Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

donner une volée [v]

infliger une sévère réprimande ; infliger une sévère correction ; émettre des critiques violentes

Origine et définition

Si la 'volée' désigne d'abord, au XIIe siècle et assez logiquement vu la signification du verbe 'voler', le fait de s'élever en l'air, c'est un siècle plus tard que le mot prend aussi le sens de "mouvement rapide et violent" par allusion à la rapidité de l'envol des oiseaux effarouchés.
Il faudra toutefois attendre le XVIIe pour que, toujours avec la signification de "mouvement vif", mais répété, cette fois, apparaisse la locution "une volée de coups" qui, raccourcie, a donné "donner / recevoir une volée", les coups étant implicites.
C'est à la fin du XVIIIe qu'on y rajoute parfois "de bois vert", toujours au sens propre, la volée de coups pouvant être assénés avec un bâton de bois vert, histoire de faire bien mal, car ce bois est souple et non cassant comme le serait du bois sec.
Enfin, au XIXe siècle, une forte réprimande ou des critiques violentes pouvant aussi faire moralement très mal, l'expression a pris le sens figuré qu'on lui connaît aujourd'hui.

Exemples

« Analysons cette volée de bois vert que M. Bastiat a eu l'intention de nous donner de si loin, et qui nous est transmise par le Journal des Économistes ( n° d'août). »
L'Atelier: organe spécial de la classe laborieuse 1840-1850
« Pourtant, la présence du président dans le Centre a déjà valu au candidat une volée de bois vert de la part de son adversaire, François Bonneau. "Nicolas Sarkozy vient soutenir les uns et les autres sur la pointe des pieds, a affirmé le président PS sortant de la région. Il est regrettable de mélanger ainsi les genres." »
Le Figaro - Article du 10 février 2010

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand herbe Kritik austeilen / einstecken donner / encaisser des critiques acerbes
Anglais to give someone / to get a drubbing administrer une raclée à quelqu'un / prendre une raclée
Anglais (USA) to take / To be taken out to the woodshed amener / Être amené au bûcher
Anglais to be a serious slap in the face for prendre une sacrée gifle
Espagnol (Espagne) dar / Llevarse una paliza donner / Recevoir une correction
Espagnol (Espagne) dar / recibir una tunda donner / recevoir une volée
Espagnol (Espagne) echar / recibir un rapapolvos donner / recevoir une engueulade
Français (Canada) manger une volée recevoir une volée de coup
Italien dare / ricevere una fracca di botte donner / recevoir un tas de coups
Italien dare / ricevere una stoccata donner / recevoir une estocade
Italien dare una lavata di capo faire laver la tête à quelqu'un
Néerlandais iemand flink op z'n lazer geven / Van iemand flink op z'n lazer krijgen donner / Recevoir une bonne raclée aux meules
Néerlandais 1. iemand de oren wassen. 2. iemand een uitbrander geven 1. laver à qqn les oreilles. 2. traiter qqn de telle façon que le feu le consume
Néerlandais een uitschijter krijgen recevoir un jet de merde
Portugais (Brésil) chamar na chincha blâmer
Portugais (Brésil) dar uma bronca em passer un savon à
Portugais (Brésil) enquadrar encadrer
Portugais (Brésil) espinafrar critiquer
Portugais (Brésil) tomar pau recevoir du bâton de bois
Roumain a o lua pe coajă en prendre sur sa peau
Roumain a trage / încasa o săpuneală passer / encaisser un savonnage
Roumain a trage / lua pe cocoașă frapper / prendre sur la bosse
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « donner une volée » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemand, cliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d'utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d'erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.


Commentaires sur l'expression « donner une volée » Commentaires

  • #81
    <inconnu>
    15/03/2010 à 21:35
    • En réponse à Elpepe #80 le 15/03/2010 à 21:26 :
    • « tu aurais du ecrire Ce devant le pourqoui
      C’est très exactement ce devant le pourqoui ton banquier te plume, camarade de Brest !
      Suffit de... »
    j’t’adore douce enfant.
    Si je marave la tronche de quelqu’un, cà lui fait quoi ? jamais entendu ou lu ce mot ?
    Que je suis petit....
    mila diou
  • #82
    Elpepe
    15/03/2010 à 21:43
    • En réponse à <inconnu> #81 le 15/03/2010 à 21:35 :
    • « j’t’adore douce enfant.
      Si je marave la tronche de quelqu’un, cà lui fait quoi ? jamais entendu ou lu ce mot ?
      Que je suis petit....
      mila d... »
    Doux enfant, tant que tu veux. Douce, c’est pas possible. Douze, oui : demande à BB ! Et va faire un tour dans la zone, c’est à cette page.
  • #83
    mickeylange
    15/03/2010 à 21:56
    • En réponse à BeeBee #72 le 15/03/2010 à 20:57* :
    • « C’est bien jolis ces petits coquillages ! Et comment tu cuisines ça ? »
    Je n’en ai aucune idée. Je n’en ai jamais mangé mais je pense que ça ce mange comme les palourdes.
    Faudrait avoir un spécialiste de la mer sur ce site. On pourrait lui demander. 🙂
  • #84
    Elpepe
    15/03/2010 à 21:59
    • En réponse à mickeylange #83 le 15/03/2010 à 21:56 :
    • « Je n’en ai aucune idée. Je n’en ai jamais mangé mais je pense que ça ce mange comme les palourdes.
      Faudrait avoir un spécialiste de la mer s... »
    Le spécialiste des vernis, c’est toi, non ? Me goure-je ?
  • #85
    mickeylange
    15/03/2010 à 22:25
    • En réponse à Elpepe #84 le 15/03/2010 à 21:59 :
    • « Le spécialiste des vernis, c’est toi, non ? Me goure-je ? »
    Je m’en tamponne de ces vernis sans alcool !
  • #86
    <inconnu>
    15/03/2010 à 22:33
    • En réponse à Elpepe #82 le 15/03/2010 à 21:43 :
    • « Doux enfant, tant que tu veux. Douce, c’est pas possible. Douze, oui : demande à BB ! Et va faire un tour dans la zone, c’est à cette page.... »
    merci pour ta barjaque super efficace.
    en plus je vais pouvoir maraver à tour de bras ...
    le bonheur quoi cher enfant 😉
  • #87
    <inconnu>
    15/03/2010 à 22:35
    • En réponse à mickeylange #85 le 15/03/2010 à 22:25 :
    • « Je m’en tamponne de ces vernis sans alcool ! »
    en plus tu devrais t’en tamponner avec le pinceau de l’indifférence
  • #88
    Elpepe
    15/03/2010 à 22:50
    • En réponse à mickeylange #85 le 15/03/2010 à 22:25 :
    • « Je m’en tamponne de ces vernis sans alcool ! »
    Bon, allez, je suis pas chien, je te donne la recette. Pour un litre de vernis, il te faut un pinceau à vernis, un couteau à mastic, un litre de whisky et un bouquet de persil. Comme j’avais commencé à l’expliquer plus haut, tu te garnis les narines et les oreilles avec le persil, puis tu leur chatouilles la plante des pieds avec le pinceau, jusqu’à ce qu’ils éclatent de rire. Là, ils s’ouvrent en grand, et lorsqu’ils t’aperçoivent façon tête de veau marin, ils s’en décrochent la mâchoire et ne peuvent plus se refermer. Que n’ensuite, tu leur sers à chacun une rasade de whisky pour les anesthésier, sinon t’auras la SPA sur les endosses, tu les décroches avec ton couteau à mastic et tu les mastiques tout crus baignant dans le whisky. Ce ne sera pas ta première cuite.
    Quand tu as fini de tortorer ton (double) litre de vernis au whisky, tu cours dégueuler (sous le vent, c’est préférable, mon cousin du lièvre, pour tes chaussettes et le vernis du pont), et tu files sur ta bannette te remettre de tes émotions. Et en général, au bout de 72 heures, tu es de nouveau apte à manœuvrer.
  • #89
    mickeylange
    15/03/2010 à 23:04
    • En réponse à Elpepe #88 le 15/03/2010 à 22:50 :
    • « Bon, allez, je suis pas chien, je te donne la recette. Pour un litre de vernis, il te faut un pinceau à vernis, un couteau à mastic, un litr... »
    Merci mon amiral mille fois merci pour cette recette exceptionnelle qui une fois de plus démontre que tu es un maître queue ce que toutes les femmes savaient déjà.
    Mais je suis surpris que le vernis du pont de ton bateau soit sensible au whisky, parce que je n’ai jamais vu de vernis sur un pont de bateau.
    Je veux pas pontifier sur le ponton mais il y a là comme un défaut dans le vernis de ta culture maritime. 😛
  • #90
    Elpepe
    15/03/2010 à 23:48
    • En réponse à mickeylange #89 le 15/03/2010 à 23:04 :
    • « Merci mon amiral mille fois merci pour cette recette exceptionnelle qui une fois de plus démontre que tu es un maître queue ce que toutes le... »
    Oh que si, il y a des ponts vernis, et même que, quand tu es invité à monter à bord, tu laisses tes chaussures de pont sur le quai au pied de la passerelle, façon mosquée, et tu grimpes à bord en chaussettes, là que le vieillard milliardaire et sa mousmé de même métal décati te reçoivent en grande pompe mais en charentaises, tandis que tes arpions s’enfoncent dans la moquette du carré en pure laine vierge épaisse comme un Epoisses et aussi moelleuse. Puis le couple te sonne son fac totum perfide autant qu’effet minet, qui s’occupe de tout : la nav, la bouffe, l’astiquage des cuivres et de l’aqueux du boss (sa mégère est un remède au sexe pour golfeur de niveau mondial). Lequel perfide condescend à t’ouvrir les fichiers grib météo sur internet, te propose de faire ta route sur l’ordinateur dans son maternal linguage à la con, mais il y a tellement d’écrans partout que t’ignores à quoi ça sert que, pas trop passer pour un con, tu dis que non, merci, ça va aller comme ça, tu fais des courbettes en sortant en marche arrière (il croit que c’est par respect, c’est juste de la prudence), tu baises la main de la dame en apnée et salue le seul maître à bord, et puis tu dévales la passerelle sur vérins, sautes dans tes dockside raides cuites par le sel et bondis à ton bord, juste à côté, d’où le vieux milliardaire te toise d’un air con descendant, quelques mètres plus haut que le pont de ton Sun Odyssey 33’.
    C’est du vécu inaltérable, ça, mon cousin du lièvre ! Ça m’est arrivé à la calata Matteotti à Portoferraio, sur l’île d’Elbe, fin mai il y a quatre ans. Que BB n’était pas là, mais que je lui ai ramené une belle serviette Dolphin rouge et bleue achetée au bazar devant le palais du nabot Léon en haut de l’île : un vrai souvenir de touriste, oui môssieur.
    Alors, quand on sait pas, on demande à l’amiral, hmmm ?
  • #91
    DiwanC
    16/03/2010 à 00:21*
    • En réponse à Elpepe #75 le 15/03/2010 à 21:13 :
    • « Ah ben vi, Germaine, qu’on t’invite. Tu penses ! Bon, un lagon bleu, Champagne-Curaçao, ça te va mon lapin ? »
    Aaaaah ! Un lagon bleu... J’accours ! Je galope ! Je me précipite ! Je me hâte ! Je m’empresse ! Bref : j’arriiiiive !
  • #92
    Elpepe
    16/03/2010 à 00:27
    • En réponse à DiwanC #91 le 16/03/2010 à 00:21* :
    • « Aaaaah ! Un lagon bleu... J’accours ! Je galope ! Je me précipite ! Je me hâte ! Je m’empresse ! Bref : j’arriiiiive ! »
    Chuis là, Germaine : je t’attendais...
  • #93
    mickeylange
    16/03/2010 à 00:36
    • En réponse à Elpepe #90 le 15/03/2010 à 23:48 :
    • « Oh que si, il y a des ponts vernis, et même que, quand tu es invité à monter à bord, tu laisses tes chaussures de pont sur le quai au pied d... »
    mais il y a tellement d’écrans partout que t’ignores à quoi ça sert que, pas trop passer pour un con, tu dis que non, merci, ça va aller comme ça,

    Serais-tu dépassé par le progrès ? Je donne des cours de rattrapage le jeudi après midi 12 Z de l’heure. Tarif spéciaux pour les groupes sur réservation.
  • #94
    DiwanC
    16/03/2010 à 00:51
    • En réponse à Elpepe #90 le 15/03/2010 à 23:48 :
    • « Oh que si, il y a des ponts vernis, et même que, quand tu es invité à monter à bord, tu laisses tes chaussures de pont sur le quai au pied d... »
    ...vieillard milliardaire et sa mousmé de même métal décati...

    N’est-ce pas eux qui, l’été, se mettent à quai* à Saint-Tropez, n’en bougent plus de la saison, et narguent le vacancier terrien derrière un gros bouquet de glaïeuls ?
    Je les ai vus un été (ce vieillard-là ou un autre)... "Admirez-nous, les pauvres !" Tout ce que j’abhorre ! Ce n’est pas de la jalousie (je la réserve pour ceux que j’aime) ; simplement, ce "m’as-tu vu ?" m’exaspère.
    Bon... Lorsque les effets du lagon bleu se seront évaporés, j’irai prendre une tisane pour me calmer !
    *Est-ce le bon terme ? La terrienne veut dire qu’ils se garent le long du trottoir entre deux véhicules !
  • #95
    Elpepe
    16/03/2010 à 01:03
    • En réponse à mickeylange #93 le 16/03/2010 à 00:36 :
    • « mais il y a tellement d’écrans partout que t’ignores à quoi ça sert que, pas trop passer pour un con, tu dis que non, merci, ça va aller com... »
    Le progrès façon milliardaire, oui, j’avoue... moi qui n’ai même pas besoin d’une Rolex pour faire un point, tu te rends compte, frère de la côte ?!?
  • #96
    Elpepe
    16/03/2010 à 01:21*
    • En réponse à DiwanC #94 le 16/03/2010 à 00:51 :
    • « ...vieillard milliardaire et sa mousmé de même métal décati...
      N’est-ce pas eux qui, l’été, se mettent à quai* à Saint-Tropez, n’en bougent... »
    Cul à quai, pile-poil devant chez Sénéquier : le must. Mais si les salauds de pauvres n’étaient pas aussi fascinés par la taille de leur bitte flottante, en défilant devant et en bavant, ils auraient juste l’air de ce qu’ils sont : des pines d’huître. Là où tu mets trente heures pour aller jusqu’à Ajaccio à la voile, ils y sont en cinq heures. Et qu’est-ce qu’ils s’emmerdent, dans cette Méditerranée bien trop petite pour eux, avec des loufiats qui font tout à bord ! D’ailleurs, s’ils paient un équipage, dis-toi bien que c’est parce qu’ils sont incapables de manœuvrer leur barcasse eux-mêmes, et encore moins de naviguer. Alors, quand ça les prend, ils donnent juste l’ordre d’appareiller le matin, pour être cinq heures plus tard à Ajaccio, ou bien une heure après à Cannes, ou encore neuf heures plus tard à Fornells, à Minorque... C’est quand même assez nul, comme truc !
  • #97
    tytoalba
    16/03/2010 à 07:59
    • En réponse à Elpepe #90 le 15/03/2010 à 23:48 :
    • « Oh que si, il y a des ponts vernis, et même que, quand tu es invité à monter à bord, tu laisses tes chaussures de pont sur le quai au pied d... »
    quand tu es invité à monter à bord, tu laisses tes chaussures de pont sur le quai au pied de la passerelle, façon mosquée, et tu grimpes à bord en chaussettes
    Là s’arrête la comparaison avec mes souvenirs. Lorsque mon père était éclusier sur le canal du centre (Belgique) il m’est arrivé plusieurs fois de monter à bord d’une péniche. Dans la partie "habitation", certaines étaient de vrais bijoux, et pourtant c’était leur outil de travail, pas le temps de prendre des vacances pour eux. Mais quelle chaleur et quelle amitié de la part de ces gens.
  • #98
    Elpepe
    16/03/2010 à 09:31
    • En réponse à tytoalba #97 le 16/03/2010 à 07:59 :
    • « quand tu es invité à monter à bord, tu laisses tes chaussures de pont sur le quai au pied de la passerelle, façon mosquée, et tu grimpes à b... »
    C’était leur outil de travail, et aussi leur maison. Aucune comparaison, en effet.
  • #99
    DiwanC
    21/03/2013 à 01:31*
    Ah ! les bois ne manquent pas chez Georges (l’autre). Souvenez-vous : l’arbre au pied duquel il vivait heureux... les quatre bouts de bois de l’auvergnat qui lui avaient chauffer le corps... le bois où il va conter fleurette même si Cupidon s’en fout... le bois au coin duquel on reçoit parfois le coup du père François... et puis le grand chêne et le bois de son cœur ...
    Arrêtons-nous dans le verger du roi Louis, où les arbres verts regardent voler les pendus :
    Sur ses larges bras étendus,
    La forêt où s’éveille Flore,
    A des chapelets de pendus
    Que le matin caresse et dore.
    Ce bois sombre, où le chêne arbore
    Des grappes de fruits inouïs
    Même chez le Turc et le More,
    C’est le verger du roi Louis.
    Tous ces pauvres gens morfondus,
    Roulant des pensers qu’on ignore,
    Dans des tourbillons éperdus
    Voltigent, palpitants encore.
    Le soleil levant les dévore.
    Regardez-les, cieux éblouis,
    Danser dans les feux de l’aurore.
    C’est le verger du roi Louis.
    Ces pendus, du diable entendus,
    Appellent des pendus encore.
    Tandis qu’aux cieux, d’azur tendus,
    Où semble luire un météore,
    La rosée en l’air s’évapore,
    Un essaim d’oiseaux réjouis
    Par-dessus leur tête picore.
    C’est le verger du roi Louis.
    Prince, il est un bois que décore
    Un tas de pendus enfouis
    Dans le doux feuillage sonore.
    C’est le verger du roi Louis !

    Magnifique poème de Théodore de Banville...
  • PHILO_LOGIS
    21/03/2013 à 08:00*
    • En réponse à DiwanC #99 le 21/03/2013 à 01:31* :
    • « Ah ! les bois ne manquent pas chez Georges (l’autre). Souvenez-vous : l’arbre au pied duquel il vivait heureux... les quatre bouts de bois... »
    Très beau powèm s’il en est!
    Il fait bien sûr penser à la Ballade des Pendus, d’un certain François Hollande Villon, mais aussi à la magnifico-superbe chanson Strange Fruit interprétée divinement par Billie Holiday. Un must s’il en est...
    Pour les ceusses qui ne comprendraient pas le langage des perfides, en voici une traduction libre:
    Les arbres du Sud portent d’ étranges fruits,
    Avec du sang sur les feuilles et du sang sur les racines,
    Des corps noirs se balançant dans la brise du Sud,
    D’étranges fruits qui pendent aux peupliers.
    Scènes pastorales du Sud raffiné,
    Yeux exhorbités et bouches tordues,
    Senteurs de magnolias, douces et fraîches,
    Puis soudain, la puanteur de viande cramée.
    Voici les fruits à picorer par les corbeaux,
    A tremper pour la pluie, à caresser par le vent,
    A brûler par le soleil, à tomber des arbres,
    Voici une récolte étrange et amère.