie.
  • #35
    AnimalDan
    19/04/2008 à 14:20*
    • En réponse à chirstian #24 le 19/04/2008 à 11:45 :
    • « J’ai beau bien réfléchir : je n’imagine pas
      qui peut rester de bois quand l’enfourche Caudine.
      Je ne suis pas maso mais je n’aspire qu’à
      re... »
    Pou-Aime:
    ---
    Le petit pou qu’Amour tourmente
    Qui rend visite à sa copine
    N’a pas une démarche lente
    Il court sous tes fourches, Caudine
    Si te démange l’occiput
    Ou si te gratte la citrouille
    Pense qu’il va vider s... son coeur
    Ou qu’il a rendez-vous aux... champs...
    ---
  • #36
    cotentine
    19/04/2008 à 14:34
    • En réponse à AnimalDan #35 le 19/04/2008 à 14:20* :
    • « Pou-Aime:
      ---
      Le petit pou qu’Amour tourmente
      Qui rend visite à sa copine »
    pourquoi, les 4 premiers vers riment et pas les 4 suivants ? 🙂
    qui a fait fuir ton inspiration ? quelqu’un armé d’une fourche ? 😄
  • #37
    mickeylange
    19/04/2008 à 14:59
    • En réponse à cotentine #36 le 19/04/2008 à 14:34 :
    • « pourquoi, les 4 premiers vers riment et pas les 4 suivants ? 🙂
      qui a fait fuir ton inspiration ? quelqu’un armé d’une fourche ? 😄... »
    cotentine + coquine = coquenquine 😉
  • #38
    Elpepe
    19/04/2008 à 15:21*
    • En réponse à cotentine #36 le 19/04/2008 à 14:34 :
    • « pourquoi, les 4 premiers vers riment et pas les 4 suivants ? 🙂
      qui a fait fuir ton inspiration ? quelqu’un armé d’une fourche ? 😄... »
    C’est juste une coquille typographique, une simple histoire de q...
    En fait, ça finit comme ça :
    "Pense à bien te laver les douilles,
    Et envoie-le voir Lilliput"
  • #39
    mident
    19/04/2008 à 15:26
    Merci à Cotentine, Momolala et Christian pour ces infos sur Brassens. J’oublie régulièrement qu’on peut TOUT trouver sur Internet.

    Mais bon, c’est aussi une manière de vous faire savoir que je ne suis jamais loin et que je suis attentive au meeerrrrrveilleux site de God (pardon Momo de te piquer tes mots)
  • #40
    Elpepe
    19/04/2008 à 15:45
    A toute vapeur - poème SNCF
    Ma dernière journée passée tranquille peinard,
    BB rentre demain des cîmes, du blizzard,
    Finis les bons vins chauds au comptoir de ce phare,
    Ça va recommencer, dur comme au lupanar.
    Pour l’heure profitons, demain serai hagard,
    Hune hors du fier grand mât ou de la brigantine.
    Tchou tchou... me fera-t-elle, venant du tortillard,
    Et je repasserai sous ses fourches caudines.