Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

revoir sa copie [exp]

modifier un plan afin de l'améliorer ; modifier un plan pour mieux l'adapter au but à atteindre ; reprendre son devoir pour corriger les erreurs ; reprendre un ouvrage pour le corriger ; améliorer

Origine et définition

S'il apparaît clair que la 'copie' est ici celle qu'on remet au professeur après avoir planché de longues heures sur le sujet qu'on nous a attribué, on peut, lorsqu'on s'intéresse un peu à l'étymologie, faire parfois de drôles de découvertes. Et je m'en vais vous en narrer une de ce pas.
Il vous est certainement arrivé, au cours d'agapes en famille, de faire un repas extrêmement copieux et de sortir de table plus que largement rassasié au point, parfois, d'avoir les dents du fond qui baignent. Mais aviez-vous eu l'idée de faire le rapprochement entre la 'copie' qui nous intéresse et le qualificatif 'copieux' ?
Car, au XIIIe siècle, 'copie' désigne d'abord une "grande quantité", le mot étant issu du latin 'copia' qui signifiait, entre autres, 'abondance'. Et ce 'copieux' qui vous remplit l'estomac est né de cette acception de la 'copie'[1].
Mais le sens moderne de 'copie' vient du latin médiéval 'copiare' qui voulait dire "commenter, transcrire abondamment" (on y retrouve la notion d'abondance) et duquel est né la signification "reproduire un écrit"[2].
Pour en revenir à notre 'copie' scolaire, donc, qui s'appelle ainsi parce qu'il s'agit d'une copie de ce qui a d'abord été fait sur brouillon, le professeur peut parfois nous demander de revoir notre copie, c'est-à-dire de reprendre et améliorer notre travail, lorsque celle-là est très loin d'être satisfaisante.
Au sens propre, revoir sa copie existe depuis le XIXe siècle, mais ce n'est que depuis la deuxième moitié du XXe qu'on l'utilise avec sa signification figurée s'appliquant à toutes sortes de travaux.
[1] Pensez, donc, la prochaine fois que vous vous ferez servir un plat que vous appréciez particulièrement, de vous en faire mettre une copie dans l'assiette.
[2] Selon Wartburg (), le sens de "reproduire un écrit" pourrait aussi venir d'une confusion sur le latin "copiam describendi facere" (donner la permission de transcrire), où "copiam" qui correspond normalement à la permission aurait été compris comme la transcription ou la reproduction elle-même alors que c'est 'describere' qui signifiait 'copier'.

Exemples

« Les maires ont demandé au gouvernement de revoir sa copie sur la réforme territoriale et la suppression de la taxe professionnelle dans une résolution adoptée jeudi 19 novembre »
Le Monde - Article du 19 septembre 2009

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand retuschieren retoucher - remanier
Anglais back to the drawing board retourner à la planche à dessein
Arabe (Algérie) rajaâ nefsek revois ce que tu veux
Espagnol (Espagne) darle una vuelta a algo faire un tour à quelque chose
Espagnol (Espagne) enmendar la plana corriger la page de copie
Italien rivedere il proprio operato revoir son travail
Néerlandais alles nog eens onder de loep leggen remettre tout sous la loupe
Portugais (Brésil) rever o texto améliorer le texte
Roumain a-şi revedea planurile revoir ses plans
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Commentaires sur l'expression « revoir sa copie » Commentaires

  • #1
    louisann
    20/04/2010 à 00:34
    Alors là , fait sur mesure pour moi 😄
    Bonne nuit à tous encore présents sur ce ô combien merveilleux,fabuleux,extra ordinaire sîte (slurp) moi aussi je sais cirer les pompes!!!
  • #2
    deLassus
    20/04/2010 à 00:46*
    Bien sûr, cette "copie" est celle de la définition de Littré : "Devoir que l’écolier remet au professeur et qui, en général", est la transcription au net d’une première élaboration".
    Même qu’à la rentrée, dans les fournitures scolaires, on achetait des "paquets de copies", on disait même des copies doubles car elles faisaient 4 pages, que mes parents trouvaient bien chères, et qui ne servaient qu’aux textes définitifs de mes versions latines et autres dissertations. C’est le brouillon que je revoyais, et c’était une punition d’entendre le professeur me demander de revoir ma copie.
    Plus tard, (j’ai travaillé dans la presse avant l’informatique), c’est le "rédac-chef" qui demandait au journaliste de revoir sa copie.
    Il devait en être de même pour les manuscrits des romanciers ou essayistes avec des éditeurs qui demandaient des changements. Mais là je n’en ai pas été témoin.
  • #3
    louisann
    20/04/2010 à 01:15*
    • En réponse à deLassus #2 le 20/04/2010 à 00:46* :
    • « Bien sûr, cette "copie" est celle de la définition de Littré : "Devoir que l’écolier remet au professeur et qui, en général", est la transcr... »
    Eh ben papy félicitations !!!
    Bienvenue au club des papy et mamy, je te souhaite d’y être aussi heureux que nous le sommes tous ici présents.
    Trop occupée que j’étais par mes obligations de mamy ,j’ai déserté l’ordi hier et avant hier et quand je reviens qu’apprenje la naissance de la divine Margot !!
    Elle aussi a pris un peu d’avance non ?
    Je prends donc la liberté de vous faire à tous les deux un énorme bisou.
    Et toutes mes félicitations aux heureux parents bien sur.
    Et si tu veux par le canal 12 on pourrat s’envoyer des photos, histoire de mettre un visage sur ces prénoms.
  • #4
    DiwanC
    20/04/2010 à 02:30
    L’est temps que j’aille revoir ma copie... L’est pas conforme...
  • #5
    deLassus
    20/04/2010 à 03:46*
    • En réponse à louisann #3 le 20/04/2010 à 01:15* :
    • « Eh ben papy félicitations !!!
      Bienvenue au club des papy et mamy, je te souhaite d’y être aussi heureux que nous le sommes tous ici présents... »
    Merci beaucoup !
    Moi je n’aurai pas trop d’occupations de papy. J’ai déjà, par mon fils, un petit Adrien qui aura 3 ans en juin, mais vit en Angleterre. Je ne le vois que quelques jours par an. La première fois, il devait avoir environ 3 mois, sa mère me l’a mis dans les bras, puis retiré de suite en me disant "On dirait une poule qui vient de trouver un couteau !"
    La petite Margot est dans le Médoc, je vais la voir d’ici une quinzaine, le temps que sa maman ait pris un peu ses marques. Vu mes talents de cuisinier, elle sait que durant ma présence elle n’aura pas que sa fille à nourrir... Dans quelques mois, elle remontera sans doute à Paris, car elle partage son temps entre ses loisirs dans le Médoc et son travail, intermittent, à Paris.
    Tout à fait d’accord pour utiliser le canal 12 pour des échanges de photos. J’en attends pour la petite reine. J’ai reçu hier soir tes coordonnées par God.
  • #6
    deLassus
    20/04/2010 à 03:52
    • En réponse à DiwanC #4 le 20/04/2010 à 02:30 :
    • « L’est temps que j’aille revoir ma copie... L’est pas conforme... »
    Si par hasard tu ne dors pas à cette heure, tu peux te remettre à tes ourlets. Avec cette expression, tout à fait récente, pas de lien ni de grimoire dans mes projets.
  • #7
    deLassus
    20/04/2010 à 04:25*
    Je ne crois pas trop sortir du sujet en développant mes souvenirs de la presse d’avant-informatique, et en élargissant l’expression Revoir sa copie en Revoir la copie des autres.
    J’ai été publicitaire dans un magazine économique prestigieux, qui existe encore.
    Le Directeur de Rédaction, haute figure du journalisme français, écrivait un édito.
    Une dizaine de journalistes écrivaient des articles sur des sujets divers, surtout macro-économiques.
    Deux personnages de l’ombre avaient le droit de revoir les copies :
    - le correcteur, un géant timide qui m’aimait bien car nous avions la même passion de l’orthographe. Outre les fautes de français, il vérifiait les textes et les chiffres, par exemple les statistiques. Il pouvait exiger des modifications, même au Directeur de Rédaction.
    - le secrétaire général, qui ne signait que très peu d’articles, ne touchait pas à l’édito, mais par contre réécrivait la totalité des articles des journalistes, de façon à ce que le magazine ait UN style et un seul.
    Tout cela était fait à la main, puis tapé par des secrétaires sur des machines à écrire. Ce n’est que la version définitive qui "partait à la composition", puis à l’imprimerie.
    Je vous parle du début des années 70. Depuis, l’informatique a tout changé. Moi-même, humble rédacteur d’interventions sur expressio, je corrige tout au long de la nuit et de la journée mes textes, d’où le nombre de [Modifié le...].
    Vous allez rire (n’est-ce pas Palmyre ?) : le but de mes modifications est en général de raccourcir mes textes !
  • #8
    momolala
    20/04/2010 à 06:20
    • En réponse à deLassus #7 le 20/04/2010 à 04:25* :
    • « Je ne crois pas trop sortir du sujet en développant mes souvenirs de la presse d’avant-informatique, et en élargissant l’expression Revoir s... »
    Me permettras-tu de revoir ta copie, que je te conseille comme d’autres l’ont fait avant moi de rédiger sous World ou un autre traitement de texte avant de n’en copier-coller que le résultat abouti.
    "Je ne crois pas trop sortir du sujet en développant mes souvenirs de la presse d’avant-informatique, et en élargissant l’expression Revoir sa copie en Revoir la copie des autres.
    J’ai été publicitaire dans un magazine économique prestigieux, qui existe encore.
    Le Directeur de Rédaction, haute figure du journalisme français, écrivait un édito.
    Une dizaine de journalistes écrivaient des articles sur des sujets divers, surtout macro-économiques.
    Deux personnages de l’ombre avaient le droit de revoir les copies :
    - le correcteur, un géant timide qui m’aimait bien car nous avions la même passion de l’orthographe. Outre les fautes de français, il vérifiait les textes et les chiffres, par exemple les statistiques. Il pouvait exiger des modifications, même du Directeur de Rédaction.
    - le secrétaire général, qui ne signait que très peu d’articles, ne touchait pas à l’édito, mais par contre réécrivait la totalité des articles des journalistes, de façon à ce que le magazine ait UN style et un seul.
    Tout cela était fait à la main, puis tapé par des secrétaires sur des machines à écrire. Ce n’est que la version définitive qui "partait à la composition", puis à l’imprimerie.
    Je vous parle du début des années 70. Depuis, l’informatique a tout changé. Moi-même, humble rédacteur d’interventions sur expressio, je corrige tout au long de la nuit et de la journée mes textes, d’où le nombre de [Modifié le...].
    Vous allez rire (n’est-ce pas Palmyre ?) : le but de mes modifications est en général de raccourcir mes textes !
    .
    Là, tu es pile poil dans ton sujet. On est content de savoir que ton correcteur t’aimait bien, mais cela n’apporte rien à ton exposé, par ailleurs très intéressant, lui.
    Quant au reste, j’espère que tu sens bien que l’humilité est partout ici, même chez l’emm... que je suis. Il serait bien aussi que tu ne corriges pas tes contributions a posteriori, en fonction des remarques utiles ou non des uns ou des autres car cela fausse le cours de la lecture de l’ensemble. La chronologie est parfois utile à la compréhension.
    L’instit une fois, instit toujours... Ne vois ici aucun jugement s’il te plaît, mais un conseil
    amical. Et puis d’abord, c’est moi qui ai revu ta copie, là. Je détestais ces moments où les gamins venaient montrer leur brouillon, sur lequel ils avaient majoritairement tiré la langue en souhaitant être ailleurs et que je les renvoyais à leur place avec une kyrielle d’annotations en marge, bleues, vertes, rouges. Pas assez de temps pour expliquer le pourquoi du comment, et eux, pas envie. J’y suis parvenue avec des classes à effectifs plus réduits, l’objectif étant un petit texte de qualité, plein et rond pour chacun. Mais dur dur. Nos enfants n’aiment plus écrire.
  • #9
    deLassus
    20/04/2010 à 07:08*
    • En réponse à momolala #8 le 20/04/2010 à 06:20 :
    • « Me permettras-tu de revoir ta copie, que je te conseille comme d’autres l’ont fait avant moi de rédiger sous World ou un autre traitement de... »
    Merci pour ces corrections.
    1)Je suis d’accord avec tout ce que tu as rayé, c’est vrai que celà n’apportait pas grand-chose au propos.
    2) Traitement de texte suivi de copier/coller : je n’ai jamais fait ça, mais je vais faire des essais
    3) Je ne corrige JAMAIS mes textes en fonction des remarques des uns ou des autres. Ce ne serait vraiment pas du jeu. Ce que je corrige par contre :
    - dès que j’ai validé, les fautes de frappe, les majuscules ou guillemets manquants. Je ne sais pas pourquoi, mais ces fautes je ne les vois qu’une fois le texte "paru".
    - peu de temps après, et ça concerne essentiellement les textes nocturnes, pour lesquels j’ai peu de commentaires, j’essaye de réduire la longueur. Tu me prouves qu’on peut toujours mieux faire dans ce domaine.
    Quand par hasard au cours de la journée je trouve une nouvelle idée (ou un nouveau lien), je fais une nouvelle intervention.
  • #10
    deLassus
    20/04/2010 à 07:19
    • En réponse à momolala #8 le 20/04/2010 à 06:20 :
    • « Me permettras-tu de revoir ta copie, que je te conseille comme d’autres l’ont fait avant moi de rédiger sous World ou un autre traitement de... »
    L’instit une fois, instit toujours.

    Fils d’instit enfant, fils d’instit toujours !
    Et très fier de l’être.
  • #11
    momolala
    20/04/2010 à 07:27
    • En réponse à deLassus #9 le 20/04/2010 à 07:08* :
    • « Merci pour ces corrections.
      1)Je suis d’accord avec tout ce que tu as rayé, c’est vrai que celà n’apportait pas grand-chose au propos.
      2) T... »
    Quand par hasard au cours de la journée je trouve une nouvelle idée (ou un nouveau lien), je fais une nouvelle intervention.

    Tiens, moi aussi ! 😉
  • #12
    PHILO_LOGIS
    20/04/2010 à 07:35*
    Revoir sa copine...
    Ah, quel beau programme! Toujours prêt, dirais-je... L’avoir à peine quittée que déjà l’on puisse se rejouir de la revoyure prochaine. La rencontre future, si lointaine (vu l’impatience) et si proche (dans la relativité du temps qui passe).
    L’imagination qui travaille pendant ce temps: ah, qu’allons-nous donc faire ensemble, cette fois? De quoi allons-nous parler? Que vais-je lui dire? Que vais-je lui faire? Irons-nous au cinéma, après avoir pris le tram 33 et été manger des frites chez Eugène? Irons-nous bruxeller sur l’impériale?
    En attendant, sur l’écran noir de mes nuits blanches, moi je me fais du cinéma...
    Comment? Quoi? Je dois revoir ma copie? Je me suis trompé de sujet? Kekwakaisse? J’ai fait une petite faute de frappe? Non, môssieu, je ne suis pas une petite frappe! Mais quoi?
    Bon, ben, je repasserai (mes chemises) plus tard, quand je serai réveillé...
  • #13
    PHILO_LOGIS
    20/04/2010 à 07:44
    • En réponse à deLassus #9 le 20/04/2010 à 07:08* :
    • « Merci pour ces corrections.
      1)Je suis d’accord avec tout ce que tu as rayé, c’est vrai que celà n’apportait pas grand-chose au propos.
      2) T... »
    Merci pour ces corrections.
    1)Je suis d’accord avec tout ce que tu as rayé, c’est vrai que celà n’apportait pas grand-chose au propos.

    Pas d’accord que tu sois d’accord!
    Momo m’étonne, là. Il y a un devoir qu’elle a oublié de rendre, avec sa copie: le devoir de retenue.
    C’est toi et toi seul qui décide ce que tu écris. Et si tu l’écris, c’est qu’il y a une raison.... Enfin, j’espère... 😉
    La première phrase barrée, par exemple, illustre grâce à un souvenir perso, un détail, ce que tu nous dis. J’aimerais regarder dans la bibliothèque à Momo si elle fait le même genre de corrections dans ses livres.
    C’est vrai que certains de tes commentaires me paraissent longs et pas toujours de la plus belle eau. Ne t’n fais pas. Cela nous arrive à toutes et tous. Et alors, personne n’en est jamais mort, que je sache! (voir un commentaire de Chirstian il y a quelques jours)
    Instit un jour, instit toujours?
    La professeur des haies colle! 😄
  • #14
    deLassus
    20/04/2010 à 07:55
    • En réponse à PHILO_LOGIS #13 le 20/04/2010 à 07:44 :
    • « Merci pour ces corrections.
      1)Je suis d’accord avec tout ce que tu as rayé, c’est vrai que celà n’apportait pas grand-chose au propos.
      Pas... »
    S’il vous plait, le débat est clos sur le site.
    Des décisions ont été prises, dans le meilleur esprit, pour qu’il puisse éventuellement être prolongé sur le canal 12.
  • #15
    <inconnu>
    20/04/2010 à 08:16
    Revoir sa copie, certes… et interdiction de “pomper” sur le voisin… ou d’’utiliser une “anti-sèche”. 🙂
  • #16
    <inconnu>
    20/04/2010 à 08:23*
    • En réponse à momolala #8 le 20/04/2010 à 06:20 :
    • « Me permettras-tu de revoir ta copie, que je te conseille comme d’autres l’ont fait avant moi de rédiger sous World ou un autre traitement de... »
    Donc, c’était comme on dit: «un travail de bénédictins».
    Heureusement, il a désormais les texteurs et la PAO… mais contrairement aux souhaits des inventeurs (sic…) cela n’a pas réduit le volume de la paperasse.
    «Le niveau de cvilisation d’une société se mesure à la quantité de paperasse qu’elle est capable de produire».
    Où ais-je lu cette phrase ? quel en est l’auteur ???
    Selon ce critère, la France est l’un des pays les plus civilisés de cette bonne vieille planète Terre. Mais qui tient le pompon ??? Enfin, tout ça, cela donne les charmes de la bureaucratie…
  • #17
    chirstian
    20/04/2010 à 08:58
    moi au lycée, en rédaction (ma matière forte), je faisais un brouillon, puis je prenais ma copie définitive... et j’écrivais tout autre chose. Je n’ai jamais su me résigner à recopier ce que je venais de préparer. En fait le brouillon me servait à mettre au point quelques idées, mais il me fallait improviser le dernier jet.
    C’est dans le Pendule de Foucault qu’il y a des réflexions superbes sur le traitement de textes. Umberto se fait l’Eco d’une remarque très vraie : autrefois les ratures, les corrections, les changements se suivaient d’une version à l’autre, et les brouillons étaient plus intéressants à étudier que la copie définitive. Et tout cela a disparu avec le traitement de textes, sauf à enregistrer chaque version sous un nom différent, ce qui doit être rare. Du coup le texte conservé est vierge de toute hésitation. On continue à remettre sur le métier 20 fois son ouvrage, mais nul ne peut retrouver trace des polissages et repolissages, et soi-même on oublie vite nos doutes et les premières directions qu’a emprunté notre esprit.
    Je pense aussi à une scène du film Amadeus : quand Salieri découvre avec terreur que Mozart écrit sa musique d’un seul jet, sans aucune rature alors que lui rectifie, tâtonne, cherche à améliorer. 😐
  • #18
    chirstian
    20/04/2010 à 09:01
    le menuisier perfectionniste revoit son copeau.
  • #19
    Purdey
    20/04/2010 à 09:05
    Bonjour ! ’Cornucopia’, en anglais, signifie ’corne d’abondance’.
  • #20
    Emeu29
    20/04/2010 à 09:05*
    • En réponse à PHILO_LOGIS #12 le 20/04/2010 à 07:35* :
    • « Revoir sa copine...
      Ah, quel beau programme! Toujours prêt, dirais-je... L’avoir à peine quittée que déjà l’on puisse se rejouir de la revoy... »
    Zut, tu m’as grillé ! je voulais aussi revoir ma copine !
    C’est amusant de voir que le mot copain a perdu son A au féminin *! Quand Momo dit que les enfants n’aiment plus écrire...
    Quoi qu’il en soit il y a les copains avec qui on partage le pain,
    et puis il y a les copines....😉
    * remarquez que dans le mot salaud est souvent écrit salop, quand l’oral reprend le dessus sur l’écrit...🙁