Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

en connaître un rayon [v]

être très compétent ; bien connaître ; être très connaisseur sur un sujet ; posséder un savoir étendu

Origine et définition

Les cyclistes en connaissent un sacré rayon sur leur monture à deux roues truffées de ces objets ! Cependant, ce n'est pas du domaine de la pédale que vient notre expression qui date du milieu du XIXe siècle, mais de celui de la consommation (même si les cyclistes professionnels sont, à l'insu de leur plein gré, de grands consommateurs de produits pas toujours très recommandables).
Dans les temples où le peuple se rend rituellement chaque samedi, accompagné d'un Caddie® (), afin d'y dépenser le peu d'argent que son dur labeur lui a permis de gagner, les marchandises sont regroupées par catégorie (la puériculture, l'électro-ménager, l'hygiène corporelle...) et présentées sur des rayonnages.
Pour chaque catégorie, il existe un responsable de rayon qui est supposé tout savoir sur les produits qu'il gère, car il doit connaître son rayon.
C'est bien de ces rayons-là que vient notre expression, mais sa formulation serait un mélange avec l'ancienne expression "en mettre en rayon" qui voulait dire "se dépenser ou travailler avec ardeur".

Exemples

« Le p'tit César a l'air d'en connaître un rayon. T'as vu comme il a fait vinaigre pour cisailler les fils [téléphoniques]?
Auguste le Breton - Du rififi chez les hommes

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand sich auskennen s'y connaître
Anglais to know a thing or two en connaître une chose ou deux
Anglais to know his stuff connaître son affaire
Espagnol (Espagne) estar muy puesto être très au courant
Espagnol (Espagne) saber latin savoir le latin
Espagnol (Espagne) saber un huevo savoir un oeuf
Espagnol (Espagne) saber un taco avoir des connaissances comme pour remplir un bloc
Français (France) connaître la poloche
Gallois bod ar ben y ffordd être sur la route
Hébreu מומחה בדבר (moumkhè bidevar) un expert en la matière
Italien saperne il fatto suo en s'y connaître
Italien conoscere qualcosa / qualcuno come le proprie tasche connaître quelque chose/ quelqu´un comme ses propres poches
Italien saperla lunga en connaître une longue
Italien conoscere il proprio campo / ramo connaitre son champ / sa branche
Néerlandais (Belgique) goed op de hoogte zijn van être bien à la hauteur de
Néerlandais (Belgique) zijn spullen kennen connaitre ses choses
Néerlandais (Belgique) zijn zaak onder de knie hebben avoir son affaire sous le genou
Néerlandais een 'crack' zijn in iets être très compétent dans une occupation ou une situation
Néerlandais goed ingevoerd zijn être bien institué
Néerlandais van wanten weten être bien informé à propos des cordages
Polonais znac sie na rzeczy s'y connaître en chose
Roumain a fi bazat être basé
Vietnamien biết một cây en connaître un bâton
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « en connaître un rayon » Commentaires

  • patchouli
    08/04/2010 à 09:56
    Alors c’est l’insomnie, j’ai donc cru bon aller faire une petite virée chez Expressio et me voici plus tôt qu’à l’accoutumée, pourvu que cela ne devienne pas une coutume.
    Le commentaire 2 de Elpepe, alors là je suis totalement ébaubie, rien à rajouter.
    Tout ce que j’ai manqué depuis le début de ce site...
    Mais bon, jamais trop tard pour bien faire.
    Allez, je crois que l’endormitoire, lire endormissement, me rattrappe, et comme je crois comprende que Morphée me tend les bras je vais le rejoindre subito presto.
    zzzzzzzzzzzzzzzzzz
  • deLassus
    08/04/2010 à 10:02
    • En réponse à chirstian #139 le 08/04/2010 à 09:50 :
    • « on était loin de la grande distribution, certes, mais on avait vécu l’invention des grands magasins et de leurs rayons (avec les chefs de ra... »
    Juste !
    Moi, en 47, je ne faisais, m’a-t-on dit, que le malheur de ma mère, car je braillais tout le temps.
  • <inconnu>
    08/04/2010 à 10:22
    Au vu de la relecture, wow, il y avait à boire et à manger en ce temps-là… comme dans les rayonnages soutenus par des équerres… Comme cela fait du bien d’être dans le X parfois, un p’tit peu… Bonjour à toutes et tous.
  • <inconnu>
    08/04/2010 à 10:31
    • En réponse à deLassus #142 le 08/04/2010 à 10:02 :
    • « Juste !
      Moi, en 47, je ne faisais, m’a-t-on dit, que le malheur de ma mère, car je braillais tout le temps. »
    Etais-tu aveugle (Louis) aux rodomontades de ta maman pour, ainsi, user de la braille ?
  • PHILO_LOGIS
    08/04/2010 à 10:45
    • En réponse à Purdey #135 le 08/04/2010 à 09:22 :
    • « "se dépenser ou travailler avec ardeur" : cela peut-il sous-entendre que si nous travaillions avec ardeur un sujet particulier, le résultat... »
    "se dépenser ou travailler avec ardeur" : cela peut-il sous-entendre que si nous travaillions avec ardeur un sujet particulier, le résultat est que nous en connaissions un rayon?

    Cela, je ne sais pas. Mais ce que je peux dire, suivant cet adage, c’est que si nous travaillons avec ardeur, nous deviendrons dépensiers... pas vrai, BeeBee?
    Un pensier: une BeeBee
    Des pensiers: des paniers percés... 😛
  • <inconnu>
    08/04/2010 à 10:50
    • En réponse à PHILO_LOGIS #145 le 08/04/2010 à 10:45 :
    • « "se dépenser ou travailler avec ardeur" : cela peut-il sous-entendre que si nous travaillions avec ardeur un sujet particulier, le résultat... »
    Le panier percé met (en rayon ou en perspective) la basket en avant ; que dis-je, en suspension !
    Lady Das 🙂
  • momolala
    08/04/2010 à 11:13
    • En réponse à chirstian #140 le 08/04/2010 à 09:53 :
    • « que les abeilles aient été là avant les rayons d’armoire ou de magasin : rien à dire ! Mais avaient-elles besoin d’un mot pour désigner leur... »
    A te lire, je suis allée faire un tour sur cette page, -tu connais mon entêtement, et je me suis aperçue que j’avais fait une fôte d’ortografe : alvéole, c’est un mec ! Donc on dit un alvéole. 😕 Pour une fois qu’il y en a qui rangent ! Il est vrai aussi que "rayon de miel" est bien ultérieur à la connaissance des alvéoles. J’ai donc fait mon méat coule pas, (et pour cause) !
  • momolala
    08/04/2010 à 11:15
    En tout cas, j’aime bien cette expression qui me rappelle mon père, Titi du 20ème ! Il était toujours admiratif pour ceux qui en "connaissaient un rayon..." quelque fut leur spécialité.
  • BeeBee
    08/04/2010 à 11:16
    • En réponse à PHILO_LOGIS #145 le 08/04/2010 à 10:45 :
    • « "se dépenser ou travailler avec ardeur" : cela peut-il sous-entendre que si nous travaillions avec ardeur un sujet particulier, le résultat... »
    Tout à fait, tout à fait, ça me convient bien !!!😉
  • chirstian
    08/04/2010 à 11:32
    • En réponse à momolala #147 le 08/04/2010 à 11:13 :
    • « A te lire, je suis allée faire un tour sur cette page, -tu connais mon entêtement, et je me suis aperçue que j’avais fait une fôte d’ortogra... »
    tiens, moi aussi j’aurais mis alvéole au féminin. Sans doute parce que c’est creux, doux, chaud, empli d’un miel succulent, qu’il fait bon s’y introduire après avoir bien lutiné , et que tout cela me fait penser à la femme. Mais pourquoi ? Je n’en ai aucune idée : c’est con, non ?
  • <inconnu>
    08/04/2010 à 11:35*
    • En réponse à chirstian #150 le 08/04/2010 à 11:32 :
    • « tiens, moi aussi j’aurais mis alvéole au féminin. Sans doute parce que c’est creux, doux, chaud, empli d’un miel succulent, qu’il fait bon s... »
    C’est matelassé à l’intérieur ? 😮
  • chirstian
    08/04/2010 à 11:38
    • En réponse à <inconnu> #151 le 08/04/2010 à 11:35* :
    • « C’est matelassé à l’intérieur ? 😮 »
    vous me l’abeillez belle, monsieur Yannou.
    Content de ton retour. As-tu pu négocier avec God le rachat de tes œuvres tombées dans l’inconnu du domaine public ?
  • <inconnu>
    08/04/2010 à 11:38
    Le crayon est-il, mine de rien, le bras armé du rayon ???
    Car, justement, avant d’en connaître un rayon, il faut en avoir usé du graphite.
    (Composé du carbone)
    Ah l’Carbone... disait-on à Chicago…
    Faut dire qu’il avait son rayon d’action à feu et à sang, le gars...
  • <inconnu>
    08/04/2010 à 11:54
    • En réponse à chirstian #152 le 08/04/2010 à 11:38 :
    • « vous me l’abeillez belle, monsieur Yannou.
      Content de ton retour. As-tu pu négocier avec God le rachat de tes œuvres tombées dans l’inconnu... »
    Merci Chirstian ! De vous retrouver m’enchante également. Je me suis reposé sur mes lauriers volés…
    Mes œuvres ? Houlà ! Elles datent du temps où j’étais exalté. J’étais jeune, huit ans à peine… et je tâtais fort de l’à-peu-près comme on paluche, bébé, son premier néné.
    Pour info, on ne négocie pas avec un God, on se suspend à ses divines vibrations. Pas moi qui l’dit… 😕
  • chirstian
    08/04/2010 à 11:57
    • En réponse à Purdey #135 le 08/04/2010 à 09:22 :
    • « "se dépenser ou travailler avec ardeur" : cela peut-il sous-entendre que si nous travaillions avec ardeur un sujet particulier, le résultat... »
    si nous travaillions avec ardeur un sujet particulier, le résultat est que nous en connaissions un rayon?
    je ne sais pas si le résultat est automatique, mais je pense que c’est effectivement le but recherché. Toutefois notre société évolue : le désir d’apprendre est en voie de disparition, remplacé par le désir de savoir. Et la seule raison pour laquelle je n’en connais pas encore un rayon en chinois, en piano ou en l’un des mille sujets que je souhaiterais sincèrement connaître, c’est qu’il me faudrait apprendre pour savoir, et travailler pour apprendre.
    Je me souviens de ma découverte des Annales Dalloz ou Vuibert : la promesse qu’il suffisait d’apprendre 20 lignes pour connaître 2 leçons. Puis celle du Reader Digest : l’oeuvre de Victor Hugo en 10 pages. Et j’y ai cru longtemps.
    Maman avait acheté un coffret de disques , sélection de musique classique du Reader : à force de les écouter, je les connaissais par coeur. Aujourd’hui encore je ne peux pas écouter tel air de Rossini, sans le compléter par tel autre de Mozart lié à un autre de Chopin : les avoir à la suite sur le même 33 tour m’a donné une inculture musicale patchworkienne surréaliste. (de lapin)
    Le phénomène prend une nouvelle dimension avec internet, et ses rayons illimités. La culture générale ne va-t-elle pas devenir simplement la liste des informations que l’on sait où trouver ?
  • momolala
    08/04/2010 à 12:08
    • En réponse à chirstian #155 le 08/04/2010 à 11:57 :
    • « si nous travaillions avec ardeur un sujet particulier, le résultat est que nous en connaissions un rayon?
      je ne sais pas si le résultat es... »
    Je partage toutafé ton point de vue. Il me semble que chez les jeunes, le phénomène s’accélère au point qu’il suffit "d’avoir entendu parler de", ou, a fortiori (pour les plus cultivés) "d’avoir lu ça quelque part", pour penser "savoir". Trop d’informations tuent l’Information. Dès lors plus d’analyses, de comparaisons, de vérifications ni de croisement des sources. Remarque que le mal est fait déjà chez les professionnels de l’information. Alors, la Connaissance, tu penses ! Notre culture généraliste nous y préparait mieux, je trouve, que la pseudo-culture spécialisée de l’enseignement secondaire et universitaire d’aujourd’hui. Ceux qui en "connaissent un rayon" ne connaissent hélas bien souvent que celui-là, et ignorent l’accès-même aux autres.
  • <inconnu>
    08/04/2010 à 12:08
    • En réponse à chirstian #155 le 08/04/2010 à 11:57 :
    • « si nous travaillions avec ardeur un sujet particulier, le résultat est que nous en connaissions un rayon?
      je ne sais pas si le résultat es... »
    Le choix séquentiel accuse-t-il le père vert de la touche facile ?
    Sérieusement, "Alain Ternet", on bouffe effectivement du puzzle.
    Alors, au choix, mille pièces ou millefeuille ?
    Tu as mis le doigt (celui que tu veux) dans le rouage de l’apprentissage en désordre.
  • PHILO_LOGIS
    08/04/2010 à 12:39*
    • En réponse à momolala #156 le 08/04/2010 à 12:08 :
    • « Je partage toutafé ton point de vue. Il me semble que chez les jeunes, le phénomène s’accélère au point qu’il suffit "d’avoir entendu parler... »
    Haménon, et tu le dis toi-même: la culture générale n’est pas le fait "d’avoir lu quelque part, d’avoir entendu dire que... etc.
    Mais la culture générale commence par savoir OÙ l’on peut trouver quoi, aller le rechercher, et ne pas se baser sur un vague souvenir, le croiser avec d’autres sources donnant - pourquoi pas et c’est tant mieux - d’autres interprétations, ce qui permettra - après analyse - de se faire une idée personnelle de la chose recherchée, qui sera fondée sur des bases que j’espère solides. Il est clair que sur la toile il y a à boire et à manger, mais il y a aussi beaucoup de marchandise avariée, polluée et même iradiée. Il faut donc de plus en plus faire preuve de sens critique... Comme nous, quoi! 😉
    Je me souviens d’un de mes profs de math qui ne nous a JAMAIS demandé de démontrer un théorème, bêtement, après avoir appris les trucs mathématiques par coeur. Il nous demandait d’expliquer le chemin suivi par la démonstration, POURQUOI ceci ou cela était-il fait... Il nous apprenait à connaître (forcément, il fallait connaitre la démonstration pour pouvoir l’expliquer), mais il nous apprenait surtout à COMPRENDRE.
    Et mon prof. d’éléctronique, qui nous disait toujours: "L’électronique mène à tout, ... à condition qu’on en sorte!"
    Ces deux profs. m’ont appris à réfléchir et à analyser. J’ai eu´hénaurmément de chance, dans mes études, d’avoir ces deux profs-là: merci, monsieur Manche, merci monsieur Michel!
  • <inconnu>
    08/04/2010 à 13:03
    • En réponse à momolala #156 le 08/04/2010 à 12:08 :
    • « Je partage toutafé ton point de vue. Il me semble que chez les jeunes, le phénomène s’accélère au point qu’il suffit "d’avoir entendu parler... »
    A force de pédaler dans le vide, le rayon/ne/ment perfide porterait donc bien son nom… De quoi s’éclater un boyau de la tête. Bref, celui qui ne creuse pas sa dalle manque de tripes.
    Laisse Thomas dans l’étalon… et la bergère dans l’écurie.
    Evident !
    @vous fréquenter les huns et les autres depuis des années, j’apprends plus sérieusement à recouper mes sources terrestres, moins en ce qui concerne "le vague à l’âme qui m’écume chaque jour l’esprit de sa blancheur magnifiée". Mais c’est là, un domaine bien différent. 🙂
  • tytoalba
    08/04/2010 à 13:07
    Je ne voudrais contredire personne, je donnerai donc raison à tous. Selon La Rousse, alvéole peut être aussi bien féminin que masculin. Personnellement, je continuerai donc à dire une alvéole. 😄