Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

prendre du bon temps [v]

s'amuser ; avoir du bon temps ; se donner du bon temps ; profiter de moments agréables ; se divertir ; prendre un moment pour soi

Origine et définition

Il ne faut pas confondre "le bon temps" avec "du bon temps".
"Le bon temps", syntagme qui existe depuis le début du XVIe siècle, c'est "jadis", ce temps passé, cette période d'autrefois qui était forcément meilleure à vivre que ce qu'elle est maintenant ("c'était le bon temps !").
Autant dire qu'avant, au XVe, la vie devait être extrêmement heureuse. En effet, depuis, elle n'arrête pas de se dégrader, puisque dans chaque génération il se trouve des personnes âgées pour dire que c'était bien mieux avant.

Par contre, dans "du bon temps", syntagme qui existe avec ce sens depuis le XVe siècle, le 'temps' n'est plus une longue période passée mais un moment, un instant présent. Il est bon parce qu'apprécié car c'est un 'temps' où on se fait plaisir, on s'amuse.
Ensuite, qu'on le prenne ou qu'on se le donne, peu importe, l'essentiel étant d'en profiter pleinement.

Compléments

Notez que le "mauvais temps" n'a pas fait l'objet d'expressions contraires. On ne parle jamais de le prendre, de s'en donner ou d'en avoir. On se contente de le subir, qu'il s'agisse du temps atmosphérique ou de périodes malheureuses. Au mieux, on l'essuie, quand il s'agit d'un orage...

Exemples

« À d'austères devoirs le rang de femme engage,Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends,Pour être libertine et prendre du bon temps »Molière - L'école des femmes

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand bisschen Spaß un peu d’amusement
Allemand sich's gut gehen lassen se laisser aller bien
Anglais to paint the town red peindre la ville en rouge
Anglais (USA) let the good times roll ! laissez rouler les bons temps !
Anglais (USA) to have a great time avoir un temps super
Anglais have some fun s’amuser un peu
Anglais have fun avoir du plaisir
Anglais have a good time passer un bon moment
Anglais To have a good time Avoir du bon temps
Espagnol (Argentine) Pasarla bien Passer un bon moment
Espagnol (Espagne) darse la vida padre mener un train de vie de père
Espagnol (Espagne) divertirnos s’amuser
Espagnol (Espagne) Pasar un buen rato Passer un bon moment
Espagnol (Espagne) Pasarlo bomba Le passer bombe
Espagnol (Espagne) Pasarlo en grande Le passer en grand
Espagnol (Espagne) pasàrselo bien se le passer bien
Espagnol (Espagne) Vivir como Dios Vivre comme Dieu
Français (Canada) se la couler douce se la couler douce
Hébreu עשה חיים משוגעים (assa khayim mechougaim) a fait une vie de fou
Italien spassarsela s’amuser
Néerlandais heerlijk ...... Dolce Farniente ! le doux fait de ne rien faire
Néerlandais het ervan nemen s'en prendre
Néerlandais la dolce vita la vie douce, avoir de bons moments ; du plaisir etc
Néerlandais zich de tijd geven se donner du temps
Polonais zabawić divertir
Portugais (Portugal) divertir-se s’amuser
Portugais (Brésil) aproveitar a vida profiter de la vie
Roumain a profita de viaţă profiter de la vie
Roumain trai pe vătrai vie sur tisonnier
Roumain trai, neneacă la vie, mamounette
Roumain să mă distrez laisse moi m’amuser
Roumain să ne distrăm nous allons avoir du plaisir
Roumain să te distrezi avoir du plaisir
Russe хорошо провести время passer un bon moment
Wallon (Belgique) avoir bon
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « prendre du bon temps » Commentaires

  • deLassus
    24/02/2022 à 18:08
    • En réponse à joseta #217 le 24/02/2022 à 17:29 :
    • « DEVINETTE
      L'acteur Herbert Lom aimait prendre du bon temps, et surtout, il aimait rire. Pourquoi ? »
    Une piste ?

    Image externe
  • atheofv
    24/02/2022 à 18:26
    • En réponse à deLassus #221 le 24/02/2022 à 18:08 :
    • « Une piste ?

      https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d7/Homme_qui_rit.png »
    Il n'a pas l'air très joyeux ton bonhomme...

    Et on peut se demander ce qu'ils font tous à 4 pattes devant lui.

    Non ! Quand même pas !
  • joseta
    24/02/2022 à 18:26
    • En réponse à deLassus #221 le 24/02/2022 à 18:08 :
    • « Une piste ?

      https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d7/Homme_qui_rit.png »
    Réponse
    - parce que le rire est le propre de Lom.
  • Psylocybe
    24/02/2022 à 21:34
    Qu'est-ce qui lui prend à Poutine de se partir une guerre impossible avec les cousins de Kiev. C'est un sale con (un caleçon en dialecte Josétien). Y a des guerres indispensables, mais celle-là, ça restera pas un bon souvenir. Je m'esscuze de parler franc, surtout que vous avez du gaz russe. Il a aucune excuse de faire souffrir tous ces gens. Et on va lui mettre une branlée, atomique ou pas.
  • Clitocybe
    14/06/2025 à 00:37*
    Hrmmm, je sais que j'ai fait sourciller plusieurs d'entre vous en en faisant allusion au lait chaud des femmes allaitantes. Refuserons-nous cette réalité ? Nous sommes des enfants de la femme et notre première boisson fut ce lait chaud et suave du sein maternel. Quelle honte y a-t-il a boire de ce sein nourricier?
    Il y aura toujours des rétrogateurs vaticanistes pour dire que des seins, ce n'est pas moral, que le corps de la femme est un péché et que la naissance est une aberration diabolique entre vagin et testicules. Hrmmm, nous savons (à vaisselle) que le corps de la femme n'est pas un péché, mais le seul moyen de reproduire l'espèce humaine, il est vrai avec une petite giclée de sperme, un miracle génétique que nous ne pouvons pas émuler avec toutes nos connaissances. L'être humain est encor incapable de reproduire la moindre graine, et même le plus primitif des lichens. Nous sommes des nains biologiques !
  • Clitocybe
    14/06/2025 à 02:19*
    Toujours est-il que j`ai bu de ce nourrisson un peu du lait de sa mère. Fera-t-on de moi un heimatlos, un réprouvé. Je ne lui ai bu que quelques lampées et déjà on entend la réprobation.Hrmmm, j'ai quand même descendu la Moisie et l'Ashuapmouchouane, canoté le St-Laurent; campé dans les iles de Boucherville et des femmes m'ont offert leur virginité. C'est pas rien. Et j'ai refusé ! J'ai sauté des rapides avec un chien, j'ai copulé sans plaisir avec des femmes qui ne m'aimaient que pour mon esprit et ma bourse.
    Mais je n'ai aimé que deux femmes et elles demeurent engravées dans le fronton de mon crâne. Je les vois encor, un peu grassettes, souples du bas-ventre. Elles m'avaient ensorcelé et leur voix envoutantes résonnent encor dans mon crâne. Leur corps qui s'enroulait autour de moi au son de ma voix, un peu vacillantes; le grand émoi de la rencontre entre deux sexes et peut-être une génération de leur ventre fertile.

    Comment expliquer autrement ce miracle génital. C´était l'amour
  • joseta
    14/06/2025 à 08:09*
    QUI SUIS-JE ? nº583

    Je suis une chanteuse (et comédienne) française
    - durant ma jeunesse, Charles Trenet me donne le goût de la chanson, du théâtre amateur et de la scène
    - un temps chanteuse et productrice à Radio Genève en 1947, je vais vivre à Paris pour suivre des cours d’art dramatique
    - je fais mon apprentissage chez Jean-Louis Barrault, avec Jean Vilar, Roger Blin, Marcel Marceau...Le hasard de la vie m’a permis d’être présentée à Moyses, directeur du cabaret Le Boeuf sur le toit. Je parviens à le convaincre avec quelques chansons et poèmes. Je suis engagée dès le lendemain. J’avais un répertoire d’occasion avec notamment des chansons de Marianne Oswald. J’y suis restée 2 mois
    - ensuite j’ai chanté au Quod-libet, une autre boîte de Paris
    - je me produis ensuite au cabaret l’Arlequin, puis à l’Écluse, toujours à Paris
    - j’ai aussi travaillé à la radio; je me souviens bien de Jean Chouquet, il m’a mise en relation avec Raymond Queneau, Paul Gilson et Armand Lanoux
    - à cette époque, je rencontre Léo Ferré, dont beaucoup de chansons sont alors interdites de radiodiffusion. Je contribue à les faire connaître en les chantant moi-même. Avec certains titres, j’obtiens un grand succès commercial
    - en 1949, avec Léo Ferré, nous partageons la même scène d’un cabaret du quartier latin...J’ai enregistré au moins 100 de ses chansons. Nous avons eu des succès communs...Il représente l’une des grandes rencontres de ma carrière
    - Jacques Canetti, à la recherche d’artistes pour la firme de disques dont il est directeur artistique, m’engage en 1953 et 1954 aux Trois Baudets. Puis je passe en vedette à l’Olympia
    - mon interprétation, la même année, d’une chanson sarcastique de Léo Ferré, me vaut un grand prix du disque decerné par l’académie Charles-Cros
    - l’année suivante on me retrouve de nouveau à l’Olympia et quelques années plus tard à Bobino pour un long tour de chant
    - en septembre 1960, je signe le ‘Manifeste des 121’, titré “Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie”
    - je retrouve le succès en 1968 à Bobino
    - reconnue et appréciée à l’étranger, je porte la chanson française sur les scènes de Beyrouth, Mexico, Tokyo…
    - en 1991, j’enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert
    - constatant la montée en puissance du Front national, je fais partie des 250 personnalités ayant lancé “l’Appel des 250” qui donne naissance à ‘Ras l’front’, le réseau de lutte contre le fascisme
    - ma préférence est plutôt la poésie mise en musique, et j’interprète volontiers Louis Aragon, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Colette, Paul Éluard, Robert Desnos, Federico Garcia Lorca, Victor Hugo, Alfred Jarry, Georges Brassens, Charles Trenet etc.
    - une voie publique d’Annecy porte mon nom.
  • Clitocybe
    14/06/2025 à 08:32*
    Le saut de rapides avec un chien est authentique; c'était un genre de chien comme Milou, pas très grand sur pattes. À mesure que le canot se remplissait, il s'hexaussait en haut de ses griffes. Nous avons finalement traversé ces rapides (Les Italiennes de la rivière Rouge, 1,5 km) et campions sur un ilot, un peu fiers d'avoir franchi ces rapides sans mourir et mon compagnon qui était aussi mon prof d'Université m'avait fait cette confession: I do not love a woman, I love them all. La rivière déchargeait autour de nous ces km cubes d'eau glacée et je pris la résolution de nous sauver et de profiter encor un peu de notre vie terrestre. Je connaissais mon habileté à pagayer dans les rapides, nous cachant derrière le courant des roches.
    Et nous franchîmes ces obstacles avec brio et avec la force juvénile de ces années où rien n'est impossible. Quelques riverains stupéfaits nous applaudirent.
  • deLassus
    14/06/2025 à 09:24
    • En réponse à joseta #227 le 14/06/2025 à 08:09* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº583

      Je suis une chanteuse (et comédienne) française
      - durant ma jeunesse, Charles Trenet me donne le goût de la chanson,... »
    Trouvée, à la deuxième lecture, et sans Gougueule !
  • Ratanak
    14/06/2025 à 11:13
    • En réponse à joseta #227 le 14/06/2025 à 08:09* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº583

      Je suis une chanteuse (et comédienne) française
      - durant ma jeunesse, Charles Trenet me donne le goût de la chanson,... »
    Reconnue.
  • Clitocybe
    14/06/2025 à 14:18
    Une Catherine?
  • Ratanak
    14/06/2025 à 14:20
    • En réponse à Clitocybe #231 le 14/06/2025 à 14:18 :
    • « Une Catherine? »
    Oui, et peut-être pas très sociable.
  • Clitocybe
    14/06/2025 à 15:05*
    En fouillant l'étymologie des Catherine, je suis tombé sur les Cathares, les purs (du grec ancien καθαροί) qui croyaient en une sorte de dualité entre le Bien et le Mal, inventant Satan (שָׂטָן śāṭān), l'ange déchu. Les Catherine sont supposément chastes et pures, des anges que le démon de la sexualité n'a pas troublées. Vous pouvez vous douter que je n'ai pas eu de Catherine dans mon escarcelle féminine. Toutes mes compagnes avaient le gout du péché et m'offraient leur corps avec une impatience coupable, attendant quelque bonheur imaginaire. Étais-je l'auteur de ces troubles ou plutôt une victime (innocente) affublée de génitoires.
    C'est ce que nous ne saurons jamais.
    ֍֍֍֍

    Pour les Parigots et autres français.
    Canailles
  • joseta
    14/06/2025 à 16:34
    • En réponse à joseta #227 le 14/06/2025 à 08:09* :
    • « QUI SUIS-JE ? nº583

      Je suis une chanteuse (et comédienne) française
      - durant ma jeunesse, Charles Trenet me donne le goût de la chanson,... »
    JE SUIS
    Image externe
    Catherine SAUVAGE
    Nancy,1929/Bry-sur-Marne,1998
  • Clitocybe
    14/06/2025 à 19:20*
    Eh oui, quel nom de scène étonnant, née Marcelle Jeanine Saunier, à Nancy. Avec cet accent parisien et sa gouaille, chantant les textes de Ferré. Combien de Québécois ont rêvé de parler français avec cet accent ? J'ai eu la chance de naitre en France et je parle assez bien le français de France (parisien) et le français québécois de Montréal, un peu moins le français provençal. Ces artistes féminines, avec Edith Piaf et les Lucienne, nous ont fait rêver à des mondes où les politiciens compétents et charismatiques ne se font pas assassiner par un rustre qui ne connait de la Constitution américaine que le 2e amendement.
    ֍֍֍֍

    Pour les férus d'étymologie, ce supplément.
    SAUVAGE vient du latin silva, la forêt, encor présent dans le nom poétique sylve et le prénom Sylvestre. Femme de la forêt.