Les expressions françaises décortiquées
explications sur l'origine, signification, exemples, traductions

revenir bredouille [v]

ne ramener aucun gibier ; ne rien gagner ; échouer dans une entreprise ; rentrer sans avoir obtenu ce qu'on désirait

Origine et définition

Cette expression vient du jeu de tric-trac, très en vogue entre le XIIe et le XIXe siècle.
A l'origine, jouer "bredouille", c'était gagner tous les coups sans en laisser un seul à l'adversaire.
Le terme a ensuite été appliqué au perdant malheureux, avec l'un des sens qu'il a aujourd'hui, ou à la femme qui revenait du bal sans que quiconque l'ait fait danser, autre manière de revenir sans gibier.

Compléments

Des variantes du tric-trac existent toujours sous les noms de jacquet () ou de backgammon.

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand in den Mond gucken regarder dans la lune
Allemand in die Röhre gucken regarder dans le tuyau / le four
Allemand leer ausgehen sortir vide
Anglais (USA) to get skunked se faire "putoiser" (se faire asperger par une mouffette) [surtout pour la pêche]
Anglais to be left in the lurch se trouver dans la lourche
Anglais to come back empty-handed revenir les mains vides
Anglais to be empty-handed être les mains vides
Arabe aad bi khofay Hounyne retourner avec les godasses de Hunin
Arabe (Tunisie) yedd fergha ou yedd mé fiha chay une main vide et rien dans l'autre main
Espagnol (Argentine) volver con una mano atrás y otra adelante revenir une main devant et l'autre derrière
Espagnol (Espagne) tornar amb una ma al devant i una altre al darrera revenir avec une main devant et l'autre derrière
Espagnol (Espagne) volver con / Tener las manos vacias revenir / Avoir les mains vides
Espagnol (Espagne) volver con el morral vacío rentrer avec la gibecière vide
Espagnol (Espagne) Volver con el rabo entre las patas Revenir avec la queue entre les pattes
Français (Canada) baiser le cul de la vieille
Français (Canada) faire patate échouer
Français (Canada) revenir bredouille être bredouille
Gallois dod yn ôl yn waglaw retourner les mains vides
Hébreu לא הלך לו ça n'a pas marché pour lui
Hébreu נכשל כישלון חרוץ essuyer un grand échec
Hébreu יצא קירח מכאן ומכאן (yatsa kèréakh mikann oumikann) sors chauve d’ici et d’ici
Hébreu חזר כלעומת שבא il est revenu comme il était parti
Italien Ritornare con le pive nel sacco Revenir bredouille
Italien tornare a mani vuote rentrer les mains vides
Néerlandais Van een kale reis terugkomen Revenir d’une voyage chauve
Néerlandais platzak thuiskomen rentrer avec la poche vide
Néerlandais bot vangen attraper du flet
Néerlandais met lege handen thuis komen rentrer les mains vides
Néerlandais nul op rekest krijgen revenir bredouille
Néerlandais met de staart tussen de benen terugkomen revenir avec la queue entre les pattes/jambes
Néerlandais falen échouer
Néerlandais een hard gelag un grand crève-cœur
Néerlandais achter het net vissen rentrer sans avoir obtenu ou gagné quelque chose
Portugais (Brésil) voltar de mãos abanando revenir en s'éventant avec les mains
Portugais (Brésil) voltar de mãos vazias revenir les mains vides
Roumain a bate din buze battre des lèvres
Roumain a rămâne cu buzele umflate rester les lèvres gonflées
Roumain a rămâne mofluz rester morfondu
Roumain vânător cu traista goală chasseur à la gibecière vide
Roumain a reveni cu coada-ntre picioare revenir avec la queue entre les pieds
Roumain a reveni cu mâinile goale rentrer les mains vides
Roumain a reveni plouat rentrer mouillé
Vietnamien trắng tay blanc main
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Voir aussi


Commentaires sur l'expression « revenir bredouille » Commentaires

  • #21
    Elpepe
    10/11/2007 à 14:15
    Bon, les gosses : mon poème semble avoir piqué BB au vif, et elle me réclame à corps et à cric. Et quand elle est comme ça, c’est une vraie furie, BB...
    Allez, soyez sages, hein ? Demain y compris, garnements ! Les mains sur les couvertures, comme d’hab.
  • #22
    PHILO_LOGIS
    10/11/2007 à 15:41
    • En réponse à Elpepe #9 le 10/11/2007 à 11:43 :
    • « Et, de brédeler à bédoler, hein ?
      Comment ? Je suis dans la merde, là ?
      Euh... à la réflexion, tu dois avoir raison... »
    et de bédoler à Bénodet, y a-t-il loin?
    Ou de bédoler à pédaler?
  • #23
    syanne
    10/11/2007 à 15:46*
    • En réponse à chirstian #10 le 10/11/2007 à 11:49 :
    • « bredouiller, d’après Alain Rey, serait peut être une altération de "bredeler" ,version probable de bretter, bretonner : parler comme un bret... »
    Le sens de bredouille, au jeu, est relevé dans Rabelais en 1534 ("avec un sens obscur", précise Alain Rey)


    Je lis aussi dans le Dictionnaire culturel en langue française dirigé par Alain Rey : « Bredouille adj. (1611 comme n.f. terme de jeu, 1534 adj. dans Rabelais, avec un sens obscur […]) »

    J’ai retrouvé le passage concerné : Gargantua, Livre I, chapitre XI « De l’adolescence de Gargantua ». Je cite un extrait de ma source (Oeuvres de Rabelais en français moderne adaptées par Jean Garros, éd. Henri Béziat, 1935) :

    « Ce petit paillard tousjours tastonnoit ses gouvernantes cen dessus dessous, cen devant derriere, harry bourriquet, et desja commençoit exercer sa braguette, laquelle un chascun jour ses gouvernantes ornoient de beaulx boucquets, de beaux rubans, […]L’une la nommoit ma petite dille, l’aultre ma pine, l’aultre ma branche de coural […]ma petite andoille vermeille, ma petite couille bredouille »

    Un terme de jeu, oui, en un sens, mais sans rapport aucun avec celui du tric-trac (ou alors faut-il entendre que les gouvernantes de Gargantua traquaient la trique ?)
  • #24
    mident
    10/11/2007 à 17:57
    Et quand on rentre une fois bredouille et qu’on ne sait pas expliquer pourquoi ? et bien, on "broubel" des excuses.
  • #25
    <inconnu>
    10/11/2007 à 20:53
    Peut-être se rapproche-t-on du Breton.
    Elle a dit Tyto en 17
    C’est parti les belges commence à chercher un rapprochement avec les bretons.
    La semaine prochaine on va avoir droit à:
    Ils ont des chapeaux ronds vive les Wallons !!!!
    Marcel un coup de cidre...
    Bernard des friiiiiteeeeeees fissa avec ma crêpe aux moules.
  • #26
    tytoalba
    10/11/2007 à 22:44
    • En réponse à <inconnu> #25 le 10/11/2007 à 20:53 :
    • « Peut-être se rapproche-t-on du Breton.
      Elle a dit Tyto en 17
      C’est parti les belges commence à chercher un rapprochement avec les bretons.... »
    n’oublies pas la mayonnaise. des frites sans mayonnaise, cela ne se fait pas.
    Ils ont des chapeaux ronds vive les Wallons !!!!
    Je dirais plutôt : "ils ont une araignée au plafond , les wallons. "
    Et pour ce qui est de se rapprocher des Bretons, on a le même temps ensoleillé. 😄
  • #27
    PHILO_LOGIS
    11/11/2007 à 08:55
    • En réponse à <inconnu> #25 le 10/11/2007 à 20:53 :
    • « Peut-être se rapproche-t-on du Breton.
      Elle a dit Tyto en 17
      C’est parti les belges commence à chercher un rapprochement avec les bretons.... »
    Ils ont des chapeaux ronds vive les Wallons

    Déjà que les Flamands ne veulent plus rester accrochés aux Basques des Wallons...
  • #28
    HoubaHOBBES
    11/11/2007 à 18:03
    • En réponse à PHILO_LOGIS #27 le 11/11/2007 à 08:55 :
    • « Ils ont des chapeaux ronds vive les Wallons
      Déjà que les Flamands ne veulent plus rester accrochés aux Basques des Wallons... »
    Ouaip ! ’faudrait aller le 18 novembre à la remise officielle de la pétition contre ceux qui sont pour qu’on soit contre le pays !
    Patriot-Hobbes
  • #29
    Utilisateur supprimé
    07/11/2016 à 01:59*
    Cette expression vient du jeu de tric-trac, très en vogue entre le XIIe et le XIXe siècle.

    Extrait de Les Caractères de La Bruyère :
    Il joue au trictrac, il demande à boire, on lui en apporte ; c'est à lui à jouer, il tient le cornet d'une main et un verre de l'autre ; et comme il a une grande soif, il avale les dés et presque le cornet, jette le verre d'eau dans le trictrac, et inonde celui contre qui il joue […]
  • #30
    Utilisateur supprimé
    07/11/2016 à 02:14*
    DÉFORMÉE
    Être dans la berdouille

    Berdouille : (Belgique) (Familier) Boue.
    Côtelette à l’berdouille : (spécialité montoise) côtelette de porc nappée de sauce aigre-douce voisine du pickles.
  • #31
    Utilisateur supprimé
    07/11/2016 à 02:56*
    Ne vous y trompez pas, si la berdouille est bien de la boue, le plat ne goûte pas spécialement le sol de la gayolle d’un gardien de but de 3e provinciale en plein hiver, mais a simplement la couleur de son maillot au terme du match.
    Eric Boschman, ‎Nathalie Derny, Le goût des Belges - Volume 2, 2007
  • #32
    DiwanC
    07/11/2016 à 03:28*
    Si l'on va chercher dans les textes du cher Georges, on ne revient pas bredouille ; il y en a un ! mais un seul dans cette chanson que je ne connaissais pas :
    Lors, tombés dans la disette,
    Repliant leurs épuisettes,
    Tout penauds, tout pleurnicheurs,
    Les vrais pêcheurs
    Rentreront chez eux bredouilles
    Danser devant le buffet,
    Se faisant traiter d'andouilles
    Par leur compagne. Bien fait !

    Écoutez... mais je vous préviens : c'est du Bertola.
    🙁
  • #33
    DiwanC
    07/11/2016 à 03:41
  • #34
    Utilisateur supprimé
    07/11/2016 à 07:23
    • En réponse à Utilisateur supprimé #31 le 07/11/2016 à 02:56* :
    • « Ne vous y trompez pas, si la berdouille est bien de la boue, le plat ne goûte pas spécialement le sol de la gayolle d’un gardien de but de 3... »
    L'intervention #8 est intéressante.
  • #35
    gonalzako
    07/11/2016 à 10:22*
    • En réponse à Elpepe #13 le 10/11/2007 à 12:17 :
    • « définition à cette page. 😄 »
    définition à cette page 😄

    connaissant l'auteur de ce post, je subodore que le dico auquel il renvoie pourrait être le San-Antonio !
  • #36
    deLassus
    07/11/2016 à 10:47
    • En réponse à Utilisateur supprimé #29 le 07/11/2016 à 01:59* :
    • « Cette expression vient du jeu de tric-trac, très en vogue entre le XIIe et le XIXe siècle.
      Extrait de Les Caractères de La Bruyère :
      Il jou... »
    Sacré Ménalque !
    La Bruyère précise que son portrait est "un ensemble de faits de distraction", fort savoureux.
    Voir cette page.
  • #37
    deLassus
    07/11/2016 à 10:53*
    • En réponse à gonalzako #35 le 07/11/2016 à 10:22* :
    • « définition à cette page 😄
      connaissant l'auteur de ce post, je subodore que le dico auquel il renvoie pourrait être le San-Antonio ! »
    Pas seulement !
    C'est le blog dont est extrait la définition donnée par notre Amiral préféré.
  • #38
    Swidzernaiv
    07/11/2016 à 11:03
    Ou broucouille, comme on dit dans le Bouchonnois
  • #39
    mickeylange
    07/11/2016 à 11:31*
    Monsieur Seguin était bredouille, il n'avait plus de chèvre. Résumé du dernier épisode pour ceux qui n'étaient pas là.
    "Il pris son élan, et lui détacha un coup de botte si terrible, si terrible, que de Pampérigouste même on en vit la fumée. un tourbillon de fumée blonde où voltigeait des feuilles de choux."
    Au bout de quelques jours il regrettait son fameux coup de botte. Plus de chèvre, plus de lait, plus de fromage, plus de bagatelle.Il lui restait bien ses choux dont il était un spécialiste reconnu dans la région. Il avait, bien sûr, des choux fleurs, des choux de Bruxelles pour les Belges qui n'avaient pas de boudin, des choux croûte pour les Alsaciens et les Lorrains, des choux marins pour les marins bretons, des choux palmistes pour les hommes grenouille, sans oublier les spécialités locales, le chou-an et le chou-chen, et les spécialités étrangères, le chou en-lai chinois et le chou-ia arabe.
    Il aurait pu en vendre le double. Les restaurants alsaciens, les cantines militaires du coin, les Bruxellois qui voulaient remplacer les frites des moules-frites par des choux de Bruxelles, etc. etc.
    Un beau matin, du crachin vint la solution. Il n'avait qu'à aller chez sa voisine la Pétroleuse qui faisait des fromages de chèvres artisanaux. Elle habitait à deux cents mètres de chez lui.
    Bien entendu" Pétroleuse" c'était un surnom. Avant de faire du fromage de chèvre elle avait un bistrot sur la plage à Trégasoil, chez Lulu la Nantaise que ça s'appelait, encore un surnom qui venait du fait que tous ses clients sortaient beurrés comme des p'tis Lu de chez elle.
    Son succès venait du tord boyaux qu'elle fabriquait elle même dans sa cuisine. Une cocotte minute, dix mètres de tuyaux de cuivre en serpentin, un bout de tuyau en caoutchouc pour relié la soupape de la cocotte minute au tuyau de cuivre et roule ma poule il sortait de la gnôle à 70 ° du serpentin.
    Elle avait un secret de fabrication. Elle utilisait quatre cocottes avec des produits différents et c'est le mélange qui faisait le succès. Un mélange mexicain qu'elle avait appris à Saigon où elle avait eu un bistrot aux volets rouges. Les clients au début, après la première gorgée, quand il retrouvait un filet de voix, disaient, c'est du brutal, ou c'est plutôt une boisson d'hommes ! certains curieux tentaient de savoir
    - ya de la pomme ?
    - yen a aussi répondait-elle
    Je réalise que je vous ai pas dit pourquoi son surnom de pétroleuse.
    Quand le Moncococradix un pétrolier breton c'est échoué sur les rochers en face de son bistrot, le pétrole a remplacé les algues vertes et les clients ne venaient plus boire dans son bistrot, à cause de l'odeur.
    Comme elle avait fait fortune, elle se retira dans sa maison sur la route de Ploumazout à coté de l'adjudant Seguin son voisin auvergnat.( pourquoi à votre avis plantait-il des choux ? Réfléchissez un peu)
    Pour s'occuper, elle faisait du fromage avec le lait de ses chèvres. Elle le vendait le samedi matin au marché de Ploumazout.
    Bien entendu elle continuait la fabrication de son tord-boyaux, mais uniquement pour son usage personnel. Les douaniers n'allant plus sur le chemin des douaniers à cause du pétrole, ils étaient sur les routes un peu moins sales, trop souvent.
    Quand l'adjudant Seguin (ancien coiffeur de la légion) allait acheter son lait et son fromage chez Lulu, elle lui faisait les yeux doux et mettait sa houppelande pour lui servir un verre de tord-boyaux maison. Elle le trouvait beau son légionnaire avec sa barbe et sa cigarette sur l'oreille. (j'explique pour les jeunes. Les coiffeurs à l'époque, où on pouvait fumer dans les salons de coiffure, avaient la dernière cigarette offerte par un client sur l'oreille. Ils disaient je la fumerais tout à l'heure.)
    Un jour il était 18 h quant il vint acheter son fromage et son lait.
    D'habitude il venait le matin après avoir expédié ses choux. Lulu était assise à la table de la cuisine avec une bouteille de sa gnôle presque vide et un verre. Elle parlait normalement bien que sa bouteille soit bredouille, faut dire qu'elle avait l'habitude, comme Marceel.
    Elle dit à monsieur Seguin
    - attrape donc une "aute" bouteille et un verre pour toi, y fait soif.
    L'adjudant, qui avait vingt ans de légion a vu toute suite qu'elle était pétée comme un coing, mais avec ce maintien de bon aloi du Breton qui a le pied marin, même à terre quand souffle en tempête la Ségolène et ses portiques.
    Par contre il aurait parié sa blague à tabac et sa pipe, qu'elle était incapable de se lever malgré les apparences.
    - Tu voulais ton lait et ton fromage ?
    - oui
    - Ben va falloir que tu ailles traire les chèvres toi même parce qu'avec mes rhumatismes je peux pas me lever. Tu prendras un fromage sur l'étagère du haut, ils sont plus secs.
    Il était plutôt content le père Seguin, depuis le temps qu'il n'avait pas approché une chèvre de près. Elles avaient toutes des prénoms féminins inscrit sur des planchettes au dessus de leur places. Gervaise, Momo, Syanne, Eureka, Jonayla etc.
    De retour dans la cuisine, pour le remercier d'avoir trait ses chèvres elle lui remplit son verre.
    - doucement Lulu il est raide ton tord-boyaux
    - j'ai connu une Polonaise qui en buvait au petit déjeuner.
    Monsieur Seguin pris l'habitude de venir chercher son lait vers 17 ou 18 h. A chaque fois il trouvait Lulu attablée devant sa bouteille et incapable de se lever. Faut dire qu'à 70 ° une bouteille de gnôle, ça coupe les pattes.
    Comme il était pas de bois notre légionnaire, il retrouva ses anciennes habitudes, et il ne faisait pas que les traire, les chèvres de Lulu.
    Et en rentrant chez lui guilleret, il agrémentait sa solitude aux accents de cette chanson
    Quand je pense à Fernande
    Je bande, je bande
    Quand j' pense à Felicie
    Je bande aussi
    quand j' pense à Léonor
    Mon dieu je bande encore
    Mais quand j' pense à Lulu
    Là je ne bande plus
    La bandaison papa
    Ça n' se commande pas.
  • #40
    mickeylange
    07/11/2016 à 11:45
    • En réponse à Swidzernaiv #38 le 07/11/2016 à 11:03 :
    • « Ou broucouille, comme on dit dans le Bouchonnois »
    Ha ! la galinette cendrée...